Ce que l’uberisation révèle des peurs françaises

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innovation, Crédits : Thomas Hawk, via Flickr ((CC BY-NC 2.0))

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Ce que l’uberisation révèle des peurs françaises

Publié le 30 juin 2015
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Par Philippe Silberzahn.

innovation, Crédits : Thomas Hawk,  via Flickr ((CC BY-NC 2.0))
innovation, Crédits : Thomas Hawk, via Flickr ((CC BY-NC 2.0))

Un spectre hante la France : le spectre de l’uberisation, transformation accélérée de secteurs entiers par la révolution technologique. La journée du 25 juin aura vu une profession entière, celle des taxis, prendre en otage un pays et un gouvernement, terrifiée qu’elle est par la perspective proche de la fin même de son existence. Cette peur de l’uberisation révèle, plus profondément, une peur bien française de l’avenir.

Trois peurs

La peur française de l’uberisation recouvre trois peurs bien distinctes.

Une première peur concerne la qualité de service : si n’importe qui peut devenir chauffeur de taxi, le client sera à la merci de conducteurs mal formés, et la qualité de la prestation ne pourra être garantie avec les risques que l’on imagine. Une telle crainte est évidemment risible concernant les taxis : la médiocrité de leurs prestations est légendaire en France et dans le monde. Mais cette crainte est également non justifiée pour d’autres professions. Que se passe-t-il si n’importe qui peut s’improviser coiffeur, sans formation ? Comme si la formation étant garante de qualité… une bonne formation n’empêche absolument pas des prestations de mauvaise qualité, chacun le constate tous les jours en sollicitant les services des artisans. Comme au Moyen Âge, la « qualité » est en fait l’argument utilisé de tous temps par les corporations pour défendre leurs privilèges, et réduire l’offre pour maintenir leurs prix élevés. Ce qui compte en fait, en termes de qualité, c’est la sanction du marché : un artisan qui fait du bon travail développera une bonne réputation, tandis que les autres auront de moins en moins de travail. Dit autrement, les bons artisans n’ont pas à avoir peur de la concurrence, bien au contraire, seuls les mauvais ont des raisons d’en avoir peur.

Une seconde peur concerne la perte d’emplois. Sur ce sujet, la crainte du progrès technique en France n’est pas nouvelle : en 1831, les canuts lyonnais se révoltent face aux machines à tisser qui menacent de leur prendre leur travail. Or cette crainte ignore le pendant du progrès technique, celui de la création d’emplois dans les secteurs nouveaux. Comme le rapporte Peter Drucker dans son remarquable article « The age of social transformation » , le deuxième plus grand groupe dans la population et de force de travail de tous les pays développés dans les années 1900 était celui… des domestiques. Pour étrange que cela paraisse aujourd’hui, les domestiques étaient considérés comme une loi de la nature tout autant que les agriculteurs. Le recensement de l’époque définissait d’ailleurs un ménage de la classe moyenne inférieure comme celui qui employait moins de trois domestiques. Trois domestiques ! Cette classe a pourtant totalement disparu en une cinquantaine d’années sans cataclysme ni révolution, absorbée par la croissance d’autres métiers créés par l’innovation. La peur de l’uberisation se focalise donc sur ce qu’on voit, la disparition de certains métiers, en ignorant ce qu’on ne voit pas, la création d’autres métiers. L’innovation n’est pas un jeu à somme nulle. En l’occurrence, beaucoup de ceux qui utilisent UberPop n’utilisent habituellement pas les taxis, trop chers et trop rarement disponibles, et il en va de même avec AirBnB et les hôtels ; comme souvent, les innovations de rupture mordent sur une population de « non-consommateurs » et contribuent donc à accroître la taille du gâteau plutôt qu’à prendre des parts du gâteau actuel. On voit combien la vision malthusienne d’un gâteau fixé pour toujours est fausse et combien elle est dommageable dans un pays comme la France qui a désespérément besoin de croissance, et donc de nouveaux marchés.

Une troisième peur, liée à la précédente, porte sur la précarisation : une économie uberisée correspondrait au développement d’un modèle d’emploi précaire, ou des petits jobs remplaceraient des emplois stables et bien rémunérés. Comme si la France était le pays du plein emploi ! Dans un pays qui compte officiellement plus de cinq millions de chômeurs (bien plus en vérité), ce raisonnement est assez stupéfiant. La vraie précarité, c’est le chômage, et empêcher l’émergence de nouvelles industries est le meilleur moyen de le faire perdurer. Là encore, une logique malthusienne conduit à une pénurie malthusienne : essayer de protéger une conception du salariat qui ne correspond de facto plus à la réalité, et, au nom de cette conception, empêcher de travailler des gens qui n’ont pas, eux, la chance d’y souscrire et qui en ont été exclus. En fait, l’uberisation est la chance des exclus du système français, et le clivage pour/contre Uber est celui des exclus contre les privilégiés de ce système malthusien.

Responsabilité de l’État

Dans le cas des taxis, l’État est particulièrement responsable : le problème des taxis est connu et parfaitement décrit depuis le rapport Rueff-Armand de 1960, depuis 55 ans donc ! Depuis 55 ans l’État sait qu’il y a un problème, que le système monopolistique créé une rente de situation pour quelques uns aux dépens de tous les autres, en quantité comme en qualité. Le système est conçu pour ne pas évoluer et produire une mauvaise qualité de service. Et depuis 55 ans l’État ne fait rien. Les taxis s’en sont bien arrangés, vivant sur un système d’enchères sur des licences qu’ils avaient obtenues gratuitement à l’origine, rappelons-le. Aujourd’hui, ce système de rente est rendu obsolète grâce à la technologie. C’est la technologie qui, enfin, force à remettre en cause un système malthusien qui crée artificiellement de la rareté et de la mauvaise qualité.

Cette révolution technologique qui permet aux individus de remettre en cause un monopole révèle aussi une peur, celle de l’élite française, devant une évolution qu’elle ne maîtrise pas et qui se fait sans elle. Cette peur explique les contradictions des différents gouvernements, et singulièrement celles du gouvernement actuel. Il ne se passe pas une semaine sans que celui-ci ne professe son amour des startups et de l’entrepreneuriat : un coup de FrenchTech par-ci, un discours de d’Emmanuel Macron par là, et une inauguration d’incubateur par François Hollande pour couronner le tout. Mais le même gouvernement décide d’interdire UberPop pour défendre le monopole des taxis. Au fond, le gouvernement est pour les startups, mais à condition qu’elles ne dérangent pas l’ordre établi. Qu’elles ne touchent pas aux libraires, pas aux taxis, pas aux magasins fermés le dimanche, pas aux journalistes, bref qu’elles restent bien sages et ne touchent à rien. Là encore, la peur que soient remis en cause les petits arrangements entre amis du capitalisme de connivence est telle que le gouvernement s’évertue à interdire ce qu’il ne peut pourtant empêcher, et déploie des moyens démesurés (200 policiers aux côtés d’inspecteurs de l’URSSAF) pour chasser le chauffeur UberPop ; c’est plus facile que traquer les trafiquants de drogue et ils doivent bien se marrer dans les quartiers nord de Marseille ; pendant ce temps-là ils sont tranquilles.

Que faire alors, me demandait récemment un journaliste ? Alléger les charges des taxis par exemple ? Je ne vois pas pourquoi. Cela fait 55 ans que les taxis tirent avantage d’un monopole. Comme d’autres acteurs économiques avant eux, ils sont confrontés à un environnement changeant qui les défavorise, et ce d’autant qu’ils ont largement abusé des protections dont ils ont bénéficié en dégradant leur service. Au nom de quoi faudrait-il désormais leur accorder des réductions de charges ? Qu’elles soient trop élevées en France c’est un fait, alors allégeons-les pour tout le monde, restaurants et plombiers inclus, ouvrons systématiquement les professions à la concurrence et laissons émerger ceux qui fournissent le meilleur service.

De toute façon, la question même « Que faire » trouvera seule sa réponse. Uber progresse et a mis en place une formidable machine de lobbying lui permettant de gagner ville après ville, sachant que le temps joue pour elle. Cette machine de lobbying choque les bonnes âmes qui voudraient sans doute que les entrepreneurs soient de sympathiques adolescents qui se laissent taper dessus par des taxis, et qui découvrent au contraire des « barbares » qui connaissent parfaitement le jeu politique dans lequel ils évoluent et n’ont rien à apprendre des grandes entreprises en la matière. Au-delà, penser que les entrepreneurs vont se laisser faire est faire montre d’une singulière inculture économique et historique. Message aux malthusiens : préparez vos machettes, les barbares, c’est du sérieux.

Au final, la France et son gouvernement pétrifiés devant un monde qu’ils ne veulent ou ne peuvent penser, comme souvent dans notre histoire, mènent un combat d’arrière garde, préparant ainsi une nouvelle défaite de la pensée, une de plus, et les mots de Léon Blum restent vrais : « Tandis que la règle du capitalisme américain est de permettre aux nouvelles entreprises de voir le jour, il semble que celle du capitalisme français soit de permettre aux vieilles entreprises de ne pas mourir. » Protéger ce qu’on peut perdre plutôt que permettre ce qu’on peut gagner.

En protégeant ainsi l’ancien monde, la France empêche le nouveau monde d’émerger et si elle y réussit, il y a hélas à parier que les futures grandes entreprises du XXIe siècle, et donc la croissance et l’emploi, se créeront ailleurs.

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  • « Que se passe-t-il si n’importe qui peut s’improviser coiffeur, sans formation ? Comme si la formation étant garante de qualité… une bonne formation n’empêche absolument pas des prestations de mauvaise qualité  »

    Ce qui va se passer si je m’improvise coiffeur ? J’espère que vous portez une perruque ! Si ca n’est pas le cas c’est pas grave : ca repousse !

    Ce que vous dites c’est n’importe quoi, je suis dentiste à votre avis sans formation aucune c’est possible d’exercer ce métier ?

    • Si vous allez chez un coiffeur (ou pire un médecin) qui est notoirement incompétent, vous vous exposez vous même au danger. Les pertes que vous subissez sont de votre responsabilité.

    • Relisez l’article. L’auteur ne dit pas que l’on n’a pas besoin de formation. Il dit simplement que c’est au client de déterminer si vous êtes un bon dentiste ou pas. Un mauvais dentiste, qu’il soit formé au pas, ne pourra tout simplement pas exercer son métier, faute de clients…

    • M51, les bons pourront déjà se démarquer par exemple en mettant en avant leur police d’assurance controlable immédiatement sur une appli : si une assurance leur a fait confiance c’est déjà un grand pas.

      Et comme sur ebay, blablacar il y a les évaluations clients…

      Comment choisissez-vous votre restaurant quand vous êtes dans une nouvelle ville ?

      • « Comment choisissez-vous votre restaurant quand vous êtes dans une nouvelle ville ? »
        J’ai eu ce choix à faire lors d’un week-end en amoureux. Je me suis servi des avis clients mais j’ai été confronté à plusieurs cas d’indécision :
        1/ Ils y en avaient avec peu de commentaires et tous à un moment donné.
        2/ J’ai trouvé le pire et le meilleur des commentaires pour un même restaurant.
        3/ J’ai trouvé des restos sans commentaire (bon ou pas bon ? )

        Du coup j’ai pris au pif, et j’ai eu du bon et du moins bon qui ne correspondait pas au final aux peu de commentaires que j’ai lu dessus.

        • Oui c’est comme partout, il y a des commentaires inutiles 😀

          • A partir de combien de commentaires évaluez vous la pertinence ? Car je n’ai trouvé aucun restaurant avec un nombre suffisant de commentaires pour pouvoir faire confiance à ces avis.

            • Vous ne semblez pas avoir saisi l’humour de mon commentaire.

              Sinon, pour répondre à votre question c’est déjà l’évaluation globale qui compte en premier puis on peut rentrer dans le détail des avis négatifs et éventuellement aller jeter un oeil aux autres avis postés par ces même clients négatifs afin de déceler les « pénibles ». Lire les évaluations ça s’apprend aussi.

              • « Vous ne semblez pas avoir saisi l’humour de mon commentaire. »
                Et pourquoi j’ai posé la question d’après vous ? 😆

                « Sinon, pour répondre …. »
                Ça ne sert à rien, ça fait des années que je fais des achats sur Internet.
                Je voulais juste poser le cas de la restauration qui peut être bien plus difficile à évaluer qu’un produit marchand.

                • Perso je ne vois pas la diiférence dans la manière d’évaluer des commentaires sur des restos ou des hotels etc…

                  • Comment pouvez vous évaluer de manière identique un produit et un service ?

                    1/ Lorsque vous achetez un téléphone, vous vous attendez à recevoir un téléphone qui fait ce qu’on lui demande, téléphoner, vos motifs d’insatisfaction seront liés surtout au coté annexe (mauvais fonctionnement, casse, livraison sur des critères définis à l’avance)

                    2/ Lorsque vous allez au resto vous aurez une attente différente du service et de la qualité que votre voisin. J’ai déjà vu des notes pourries parce que la serveuse ne souriait pas, personnellement je m’en fous si la nourriture est bonne. Il y a des tas d’autres paramètres subjectifs qui peuvent entrer en jeu (proximité, délai d’attente, bruits, emplacement, etc ….. et éventuellement la qualité de la nourriture, quand même!! ). Alors si il y a une dizaine de commentaires, ça passe, on les lit tous et on se fait son idée selon nos critères mais lorsqu’il y aura des centaines de commentaires ….

                    PS: Parfois plus il y a d’évaluations moins elle devient pertinente, c’est l’exemple des applis android ou la plupart des applis se retrouvent autour de la moyenne à cause d’avis très souvent subjectif (i.e. un utilisateur met 1 étoile parce qu’il n’aime pas le jeu ou l’appli mais pourtant ça ne veut pas dire qu’il ou elle est mauvaise, c’est juste pas à son goût)

                    • Telephone ? Relisez. j’ai bien fait exprès de prendre 2 services.

                      Vous n’aimez pas la cervelle ou la tête de veau… n’en mangez pas.
                      Si les avis des utilisateurs ne vous apportent rien, ne les utilsez pas… point barre.

                    • Je vous dis ça : « Je voulais juste poser le cas de la restauration qui peut être bien plus difficile à évaluer qu’un produit marchand. »

                      Vous me répondez ça : « je ne vois pas la diiférence dans la manière d’évaluer des commentaires sur des restos ou des hotels »

                      Vous avez surtout fait exprès d’être à coté de la plaque !!

                      « Si les avis des utilisateurs ne vous apportent rien, ne les utilsez pas… point barre. »
                      Vous aimez donc l’extrémisme ?! Les nuances ce n’est pas votre truc, c’est tout ou rien, c’est soit pertinent pour tout soit pour rien ? Ouvrez vous un peu !

  • Vincent Andrès
    30 juin 2015 at 9 h 30 min

    Un truc amusant : la TV nous abreuve de centaines d’enquêtes sur tel ou tel scandale présumé … mais sur les taxis … rien. RAS. Tout baigne dans l’harmonie dans cette sympathique profession.

    • vous savez quoi ? Le propriétaire de G7 et des taxis bleus est aussi le propriétaire de Canal Plus, en plus d’être bien introduit dans les ministères…

  • 55 ans que l’état « branlôte »… C’est pire que la Suisse!
    Et il incite au lynchage d’innocents. Étatontonmacoutte !

    • Plus le métier nécessite une formation et moins cette formation est utile. Non ? Ben ouais parcequ’il y a toujours des mauvais……..

      Chir orthopédique 14 ans de formation quelle perte de temps ! Alors qu’on pourrait exercer direct ! Après les plus mauvais n’auront pas de patients, ca va s’équilibrer ! -))))

      • Ce n’est pas une histoire de formation, mais de compétence. Dès le moment où vous avez votre permis de conduire et que vous possédez un GPS, vous pouvez vous improviser taxi. Et vous serez peut-être un meilleur taxi que les « vrais ».

        Dès le moment où vous possédez une tondeuse, vous pouvez vous couper les cheveux et vous passez d’un coiffeur (c’est ce que je fais depuis 15 ans !)

        Par contre, il est clair que je ne m’improviserai pas chirurgien, dentiste ou chimiste. Mais si vous allez chez votre dentiste et qu’il n’est pas capable de voir que vous avez une carie, retournerez-vous chez lui ? Bien sûr que non et s’il ne s’améliore pas, il n’aura plus de boulot.

        Tiens, depuis que je suis propriétaire, je me suis improvisé électricien, maçon, jardinier, ….. et ceci, sans aucune formation.

        • « Ce n’est pas une histoire de formation, mais de compétence. Dès le moment où vous avez votre permis de conduire et que vous possédez un GPS, vous pouvez vous improviser taxi. Et vous serez peut-être un meilleur taxi que les « vrais ». »
          Non, il y a une différence entre emmener mémé faire ses courses et passer 12h par jour, 6 jour sur 7 dans sa bagnole.

          « Tiens, depuis que je suis propriétaire, je me suis improvisé électricien, maçon, jardinier, ….. et ceci, sans aucune formation. »
          Même remarque, ce n’est pas parce qu’on sait tondre sa pelouse une fois par semaine qu’on saura être jardinier.

          Et ensuite c’est quoi ? je sais faire une vidange donc je suis mécanicien ? C’est pas possible d’être aussi méprisant avec les gens qui ont certainement des compétences que vous n’avez pas.

          • Cela peut se résoudre par la transparence.
            Ainsi, je n’irait pas voir un dentiste s’il n’est pas diplômé de médecine, ou appartient à un ordre sérieux ou tout autre preuve de sa compétence.
            Si je vois que mon médecin par à peine français, était boucher pendant 30 ans, je ne vais pas lui confié ma santé.

            De plus, avec internet, on peut apprendre les bases en mécanique, info, jardinage sans se dire professionnel.
            C’est aussi aux consommateurs d’être responsables et curieux.
            Après si le gars se pointent avec un faux diplôme, c’est un arnaque et c’est déjà puni par la loi.

            Cordialement.

            • « Ainsi, je n’irait pas voir un dentiste s’il n’est pas diplômé de médecine, ou appartient à un ordre sérieux ou tout autre preuve de sa compétence. »

              Axiome posé par l’auteur du sujet : une formation n’est pas gage de compétence. Pourquoi vous réagissez ainsi ? -)))))

            • « De plus, avec internet, on peut apprendre les bases en mécanique, info, jardinage sans se dire professionnel. »
              Des bases en font elle une compétence professionnelle ? Croyez vous qu’avec internet vous saurez changer une courroie de distrib sans vous planter ? Et si vous vous plantez vous indemniserez votre client pour votre faute ?
              C’est bien la notion de liberté de faire ce qu’on veut mais il faut aussi être responsable de ses actes en cas d’erreur et je doute que les français soient prêts à devenir responsables.

              On n’apprend pas un métier sur internet, juste de quoi faire mumuse dans son coin !

              • Au temps pour moi je me suis peut-être mal exprimé.

                M51, j’ai un peu de mal à différencier « formation » et « compétence », car si on fait des études c’est justement pour gagner en compétences. Ainsi on apprend à l’étudiant-dentiste à diagnostiquer des maladies dentaires et les prévenir et/ou les guérir.

                Liw, loin de moi l’idée de me dire jardinier pro en passant par la case « wikipédia: jardin ».
                Mais je peux proposer mes humbles compétences à des gens à condition d’être parfaitement transparent (en tant qu’amateur). Ainsi il existe des sites de service entre particuliers comme Jemepropose.com‎. Le but est de créer de la richesse à travers d’autres types d’échanges.

                Enfin je vous rejoins quand vous couplez liberté avec responsabilité. Même si j’ai parfois des doutes, je ne souhaite pas tomber dans le piège des socialistes qui nous disent tous les jours: « comme vous êtes des irresponsables, l’État doit s’occuper de vos vies ».

                J’espère avoir éclairci le tableau 🙂

                • « Enfin je vous rejoins quand vous couplez liberté avec responsabilité. Même si j’ai parfois des doutes … »
                  Je parle de vrai responsabilité personnelle et individuelle, pas celle qui se repose sur l’état providence !
                  Oui vous avez éclairci le tableau pour moi !

              • liw, vous oubliez l’assurance.
                Si j’affiche une police d’assurance vous garantissant que mes réparations sont garanties matériellement jusqu’à 100,000E et immatériellement jusqu’à 3.5ME (comme Uber) ça cause !

                • Yes ! ça cause car c’est la base de la libre activité ! Encore faut il que l’assurance joue le jeu jusqu’au bout même si l’état vous considère comme travailleur illégal car des assurances retournant leur veste c’est très courant dès qu’un grain de sable apparaît.

          • Quelle compétence faut-il pour être chauffeur de taxi? Avois son permis et apprendre le plan de la ville. Donc c’est à la portée d’environ 23 millions de personnes en France.

            • Vous croyez sincèrement que 23 millions de personnes sont capables de rouler des heures par jour en milieu urbain, par tous les temps et toute luminosité ? 😆
              Vous êtes bien optimiste, déjà que ça les fatigues de faire 500 m à pied pour aller chercher leur pain, qu’il y en a un paquet qui ne veut pas conduire de nuit ou sous a pluie, plus ceux qui ont carrément peur de conduire alors des heures de concentration pour rouler en milieu urbain c’est pas la peine ! J’en connais peu dans mon entourage qui se sentent capable de faire ce genre de métier (taxi, routier ou livreur)

              A une époque j’entendais les même affirmations sur l’informatique, mais ce n’est pas parce qu’on sait faire quelques macros sous excel qu’on saura développer des logiciels.

              • Dans un tel cas liw ce n’est pas la formation qui va solutionner des problèmes physiques… il faut faire appel à la chirurgie.
                On choisit aussi un métier en fonction de ses capacités physiques : un gars de 1.50m et 35 kg ne va pas faire déménageur.

                • Effectivement, la formation ne sera pas forcément gage de compétence ou de savoir faire si nous ne sommes pas fait pour tel ou tel métier.
                  J’aimerai espérer que le type de 35kg et 1,50m sait qu’il ne pourra jamais faire déménageur ! m’enfin si l’envie l’en prend, après tout pourquoi pas ils s’en rendra compte par lui même.

                • la formation pour les chauffeur de taxi c’est, comment dire, une « excuse » pour justifié leur protection étatique du genre :’mode foutage de gueule on’ OK on leur donne le monopole mais attention la formation est hyper exigeante! l’état veille sur la sécurité des passagers ‘mode foutage de gueule off’

          • Mon cousin fait de la mécanique, il répare des voiture, fait de la tôlerie, de la peinture auto. Il n’a jamais passé une heure de formation en mécanique auto et des gens font 150 km pour venir faire réparer leur auto par lui, pourquoi? parce qu’il est plus compétant que les garagiste diplômer. le diplôme, la garantie de l’état, c’est de la merde, ça ne signifie rien, c’est juste un moyen de former une corporation qu’on pourra ensuite traire à volonté à travers les charge sociale et comme tout cela finit toujours par retomber sur client cela rend la vie horriblement plus chère qu’elle ne devrait.
            Autre exemple, je suis chimiste. Quand j’ai commencé à travailler dans mon il y avait un gars qui n’avait jamais eu de formation de chimiste mais il mettait la pige à tout le monde parce qu’il aimait ça, il avait le feeling pour ça. Aujourd’hui avec internet l’information est partout si vous avez la passion, l’envie vous pouvez tout apprendre, tout comprendre. moi je lisais de bouquins de chimie à 12 ans, j’ai passé mon bac sans ouvrir une seule fois les livres scolaire et qaund j’ai commencé à travaillé je me suis aperçu que j’avais perdu 5 ans à faire des études pour rien, à 16 ans j’avais déjà tout les connaissance nécessaire pour faire le job…les déplomes et les certifications ça ne sers qu’a une chose : figer les privilèges de la société.

            • « Mon cousin …. il y avait un gars »
              On a jamais prouvé une théorie avec des exceptions.

              Des gens comme vous, votre collègue ou votre cousin il y en aura toujours mais ça n’en fait pas une généralité, je m’étonne d’ailleurs comment quelqu’un de si intelligent et scientifique que vous (d’après votre message) ne sache pas cela.

              Il n’y a pas que la passion et l’envie qui compte, il y a aussi l’opportunité, trouver un job sans en avoir le diplôme devient extrêmement compliqué et je suis d’accord avec vous que c’est idiot.

              J’ai énormément de connaissance en mécanique auto car comme vous j’ai beaucoup lu mais je n’ai jamais eu l’opportunité économique et financière de pratiquer. Je pourrai aussi me vanter dans un autre domaine mais ce n’est pas mon genre.

              • C’était juste un exemple, en plus de 20 ans de carrière j’en ai rencontré des tas de gens comme ça, sans diplôme mais avec des compétences incroyables, des vrai « self made man ». le plus tragique c’est que leur compétence sont dévalorisé et sous exploité justement parce que les diplômes sont sur évalués. le diplômes c’est la voix de la facilité, la voix de la médiocrité, c’est le socialisme appliqué à l’apprentissage, pas étonnant qu’en France ça marche à fond…

            • « le diplôme, la garantie de l’état, c’est de la merde, ça ne signifie rien, c’est juste un moyen de former une corporation qu’on pourra ensuite traire à volonté à travers les charge sociale et comme tout cela finit toujours par retomber sur client cela rend la vie horriblement plus chère qu’elle ne devrait. »

              Ah ? parce que sans diplome pas de traite ? -)))) Tu embauches un non diplomé au smic pour compter les mouches, tu vas etre surpris de constater à quel point ca coute cher de compter les mouches ! -))))

              • Un diplôme n’est pas une garantie. Je fais plus confiance à l’évaluation des clients.
                Certes je vois déjà les ceusses qui vont me dire qu’un non-professionnel est incapable de juger le travail d’un professionnel… mais pourtant c’est comme cela que ça marche : si je suis content de l’installateur de ma cuisine, qu’on m’en fait des compliments, qu’il n’y a pas 2/10ème de millimètre de jeu… je ne sais pas comment le gars a fait et je m’en fous, c’est le résultat qui compte et ça tout le monde peut le juger et en parler.

                Si les gens achètent un type de voiture et qu’ils haient un autre type, ils ont de bonnes raisons et pourtant ils ne sont pas mécaniciens. Les gens se trompent-ils ? Non, car c’est leurs sous. Bientôt il faudra peut-être donner ses motivations pour choisir une Miele plutôt qu’une Indesit, un Dyson plutot qu’un Electrolux ? Ou faire appel à un conseiller d’état ?

                • « Je fais plus confiance à l’évaluation des clients »
                  Et que faites vous de ceux qui n’ont pas encore d’évaluation ? C’est juste une question. 😉

                  • C’est comme dans la vie d’avant en fait, un nouvel arrivant doit faire ses preuves. L’évaluation fonctionne juste plus vite que le bouche-à-oreille. Et on n’est pas non plus branché en permanence pour faire des choix par rapport à des évaluations mais laisser des évaluations quand on a des bonnes surpises (ou pas) ça participe du mouvement. Ce sont bien souvent les locaux d’ailleurs qui mettent les premières évaluations.

                    C’est vrai qu’un vendeur ebay qui démarre seulement maintenant doit se démarquer par rapport à la concurrence jusqu’à gagner ses galons et à ce niveau, sauf exception, je ne fais pas le beta-testeur.

                    • « et à ce niveau, sauf exception, je ne fais pas le beta-testeur. »
                      Vous venez d’exprimer la limitation du système d’avis (ou commentaires), plus il sera répandu plus il sera difficile de s’installer en concurrence « libre » car elle sera biaisé par le commentaire.
                      Rien ne changera par rapport à l’ancienne méthode du bouche à oreille si ce n’est que ça ira beaucoup plus vite pour couler si le commentaire devient le Graal de la compétence comme peut l’être malheureusement le diplôme aujourd’hui !

                    • Ok, donc autrement dit Apple fait une distorsion de concurrence car il est plus connu que le chinois Huawei !

                      Mais vous aurez remarqué que ce même chinois vous vend ses produits au tiers du prix du leader du marché et qu’il est d’un bon rapport qualité / prix. C’est aussi ce qu’avait fait Samsung quand il a attaqué le marché des smartphones : ils étaient à moitie prix au début.
                      Vous ne semblez pas avoir pris conscience de la façon dont se diffuse l’information actuellement hors des systèmes traditionnels (medias donc connivence) et cela améliore grandement l’objectivité mais aussi la vitesse de l’information.

                      Personne ne peut actuellement mettre en doute la qualité du système blablacar. Free a fait l’objet d’énormes attaques par les leaders du marché sur la qualité de sa prestation mais force est de constater que les utilisateurs ont été plus fort que les détracteurs et c’est toujours croquignolet de voir un pseudo client critiquer alors qu’il pourrait simplement annuler son pseudo abonnement puisqu’il n’y a pas d’engagement.

                      Oui ça va certainement plus vite à couler (qui s’en plaindrait), mais c’est aussi plus rapide de sortir du lot grâce à la vitesse de circulation de l’information.

                    • « Ok, donc autrement dit Apple fait une distorsion de concurrence car il est plus connu que le chinois Huawei ! »
                      Je n’ai pas fait mention de distorsion mais de comportements client pouvant entraîner des conséquences néfastes.
                      Comme je vous le disais, je pense que si le commentaire client devient aussi important que l’est le diplôme pour le marché de l’emploi (Je crois le seul pays tenant autant d’importance au diplôme) alors l’économie ne s’en sortira pas forcément gagnante. Mais pour ça on n’y peut rien, le français est ce qu’il est.

                      « Vous ne semblez pas avoir pris conscience de la façon dont se diffuse l’information actuellement hors des systèmes traditionnels »
                      J’ai pourtant affirmé le contraire.

                      « Free a fait l’objet d’énormes attaques par les leaders du marché sur la qualité de sa prestation »
                      Et c’était justifié !
                      J’ai fait parti des premiers à m’abonner chez eux mais avec l’expérience d’Internet chez eux je connaissais les ressources de Free pour arranger les choses. Il faut avoir un minimum d’indulgence mais c’est vrai que si au bout de 2 ans il n’y avait pas eu d’amélioration je serai parti.

                      « Oui ça va certainement plus vite à couler (qui s’en plaindrait), mais c’est aussi plus rapide de sortir du lot grâce à la vitesse de circulation de l’information. »
                      C’est exactement ça, à double tranchant, un premier mauvais commentaire subjectif et c’est presque la mort.

                    • « Je n’ai pas fait mention de distorsion [de concurrence] mais de comportements client pouvant entraîner des conséquences néfastes. »

                      Euh c’est quoi ça ?
                      « Vous venez d’exprimer la limitation du système d’avis (ou commentaires), plus il sera répandu plus il sera difficile de s’installer en concurrence « libre » car elle sera biaisé par le commentaire. »

                      … sachant que les commentaires pour un produits Appel seront toujours plus nombreux que ceux d’un nouveau concurrent… et idem pour le resto du coin vs le nivel arrivant.
                      ______________
                      Poiur Free je parlais du fixe car il ne me serait pas venu à l’idée de m’abonner au mobile début 2012, c’était évident. J’ai attendu 1 an.

                    • Vous manipulez les mots mieux que moi, c’est bien !
                      Donc oui si vous souhaitez appeler ça une distorsion, pourquoi pas, mais comme elle n’est pas figée dans le temps (comme une réglementation), ni provoquée par un élément extérieur au fonctionnement je doute que ce soit tout de même valable d’utiliser ce mot.

                    • Merci d’avoiuer que vous manipulez les mots mais on s’en était rendu compte.

                      Perso j’utilise le dictionnaire : utilisez des règles écrites ou tacites pour avantager un ou plusieurs prestataires c’est de la distorsion de concurrence.

                      Pour ma part je vais arrêter là, je préfère deviser avec des gens de bonne foi. Bon week end.

                    • « Merci d’avoiuer que vous manipulez les mots mais on s’en était rendu compte.

                      Perso j’utilise le dictionnaire….. »
                      Apparemment pas suffisamment ! le terme « manipuler » a plusieurs sens et vous avez pris celui qui vous arrangeait comme d’habitude. Aurai je dû dire que je ne « manie » pas les mots comme vous le faites ?

                      « … : utilisez des règles écrites ou tacites pour avantager un ou plusieurs prestataires c’est de la distorsion de concurrence. »
                      Un commentaire client est une « règle » écrite ? depuis quand ?

                      Arrêtez donc d’interpréter tout le temps de manière négative et ça se passera mieux.

                • Non, c’est plus simple que cela, l’état interdira la commercialisation des marques ne respectant pas les critères, votre choix sera court-circuité tout simplement (comme pour les ampoules par exemple)

              • La plupart des diplômés sont juste payé plus cher pour compter les même mouches. Le mythe du diplôme c’est comme tout les mythes tout le monde joue le jeux pour que le mythe continue parce que personne n’a envie de passer pour un con ou de perdre ses avantages acquis ou ses illusions.

        • « Par contre, il est clair que je ne m’improviserai pas chirurgien, dentiste ou chimiste. Mais si vous allez chez votre dentiste et qu’il n’est pas capable de voir que vous avez une carie, retournerez-vous chez lui ? Bien sûr que non et s’il ne s’améliore pas, il n’aura plus de boulot. »

          Comme vous et la plupart de nos compatriotes ne viennent que « quand ca fait mal » le lien entre la dernière visite qui date d’il y a quelques années et l’incompétence du dentiste qui n’a pas vu la carie débutante d’alors ne va pas etre facile à établir ! -)))))

      • Vous êtes taxi ?

      • Comparer médecin et conducteur d’automobiles, c’est plutôt osé ❗

    • ?!? Cette blague! La Suisse fait 10 fois mieux que nous!

      • C’est bien ce qui est dit. Un exploit d’immobilisme est en cours 🙂
        Même les Suisses n’y arrivent pas malgré leur légendaire lenteur… Elle est plutôt utilisée à … bon escient ❗

  • Uber fait peur à la France ?

    Non, à quelques rentiers seulement.

  • « La journée du 25 juin aura vu une profession entière »
    Pas plus que lorsque la CGT fait grève pour n’importe quelle autre profession.
    A Paris ils étaient à peu près 3’000 sur les 20’000, à Lyon ils étaient environ 400 sur plus 2’000 et encore on ne compte même pas ceux du département.
    Arrêtez de généraliser à tout bout de champs. Je connais des taxis qui voudraient être plus libre sur leur activité mais ceux là n’ont jamais la parole, muselés par leurs fédérations.

  • ce qui est ironique c’est qu’il y a 30 ans, en URSS, tout le monde pouvait faire le taxi, il vous suffisait de lever le bras dans le rue, vous pouviez ainsi tomber sur un prof d’université qui faisait le taxi pour arrondir ses fins de mois parce que son revenu de base était trop faible. Aujourd’hui vous allez sur uberPOP et vous tombez sur un type qui aussi fait ça pour arrondir ses fins de mois parce que son revenu de base n’est pas suffisant. Et certains ont le culot d’appeler ça « le progrès ». Trop drôle.

    • Le progrès c’est que les gens ont le choix de proposer et d’utiliser les services qu’ils souhaite. Donc oui c’est un progrès.

  • ce qui est ironique c’est qu’il y a 30 ans, en URSS, tout le monde pouvait faire le taxi, il vous suffisait de lever le bras dans le rue, vous pouviez ainsi tomber sur un prof d’université qui faisait le taxi pour arrondir ses fins de mois parce que son revenu de base était trop faible. Aujourd’hui vous allez sur uberPOP et vous tombez sur un type qui aussi fait ça pour arrondir ses fins de mois parce que son revenu de base n’est pas suffisant. Et certains ont le culot d’appeler ça « le progrès ».

    • La peur, la peur…..
      C’est surtout la peur de passer à côté d’une occasion de taxer l’activité.
      Un chauffeur qui prend de l’argent sans payer d’impôt ni de charges, c’est intolérable!
      Et de plus, c’est la porte ouverte à des quantités d’autres activités qui feront de même.
      Il faut y mettre bon ordre une fois pour toute.
      Les histoires de compétence, c’est tout à fait secondaire.

  • Les fausses tendances créés de toutes pièces pour cacher le chômage et l’appauvrissement de la population
    -Les jeunes adorent le co-voiturage (leurs propres enfants roulent en BMW ou Porsche)
    -Les Français adorent la colocation (payant ISF, ils ont l’embarras du choix d’appartements)
    -Les Français adorent le camping (eux voyagent dans les Palaces)- baisse de 20% des resa. en Juillet
    -Les Français aiment UBERPOP (eux : Même avec voiture avec chauffeur, ont aussi les frais de Taxis
    remboursés : révélé par le scandale INA)

    On invente des tendances, qui ne sont que des caches misères.

    • Mais de qui parlez-vous? « leurs enfants », ‘eux », « payant ISF »… qui sont-t-« ils » ???

  • « Ce que l’uberisation révèle des peurs françaises »

    Ce que l’uberisation révèle des peurs mondiales…

  • « Qu’elles soient trop élevées en France c’est un fait, alors allégeons-les pour tout le monde, restaurants et plombiers inclus,  »
    Discrète apparition de l’éléphant au milieu du salon, dans cette discussion.
    Ce qu’on appelle l’uberisation, c’est juste l’ensemble des astuces pour créer un avantage concurrentiel en ne payant pas de charges. Le souci c’est que les charges financent notamment la santé.
    Donc l’uberisation, en France, prépare ou accélère le basculement du financement de la protection sociale sur les impôts.

  • Le français moyen est tout de même un rigolo : il veut très souvent être fonctionnaire, avoir un statut le maintenant à vie dans son boulot avec Rtt, congés maladie, droit de grève, droit de buller en toute impunité, faire des razzias d’indemnités aux Prud’hommes, etc…mais quand il s’agit des autres, comme les taxis, ils peuvent crever sans sourciller, bref n’importe quoi pourvu que ses propres intérêts, souvent hypertrophiés, ne soient pas concernés…

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