L’État dans nos chambres à coucher

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L’État dans nos chambres à coucher

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 15 août 2015
- A +

Par Youri Chassin, depuis le Québec.

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Cette fin de semaine, deux événements politiques auront lieu. Le Défilé de la fierté LGBT, qui promeut les droits de cette communauté, et le congrès annuel des jeunes libéraux du Québec.

Cette coïncidence est intéressante parce que les jeunes libéraux devront se prononcer sur une proposition consistant à inciter les couples à avoir de plus en plus d’enfants. Dans l’histoire des gays et lesbiennes, on se souvient encore qu’en 1969, Pierre Elliott Trudeau décriminalisait l’homosexualité en affirmant que « l’État n’avait rien à faire dans la chambre à coucher de la nation ». En 2015, on voudrait pousser les gens à procréer davantage ?

Même si on accepte le principe selon lequel le gouvernement choisit de soutenir les familles avec enfants, c’est une autre paire de manches que d’inciter les gens à avoir plus d’enfants. N’y a-t-il pas un problème moral à promettre des allocations financières généreuses pour qui aura des enfants ? L’argent est-il vraiment une bonne motivation pour choisir de mettre au monde des poupons ? Ce genre d’ingénierie sociale me paraît être une pente bigrement glissante sur laquelle il vaut mieux ne pas s’aventurer.

Selon Nicolas Perrino, il est inquiétant de savoir que le Québec aura plus de retraités et moins de jeunes sur le marché du travail. Entre les lignes, on comprend que les services publics étendus coûteront de plus en plus chers et qu’ils seront financés par des contribuables de moins en moins nombreux. Bref, on veut modifier la démographie pour sauver le système actuel ! Au lieu d’adapter les services publics aux besoins toujours variables de la société québécoise, on préfère œuvrer à la transformation de la société pour l’adapter aux services publics offerts actuellement.

Permettez-moi d’être très sceptique ! Un peu moins de politique dans la chambre à coucher me semble encore aujourd’hui une très bonne avenue à suivre pour nos gouvernements.

Sur le web

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  • Très bon article.

    Que ceux qui veulent inciter les gens à faire des enfants leur file leur propre fric et non celui du contribuable. Ce serait bien également qu’ils se chargent d’expliquer aux enfants à quoi ça sert de vivre (réponse = à crever.)

  • En France nous avons la solution La politique de remplacement des populations qui trouvent par ailleurs un echo chez le Pape les liberaux et l’extreme gauche ainsi que notre elite qui sont tous pour une immigration de masse. Il est vrai que cette politique en France a deja ete mise en œuvre et que notre cher ministre Val cherchait dans sa circonscription « un WHITE » désespérément .Moi je m en fous un peu et je rejoins la these de Finkielkraut. Et le futur de la France m’importe peu. Le liberalisme est de s’occuper de soi.

  • Il faut supprimer les allocations familiales.
    C’est de la responsabilité démographique.

    • Pour suivre votre logique, je demande que mes enfants ne payent pas de cotisations sociales, notamment pour les retraites, et gardent leur argent pour mes vieux jours et les leurs. J’espère que vous avez des enfants…

      • Je n’ai pas d’enfant. Au nom de quoi devrai-je payer pour ceux qui en veulent ?

        • J’ai des enfants, au nom de quoi devront-ils payer pour votre retraite et vos soins médicaux? Ces enfants, sont aussi votre propre avenir. Ils cotiseront pour vous, et plus largement, ils vous permettent d’avoir du travail (ils sont des consommateurs), et ainsi de suite. Les allocations familiales sont un investissement sur l’avenir, ce qui est tout de même positif. En tant que libéral, je suis prêt à supprimer les allocations, mais allons jusqu’au bout de la logique…

          • « J’ai des enfants, au nom de quoi devront-ils payer pour votre retraite et vos soins médicaux? » Je ne leur demande rien. Les gens qui sont contre l’assistanat doivent ils se faire reprocher que l’assistanat existe?

            « Ces enfants, sont aussi votre propre avenir. » Non, mon avenir c’est moi et à la rigueur MES gosses. Je ne veux pas capitaliser sur des gosses que je connais pas. Je préfèrerai que ces gosses ne payent pas pour moi et que je puisse ne rien leur demander.

            « Ils cotiseront pour vous, et plus largement, ils vous permettent d’avoir du travail (ils sont des consommateurs), et ainsi de suite. » J’en veux pas de leurs cotisation. Quant à leur demande je vois pas en quoi ils sont plus un bénéfice pour moi que les américains ou autre. Le demande est mondiale. Donc si je dois payer je vois pas pourquoi ca devrait s’arrêter à la frontière.

            « Les allocations familiales sont un investissement sur l’avenir, ce qui est tout de même positif. »
            Moi quand j’investis je le fais sur a base de comptes clairs. Le retour sur investissement des allocs est pour le moins obscur. Par ailleurs la mafia pourrait aussi vous dire que « l’impot mafieux est un investissement sur l’avenir, ce qui est tout de même positif. » et je ne vois pas en quoi ca changerait l’aspect insupportable de leur extorsion. Enfin quoi, si lÄinvestissement est si bon, pourquoi est il obligatoir? Prenez vous les francais pour des imbéciles incapables de discerner un bon investissement?

            « En tant que libéral, je suis prêt à supprimer les allocations, mais allons jusqu’au bout de la logique… »
            Plutot deux fois qu’une oui!

      • Tout le monde, ici, est contre la retraite par répartition et l’assurance maladie étatique.

        Que vos enfants gardent leur argent, que je garde le mien, que chacun garde le sien. Nul besoin de ces flux d’argents croisés.

  • cette histoire est compliquée , en France on peut dire que l’on a fait 12 millions d’enfants en trop si on regarde les chiffres du chômage et si on ne les avait pas le pays serait plus riche…..mais nos vies seraient vides de sens, très rapidement on cesserait toute activité lucrative pour s’offrir des loisirs..faudra bien dépenser tout l’argent accumulé ou l’offrir a sa mort a l’état..mais pour quoi en faire …. sans politique nataliste surement que l’équilibre se ferait tout naturellement comme il c’est fait depuis la nuit des temps ..mais l’homme se prend pour un dieu , il veut même changer le climat et faire tomber la pluie !

  • Les commentaires sont fermés.

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