Retraites complémentaires : le bricolage ne marchera pas

Les caisses sont vides. Comment s’en sortir ?

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Retraites complémentaires : le bricolage ne marchera pas

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 16 juillet 2015
- A +

Par Jacques Garello.

poche vide credits Peter Gerdes CC BY-NC-ND 2.0
poche vide credits Peter Gerdes CC BY-NC-ND 2.0

Organisations patronales et syndicales ne sont pas parvenues à un accord qui aurait dû intervenir bien plus tôt d’après le calendrier que s’étaient fixé les négociateurs. Nous vous avons souvent informé de l’impasse des régimes de l’ARRCO (salariés du privé) et AGIRC (cadres). Ces deux régimes fonctionnent en apparence en capitalisation (chaque assuré a un compte) mais en réalité en répartition : les actifs cotisent pour les retraités. Le vieillissement de la population concernée conduit à une impasse. Faute de cotisations suffisantes, les caisses ont mobilisé leurs réserves, maintenant en voie d’épuisement.

Comment s’en sortir ? Le Medef a proposé la mesure classique : réduire les pensions, au moins à titre transitoire. Entre 62 ans, âge légal du départ en retraite, et 65 ans, le jeune retraité percevrait une pension réduite de 30 %. Cette mesure aurait pour effet d’encourager les salariés à retarder l’âge de leur retraite, et à gonfler le montant global des cotisations. Les syndicats, à l’exception de FO, ne sont pas hostiles à ce genre de solution, mais estiment que le taux de réduction est trop élevé. Le Medef argue de ses calculs et indique que faute d’appliquer une réduction sévère, la réduction des pensions sera réduite de 12 % pour tous à partir de 2018. D’autre part les cadres ne veulent pas d’une fusion AGRIC/ARRCO qui est également en discussion.

Mais pourquoi donc continuer à bricoler les « paramètres » du système de répartition ? On ne cessera de repousser sans cesse les ajustements : reculer l’âge, diminuer les pensions, augmenter les cotisations. Que n’amorce-t-on pas la transition à la capitalisation ?

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  • Il faut arrêté d’élire des fonctionnaires!!! Le royalisme n’existe peut être plus, mais on est gouverné par des fonctionnaires, ce qui fait que nous sommes pas en démocratie.

  • Passer à la capitalisation pour la santé , la formation et la retraite.En attendant copier le modèle suédois de retraite…

  • Le problème pour passer d’un système par répartition à un système par capitalisation c’est de remplir en une fois le trou, ce qui représente en général plusieurs fois ce qui est en caisse…

  •  » les actifs cotisent pour les retraités » ….Ce ne serait pas le contraire qui a déjà commencé à se produire.

  • Et si les personnes concernées s’occupaient de leurs problèmes ? Les fonctionnaires s’occupent avec les syndicats de tout ce qui ne les concernent pas. Que les syndicats et les politiques ne soient plus subventionnés par l’Etat simplifierait le problème. Quant au statut public qu’il demande une seule caisse de retraite et exige la fin de tout régime spécial y compris pour les parlementaires et la BDF par exemple. Ne pas confondre égalité et égalitarisme, partage et pillage et pire solidarité avec privilège !!! Qui a conscience que chaque année l’état verse à la caisse de la SNCF bien plus que le déficit prévu de l’Agirc/Arrco. Qui est conscient qu’en 30 ans les pensions servies aux fonctionnaires représentent plus de 50 % de notre dette abyssale. La position de la France vis-à-vis de la Grèce s’explique car nos oligarques craignent de subir la même descente aux enfers les mêmes causes produisant les mêmes effets

  • La capitalisation signifierait la fin d’un système fondé sur l’esclavage et le travail des enfants.

    Rappelons que les complémentaires sont régulièrement ponctionnées par l’Etat pour payer les retraites des esclavagistes et acheter des boutiques Vuitton.

    Le socialisme, pornographie de la solidarité.

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