Économie et bon sens ne font pas bon ménage

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l’économie sans jamais oser le demander.

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Économie et bon sens ne font pas bon ménage

Publié le 17 août 2015
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Par Vesselina Garello

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Traduire les principes économiques de base en programme politique ne devrait être qu’un jeu d’enfant. Pourtant, c’est tout le contraire qui se produit de façon assez décourageante et systématique – des hommes politiques un peu partout dans le monde se font élire sur des programmes qui sont, sur bien des points, à l’opposé de ce qu’exige la logique économique élémentaire1. À tel point que le prix Nobel d’économie et éditorialiste pour le New-York Times Paul Krugman conclut, désabusé, un de ses articles consacré aux conséquences désastreuses du contrôle des loyers : « maintenant vous savez pourquoi les économistes ne servent à rien : quand ils maîtrisent réellement une question, les gens ne veulent pas les écouter ».

Une des explications possibles de ce phénomène de déconnexion des politiques publiques de la logique économique est fournie par les auteurs de l’école des choix publics, qui mettent en évidence les nombreux biais en faveur des intérêts privés qui peuvent faire dévier un programme politique de l’intérêt général2 .

Il me semble pourtant que l’absence notable de politiques publiques basées sur les lois et régularités mises en évidence par les économistes aurait une explication encore plus simple : l’économie est une science parfaitement contre-intuitive et la plupart des gens ignorent tout de ses lois. Construire un programme politique sur des principes économiques relève alors tout d’abord d’une certaine pédagogie préalable.

Tout le monde se veut expert en économie

Afin de se rendre compte de l’ampleur du défi, il est nécessaire de prendre conscience de l’ancrage bien profond des sujets économiques dans le domaine des « discussions de comptoir ». Tout le monde croit savoir ce qui est bon et mauvais, vrai ou faux en économie, ce que le gouvernement devrait et ne devrait pas faire.

Sortir le sujet de cette marre d’arguments vaseux, appuyés par des exemples anecdotiques et arriver à le poser dans un cadre ne serait-ce qu’un peu scientifique relève du chemin de croix. Murray Rothbard faisait remarquer à juste titre cette étonnante tendance que nous avons à nous croire experts en économie alors qu’on est beaucoup plus lucides à propos de nos capacités limitées concernant d’autres domaines scientifiques. Ainsi, les gens vous imposent rarement leur réflexion personnelle sur la fission nucléaire et la réaction en chaîne alors qu’ils sont très à l’aise pour donner leur avis éclairé sur l’investissement public, le chômage, les banques, la mondialisation…

Je crois qu’une des raisons qui explique ce paradoxe c’est la croyance fausse et largement répandue que la science économique (si toutefois on daigne lui accorder ce statut) ne relève finalement que du bon sens. Et du bon sens, bien-sûr, tout le monde en a à revendre.

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Daniel Tourre, Pulp Libéralisme

Lutter contre ce préjugé est compliqué à plusieurs titres. Tout d’abord, parce que comme tous les préjugés, il a la peau dure. Ensuite, parce qu’à la différence des sciences de la nature comme la physique ou la chimie, les lois économiques se prêtent très peu aux tests empiriques et donc à des preuves « évidentes » et « incontestables » aux yeux du grand public.

Sans vouloir dresser une liste exhaustive, je vous propose ici quelques exemples de lois économiques parfaitement contre-intuitives et largement ignorées des non-spécialistes, qui mériteraient pourtant d’être reprises dans tout programme politique dont l’objectif serait d’accroître la prospérité économique.

Le commerce international est bénéfique même aux pays pauvres

C’est un exemple classique dont un autre Prix Nobel d’économie, Paul Samuelson, se servit pour défendre le caractère scientifique de l’économie devant un interlocuteur qui le défiait à citer au moins une loi économique qui ne soit pas triviale. Il prit en exemple la théorie ricardienne des avantages comparatifs.

En effet, dans les échanges entre nations de puissance économique et technologique inégales, le bon sens nous indique qu’il serait impossible d’avoir des échanges mutuellement profitables, et que si le pays A produit tout à un coût supérieur que le pays B, ils n’auraient aucun intérêt à commercer l’un avec l’autre. Les altermondialistes en sont d’ailleurs toujours persuadés et ont basé toute leur doctrine d’exploitation du Sud par le Nord sur cette prémisse erronée. L’erreur de leur raisonnement consiste à occulter les avantages de la spécialisation, qui permet à chacun des pays de consacrer ses forces productives à la branche dans laquelle il est le plus productif. L’échange permet ainsi des gains de productivité au niveau mondial, grâce à la spécialisation.

L’échange n’est pas un jeu à somme nulle

C’est une affirmation qui peut paraître redondante avec la théorie des avantages comparatifs, mais à la différence de cette dernière, sa validité n’est pas conditionnée par des écarts de productivité des agents économiques mais par leur perception subjective de la réalité. Dans le cadre d’un échange volontaire il n’y a pas un gagnant et un perdant, mais deux gagnants, puisque l’échange est un jeu à somme positive. Autrement dit, les deux parties augmentent leur satisfaction grâce à l’échange, en créant ainsi de la valeur ajoutée.

Cette affirmation repose sur une logique assez simple : personne n’achèterait et ne vendrait rien s’il estimait que le bien qu’il possède a la même valeur que le bien que possède l’autre partie, car dans ce cas chacun garderait son bien et l’échange n’aurait pas lieu.

La concurrence fait mieux que le protectionnisme

Le protectionnisme, qui consiste à protéger les producteurs locaux contre la concurrence des étrangers est une des idées reçues les plus tenaces. Poussée à son paroxysme par les mercantilistes au XVIème siècle et ayant causé la ruine de l’empire espagnol, cette idée a largement prouvé sa nocivité. Les nombreux travaux théoriques des économistes ont démontré depuis que la concurrence est le système qui assure la meilleure performance économique, alors que le protectionnisme aboutit à des situations catastrophiques.

Pourtant, là encore le « bon sens » des politiques revient au galop dès que l’occasion se présente et ils nous abreuvent de mesures protectionnistes, soutenus, il est vrai, par une forte demande des producteurs locaux qui souhaitent être à l’abri de la concurrence (le contraire aurait été étonnant). Il suffit malheureusement de voir les inepties proposées pour régler la crise actuelle avec les agriculteurs pour se rendre compte que le protectionnisme a de beaux jours devant lui.

Daniel Tourre, Pulp Libéralisme
Daniel Tourre, Pulp Libéralisme

 

La réglementation des prix est un désastre économique

Comme bon nombre d’idées simples et parfaitement fausses, l’idée qu’il suffirait d’une loi pour empêcher les prix d’augmenter est très difficile à éradiquer. Elle semble d’ailleurs parfaitement logique – quoi de plus naturel qu’une réglementation empêchant producteurs et commerçants d’augmenter leurs prix si on veut lutter contre la cherté et donner du pouvoir d’achat aux consommateurs ? Cette idée se pratique encore très largement dans certains domaines, comme par exemple celui de l’immobilier locatif, alors même qu’elle réduit notablement l’offre de logements et la qualité de ceux-ci.

Pourtant, le contrôle des loyers figure dans la plupart des manuels économiques depuis longtemps comme l’archétype de la politique publique ayant rapidement des effets pervers désastreux (je ne citerai qu’un des grands classiques, le manuel de Samuelson où cet exemple y figure dès la première édition en 1947). Les multiples expériences de réglementation des prix pratiquées sur des produits de nature très variée ont abouti inexorablement à deux effets pervers notoires, la pénurie et le marché noir.

Le salaire minimum augmente le chômage

C’est un simple corollaire des effets négatifs associés au contrôle des prix, le salaire minimum étant de fait un prix plancher imposé sur le marché du travail. Son résultat parfaitement logique et observable à souhait en France est l’augmentation en flèche du chômage des jeunes et des moins qualifiés pour qui il représente une barrière à l’entrée au marché de l’emploi.

L’explication économique de ce phénomène est l’absence d’incitations pour une entreprise d’embaucher quelqu’un qu’elle devrait payer plus que ce qu’il lui rapporte. Mais le « bon sens » relayé par les syndicats nous explique que le salaire minimum est un acquis social formidable qu’il faut préserver à tout prix, sous peine de voir les travailleurs se faire exploiter par des capitalistes dépourvus de scrupules.

Le marché assure la meilleure allocation possible des ressources

Une attitude qui domine très largement dans nos sociétés nourries au biberon de l’État-Providence consiste à avoir une confiance aveugle et parfaitement irrationnelle dans les capacités d’un décideur public de prendre des décisions de production, d’investissement, bref d’allocation des ressources, plus pertinentes que celles qui auraient été prises de façon décentralisée sur le marché. C’est une idée qui découle de notre difficulté à imaginer la complexité des décisions économiques qui sont prises quotidiennement sur le marché et de la quantité gigantesque d’informations qui serait nécessaire à un planificateur central pour prendre ces décisions à la place des agents économiques. Sans parler du problème d’ordre incitatif qui se poserait, le planificateur n’ayant pas du tout les mêmes motivations qu’un agent économique qui agit à son propre compte…

L’échec des économies de plan n’a finalement contribué que très peu à battre en brèche cette idée reçue, qui prend des formes allant du « simple » interventionnisme jusqu’à la demande pure et simple de nationalisation de certains secteurs d’activité.

Une loi scientifique est valide en toute circonstance, par définition

Cette affirmation est plus d’ordre épistémologique général que propre au domaine de l’économie. Je trouve néanmoins que c’est absolument nécessaire d’insister là-dessus car c’est une chose qui est systématiquement « oubliée » quand il s’agit de politique économique.

Certains discours sont ainsi pires encore que l’ignorance bienveillante. Sous couvert d’un pragmatisme bien avisé, ils s’inclinent devant la logique des lois économiques, mais plaident en faveur du « cas d’exception » qui justifierait un traitement à part.

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On prétend ainsi que bien que le protectionnisme soit mauvais par nature, dans le cas précis de telle industrie nationale, il devrait être pratiqué car il aurait, dans ce cas précis uniquement, des effets positifs. Ou encore, que le contrôle des prix est inefficace par définition, sauf dans un domaine « très sensible » dans lequel il faut absolument que le gouvernement intervienne. Que le marché assure une meilleure allocation des ressources, excepté les cas qui nous arrangent et qu’on souhaite garder sous contrôle de l’État, parce qu’il s’agit de « domaines stratégiques » beaucoup trop importants pour être laissés au marché. Que l’échange est un jeu à somme positive, sauf quand il s’agit d’ouvrir les marchés européens à la concurrence des produits des pays à faible coût de main d’œuvre.

Certes, l’économie n’est pas une science exacte. Mais science elle est, et comme dans toute science, ses lois sont universelles. Essayer de pratiquer le contraire au nom de l’exception est peut-être payant sur le court terme et sur le plan politique, mais c’est le chemin le plus court vers la pauvreté.

Rien n’est jamais acquis en économie…

Cette dernière affirmation n’a rien d’une loi universelle, mais plutôt d’une triste observation empirique : aucune avancée de la science économique n’est acquise durablement. Hier, le libre-échange semblait avoir gagné le combat dans l’Union Européenne. Aujourd’hui, le protectionnisme le plus primitif revient au galop. Hier, les échecs retentissants des expériences des économies de plan semblaient avoir tranché la bataille entre le marché et l’État, au point que certains clamaient déjà « la fin de l’histoire ». Il n’en a rien été, d’autres pays dans le monde s’engageant encore aujourd’hui dans cette voie, comme le Venezuela

C’est, avouons-le, un peu décourageant pour les économistes. Pour établir un dernier parallèle avec les sciences exactes, imaginez le désarroi des physiciens si l’idée que la terre est plate revenait sans cesse au goût du jour.

Il n’est donc jamais inutile de rappeler, encore et toujours, les bons principes économiques. Espérons qu’à force de persévérer un jour ils deviennent une évidence pour tout le monde et se confondent avec le bon sens.

  1. Bien que les économistes ne soient pas toujours d’accord, il existe un bon nombre de sujets qui jouissent d’un large consensus dans la profession, comme en témoigne par exemple ce sondage réalisé par American Economic Association auprès de ses membres en 2007.
  2.  L’école des choix publics démontre aussi la difficulté de définir cet intérêt général ; je n’utilise donc ce terme ici qu’en opposition à celui d’intérêts privés bien identifiables.
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  • Dépolitiser l’économie, faire admettre que l’économie ne relève pas de la politique, encore moins du champ de la démocratie, est effectivement l’obstacle le plus élevé à franchir pour les économistes. Ceci dit, les autres sciences, sciences formelles, de la nature ou humaine, ne sont pas épargnées et doivent affronter elles aussi la prétention des collectivistes à tout subordonner à la politique.

    Il convient de faire en sorte que la politique ne s’élargisse plus à tous les domaines de la société. Au fond, le problème ne réside pas dans les sciences mais dans la politique elle-même, au sens de la pratique du pouvoir politique, qui mérite d’être combattue, pour la confiner fermement au domaine le plus restreint possible.

    La politique est un poison. « Toutes les choses sont poison, et rien n’est sans poison ; seule la dose fait qu’une chose n’est pas un poison. » La politique doit être précisément dosée, avec précaution, faute de quoi elle devient mortelle. La solution est connue depuis longtemps, grâce à la DDHC : « Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l’oppression. » Le temps est venu d’appliquer la Déclaration de 1789, à la lettre.

    • Absolument, la politique a perdu de son sens : elle est devenu un exercice de promesses et de séduction, de combat moral.

      L’économie n’est pas morale, elle est naturelle et toute tentative pour la rendre morale produit inévitablement l’effet inverse de celui qui était escompté : la redistribution appauvrit, la relance brise la croissance, les aides se transforment en fardeaux ….

      C’est la perversion de la démocratie qui fait croire que l’Etat peut tout régler, tout faire et qui pousse les politiques à ne plus faire de la politique, mais de la morale.

      • il serait déja sage de s’entendre sur qu’ est ce que la politique et qu’ est ce que faire de la politique

        • Poser cette question est déjà une prise de position politique, c’est une des raison pour laquelle je ne supporte pas la dialectique …

          La politique, comme l’a expliqué Cavaignac est un poison qui contamine tout ce qu’il touche.

          Le seul sens que l’on puisse lui donner est de devenir un contrepoison : empêcher la société d’être toxique, c’est à dire de protéger les hommes des problèmes qu’il n’aurait pas à craindre si la société n’existait pas, si les autres ne pouvait nuire : ne pas craindre pour sa vie, sa sécurité, sa propriété, sa liberté, sa recherche du bonheur…

          Mais surtout supprimer tout le reste qui est mis sur le dos de la politique, alors qu’il n’en est pas : tous ces sophismes qui consistent à faire croire aux gens que l’on peut moraliser la société, alors que seuls les individus sont moraux.

          • alors que seuls les individus sont moraux.

            Presque d’accord avec vous : sauf les … polytocards ❗

          • une prise de position politique ? c’ est vos commentaires qui sont des prises de position politiques, considérer que la politique est un poison n’engage que votre opinion, vous voudriez un monde dépolitisé? C’est vous l’utopiste non? La politique n’ est pas qu’ affaire d’idéologie et de programmes politiques, vous virez dans un populisme primaire, une fois votre constat établi vous proposer quoi sinon rien parce que votre contrepoison s’avère inefficace. Dire que la politique n’ a pas à s’immiscer dans l’économie est une prise de position politique sinon les deux seraient efficacement isolées l’une de l’autre avec la même évidence que 1+1=2. Dire que la politique est un poison n’ est heureusement qu’une opinion personnelle qui n’engage que vous et les gens qui pensent la même chose que vous, quand à De Gaulle je vous trouve bien naïf, c était un excellent politicien qui savait utiliser habilement les ficelles du pouvoir quand il le fallait, c’était un grand homme d’Etat certe mais à replacer dans le contexte de son époque

            • Non, c’est même l’inverse de l’utopie : il n’y a aucun fantasme d’un monde parfait dans le fait de refuser la politique dont la raison d’être est d’essayer de mettre en place un monde parfait.

              Je ne veux pas de ce meilleur des mondes, quel qu’il soit : le meilleur des mondes n’existe pas.

              Une meilleure condition humaine, oui. Mais pour celà, la politique à depuis longtemps montré sa totale incapacité.

              Il faut arrêter de croire ce mensonge que l’Etat vous rendra heureux. Votre bonheur ce n’est pas les autres qui le fabriqueront pour vous.

            • « vous voudriez un monde dépolitisé » Etes-vous capable de réfléchir autrement qu’en noir et blanc ? Les nuances, vous connaissez ? Personne en dehors de vous ne parle d’un monde dépolitisé. Le poison est un affaire de dosage. Le constat est que la surdose de politique est le poison qui ronge la France, lentement mais sûrement, un peu plus chaque année. La France se meurt d’un trop-plein de politique.

              L’économie est l’évidente victime, la victime la plus immédiate et visible à travers le chômage de masse ou la dette publique, du surdosage de la politique. Mais toutes les relations humaines sont également victimes du même poison, jusqu’aux plus intimes. Les gens s’exilent pour des raisons économiques mais également à cause de l’empoisonnement des relations humaines par surdose politique. Le poison s’étend sans cesse, rongeant chaque jour un peu plus la liberté. Le seuil de l’intolérable a été dépassé depuis longtemps à cause des empoisonneurs socialo-collectivistes et si on n’y met pas un terme rapidement, ce pays finira en guerre civile généralisée.

        • Koalatika, excellente remarque ! Constater que la surdose de politique est un poison, c’est établir un constat éminemment politique. Toutefois, si vous aviez été un peu plus concentré, vous auriez compris sans effort de quoi on parle, puisque c’était écrit.

          « Ce qui est à redouter, à mon sens, après l’événement dont je parle [après sa mort], ce n’est pas le vide politique, c’est plutôt le trop-plein. » Compte tenu de ce que la France a dû subir depuis plus de 4 décennies, on comprend aujourd’hui que le Grand Charles avait correctement spéculé l’empoisonnement du pays par la politique après sa disparition. A raison, il se méfiait de la politique comme de la peste, instruit par les conséquences de la surdose de politique en 1940. Aujourd’hui, le pays se dirige vers un collapsus, non de même nature, mais certainement d’ampleur équivalente, car c’est ainsi que se termine tout régime collectiviste ultra-politisé, sans exception.

          • Implosion ou explosion : voilà les natures possible du collapsus. On ne maintient pas indéfiniment les gens dans l’ignorance et les belles promesses.

            La ligne Maginot (de l’arrogance du mythe Français) ne servira à rien : quand le miroir se brisera, les gens réaliseront que le monde a évolué et que la France a une, voir deux évolutions majeure de retard.

            Mais il suffit d’un billet d’avion pour déjà s’en rendre compte, ou même d’un search sur Internet :

            http://donnees.banquemondiale.org/indicateur/NY.GDP.MKTP.CD/countries/CN-FR?display=graph

      • Difficile d’être d’accord avec vous: la politique qui définit historiquement l’organisation de la cité, puis sa gouvernance, puis les options de gouvernance, puis, dans les pays plus ou moins démocratiques, comme en « Occident », une chose qui définit le secteur professionnel de gens en tous genres, mais qui se retrouvent dans le goût passionné et irrésistible du pouvoir et donc, en concurrence, les uns avec les autres.

        Notons qu’il y a aussi des gens qui se disent « experts » dans le domaine et disent même que c’est une science! Ils en vivent aussi!

        La morale des autorités (ceux qui se battent pour le pouvoir) se limite aux quelques obligations de promesses nécessaires pour être élues et aux promesses plus ou moins tenues, nécessaires pour être réélues (on est pro ou amateur!).

        L’économie n’est ni une science (vraie), ni « naturelle » (c’est un concept: celui de théoriser l’économie, au seul sens restreint de l’organisation collective qui concerne la production, la distribution, la destination et l’échange de richesses. Le seul théorème valable de Vesselina Garello, ci-dessus, est effectivement le dernier: « Rien n’est jamais acquis en économie », d’où le faux « Nobel » mais vrai prix de la Banque de Suède en économie: c.q.f.d.

        Enfin vous comprendrez que les termes associés « d’économie politique », ça fait est un bâtard aussi difficile à prendre au sérieux qu’un « état pouvant tout régler » ni même que « l’état pousse les politiques à faire de la morale », ni enfin que « la démocratie puisse être coupable de perversion »: ce sont bien les politiciens qui tentent de pervertir la démocratie (par diminution), de sacraliser l’état (« incontestable abstraction ») avec comme conséquence, une loyauté indispensable des citoyens (+ soumis) à cet état (?) , mais dans l’unique but d’augmenter leur pouvoir et d’en faciliter l’exercice pour qu’ils empêchent mieux les autres « d’être vizir à la place du vizir »!

        • Joli mythe que celui de l’Etat démocratique éternel qui existe depuis que l’homme vit en communauté.

          Comme quoi la démocratie serait la nature primordiale de toute société et que cette démocratie serait depuis la nuit des temps occultée par une classe dirigeante qui ne ferait que la pervertir à son unique profit.

          L’histoire du monde, revisitée par Rousseau, Marx et Engels a fait école.

          La politique n’est pas le fait des politiciens, la démocratie n’existe pas, c’est une utopie, qui ne s’impose que par l’Etat : sans État, pas de démocratie. La démocratie est une idéologie : celle qui consiste à faire croire que l’on peut changer le monde en l’organisant.

          La politique qui était une charge lourde, un devoir : vivre en communauté impose un minimum d’organisation et de sacrifices pour éviter les conflits permanents, est devenu un idéal, une récompense : le « pouvoir », un statut quasi divin : le politique de la démocratie est seul, n’a ni Dieu ni Maître. Il incarne à lui seul toutes les attentes de tout le monde. Attentes qu’il promet de combler…

          La politique n’est pas vieille comme le monde, elle est vieille comme la démocratie, elle est vieille comme l’Etat.

          Les trois se nourrissent l’un de l’autre, mais le système finit toujours par retomber dans son équilibre naturel : celui d’une oligarchie, celui d’une communauté d’intérêt, celui de l’absence de pouvoir, de l’impuissance de la politique.

  • dans un monde parfait peuplé de gens parfaits , ce que vous dites est vrai mais ce monde n’est pas le notre. comment interdire la corruption sans se corrompre soi même ?

  • Chère Vesselina,

    Bon article. Effectivement l’économie est la science la plus travestie au café du commerce. Néanoins la comparison avec la fission cucléraire est mal vue: Tout le monde est acteur économique alors que la fission est un truc pratiqué par une minorité. La Science éco traite de nos échanges et donc de la vie de tous les jours…

    • d’un autre coté, on voit de plus en plus de gens avoir une opinion sur les éoliennes, le pv, l’énergie, le co2, le climat, alors qu’ils ne savent pas expliquer la différence entre kw et kwh, une définition du taux de charge, la quantité d’énergie récupérée par une éolienne dépend de la vitesse du vent, mais comment (linéairement ? au carré ? quand même pas au cube ?…) ?
      et sur les mêmes bases d’ignorance (méchant co2) on en vient à définir des programmes politiques.

      • Et les média ne font rien pour faire de la pédagogie sur ce sujet. C’est même le contraire. Même LCP se met à la désinformation régulièrement. Je rajouterais Kmh et Km/h comme confusion habituelle.

  • « l’économie est une science parfaitement contre-intuitive et la plupart des gens ignorent tout de ses lois. »

    Et si on dit ça, on nous rétorquera que nous avons une vision scientiste et dogmatique de l’économie…

    En omettant, bien sur, ce sont des personnes qui veulent organiser scientifiquement la société qui nous le disent, que leurs visions économiques sont en soi des visions scientistes…

  • Je crois que l’auteur fait un mauvais procès au « bon sens », en assimilant les arguments démagogiques spécifiquement retenus parce qu’ils peuvent paraitre crédibles à du bon sens. Le bon sens est basé sur l’expérience individuelle et non sur la reprise de la prosodie des faiseurs d’opinion.

    Et le bon sens basé sur l’état actuel de la France nous indique simplement que la politique économique de Hollande (si jamais il en a une) ne fonctionne pas. Et en corolaire, le bon sens nous indique aussi que les politiques et les media sont eux même totalement dépourvus de bon sens pour ne pas être capable de faire ce constat. Dès lors, il est un peut osé d’assimiler ces erreurs à un excès de « bon sens ».

    • Moi aussi, j’ai du mal avec cet article. Mon bon sens, c’est ma raison, et je n’ai pas d’autre choix que de lui faire confiance, tout en la confrontant sans arrêt à la réalité et à des arguments contraires.
      La méconnaissance de cette nécessaire confrontation peut conduire aux erreurs décrites dans l’article, mais ce n’est pas une raison pour taper sur le bon sens en lui-même.

    • Il faut dire aussi que les gens utilisent plus souvent la politique comme un exutoire pour se venger de ceux qu’ils jalousent ou de ceux qu’ils tiennent responsables de leurs problèmes (en général pour fuir leurs propres responsabilités). Généralement, les riches, la finance et les animaux (humains, parait il) qui vivent hors de nos frontières (qui délimitent l’espace civilisé, comme chacun le sait).

      Il suffit de voir combien de personnes s’accrochent au mythe du capitaliste avec son cigare, son haut de forme et son monocle pour comprendre le fond du problème: tout le monde sait que cette figure n’existe pas, mais l’important, c’est de faire semblant d’y croire. Car tant qu’on y croit, on tient un coupable pour payer nos erreurs, d’autant plus pratique que ce coupable n’existant pas, cela justifie de rester totalement passif… Les gens aiment trouver des bouc-émissaires, mais encore plus des boucs-émissaires imaginaires.
      Quand vient le moment de voter pour celui qui nous promettra plus d’argent facile, il est nécessaire de s’imaginer que cet argent sera pris de force à un esclavagiste coupable, plutôt qu’à son voisin ou à son frère qui peine à joindre les deux bouts… Il en va de notre sérénité mentale.
      Et au moment de se demander pourquoi les comptes sont dans le rouge, il est plus facile d’imaginer que les trois noirs qui se pressent à Calais pour fuir la France autant que leur pays d’origine sont responsables, et que les 2500€ qu’on perçoit sans raison chaque mois n’y sont pour rien, eux, pas plus que la cohorte de fonctionnaires qui compose notre famille ou notre fils intermittent du spectacle…

  • Dans la sphère économique, un acte, une habitude, une institution, une loi n’engendrent pas seulement un effet, mais une série d’effets. De ces effets, le premier seul est immédiat; il se manifeste simultanément avec sa cause, on le voit. Les autres ne se déroulent que successivement, on ne les voit pas; heureux si on les prévoit.

    Entre un mauvais et un bon Économiste, voici toute la différence: l’un s’en tient à l’effet visible; l’autre tient compte et de l’effet qu’on voit et de ceux qu’il faut prévoir.

    Mais cette différence est énorme, car il arrive presque toujours que, lorsque la conséquence immédiate est favorable, les conséquences ultérieures sont funestes, et vice versa. — D’où il suit que le mauvais Économiste poursuit un petit bien actuel qui sera suivi d’un grand mal à venir, tandis que le vrai économiste poursuit un grand bien à venir, au risque d’une petit mal actuel.

    Du reste, il en est ainsi en hygiène, en morale. Souvent, plus le premier fruit d’une habitude est doux, plus les autres sont amers. Témoin: la débauche, la paresse, la prodigalité. Lors donc qu’un homme, frappé de l’effet qu’on voit, n’a pas encore appris à discerner ceux qu’on ne voit pas, il s’abandonne à des habitudes funestes, non-seulement par penchant, mais par calcul.

    Ceci explique l’évolution fatalement douloureuse de l’humanité. L’ignorance entoure son berceau; donc elle se détermine dans ses actes par leurs premières conséquences, les seules, à son origine, qu’elle puisse voir. Ce n’est qu’à la longue qu’elle apprend à tenir compte des autres. Deux maîtres, bien divers, lui enseignent cette leçon: l’Expérience et la Prévoyance. L’expérience régente efficacement mais brutalement. Elle nous instruit de tous les effets d’un acte en nous les faisant ressentir, et nous ne pouvons manquer de finir par savoir que le feu brûle, à force de nous brûler. À ce rude docteur, j’en voudrais, autant que possible, substituer un plus doux: la Prévoyance. C’est pourquoi je rechercherai les conséquences de quelques phénomènes économiques, opposant à celles qu’on voit celles qu’on ne voit pas.

    Frédéric Bastiat

    • En effet, il est primordial pour prendre une décision -qu’elle soit d’ordre économique ou non- de penser aux conséquences à court et moyen termes. Et si possible à long terme.
      Il serait intelligent pour les hommes politiques d’expliquer leurs choix en tenant compte de cette vision.
      Mais nous avons à faire plus on dirait à des bateleurs de foire.
      Soit ils pensent que pour se faire élire ou rester au pouvoir il vaut mieux faire des cadeaux ou jouer sur l’émotion, soit ils se fichent de l’intérêt général.

  • A propos de l’illustration de R. Le Honzec :

    Hollande a beau agiter sa baguette magique devant la courbe de la croissance en criant « wingardium leviosa », rien ne se passe. Selon vous :

    – il prononce mal – réponse A,
    – ce n’est pas la bonne formule – réponse B,
    – le méchant sorcier noir Sarkozdemort lui a jeté un sort – réponse C,
    – Hollande n’est qu’un Muggle stupide dépourvu de pouvoirs magiques et ça ne peut donc pas fonctionner – réponse D.

    Je vous rappelle que vous pouvez faire appel à un ami : M. Rebsamen – Mairie de Dijon.

  • Reprenons un peu :
    (a) Le commerce international et la spécialisation.
    Le bon sens voudrait qu’une économe va profiter de sa spécialisation. Tout d’abord le bon sens oublie que tous les biens, services ne se valent pas (en valeur d’usage). Poussons le raisonnement à l’extrême. Un pays qui ne produit que des composants informatiques (parce qu’il est spécialisé dans ce secteur), sera tout de même dépendant des pays qui produisent la nourriture, car ils ne produiront rien si les travailleurs ne peuvent se nourrir. C’est une des faille du raisonnement : considérez tous les biens comme similaires, alors que leur place dans le processus de production est essentiel. Je ne sais si c’est du bon sens, mais c’est simplement réfléchir. Ensuite, dans un monde qui change être spécialisé n’est pas forcément la meilleure stratégie, au contraire, peut-être vaudrait-il mieux être capable d’adaptation, de produire des services variés, tant le monde change rapidement.
    (b) L’échange peut être à somme nulle, à somme positive ou à somme négative. Pourquoi ? Comme l’explique V. Garello, les individus peuvent tirer profit mutuellement de leur échange, mais il serait faux d’universaliser ce cas particulier. V. Garello confond croyance et fait. UN individu peut croire qu’il va profiter d’un échange et en fait le regretter. V. Garello comme bon nombre d’économistes orthodoxes pense que l’individu connaît le futur (même si on le lui a pas appris comme cela, on a utilisé un jargon pour noyer ce non-sens). On peut très bien imaginer deux individus qui échangent et qui tous les deux sont déçus de leur échange car il croyaient obtenir mieux mais en fait obtiennent moins qu’avant. C’est une somme négative. On peut aussi imaginer deux individus dont l’un se place sur une courbe d’indifférence supérieure (il a « gagné » à l’échange) et l’autre sur une courbe d’indifférence « inférieure ». Dans ce cas l’échange semble à somme nulle mais pourrait-être négatif ou positif tout dépend si on a une conception utilitariste et suivant qu’il soit possible de mesurer l’utilité. Dit en terme plus simple, c’est indécidable. Là encore je trouve que c’est plutôt V. Garello qui use de bon sens et se trompe.

    (c) V. Garello parle des travaux théoriques qui démontreraient que la concurrence est le meilleur système. J’aimerais bien qu’elle m’énonce ces travaux. Je vais lui citer quelques résultats qui démontrent la fausseté de son affirmation. Par exemple les travaux de la théorie des jeux et bien entendu le fameux dilemme du prisonnier. OU encore le paradoxe de Lipsey-Lancaster qui explique que pour obtenir les résultats escomptés, tout doit être en concurrence, absolument tout, même la justice, le droit, la police, etc. Or, comment déterminer si un marché est concurrentiel sans autorité pour le vérifier ? ON tombe là dans une forme de régression linéaire.

    Maintenant passons du théorique à la pratique. Les pays occidentaux ont connu leur plus fort taux de croissance pendant des années qu’on qualifierait aujourd’hui de protectionnistes. J’invite également V. Garello à lire Dani Rodrik qui montre que les pays émergents se sont développés justement en faisant preuve de protectionnisme !

    (d) La règlementation des prix est un désastre. Dans quelle monde vit Garello ? La concurrence EDF a fait augmenter les prix ! Les loyers sont régulés en Allemagne depuis plusieurs années c’est un désastre ? Un peu de réalisme et moins d’idéologie.

    (e) Le salaire minimum augmente le chômage ? En fait empiriquement rien ne permet de le démontrer, c’est pour cela que V. Garello tente une explication théorique. Sauf qu’ele oublir qu’un salaire c’est aussi un revenu qui sert à consommer. Baisser donc le salaire minimal c’est prendre le risque de diminuer la consommation d’individus dont la propension à consommer des bien et services non importés est la plus forte. Est-ce efficace économiquement ?

    (f) Le marché assure la meilleure allocation des ressources ! Là on tombe dans le mystique, d’ailleurs à aucun moment elle n’est capable de nous expliquer pourquoi. En fait cette croyance enseignée repose sur des postulats farfelus et même des énoncés faux. Lire à ce sujet S. Keen qui démonte ces âneries.

    (g) « Une loi scientifique est valide en toutes circonstances, par définition ». On voit l’ignorance de V. Garello à propos de ce qu’est la science. C’est tout le contraire. L’histoire de la science est une continuité de lois qui ont été crues universelles et qui ont été invalidées dans certaines conditions, obligeant ainsi à les remettre en question et construire de nouvelles lois. Je conseille à V. Garello de déjà se mettre à bosser en économie avant de parler de sciences….

    • « Ensuite, dans un monde qui change être spécialisé n’est pas forcément la meilleure stratégie, »
      C’est cela la faille de votre raisonnement, on demande juste à l’état de ne pas avoir de stratégie.
      Aux individus de décider suivant leur choix.
      Cordialement.

      • Où voyez-vous que je parle de l’Etat ? Qu’une extrême spécialisation soit le fruit de décisions étatiques ou le fruit du laisser-faire ne change rien à ce que j’écris.

        • « Un pays qui ne produit que »
          Si vous parlez d’état car vous parlez de pays.
          Qu’importe que un produit que j’achète soit fabriquer d’un coté ou de l’autre d’une frontière, j’achete un produit qui me va.
          Vous parlez de stratégie, donc d’une entité consciente (d’un pouvoir) qui décide de la marche à suivre.
          Vous êtes tellement imbibé de la doxa constructiviste que vous ne pouvez imaginer un ordre spontanée.
          Si une spécialisation se révèle désastreuse, les agents économiques rectifieront le tir.
          Cordialement

          • je ne fais que me placer dans le cadre dans lequel se place l’auteur qui cite Ricardo. Arrêtez un peu de jouer les roquets et prenez le temps de lire et d’essayer de comprendre.

    • a) Si le pays ne produit rien de compétitif, alors, ce pays n’exportera rien et n’importera rien. Qui voudra exporter dans un pays qui ne produit rien de bon ? Donc, pourquoi mettre du protectionnisme ?

      b) Bien sur, un individu peut se tromper. C’est pour cela qu’on parle de prise de risque et d’estimations. Cependant, la prise de risque est individuelle, les gens assument leurs erreurs et sont incités à faire plus attention.
      En quoi l’erreur individuelle réfute l’économie de marché ? Est-ce parce qu’il existe des crimes qu’il faut mettre tout le monde en prison ?
      Personne ne dit que l’économie de marché est perfection. C’est un système qui fonctionne.

      « V. Garello confond croyance et fait. »

      C’est pas bien de projeter chez les autres ses défauts…

      « V. Garello comme bon nombre d’économistes orthodoxes pense que l’individu connaît le futur »

      Ben non. Par contre, c’est bien le cas des planistes.

      c) Le dilemme du prisonnier n’est nullement une démonstration que l’économie de marché ne fonctionne pas. Bien sur, il est certain que si on manque d’information, on fera de moins bons choix. Et alors ?

      « OU encore le paradoxe de Lipsey-Lancaster qui explique que pour obtenir les résultats escomptés, tout doit être en concurrence, absolument tout, même la justice, le droit, la police, etc. »

      Ah ? Et donc, si tout n’est pas en concurrence, il faut mettre en place l’économie planifiée et s’inspirer de la Corée du Nord ?
      Donc, le choix se réduit à l’anarchie et le totalitarisme ?

      « Dani Rodrik qui montre que les pays émergents se sont développés justement en faisant preuve de protectionnisme ! »

      Ou plutôt se sont développés en réduisant leurs politiques protectionnistes… Comme par exemple la Chine qui a fait un bond en s’étant ouvert au marché mondial, ainsi que l’Inde…

      d/ « La concurrence EDF a fait augmenter les prix ! »

      C’est sur qu’EDF est un compétiteur purement privé affrontant une compétition rude dans un marché libre…

      « Les loyers sont régulés en Allemagne depuis plusieurs années c’est un désastre ? »

      Ou tout simplement que la régulation allemande est tout simplement sans effet, ne contrevenant nullement les prix de marché et que l’offre en Allemagne est abondante, dans un pays dont la démographie baisse…

      e/ Si vous interdisez d’engager des personnes dont la production vaut moins que ce minimum, celles-ci seront au chômage. Mais peut-être croyez vous en des formes de magie…

      « Baisser donc le salaire minimal »

      Non, c’est baisser un minimum légal. Ce n’est pas baisser un salaire. Les salaires eux sont le fruit de l’offre et de la demande, non de décrets.

      f/ « Le marché assure la meilleure allocation des ressources »

      Tout à fait d’accord.

      « Là on tombe dans le mystique »

      C’est un avertissement pour vos arguments ?

      « d’ailleurs à aucun moment elle n’est capable de nous expliquer pourquoi. »

      Pourquoi devrait-elle expliquer ici ce que les lecteurs de ce site savent déjà ? M Garello n’a pas d’obligation envers vous.

      « En fait cette croyance enseignée repose sur des postulats farfelus et même des énoncés faux »

      C’est faux, j’vous le dis ! Et la majorité des économistes disent des aneries. Les quelques sociologues marxistes, eux, disent la vérité.

      g/ Je vous invite donc à nous faire la démonstration en sautant d’une falaise que la gravité n’est pas valide en toutes circonstances… 🙂

      • Mort écroulé de rire, surtout le point … g ❗
        Vous avez du courage à répondre à une tartine si longue ❗ 🙂

        • C’est devenu très tendance de discuter de la validité de la science, surtout chez ceux qui en ont arrêté l’étude à 2+2=3 …

      • (a) Tout d’abord des entreprises exportent vers un pays non pas pour obtenir en échange des marchandises produites par de pays mais de la monnaie. Nous vivons dans une économie monétaire et non pas une économie de troc. Ensuite, un pays peut-être non spécialisé dans un domaine mais compétitif dans plusieurs domaines, un pays peut-être moins compétitif dans un domaine industriel mais exporter quand même vers certains pays tout simplement pour des raisons de coûts de transport, de proximité, etc. Enfin un pays a une telle variété d’entreprises et ce même dans un unique domaine industriel qu’il paraît absurde de parler de compétitivité au niveau du pays, une entreprise peut-être compétitive alors qu’une autre non et cela dans le même pays, dans la même branche.

        (b) Je n’ai jamais écrit que ce point remettait en cause l’économie de marché, j’explique simplement que l’argument du jeu à somme positive est faux.

        En fait si vous regardez les hypothèses présentées dans les manuels d’économie, notamment les manuels d’économie sur les marchés efficients, vous vous apercevez que c’est équivalent au fait que les individus connaissent le futur !

      • (c) Pourquoi cherchez-vous à me faire dire ce que je ne dis pas ? Vous aimez jouer à l’homme de paille ? J’explique simplement que les arguments qui affirment que la concurrence est le meilleur système sont faux.

        « Ah ? Et donc, si tout n’est pas en concurrence, il faut mettre en place l’économie planifiée et s’inspirer de la Corée du Nord ?
        Donc, le choix se réduit à l’anarchie et le totalitarisme ? »
        Non seulement vous aimez jouer à l’homme de paille mais maintenant vous usez du sophisme dit du faux dilemme !

        Je vous invite à lire « Nations et mondialisation. Les stratégies nationales de développement dans un monde globalisé » dans lequel vous apprendrez que la croissance mondiale a été la plus forte entre 1950 et 1973 (années « nord-coréennes » à entendre certains), qu’après 1900 pourtant l’heure de triomphe du libre-échange. Les pays émergents sont également ceux qui ont moins joué le jeu du level playing field, expression caractérisant les mesures prônées par le consensus de Washington ou autres organisations comme le Gatt, l’OMC, le FMI, la banque mondiale, etc. Vous parlez de la Chine, mais la Chine est extrêmement protectionniste, la croissance chinoise provient de ses exportations, autrement dit du non-protectionnisme des autres pays, vous mélangez un peu tout.

        (d) Je ne vous parle pas que des prix EDF mais également des prix des opérateurs privés.

        En Allemagne malgré la surabondance supposée de l’offre que vous expliquez, les loyers ont augmenté de manière assez importante à Berlin, ce qui a provoqué de nombreuses manifestations de locataires et conduit à cette régulation, comme quoi….

        Si l’exemple de l’Allemagne ne vous convient pas, on peut également prendre comme exemple les Pays-Bas, dispositif qui existe depuis maintenant très longtemps. Le pays est-il au bord du gouffre ?

      • (e) « Si vous interdisez d’engager des personnes dont la production vaut moins que ce minimum, celles-ci seront au chômage. ». Argument recevable si on était capable d’évaluer la valeur de la production d’un individu, chose sans doute assez facile lorsqu’on parle de travail à la chaîne, mais bien plus délicat lorsqu’on parle de travail complexe, c’est-à-dire que la production est le résultat d’un travail de plusieurs individus et qu’il est difficile voire impossible de discerner quelle est la part de chaque individu sauf à le faire de manière arbitraire.

        Maintenant, admettons votre propos. Une mesure qui détruit des activités peu productives n’est-elle pas plutôt efficace ? Elle accélère le processus de destruction-créatrice. D’ailleurs on s’aperçoit qu’en France, les mesures de baisse ou d’exonérations de cotisations sociales au niveau du SMIC (ce qui est équivalent à une baisse du salaire total) ont favorisé des activités peu productives, notamment des services au détriment de l’industrie, pour faire simple on a subventionné des activités peu productives.

        « Les salaires eux sont le fruit de l’offre et de la demande, non de décrets. » En fait les salaires ne sont ni le fruit de l’offre et de la demande, ni le fruit de décret. Ils sont le fruit d’un rapport de force entre employeur et employé. La loi de l’offre et de la demande ne peut nullement s’appliquer pour les salaires. Pourquoi ? Tout simplement parce que cette loi a comme hypothèse une homogénéité des marchandises, c’est ce qu’on nomme l’hypothèse de nomenclature des biens : après tout quelle différence entre deux baguettes de pain. Mais lorsqu’on parle de travail c’est différent. On pourrait à la rigueur encore imaginer que cela était vrai pour des tâches du XIXème siècle mais à l’heure actuel chaque individu a ses propres compétences, sa propre expérience, son propre savoir-faire. Difficile d’homogénéiser. Ensuite, parce que si cette loi était valide pour les salaires, à une augmentation des salaires devrait correspondre une augmentation de l’offre de travail, or on peut très bien penser qu’au contraire un individu qui voit son salaire augmenter travaillera moins tout en conservant son niveau de vie.

      • (f) Je remarque qu’alors que l’auteure prend le temps de développer des arguments sur les points précédents, ici elle ne le fait pas. En fait on pourrait même aller plus loin et relever un paradoxe. Comment peut-on prouver que le marché assure la meilleure allocation des ressources ? Pour le prouver, il faut pouvoir déterminer quelle est la meilleure allocation des ressources. Mais si on est capable de déterminer quelle est la meilleure allocation, cela signifie qu’on peut se passer du marché pour assurer la meilleure allocation des ressources….

      • dsl d’avoir répondu de cette manière, mais apparemment ça ne passait pas d’u seul coup.

    • « Ensuite, dans un monde qui change être spécialisé n’est pas forcément la meilleure stratégie, au contraire, peut-être vaudrait-il mieux être capable d’adaptation, de produire des services variés, tant le monde change rapidement. »

      Qui a dit le contraire ? Être spécialisé ne veux pas dire être incapable de s’adapter, et être capable de s’adapter ne veut en aucun cas faire tout et n’importe quoi : fournir une offre variée est aussi une spécialisation : Un bazar … C’est un magasin spécialisé dans la vente de produits variés…

      Je crois que vous n’avez pas tout compris dans ce que signifie spécialisation.

      • il paraît difficile pour un pays (ou une entreprise spécialisée) en menuiserie de se transformer rapidement en spécialiste de micro-informatique)….

        Bien entendu vous pouvez jouer sur les mots et nous expliquer qu’on peut être spécialisé dans l’adaptation, mais soyons un peu sérieux.

        • Si vous saviez, bientôt des uP sur bois … La technologie progresse, et c’est peut-être vous qui racontez un énorme bobard… :mrgreen:

    • Le communisme, c’est génial! Le bonheur assuré, quoi!

  • Le grand problème des économistes est qu’ils sont parfaitement incapables de s’adresser aux piliers de comptoir, et d’expliquer les choses simplement. Ils ne doivent dès lors pas s’étonner que les politiciens vendent des discours démagogiques. Prenons un tout petit exemple : « Pourtant, le contrôle des loyers figure dans la plupart des manuels économiques depuis longtemps comme l’archétype de la politique publique ayant rapidement des effets pervers désastreux (je ne citerai qu’un des grands classiques, le manuel de Samuelson où cet exemple y figure dès la première édition en 1947) » Pourquoi ? On ne sais pas… (Enfin : moi, je sais, mais pas le bon peuple…). On ne l’explique pas. Le bon peuple est laissé dans l’ignorance, s’en fout et ne peut pas mieux payer le loyer… Tout est à l’avenant, malheureusement.

    • Pas simplement pour l’économie, mais pour la science en général, aussi dure soit-elle, le bon peuple ne veut bien écouter et croire que ce qui va dans le sens de ses a priori et de ses désirs. Les bonnes intentions, qui dégoulinent partout dans l’éducation nationale qu’il a reçue, l’emportent sur les mauvais résultats expérimentaux…

      • J’ai comme l’impression que l’EN enseigne de plus en plus des théories scientifiques non consolidées, pour faire moderne, pour formater, parce que les « penseurs » de la pédagogie ne comprennent rien au sujet. Je ne pense pas que cela va vraiment impacter la qualité des futurs scientifiques mais en revanche on va surement multiplier le nombre des scientistes.

    • « ils sont parfaitement incapables de s’adresser aux piliers de comptoir » : en même temps, ce n’est pas leur compétence. Comme évoqué plus haut, le problème ne réside pas chez les scientifiques mais chez les politiques. Il y a tout simplement trop de politique, trop de politiciens, de bureaucrates, d’associations lucratives sans but, de socialogues (et non de sociologues comme on les désigne à tort), à un dosage devenu mortel. Nos pays, France en tête, sont empoisonnés par une surdose de politique.

      • L’expérience m’a montré que les économistes se permettent des prévisions et des prédictions, sans se rendre compte que, dites publiquement, elles ont un effet immédiat dû simplement à cette annonce, ce qui diminue déjà les chances qu’elles se réalisent!!!
        Ce qui serait scientifique, c’est d’être capable de dire:
        – l’inflation, c’est ceci (définition).
        – Si une inflation survient dans telles conditions, on a observé (+/-) qu’en l’année 19xx, il s’en est suivi telles conséquences.
        – Nous ne sommes pas exactement dans les mêmes circonstances
        – mais j’évalue par mes calculs à 56% de chances/risques, plus ou moins 8 %, la survenue de conséquences semblables, « toutes choses étant égales par ailleurs ».

        Or le fait de l’annoncer publiquement introduit déjà le « toutes choses étant égales, par ailleurs », donc, les calculs sont à refaire!

        Il n’est donc pas étonnant que les prévisions économiques se révèlent exactes à +/- 50% (pile ou face), alors même qu’il s’agit d’un aspect concernant un grand nombre!

        C’est le lot de toutes les « sciences humaines », vu que le comportement et les réactions humaines sont d’autant plus imprévisibles que l’adaptation aux circonstances est le propre de la survie, comme pensait Darwin!

    • S’adresser aux piliers de comptoir?
      Vous savez, la difficulté dans un dialogue, c’est qu’il faut être deux. On peut accuser de manquer de pédagogie quelqu’un, néanmoins, il me semble aussi, et surtout, que le pilier de comptoir en question est de toute façon totalement rétif, car 1) il en a rien à secouer, et le fait bruyamment savoir d’emblée, et 2) ne veut surtout pas savoir, parce que l’ignorance et la mère de l’irresponsabilité, et que cela leur convient parfaitement. Difficile d’être pédagogue quand les élèves ne se présentent même pas en classe….

      D’ailleurs, on en vient à se dire que les politiciens ont raison de traiter ces piliers de comptoir comme des enfants écervelés. Les citoyens de ce pays ont un droit de vote, payent des impots et sont censés s’interesser à l’avenir de leurs enfants ainsi qu’au leur. A titre personnel, je ne crois pas avoir besoin d’un super pédagogue économiste pour me poser moi même des questions sur les personnes qui me demandent de leur donner le pouvoir, sur la raison pour laquelle je perd autant d’argent chaque année au profit de l’Etat, et dans quel monde je vais évoluer. C’est une question de prévoyance, de la même façon qu’on vérifie la pression des pneus avant de partir en voyage, je me demande aussi ce qui pourrait arriver demain, et la façon dont je pourrais parer à la situation. Je n’ai pas besoin de pédagogue, je suis un être humain, et à ce titre, suffisamment intelligent pour sentir que mon interet personnel et de ne pas faire l’autruche avec des choses aussi influentes.

      De la même façon que l’écureuil stocke des noisettes dans son repère. Il prévoit qu’en hiver, il ne pourra plus en chercher, et qu’il en aura besoin. L’écureuil n’a pas besoin d’économistes pédagogues pour comprendre ce principe. Les piliers de comptoir se comportent comme des écureuils incapables de ne pas tout bouffer avant l’hiver, se persuadant que l’hiver sera très chaud et que tout ira bien. Est la faute des économistes si les gens sont plus cons qu’un écureuil? Ils sont adultes, et responsables, et aujourd’hui, il est si simple de s’informer. S’ils ne le font pas, c’est de leur faute, et uniquement la leur.

      • D’ailleurs vous dites:

        « Pourquoi ? On ne sais pas… (Enfin : moi, je sais, mais pas le bon peuple… »

        Et bien de la même manière que vous, vous avez su, ils peuvent également savoir. Ce ne sont pas des enfants, ils doivent se prendre en main, à eux de s’informer sur la question, comme des grands.
        S’ils ne le font pas c’est soit qu’ils s’en foutent, par inconscience, soit qu’ils ne veulent pas savoir, par pur confort intellectuel (ne pas se sentir coupable et/ou ne pas devoir agir, justifier l’immobilisme). Dans un cas comme dans l’autre, vous pouvez vous acharnez à leur expliquer n’importe quoi, n’importe comment, il n’y a pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre…

        • D’abord, le « pilier de comptoir de bistrot » est aussi mythique que le « capitaliste à cigare et haut de forme » que vous décrivez plus haut: il y a de moins en moins de bistrots, mais passons.

          Entre piliers, d’ailleurs, l’attrait de la conversation, c’est bien que les avis sont partagés, ce qui permet à la conversation (prétexte à boire) de se prolonger (dit plus simplement, sur n’importe quel sujet, la discussion se fait entre le pilier « Pour » et le pilier « Contre », le plus éméché défendant ses a priori bien ancrés, l’autre, opposant des arguments – ou simples exemples – opposés).

          Le tort des économistes est sans doute de ne pas faire la même chose: on connait tous le schéma de la dissertation: introduction, thèse, anti-thèse, conclusion.

          La science « vraie » ne fait pas autre chose: observation (chiffrée) d’un phénomène, construction d’une hypothèse explicative, contestation de l’explication, vérifications expérimentales multiples, conclusions (se terminant souvent par « d’autres études seront nécessaires …. »).

          Si l’économiste était au bistrot, pourrait-il défendre sa thèse en répondant aux contre-arguments et aux contre-exemples des piliers? (Pour ma part, j’ai des arguments contre les affirmations – sauf la dernière – de Vesselina Garello!)

          Mais le journaliste qui n’est pas assez baraqué pour comprendre le raisonnement de l’économiste (encore moins de le critiquer) se contente de donner, en bref, la conclusion de « son » économiste vedette, et, évidemment, de rappeler en quoi cette conclusion corrobore son ancien article écrit à telle date!

          Depuis tout petit, j’ai appris à me méfier des « faux prophètes »; on m’a dit aussi que « le papier se laissait écrire » et qu’il fallait apprendre à « lire entre les lignes »!

  • Cet article d’une grande clarté pose la question de la persistance dans l’erreur. Cette question ne doit-elle pas être travaillée au moyen de l’adage : « à qui profite le crime »?

    Un bien grand mot pour quelque chose qui n’est que la propagation d’erreurs, pourriez-vous penser. Hélas non. Le mot n’est pas trop fort. Le salaire minimum maintient des millions de gens en dehors de l’emploi et ruine leurs vies. Est-ce un crime ou juste une erreur de le maintenir ? Le protectionnisme interdit à des millions d’autres d’acquérir des biens qu’il renchérit et à d’autres de sortir de la pauvreté : décider de politiques protectionnistes, est-ce criminel ou seulement idiot ? L’État envoie des entreprises dans le mur en leur interdisant une stratégie et en leur imposant une autre, au nom de la supériorité du planisme baptisé de nos jours « politique volontariste » par la droite aussi bien que par la gauche : crime ou erreur ? Demandez-le aux victimes des plans sociaux.

    Cette idée de la criminalisation de l’erreur peut paraître faire litière de la liberté de penser. C’est qu’il ne s’agit pas de confronter une opinion à une autre opinion. Il s’agit de confronter la science à l’obscurantisme. Est-il moral de donner du pouvoir à l’obscurantisme au détriment de la science ?

    A partir de là deux sujets de réflexion émergent :

    1. La science est régulièrement attaquée par des non scientifiques contestant ses résultats, y compris dans les colonnes de Contrepoints. Or elle n’est pas responsable de ce que l’on en fait. La science ne peut protéger les êtres humains des projets insuffisamment réfléchis engagés à tort en son nom. Incapables de faire la distinction entre ce qui relève de la science et ce qui relève de ce qu’on en fait, ces critiques ne comprennent généralement rien à l’argument que vous venez de lire.

    2. La science économique elle-même est victime de courants non scientifiques parfaitement bien camouflés par l’apparence du contraire fournie par de savantes modélisation mathématiques. La falsification la plus courante est la doctrine keynésienne, qui a pignon sur rue et encourage la dépense publique. Malgré l’absence constante et persistante de résultats, cette doctrine perdure car elle donne beaucoup de pouvoir aux puissances publiques qui en vivent très bien, ruinant et endettant de manière de plus en plus insupportable leur pays. Cette doctrine est enseignée à l’école, en même temps d’ailleurs que le marxisme ou le socialisme.

    L’école présente d’ailleurs l’économie comme un ensemble de thèses possibles, parmi lesquelles l’élève est invité à faire son opinion, après que l’enseignant ait donné la sienne et mis de mauvaises notes à ceux qui en choisissent une autre, sauf louable exception. Or le socialisme, le marxisme, le keynésianisme ont donné successivement les preuves indiscutables de leur incapacité à décrire l’économie et à conduire des politiques publiques.

    Dans cet article, nous est donné l’aboutissement de tout ce travail d’élaboration de la science économique qui est l’économie construite par la production de lois. Ces lois autorisent tout un chacun à analyser une situation donnée car leur simplicité et leur universalité le permet. Le mot « universalité » veut dire qu’elles ne sont jamais mises en défaut, comme l’auteure nous le fait remarquer.

  • Merci pour ce billet brillant.
    La difficulté pour le commun des mortels à prendre en compte les dires d’économistes vaut par ce qu’ils ne sont pas d’accord entre eux et s’opposent régulièrement par billet « politique » dans des journaux. Je ne suis pas économiste, mais de trouver ici et là, dans les discussions de bistrot justement, les critiques de Piketty (par exemple, et justement un exemple qui fait réagir…), cela ne m’incite pas à considérer l’économie comme une science.

    • Je pense comme vous: l’économiste peut être un bon historien de l’aspect économique du temps passé, proche ou lointain. De là, il peut éventuellement tirer des ressemblances provenant de la répétition de situations ayant eu plus ou moins les mêmes conséquences des mêmes décisions. Il ne peut tirer, par contre, aucune conclusion de ce qui se serait passé si les décisions avaient été différentes puisque cela n’a pas eu lieu!
      Donc l’économiste qui croit pouvoir annoncer le résultat d’une décision prise aujourd’hui, se doit d’ajouter: « si tout se passe comme plusieurs fois dans le passé », ce qu’il ne fait pas.
      Je n’ai jamais vu d’historien prévoir l’avenir sérieusement, même si il a sans doute le meilleur bagage pour montrer les bienfaits possibles et les risques encourus de telle décision qui a déjà été prise dans le passé.

      En gros, je ne crois pas au marxisme, d’abord parce qu’il s’est cassé la gu… en URSS et ailleurs et qu’ensuite, ce sacré Karl n’a jamais connu les ordinateurs et la communication mondiale par internet. Le sort des « prolétaires » de son époque s’est vachement amélioré, mais moins là où toute leurs revendications additionnées d’une règlementation officielle du travail sont devenues clairement un obstacle à l’embauche avec ce nombre catastrophique de « salariés sans emploi » (= chômeur habituel), qui eux, sont, le plus souvent, malheureux!

      De même, je ne crois pas qu’un libéralisme total ne finisse, sans éthique donc sans frein, à la loi du plus fort!

      La démocratie, même imparfaitement réalisée, comme on la connait, se doit de légiférer en conformité avec le souhait de la majorité mais son devoir moral est de prendre en compte, dans les mêmes textes, les exceptions de la volonté de la minorité!

      Tant que chacun n’aura pas compris que, lui aussi, doit respecter la liberté de pensée, de conscience, d’expression et d’entreprendre des autres, les progrès resteront trop lents pour s’adapter, pas « en temps réel », mais le plus près possible, et les procédures législatives, exécutives pus administratives, vétustes, ne font qu’aggraver ce retard!

      Le monde réel (par opposition à « monde administrativo-politique ») tarde à s’adapter à la réalité, à cause du second « monde » dont la vocation première devrait être de l’aider, d’où les conflits: taxis (les Anciens) contre « Uber » (les modernes): exemple vécu et prophétique, si il en est! Les contrôles de la loi « Renseignements » en est un autre. Pas de doute que les pays plus rapides à s’adapter que la France, seront les « moteurs » de demain.

  • Excellent article.

  • Clairement vous n’avez rien compris de ce que veut dire spécialisation : vous parlez compétences techniques alors que l’article parle productivité.

    C’est juste très difficile de faire pousser des bananes en Islande … très mauvaise productivité !

    Mais j’oubliais : c’est un problème de concentration du capital, d’exploitation du prolétariat, d’éducation, de répartition du temps de travail, de formation professionnelle, blablabla …

    Le monde crève de gens comme vous qui passent leur temps à embêter tout le monde parce que leur seul mode de réflexion est de se regarder le nombril et d’élaborer des théories fumeuses pour expliquer qu’ils ont raison : que le monde est un Rubick’s cube.

  • demandez vous à quoi serviraient les hommes politiques si ils n’agissaient pas sur l’economie?

  • Concernant le salaire minimum, je ne suis pas convaincu qu’il s’agisse d’un gros problème, son niveau n’est pas démentiel d’ailleurs en France. Ce qui est démentiel, c’est que le salaire minimum une fois passé les charges, se transforme en salaire d’ingénieur. Et là ça bloque. Parce que dans certains secteurs d’activité, employer une personne à 1400 revient à payer quasi 3000€ par mois… Quand une entreprise emploi un salarié, c’est comme si elle en employait un deuxième, fantôme, avec primes incluses!

    Dans les faits, le salaire minimum est surtout un frein s’il est vraiment trop élevé comparé au niveau de vie, mais là c’est pas le cas. Honnêtement, vu la quantité de réformes difficiles à faire passer et réellement urgentes, ce n’est pas celle que je placerai en haut de la liste. La baisse des dépenses et la baisse drastique de la fiscalité, elle est là l’urgence.

  • il n’y a pas qu’en économie que tout le monde sait tout Dans bien des domaines techniques (comment faire pousser ses fleurs, ses choux,…), dans l’éducation des enfants (combien de fois votre voisin de table au restaurant vous fait des remarques sur le comportement de vos enfants ou sur le fait que vous « devriez lui enlever son pull je suis sûr qu’il a chaud ».

    Montrer que je sais, que je sais mieux que toi. Voilà une forme de pouvoir et d’emprise sur l’autre en mettant le doute en lui et en le culpabilisant.

  • Dommage que Bastiat ne soit pas cité, son oeuvre sur les « sophismes économiques » couvre d’une manière éclairante tout ce qui vient d’être dit, et même beaucoup plus.
    http://www.libreafrique.org/pdf/Bastiat_Sophismes_economiques.pdf

  • Une étude de l’INSEE a chiffré, pour la période 1995-2001 l’ampleur des emplois perdus dans le secteur industriel à cause de délocalisations : en moyenne, 13.500, dont plus de la moitié vers des pays à hauts salaires. Ce chiffre est à comparer aux 6,8 millions d’emplois dans le secteur secondaire en France.
    http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/ECOFRA05b.PDF
    Une seconde étude du Conseil d’Analyse Economique, écrit ainsi : « les restructurations d’entreprises s’étant produites en Europe entre le 1er Janvier 2002 et le 15 juillet 2004 concernent 1456 entreprises et ont entrainé la suppression de 780 394 emplois, ce qui correspond à 0,42% des 192 millions emplois européens. Ramené à 1 an, on obtient un taux de 0,17%. Chaque année, c’est donc 0,17% des emplois européens qui disparaissent dans des restructurations. »
    http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/054000102/index.shtml
    Les délocalisations ne représentent, selon le rapport, que 4,74% des emplois supprimés (36 977) pour restructuration et 7,14% (100) des entreprises restructurées. En terme d’emploi, cela correspond donc en deux ans et demi à 36 977 suppressions donc 0,019% de la totalité des emplois européens. Rapporté à 1 ans, on obtient un taux de 0,0076%. Chaque année, c’est donc 0,0076% des emplois européens qui disparaissent dans des délocalisations. ». « Au niveau de la France, les 8 000 suppressions d’emplois survenues en 2001 suite à des fermetures d’unités de productions correspondent à 0,032% des 25 millions d’emplois français.
    Un rapport du Sénat expose les mêmes conclusions que les précédents rapports.
    http://www.senat.fr/rap/r03-374/r03-3740.html
    Je vous invite aussi à consulter cet article : http://www.wikiberal.org/wiki/D%C3%A9localisation
    Après tout n’est pas « rose », il y a aussi des délocalisations de marges, etc. mais le tableau n’est certainement pas aussi sombre que celui que vous indiquez, au contraire, au niveau global il est même très positif.
    quand au sophisme: « on trouvera toujours dans les pays pauvres des désespérés prêts à travailler 24/24 et se tuer au travail pour se payer un bol de riz. »
    Si ces gens acceptent de faire ça au lieu d’autres choses, c’est qu’ils ont quelque chose à y gagner, sinon ils ne le feraient pas. Il faut aussi regarder le cadre préexistant sinon c’est caricatural, exemple : en Chine de nombreux agriculteurs du Changjiang préfèrent quitter la campagne pour rejoindre les villes, afin d’y trouver un emploi manufacturier basique (exemple de Foxconn à Shenzhen), car ils jugent que les conditions de vie y sont meilleures qu’avant.
    Bien qu’il soit vrai que les conditions de vie ne sont pas « occidentales », l’augmentation de la demande et l’accroissement de la spécialisation, provoque un boom des salaires, avec une croissance qui permet une augmentation de la consommation intérieure et de financer des infrastructures meilleures, bref pour ces pays les délocalisations sont bonnes, et au nom de quoi n’auraient-ils pas le droit de nous faire concurrence ? Au nom de la loi de la majorité ?
    Comment peut-on se prévaloir d’aider les pays pauvres, et ne pas vouloir de leur concurrence ?
    Les pays riches peuvent se permettre des avantages comparatifs qu’eux ne peuvent pas, ainsi il faut miser sur la formation, l’innovation, la recherche, comme le font la Suisse, la Suède, la Finlande, le Danemark, les Pays-Bas, le Luxembourg, Le Japon, la Corée du Sud, etc.

  • Le protectionnisme constitue d’abord une erreur pour les consommateurs, qui ne peuvent se procurer certaines marchandises ou qualités, ou alors à des prix trop élevés. Le libre-échange, au contraire, favorise le consommateur. Mais le protectionnisme n’est pas non plus une bonne chose pour les producteurs nationaux; il leur ôte des débouchés (car les pays étrangers prennent des mesures de rétorsion) et surtout il laisse les producteurs nationaux, non soumis à la rigueur de la concurrence étrangère, « s’endormir » au lieu de s’adapter. Le protectionnisme, supprimant l’aiguillon de la concurrence étrangère, n’est pas un facteur de progrès, mais de stagnation économique et de faible productivité. Même pour des pays peu développés, l’existence d’une concurrence étrangère est un bon stimulant, et l’on sait qu’ils compensent leur éventuel retard technique par des coûts salariaux plus faibles par exemple. Ce sont d’ailleurs les pays en voie de développement les plus ouverts aux échanges internationaux qui ont connu le décollage le plus rapide, comme le montre l’exemple des NPI (Nouveaux pays industrialisés), en particulier ceux du Sud-Est asiatique, tandis que ceux qui refusaient l’ouverture internationale s’enfonçaient dans la misère. pour les usa. lisez ceci: http://www.libreafrique.org/Helge_USA_protectionnisme_160812
    bcp de protectionnistes utilisent l’argument que les usa ont été les USA protectionnistes à la fin du 19ème et au début du 20ème siècle.
    le protectionnisme nuit automatiquement à toutes les entreprises autres que celles qu’il privilégie en amputant le pouvoir d’achat général, et plus directement à celles qui dépendent d’approvisionnements étrangers pour maintenir leur compétitivité, ainsi qu’aux exportateurs qui ont besoin que l’étranger vende dans le pays pour avoir les moyens d’acheter des produits du pays.
    L’argument central en faveur du protectionnisme qu’avancent ses partisans est le plus souvent la préservation des emplois nationaux : un pays à haut niveau de vie et salaires élevés ne pourrait soutenir la concurrence de pays où les salaires sont beaucoup plus bas, et par conséquent où les produits et services sont moins chers. Des droits de douane (droits d’entrée pour les marchandises importées) ou des quotas d’importation seraient donc nécessaires pour rétablir l’équilibre vis à vis de cette concurrence « déloyale ».
    En réalité, le protectionnisme accélère le déclin. Il permet certes de sauver temporairement quelques emplois et industries, mais en réduisant le niveau de vie et le revenu des consommateurs de produits étrangers (car ce sont eux qui payent les droits de douane !), en augmentant les coûts de production interne (les producteurs employant des produits du secteur protégé, plus chers), en rendant par conséquent moins compétitifs les producteurs au niveau international. Finalement, il diminue l’attractivité du pays pour les étrangers qui, ne pouvant y vendre leurs produits, ne disposent pas en retour de fonds dans la monnaie du pays protectionniste.
    Le résultat est que, pour sauver quelques emplois inefficaces, un bien plus grand nombre d’emplois efficaces sont détruits ou non créés. Au lieu de profiter de la loi des avantages comparatifs en se spécialisant dans des secteurs à forte valeur ajoutée, le pays préfère prolonger la survie de secteurs non rentables.
    Les politiciens protectionnistes ne mettront évidemment en exergue que les côtés positifs, visibles (« on a sauvé des emplois ») sans insister sur les côtés négatifs (voir aussi la parabole de la vitre cassée). Quand le coût des emplois « sauvés » devient excessif et ne peut plus être assumé, on assiste à des reconversions douloureuses : le protectionnisme n’a servi qu’à repousser le problème à un peu plus tard, au bénéfice des politiciens du moment.
    Si la logique protectionniste était poussée jusqu’au bout par les politiciens, on aboutirait à des pays qui vivraient en autarcie totale et emploieraient des techniques complètement dépassées : n’aurait-il pas fallu protéger l’emploi des charrons, sabotiers, forgerons, conducteurs de diligence, vendeurs de bougies, porteurs d’eau, allumeurs de réverbères, etc. Le rêve secret du protectionniste, c’est d’aboutir à un monde figé pour toujours, en contradiction avec toute réalité. Le protectionniste est un réactionnaire !
    Il est d’ailleurs étonnant de voir resurgir, de la part de certains intellectuels (par exemple Emmanuel Todd, et avant lui Maurice Allais), la préconisation d’instaurer un « protectionnisme continental », cela plus de deux cents ans après le Blocus Continental napoléonien qui avait réussi à appauvrir davantage le continent…
    Si le but affiché du protectionnisme est d’entraver les importations étrangères et de favoriser l’exportation des produits nationaux (mercantilisme), on peut dire que le protectionnisme est contradictoire puisqu’il va à l’encontre même de ce but, les étrangers ne disposant pas de suffisamment de monnaie nationale pour acheter les produits nationaux (du fait de la barrière protectionniste qui les empêche de vendre leurs produits). Le protectionniste, méconnaissant la nature de l’échange économique, croit qu’exportations et importations sont déconnectées, et qu’on peut agir sur les unes sans impact en retour sur les autres.

  • le problème des gens qui veulent le protectionnisme s’est qu’ils disent vouloir le protectionnisme pour protéger les producteurs nationaux contre les producteurs étrangers ce qui est faux le protectionnisme ne se fait pas au détriment des producteurs étrangers mais bien au détriment des consommateurs qui payent le prix du protectionnisme. le libre échange est toujours bénéfique en volume total mais il se fait toujours au détriment d’une catégorie de personnes soit les consommateurs (exportations) soit les producteurs (importations). en général, c’est plutôt au détriment des producteurs. c’est l’un des gros problème en france: quand il y a le libre échange, pour que cela profite à tout le monde, il faut restructurer l’économie ce qui demande bien sur une période transitoire où une catégorie de personne est perdante mais en France, on est incapable de restructurer l’économie voilà pourquoi les francais détestent tant la mondialisation. le marché du travail est beaucoup trop rigide en France ce qui fait qu’un ouvrier qui perd son boulot parce qu’un secteur d’activité (par exemple sidérurgie) n’est plus assez compétitif sur le marché mondiale restera au chomage sans avoir de chance de retrouver en un emploi là où dans un pays comme la suisse qui a un marché de l’emploi flexible, l’ouvrier aurait assez facilement retrouvé un emploi. aujourd’hui, beaucoup de gens inversent la logique du commerce international. ils croient qu’il faut exporter un maximum et importer un minimum alors que le but du commerce international est justement d’importer. bien sûr, il faut payer les importations et pour les payer, il faut exporter. si un pays ne fait qu’importer (exemple la grèce) et n’exporte rien, il n’a d’autre choix que de s’endetter

  • Il y a un consensus chez les économistes sur les bienfaits du libre écange (plus de 90 % favorable au libre échange), c’est l’un des rares sujets sur lesquels la plupart des économistes sont d’accord entre eux

    • Ça, et le fait que le contrôle des prix conduit à un ajustement par les quantités donc à des pénuries. Ce qui est choquant c’est que le reste découle de ces choses très simplement mais que même des gens intelligents ou même très intelligents (comme notre bon camarade Krugman, son pote Stiglitz et le doux Piketty) sont d’accords avec ces prémisses, d’accords avec les principes de la logique… mais refusent les conclusions et donc finissent par n’être plus du tout d’accord, même sur des points cruciaux, avec d’autres gens très intelligents (Hayek, Friedman, Barro, etc.)

  • En fait les lois économiques sont parfaitement logiques et de bon sens. Le problème c’est que quelques décennies de propagande et d’éduc’ nat ont détruit le bon sens et perverti la logique chez bien des gens.

    Par ailleurs les « élites » se diront toujours « oui, bien sûr pour nous ça marche, mais les gens sont si idiots, il faut les protéger d’eux même ». Ils considèrent que les lois de l’économie ne marchent que dans un cadre très précis de gens intelligents et rationnels etc. Ils prennent les approches de la macro néo-classique pour un absolu économique « oui mais ça ne fonctionne que dans un cadre de concurrence pure et parfaite »… Et ils refusent de voir que si tel résultat précis (« théorème » n’est mathématiquement vrai que sous les hypothèses en question) l’idée générale qu’il ne prétendait qu’illustrer (modéliser) reste juste même sans les dites hypothèses, même si on peut en dire moins de choses.

    Cette « présomption fatale » des politiciens, médias et d’une grande part des économistes académiques (surtout les moins « économistes » -à même de formuler un raisonnement économique général hors formalisme en carton pâte) est un grand problème, bien plus que la « contre-intuitivité » douteuse des lois économiques.

  • Un grand problème de l’économie est ce que Churchill avait relevé :
    « Quand je pose une question à 5 économistes, j’ai en général 5 réponses différentes et contradictoires. Sauf, bien entendu, si l’un des 5 est Mr. Keynes… dans ce cas ce sont 6 ou 7 réponses mutuellement contradictoires que j’ai ».

  • L’économie n’est pas une science car aucun contre-exemple ne permet de montrer qu’une « loi » est fausse. En mathématiques le théorème de Pythagore est incontesté, mais en économie même les concepts de base sont l’objet de disputes ! (Propriété, interventionnisme, monnaie !) . Pourriez vous imaginer des physiciens niant la conservation de la matière ? Il y a t’il ne serait-ce qu’un mathématicien qui refuse que les angles d’un triangle font au total 180 degrés ? Les croyances socialistes par exemple ont une » justification » par des économistes, ce qui montre bien que l’économie est plus une affaire de foi, qu’une science.

  • Article scandaleux.
    A part peut-être le cas de la réglementation des loyers, celles que vous considérez comme des « lois » ne se vérifient que sous certaines conditions (notamment : 1) le fait de raisonner dans un cadre statique, qui n’est pas celui de la vraie vie ; 2) le fait de ne considérer qu’un critère d’efficacité, en oubliant le critère d’équité). Je ne prendrai que deux exemples :
    1) La théorie des avantages comparatifs. Vous pouvez éventuellement considérer que le protectionnisme comme pire que le libre-échange mais pas que le commerce international est (toujours) bénéfique à tous. Voir, pour ne citer qu’un des pères de la théorie HOS, l’Acte II de Samuelson (2004).
    2) Le salaire minimum. Pour varier, prenons les arguments empiriques : au moins depuis le travail de Card et Krueger dans les années 1990, nous savons que le salaire minimum n’a pas d’effets systématiquement négatifs sur l’emploi (même pour les non qualifiés).
    Je ne sais pas quel serait le pire pour vous : que votre article relève de la mauvaise foi ou qu’il relève de l’ignorance. Mais je sais une chose : il ne sert pas la science économique.

    • commentaire rigolo parce qu’il illustre à merveille le travers dénoncé dans le paragraphe « Une loi scientifique est valide en toute circonstance, par définition ». Ce paragraphe a été écrit pour vous, et vous ne l’avez même pas vu …

      j’aime bien par exemple la partie « nous savons que le salaire minimum n’a pas d’effets systématiquement négatifs sur l’emploi « . façon alambiquée de dire qu’il a des effets négatifs sur l’emploi, sauf exception … exception évidente : quand il est inférieur au prix de marché (ajusté des correctifs divers). Bref le salaire minimum ne fait pas de mal … quand il ne fait pas de bien non plus ! La belle affaire.

      Je ne sais pas quel serait le pire pour vous : que votre commentaire relève de la mauvaise foi ou qu’il relève de l’ignorance. Mais je sais une chose : il ne sert pas la science économique.

    • « Vous pouvez éventuellement considérer que le protectionnisme comme pire que le libre-échange  » Il y a un consensus parmi les économistes sur cette question. L’immense majorité des économistes (près de 95 % des économistes ) sont d’accord pour dire que le libre échange est une bonne chose.
      Le libre échange est bon dans sa globalité, il permet d’augmenter le surplus total maintenant, il nuit tjs à l’un des acteurs. Il nuit aux consommateurs quand il s’agit des exportations et aux producteurs quand il s’agit des importations.
      Sur la majorité des questions économiques, l’avis des économistes divergent mais sur quelques questions comme le libre échange et la réglementation des prix, il y a un consensus parmi les économistes

    • Le gros problème de l’équité c’est qu’il faut une règle de répartition. Et qu’il n’y en a aucune qui soit moralement acceptable par tous. Ou plutôt il y en a une qui est de fait acceptée par tous, celle du marché, la libre interaction entre les gens. Toute autre forme est mauvaise.

      Maintenant, puisque l’on parle de libre échange, on a le double résultat qu’il est 1° plus générateur de richesse en général (comme mentionné avant) ET 2° plus équitable, puisque la répartition se fait selon la seule règle acceptable (et même acceptée) par tous les participants.

      Foul, and a miss. Free markets, 10 points.

    • Vous me faites quand même un peu marré d’un coté vous validez le cas de réglementation des loyers mais de l’autre, vous critiquez le cas du salaire minimum alors que le cas d’espèce, cela concerne exactement la même chose: la réglementation du prix par l’état.
      L’un relève du fait de mettre en place un prix plafond tandis que l’autre de mettre en place un prix plancher mais le cas échéant, cela reste le même mécanisme.
      Oui, le salaire minimum ne peut n’avoir aucun effet négatif pour l’emploi…quand il est inférieur au prix d’équilibre même chose pour la réglementation des loyers qui peut être positif si elle est supérieur au prix d’équilibre autrement dit quand la réglementation des prix ne sert à rien, elle n’a pas d’effets négatives.
      Attention, je ne dis pas qu’il n’existe aucun argument en faveur du salaire minimum mais nier les effets négatifs pour l’emploi relève de la mauvaise foi. Même la très grande majorité des économistes défenseurs du salaire minimum reconnaissent que cela a quand même un effet négatif pour l’emploi. Ce n’est pas en niant ce fait que vous défendrez la cause du salaire minimum

    • « Le marché assure la meilleure allocation possible des ressources » cela fait aussi le consensus chez la plupart des économistes (il faut mieux une économie de marché qu’une économie planifiée). Il y a extrêmment peu d’économistes qui remettent cela en cause.
      Attention, cette phrase: » Le marché assure la meilleure allocation possible des ressources » n’est pas du tout contradictoire avec l’affirmation: « l’état doit souvent intervenir sur le marché ».
      Je me souviens même que c’était l’une de mes questions d’économie, il y a quelques années. Montrez que ces deux affirmations ne sont pas contradictoires.
      Bcp d’économistes sont favorable à l’interventionnisme publique (cela ne veut pas dire qu’ils sont favorable à l’économie planifiée, au contraire).
      La plupart des économistes reconnaissent que quand l’état intervient sur le marché, il faut mieux une intervention indirecte (comme une taxe ou une subvention) qu’une intervention directe (comme la réglementation des prix) qui est en générale un désastre.

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