Grosses inquiétudes sur la croissance

Inquiétude des marchés : il n’y a plus de croissance économique ni en Chine… ni ailleurs.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
Bourse de Francfort (Crédits Travel Aficionado, licence Creative Commons)

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Grosses inquiétudes sur la croissance

Publié le 26 août 2015
- A +

Par Charles Sannat.

Bourse de Francfort (Crédits Travel Aficionado, licence Creative Commons)
Bourse de Francfort (Crédits Travel Aficionado, licence Creative Commons)

 

Ce n’est pas faute d’avoir hurlé dans le désert qu’il n’y avait pas de croissance. En tout cas, pas de croissance saine et autonome, ne reposant ni sur de nouvelles dettes, ni sur de nouvelles créations monétaires. Dans ce dernier cas, gardez présent à l’esprit que les politiques menées par nos dirigeants ont abouti au résultat extraordinaire de dissocier la notion de croissance économique à l’idée de création de richesses. Nous vivons donc dans un monde où il y a statistiquement de la croissance (dettes plus création et injection de monnaie) mais pas de création de richesses… Et lorsqu’il n’y a pas de création de richesses nouvelles, tout cela finit par se voir.

Du coup les « marchés » s’inquiètent… et s’il n’y avait pas de croissance ? Compte tenu des niveaux stratosphériques atteints par le prix des actions, et des obligations, partout dans le monde, il n’en faut pas plus pour faire chuter les marchés et, cette fois-ci, il semblerait que le mouvement de correction confine au krach… Nous verrons bien.

Le piège infernal de la Fed et de la remontée impossible des taux…

Autre élément, la Fed est dans une position totalement intenable pour encore très longtemps. En expliquant que la banque centrale américaine va augmenter les taux, elle incite évidemment les investisseurs à ne pas investir… et à attendre que les taux montent pour placer leur argent à des niveaux plus élevés. Résultat ? Alors qu’il n’y a jamais eu autant d’argent en circulation, l’attentisme des investisseurs provoque… les premières difficultés de financement !

Si au contraire la Fed augmente ses taux… alors cela provoquera une nouvelle récession aux États-Unis au moment même où tout le monde, ou presque, a de bons gros doutes sur la réalité de la croissance économique mondiale (au mieux, atone).

Mais si la Fed indique immédiatement qu’elle ne relèvera pas ses taux, alors cela veut dire que la situation est grave, qu’il n’y a pas de croissance et, qu’en plus, il y aura de plus en plus de monnaie… bref, cela provoquerait une ruée immédiate vers les actifs tangibles comme l’or et l’argent.

Le plus logique serait que la Fed laisse la panique s’installer quelques jours et qu’elle intervienne massivement sur les marchés, y compris en annonçant un 4ème QE (plan d’injection de monnaie créée à partir de rien) sous la pression de tous les investisseurs et des autorités politiques effrayés par le spectre d’une nouvelle crise. Si la Fed ne peut rien faire seule et si tout le monde est d’accord pour l’appeler à l’aide… elle devrait bien finir par accepter d’agir et sauver une nouvelle fois le monde.

Pas de panique, mais de la vigilance !

On ne part jamais en vacances avec des positions boursières non protégées (couvertes contre les risques de baisse) ou non closes… c’est une règle de base que tout épargnant se doit d’appliquer pour bronzer tranquillement, tant les crises ces dernières années aiment à se dérouler l’été ! Ensuite, j’attire votre attention sur le fait que normalement l’investissement en bourse ne se fait que sur une petite partie de son patrimoine financier et qu’actuellement il faut surpondérer les actifs tangibles pour la simple et bonne raison que les entreprises valent beaucoup trop cher, que les obligations ne valent pas tripette et que les placements, soi-disant sécurisés et disponibles type livret A, ne rapportent plus rien ! Quitte à ne rien gagner ou pas grand-chose, autant ne pas prendre de risque.

L’or devrait chuter fortement, or il se maintient de fort belle manière. Le dollar monte ce qui est logique, puisqu’encore une fois les investisseurs vendent leurs actions et se précipitent pour acheter des obligations américaines… libellées en dollars (phénomène connu sous le vocable « fly to quality »). Le pétrole s’effondre ce qui sera bon pour votre plein d’essence et aussi le plein de la cuve pour le chauffage cet hiver…

Quoi qu’il advienne dans les jours à venir, que nous assistions à un véritable krach, ce qui est probable, ou au contraire à une simple correction, ce qui est encore possible, la réalité c’est qu’il n’y a pas de croissance économique en Europe comme aux États-Unis et pas plus en Chine. La réalité c’est que les mensonges finiront par se fracasser sur le mur de la vérité.

Il est déjà trop tard. Préparez-vous !


Sur le web

Voir les commentaires (16)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (16)
  • Euh si il y a de la croissance aux Etats-Unis, c’est même considéré comme le seul rempart contre de l’économie mondiale contre une récession mondiale! Croissance du PIB, immobilier au plus haut depuis 2007, de même pour l’automobile, croissance des ventes au détail, croissance de l’emploi…faut pas raconter n’importe quoi pour faire du catastrophisme !

    • De la croissance dont le volume serait supérieur aux nouvelles dettes ? Vous avez des chiffres ?

    • L’immobilier au plus haut n’est pas forcément un signe de croissance. Ca peut aussi etre un signe de manque de construction nouvelles. Concrètement un manque de croissance se traduit souvent par une augmantation du prix de l’immobilier, valeur refuge… Certains disent même que l’immobilier élevé est en général annonciateur de crise et symptomatique de mauvais investissements généralisés.
      Les ventes automobilesau détail sont en hausse. J’en suis ravi pour les américains qui peuvent profiter d’une belle nouvelle caisse. Mais comment financent ils cet achat? A crédit? Si tel est le cas, ils ont appauvri le pays du montant des intérêts. je tiens aussi à rappeler que les credits à la consommation sont dangereux parce qu’il procèdent d’un effet d’éviction qui détourne l’épargne de la construction de capital. Plus crument, quand on achète une nouvelle caisse on n’épargne pas pour créer un boite.
      L’emploi ne me semble pas être en croissance aux USA. C’est le chômage qui baisse grâce à des petites manipulations statistiques…

  • Et autre chose…les US retomberaient en récession si les taux remontaient ??? Pas du tout, vous croyez à une remontée des taux de 5 points ou quoi?? La FED selon les sources internes procéderait par de petites remontées sur une longue période, de 0,25 point á chaque fois, donc la récession vous pouvez oublier lol

    • Genre 0.25 points tous les 1,5-2 mois pendant 2 ans ?

    • Des taux trop bas trop longtemps portent en eux les germes de la prochaine récession par excès de mauvais investissements et peur des épargnants/investisseurs. Une remontée des taux lente et faible reviendrait au même. Il se pourrait même qu’un nouveau QE soit désormais considéré comme un signal de défiance, provoquant l’inverse de l’effet désiré.

      La Fed est coincée. Aucune politique discrétionnaire n’a jamais eu le moindre résultat positif à terme. Au contraire, quand vient l’heure de solder les comptes, c’est forcément la Bérézina. Il n’y a pas de raison que cette fois-ci soit différente. Même si la période d’illusion dure encore quelque temps, la réalité finira par reprendre ses droits.

  • Ah ben merde alors. Et c’est rien par rapport à quand ça sera pire.

    Mais heureusement il reste l’optimisme imperturbable du système libéral. De toute façon ça n’est jamais leur faute ni celle de leur mode de pensée, toujours celle à Padechansse ou à ceux qui font des erreurs alors qu’ils ne devraient pas. Hélas pour eux, le système libéral se heurtera toujours et en définitive, comme les autres, au facteur humain, entre autres. Et le problème des ressources n’en est pas un puisqu’en vertu de cet optimisme, quand y en a plus, y en a encore !

    • « du système libéral. »

      C’est quoi, un système libéral ?

      « De toute façon ça n’est jamais leur faute ni celle de leur mode de pensée, toujours celle à Padechansse ou à ceux qui font des erreurs alors qu’ils ne devraient pas »

      Ah ben oui… Les manipulations du crédit par l’État chinois, c’est très libéral.

      « le système libéral se heurtera toujours et en définitive, comme les autres, au facteur humain, entre autres. »

      Non, car le libéralisme n’est pas une construction ou une théorie de la société parfaite et s’accommode du facteur humain.

    • Le système actuel, surtout Chinois, mais également Français, et tout le système bancaire mondial n’a absolument rien de libéral : les banques sont pour leur majorité des extensions de l’Etat, ultra régulées et ultra dirigées et pas du tout dans le bon sens : elles profitent de privilèges que tous les libéraux dénoncent.

      Il suffit de regarder le CV des patrons des grandes banques Françaises pour s’en rendre compte : par ordre de taille des entreprises du secteur banque-assurance :

      AXA : Henri de Castries – ENA
      BNP : Jean Lemierre – ENA
      Société Générale : Frédéric Oudéa – ENA
      Crédit Agricole : Philippe Brassac – ENSAE
      BPCE : François Pérol – ENA

      Ces boites sont dans le top 11 des plus grosses entreprises Françaises.

      La finance libérale, le système libéral, c’est un mensonge de gauchistes éhonté, des mêmes que l’on retrouve au gouvernement et qui sortent tous de la même école, voir des mêmes promotions…

    • Vous avez lu l’article, Loxocsceles?
      La pseudo croissance est base sur la creation de monnaie des banques centrales, et non sur une creation de richesse. Le tout pour financer les deficits gargantuesques des Etats et les politiques clientelistes. En économie, si vous l’aviez étudié, on appelle cela du Keynesianisme. Tout ce que dénoncent les libéraux depuis des lustres.

  • L’article avait bien commencé : la croissance (phénomène monétaire statistique) n’a rien à voir avec la création de valeur et l’amélioration des conditions.

    Le jour où les économistes (y compris libéraux) auront assimilé cela, on aura fait un très gros progrès.

    Puis vient le passage apocalyptique sur la Fed, le taux zéro et sur le QE et là patatras : comme si le mécanisme des réserves fractionnaires, les manipulations de taux de change et les systèmes de Ponzi en tout genre (dont les dettes souveraines) n’y étaient pour rien.

    Le taux à zéro et le QE ont un effet majeur : remplacer l’argent bancaire (à faible valeur) par de l’argent central (à valeur de référence) et donc d’assécher le crédit et de repousser la spéculation sur les maillons les plus faible, en l’occurrence le Yuan qui promettait la lune et le sourire de la crémière.

    Oui, un monde sans croissance financière est possible : la croissance, le progrès forcé et le consumérisme sont de belles utopies, bien dirigistes et entretenues par la connivence.

  • Au sujet du prix du pétrole, je vous rassure, le prix de votre plein ou de votre cuve de fuel ne bougera pas beaucoup. En effet, le gouvernement va se dépêcher d’ajouter des hausses de taxes diverses sur les combustibles car celles-ci seront indolores. Les deux hausses importantes du début d’année (10 et 4 centimes je crois) sont passées comme une lettre à la poste sans le moindre remous dans l’opinion. Et tant qu’ils gagent, ils rejouent …

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Coluche en son temps nous proposa une histoire qui n’avait ni queue ni tête, ni début ni chute et dont on cherche encore le pourquoi du comment.

Curieusement, il se pourrait bien que quelques décennies plus tard, nous ayons enfin trouvé le candidat répondant au profil à moustache de la blague de Coluche. Il s’agit du banquier central, un mec qui nous raconte une histoire qu’on a du mal à comprendre puis dont on s’aperçoit qu’elle ne tient pas debout et qui semble se terminer en eau de boudin.

 

L’inflation est un miracl... Poursuivre la lecture

Par Jan Krepelka.

Qu'est-ce que la monnaie ?

La monnaie est un outil formidable de civilisation qui nous a permis de sortir du troc, d'épargner et de nous  coordonner par le marché. Elle rend possible à grande échelle la spécialisation du travail, les avantages comparatifs, les gains à l'échange, le calcul économique... Sans monnaie, pas de civilisation moderne, donc.

Traditionnellement, on attribue trois fonctions à la monnaie.

 

Les trois fonctions de la monnaie

Unité de compte 

La mo... Poursuivre la lecture

« Vous qui entrez ici, abandonnez toute espérance », lisent Virgile et Dante au-dessus de la porte de l’Enfer.

Une recommandation similaire pourrait être adressée à ceux qui cherchent, dans un monde où l’inflation est élevée, à placer intelligemment leur épargne. Il est communément admis qu’il est préférable de ne pas conserver de liquidités trop importantes lorsque la valeur de la monnaie s’érode rapidement. Pourtant, dans le même temps, investir son épargne en période d’inflation peut se révéler hasardeux.

En effet, la créatio... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles