Société sans cash : bientôt le cas de l’Allemagne ?

Monnaies africaines (Crédits : Martijn Barendse, licence Creative Commons)

Préparez-vous au racket institutionnalisé !

Par Sébastien Maurice.

Monnaies africaines (Crédits : Martijn Barendse, licence Creative Commons)
Monnaies africaines (Crédits : Martijn Barendse, licence Creative Commons)

Norbert Walter-Borjans, ministre social-démocrate des Finances de la Rhénanie du Nord-Westphalie, a exprimé le week-end dernier son souhait de voir introduire une limite maximum de 3000 euros pour les paiements en cash, sous prétexte de lutte contre le crime et la « fraude » fiscale.

Mais le terme de « résistance fiscale » ne serait-il pas plus approprié que « fraude fiscale », étant donné l’étendue du racket institutionnalisé auquel doivent se préparer les citoyens ? La meilleure solution pour inciter les gens à déclarer leurs revenus serait tout simplement de réduire suffisamment la pression fiscale pour que s’acquitter de l’impôt ne soit plus perçu comme un fardeau, mais comme la juste contrepartie des services rendus par l’État.

Rappelons que la France et l’Italie ont déjà ramené cette limite de paiement en cash à seulement 1000 euros et que le Danemark envisage l’arrêt pur et simple de l’impression des billets d’ici 2016.
Nous assistons donc à une contagion de ce phénomène à l’échelle européenne, qui pourrait rapidement mener à la mise en place par Bruxelles d’une limite universelle pour l’ensemble des pays européens.

Si nous ne réagissons pas rapidement, nous allons tout droit vers une nouvelle forme de totalitarisme économique et politique, un monde où toute activité privée sera contrôlée et taxée par le gouvernement, en lien étroit avec le cartel bancaire.

Une fois de plus, les citoyens devront payer la note pour la mauvaise gestion des deniers publics par leurs gouvernements (exemple du Bail in pour Chypre, et sans doute en Grèce), trop occupés à satisfaire les intérêts particuliers des lobbys et des corporations. Si vous souhaitez résister contre l’avènement de ce nouveau totalitarisme économique, nous vous invitons à signer la pétition qui sera adressée au gouvernement.


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