La soviétisation rampante de la Wallonie

Publié Par Emmanuel Perclus, le dans Belgique

Par Emmanuel Perclus, depuis la Belgique.

USSR -happy march credits John Vaughan (CC BY-NC-SA 2.0)

USSR -happy march credits John Vaughan (CC BY-NC-SA 2.0)

 

Un des traits caractéristiques de l’ex-URSS et de ses satellites était sa propension à organiser la vie de ses sujets au millimètre près, au profit d’une oligarchie étatiste toujours prête à renoncer à ses responsabilités en cas d’échec.

L’un des traits caractéristiques de la Chine communiste contemporaine et de bon nombre de pays du socialisme mou (Europe de l’Ouest), c’est la capacité de ces États à vouloir s’occuper de plus en plus de nos vies mais à refiler une partie du pactole que cela représente à leurs petits copains sous le nom de « partenariat public-privé ».

La Wallonie est actuellement en train d’hésiter sur la voie à emprunter, mais soyez sûr que, quel que soit son choix, cela sera une voie de servitude. Trois exemples tirés de ces dix derniers jours viennent appuyer cette observation.

Soupçons de détournement d’argent public au Centre Public d’Aide Sociale de Tournai

D’abord une affaire toujours en cours dont j’attends avec une impatience réelle le fin mot de l’histoire. Le CPAS (Centre Public d’Aide Sociale) de Tournai est au cœur d’une enquête pour malversation, fraude et détournement d’argent public. La directrice financière, en poste depuis plus de 20 ans, aurait détourné près de deux millions d’euros pour son compte personnel, et d’une manière extrêmement simple : d’un compte en banque libellé « CPAS Tournai » vers son compte personnel. Et ce petit manège dure depuis les années 1990, il aura fallu attendre 2015 pour s’en rendre compte. On se demande de prime abord, en apprenant que le CPAS possède près de 50 comptes à son nom, comment est-il possible que personne n’ait remarqué plus tôt quelque chose de louche. Où sont donc passés les syndicats ? Les partis d’opposition ? Les aides de camp des élus ?

On essaye de nous faire croire dans la presse que tous ces pauvres gens ne pouvaient pas savoir, ces flux frauduleux n’apparaissant pas dans la comptabilité officielle. Ah, au grand étonnement de tous, la directrice financière dissimulait ses versements et ne les transcrivait pas dans son rapport annuel. Quel petit génie du crime. Mais ces deux millions ont bien dû partir de quelque part et il semble bien que durant toutes ces années, personne ne se soit posé de questions. Rappelons encore que le CPAS de Tournai est au bord de l’agonie financière, qu’il vire des employés au rythme d’une multinationale et que sa gestion calamiteuse a souvent été pointée du doigt. Pire, au tout début des années 1990, certains avaient déjà dénoncé ce type d’agissements. Qu’a-t-on fait depuis ? Rien, nada ! La directrice s’étant suicidée après la découverte de ces irrégularités, on pouvait penser qu’un responsable politique agirait autrement qu’en faisant des déclarations publiques ou qu’un autre démissionnerait pour ne pas avoir vu les fautes passant sous son nez. Mais ici, non, rien. Circulez. Dans n’importe quelle entreprise privée, une telle fraude aurait probablement été repérée plus vite (c’est ça être un vil capitaliste proche de ses sous) et les responsables remerciés. Dans une entreprise publique, où l’argent est en fait le vôtre, tout cela n’a guère d’importance.

Fuites en série aux examens de l’enseignement secondaire

Vient ensuite cette rocambolesque histoire de fuites autour des examens des écoles secondaires. À cause de celles-ci, les épreuves de science, d’histoire et de néerlandais ont dû être tout bonnement annulées. Tant pis pour ceux qui n’avaient pas triché, tant pis pour les honnêtes candidats. Depuis quelques années en région francophone, bon nombre d’élus poussent de plus en plus la voix pour demander chez nous l’équivalent du bac français. Alors même que ce bac est critiqué en France, nos élus qui, décidément, ne peuvent pas s’empêcher de tout contrôler et produire des lois à tour de bras, décident donc de copier les mauvaises idées des voisins. D’autres, à gauche, veulent carrément supprimer le réseau libre (les écoles catholiques subventionnées). Égalitarisme forcé, contrôle étatique, nivellement par le bas. Tout y passe. Cette année, est mis en place un premier semblant d’examen commun, mais pour quel résultat ? C’est un bel échec de Milquet, encore un, après l’affaire des nouveaux « cours de rien » à l’école.

Pensez-vous qu’on va remettre cette idée de centralisation scolaire forcenée en question ? Pensez-vous qu’après un affront pareil, Milquet démissionnerait de son poste de ministre francophone de l’enseignement ? Que nenni, on préfère s’attaquer aux ados de 14 ans qui se sont contentés de faire passer l’info. La liberté d’enseigner, la liberté de choix du réseau scolaire, la liberté pour les enseignants de faire leurs propres examens, bref, ces petits morceaux de libertés dans l’enseignement que nous enviaient certains en France, seront bientôt de l’histoire ancienne.

Soyez certains que d’ici dix ans, aura débarqué chez nous un mammouth identique à l’Éducation Nationale française ; et compte tenu de la nullité de notre élu moyen, je parie déjà sur un futur gros échec. En effet, comment concilier un baccalauréat avec le système belge, basé sur un tronc commun en filière « générale » (non professionnelle) modulé par un choix d’options assez large ? Pour exemple, dans ma classe il y avait entre 4h et 8h de maths, 0h ou 2h de sciences économiques ou sociales, 2h ou 4h de sport ou d’histoire, 2 ou 3 langues vivantes (néerlandais, allemand, anglais et espagnol au programme), 3h ou 6h de sciences… selon les choix des élèves. Chacun, ou presque, avait de cette manière un parcours et un planning différents, tout en partageant un socle commun d’une vingtaine d’heures (français, cours de « base » en maths, histoire et sciences). Soit on met fin à cette liberté de choix pour l’étudiant, soit on oublie l’idée de faire un baccalauréat. Mais vouloir faire les deux c’est s’assurer un taux stratosphérique de tracasseries diverses.

La Wallonie crée sa propre sécu

Enfin, le PS et le CDH se félicitent de la mise sur pied d’un début de Sécu wallonne. Deux points sont à relever. D’abord, le PS et le CDH ont toujours été les plus virulents contre les volontés récentes d’autonomie de la Flandre, au point de se faire détester chez nos compatriotes néerlandophones et de les braquer un peu plus vers l’extrême-droite de la Nva. En campagne électorale, ils ont mis un point d’honneur à toujours dire « on ne touchera pas à la solidarité nationale » (PDF venant du PS disponible ici). Que font-ils une fois les mains libres en Wallonie ? Eh bien ils préparent la Sécurité sociale wallonne. Percevez-vous également cette douce odeur de petits mensonges politiques ?

Bien sûr, je ne suis absolument pas attaché à la Sécu, je préfère un système de mutualité et d’assurance, il n’empêche que nos élus n’ont vraiment plus aucune honte à faire et à dire tout et son contraire.

Contrepoints588 - Wallonie - René Le HonzecEnsuite, Maxime Prévot admet que, par manque d’argent,  l’État ne pourra pas assumer intégralement les maisons de retraite, et va donc ouvrir des PPP (partenariats public-privé) pour permettre d’augmenter le nombre de places disponibles à moindre coût. Excellent raisonnement du cador du CDH, mais pourquoi privatiser juste un peu ? Un PPP implique que l’État est à la manœuvre, il va décider des conditions d’ouverture de ces hospices. Comment cela va-t-il se décider ? Qui va rafler les contrats ? Les grosses pointures de la construction habituées des contrats publics ? Il sera important d’être vigilants à l’avenir.

Est-il si compliqué de comprendre que si la PPP fonctionne pour certaines maisons de repos, elle le peut aussi pour toutes les autres ? Si ce dispositif permet des économies pour les maisons de retraite, pourquoi ne pas l’adopter pour les assurances de type chômage et les mutualités de soins ?

Tout simplement parce que, comme pour le CPAS, comme pour l’école, comme pour beaucoup d’autres fonctions, privatiser signifie couper leurs revenus aux élus, leurs emplois si bien protégés. Mais surtout, la privatisation leur ôterait le pouvoir dont ils sont devenus dépendants. Comme en URSS, comme en Chine, et de plus en plus partout ailleurs, ils sont drogués à l’idée de « faire quelque chose » pour moi, pour vous, pour nos voisins, pour nous tous. Et surtout pour eux.

Ils ne peuvent pas imaginer qu’ils sont faillibles. Pourquoi donc vérifier attentivement des comptes publics ? Ils ne peuvent pas imaginer qu’un enseignant connaisse mieux que quiconque sa classe et ses élèves, ou qu’un directeur est le mieux placé pour gérer son établissement. Pour quelles raisons les laisser faire ? Ils ne peuvent pas imaginer qu’on pourrait se passer d’eux. Pourquoi donc laisser les individus s’assurer eux-mêmes contre les aléas de la vie ? Ils ne peuvent pas imaginer qu’ils sont irremplaçables. Pourquoi donc démissionner ?

Ceci ne prendra jamais fin, jamais un élu ou un parti a émis le souhait (en dehors des effets d’annonces) de diminuer les pouvoirs de l’État. Peut-on imaginer qu’ils puissent  se présenter en disant « on va moins faire ». Chaque élection le prouve en ce qu’elle aboutit à plus de pouvoir pour l’État. Chaque jour de réunion de l’hémicycle le prouve : davantage de lois, de règlements et de taxes. Dans nos démocraties modernes, la seule issue semble être la route de la servitude soviétique.

Sur le web

  1. Ce qui se passe concernant l’enseignement en Belgique est juste criminel. Il s’agit d’un nivellement vers le bas, on sabote l’enseignement et tout cela dans un but de mettre les écoles aux mêmes niveaux, tout cela par égalitarisme.
    Les examens externes organisés par la communauté francaise sont bcp trop faciles pour les élèves des bonnes écoles, cela nivelle le niveau vers le bas. Le pire s’est que si un élève réussit un examen organisé par la communauté francaise, on est obligé de le laisser passer dans cette matière même si il n’a pas le niveau et a été en échec toute l’année. Ce qui pose un problème pour l’année suivante où il finit en échec et où il risque de double.
    A cause de la fuite des examens, les écoles font devoir laisser passer presque tout le monde (au sinon, il y aura des recours) ce qui va faire que l’anée prochaine en 3, il n’y aura jamais autant d’élèves qui doubleront car de nombreux élèves n’auraient pas dû être en 3 ème.

    1. « l’anée prochaine en 3 »

      Oh le joli lapsus ! beaucoup d’ânes en 3 ième…

      1. il n’y a pas de lapsus. le système belge est logique. en secondaire, c’est 1, 2 , 3 , 4 ,5 ,6. (même chose en primaire). les élèves de 2 passeront en 3 l’année prochaine

  2. Milquet n’est même pas capable d’éduquer son propre enfant pourtant, elle est ministre de l’enseignement. Son garcon qui était à saint michel a été renvoyé pour avoir participé avec une gang bang (7 garcons pour une fille) lors d’un voyage scolaire.
    Miquet a été aussi perquisitionnée pour avoir violé les lois électorales (elle a engagé des conseillers (tous d’origine étrangère) ministérielles pour que ceux ci l’aident à obtenir les votes des communautés dont ils originaires).

  3.  » à gauche, veulent carrément supprimer le réseau libre (les écoles catholiques subventionnées) » c’est impossible car il faudrait changer la constitution. En plus, tout le monde sait que les écoles catholiques sont bien meilleurs que l’enseignement officiel ce qui fait que les parents ne se laisseront pas faire. Une bonne partie des politicards ont leurs gosses dans l’enseignement catholique, ils ne laisseront pas leurs gosses aller dans l’enseignement officiel qui est nul.

    1. Et bon courage à celui ou à ceux qui voudraient remettre en cause le « pacte scolaire » de 1959 qui mit fin à « la guerre scolaire »!

      Aucune crainte à avoir: les politiciens ne sont, là comme ailleurs, ni souvent courageux ni jamais téméraires!

      1. en vérité, il n’y a pas que cela. Il y a aussi une question de réalisme. Les écoles catholiques sont subventionnés à 75% par l’état (le reste étant à charge des parents). autrement dit, l’enseignement catholique permet d’économiser des milliards d’euros à l’état car si tout l’enseignement devient officiel l’état (je parle au sens large en comptant communes, provinces,..) devra subventionné à 100 %. Or, aujourd’hui, on est déja dans une période où l’état manque d’argent (il peut difficilement taxer plus vu que la belgique est l’un de pays les plus taxés d’europe), il n’a tout simplement pas les moyens financiers de défaire l’enseignement libre.

  4. Faire de la N-VA un parti d’extrême droite est une idée très peu intelligente, car il se trouve que la N-VA est peut-être, voire assurément, le parti le plus libéral de Belgique, et j’insiste. Entre l’OpenVLD qui ne sait plus très bien à quelle doctrine se vouer et le MR contaminé au « libéralisme social », je pense qu’il est bon de ne pas faire d’amalgame lorsqu’on parle de la N-VA. La N-VA n’a rien de commun et rien en commun avec le FN en France, par exemple. La N-VA n’est pas non plus anti-immigration, quoi que l’on puisse en penser : la N-VA souhaite une immigration choisie et mieux réglementée. Que cela ne soit pas très libéral, pour le coup, on est d’accord, mais Milton Friedman vous répondrait qu’on ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre, et qu’il est difficile de marier les idéaux libéraux — immigration libre — avec les impératifs de l’Etat-Providence.

    1. En Belgique, personne ne dit que la NVA est d’extrême droite c’est le vlaams belang qui est d’extrême droite. La NVA est décrit comme un parti de droite nationaliste (c’est un parti nationaliste flamand). La NVA est considéré comme un parti comme les autres (à part qu’il souhaite à terme la fin de la Belgique malgré le fait que la très grande majorité des flamands sont contre). Ce qui fait la force de la NVA c’est la diversité de ces électeurs qui vont du centre à la droite radicale. Il y a de tout à la NVA (des centristes, des flamingants, des gens plutôt libéraux). La NVA est loin d’être aussi libérale que vous avez l’air de croire. C’est peut être le parti le plus libéral de Belgique (je ne suis pas sûr avec l’Open VLD) mais en soi, cela ne veut rien dire vu que les partis politiques belges ne sont pas très libéraux mêmes les partis soi disant libéraux comme le MR.

      1. Il existe un paradoxe (pour ne pas dire une contradiction) entre parti nationaliste régional, séparatiste et l’idée libérale. Est libéral celui qui se veut individuellement libre d’une liberté pleine et entière mais qui reconnait que sa liberté respecte évidemment, la même liberté de l’autre et s’interdit donc d’empiéter sur elle! La Flandre n’a pas cessé de discriminer les Belges francophones sur son territoire, limitant leur liberté dans l’usage de leur langue mais aussi dans l’acquisition d’un logement. (les étrangers échappent à cette discrimination)

        La NVa compte bien profiter de son passage au gouvernement pour montrer sa « stature » digne de parti de dimension nationale, en mettant, comme convenu, toute discussion constitutionnelle de côté … bien provisoirement! C’est bien clair! Et, jusqu’à présent, ils jouent le jeu avec une certaine sincère bonne volonté.

        En réaction, il faut bien dire que tant le CDh que le PS attaque tout, y compris la mise en oeuvre de leurs projets décidés dans le gouvernement précédent, ce qui demande une dose de mauvaise foi, le PS n’hésitant pas à utiliser la FGTB pour saboter si possible, la volonté gouvernementale pour arriver à lui mettre le plus de bâtons dans les roues. Sans succès, jusqu’à présent.

        La Belgique n’est pas la France! Elle n’a pas l’habitude de donner trop d’importance aux discours mais, pragmatiquement, bien plus aux actes. L’idéologie lui glisse vraiment sur le paletot, et les références aux « grands auteurs » la laisse assez froide. Elle est clairement pro-européenne mais pas sans méfiance, et ne pense pas du tout que l’avenir répétera le passé. Elle a une circonspection naturelle vis-à-vis de la politique quand ce n’est pas une fréquente indifférence basée sur des a priori (Un Sarkozy n’aurait jamais pu réunir les millions en punition de ses extravagances financières de campagne! Même à l’échelle du pays!)

        Et, très réalistement, malgré ses imperfections, elle tient à conserver un minimum de sécurité sociale comme un rôle de l’état dans certains dossiers, au-delà du pur pouvoir régalien dans divers domaines comme le programme respecté de l’enseignement, l’organisation de la santé, tous les problèmes liés à la présence d’institutions internationales à Bruxelles, le logement accessible financièrement etc …

        Donc les Belges attendent de voir si la NVa exigera que la prochaine majorité réalise la 7ième révision de la constitution pour encore diminuer le pouvoir fédéral et se diriger vers un « con fédéralisme » (en deux mots, dans le Larousse en ligne) dont à peu près personne ne sait exactement ce que cela signifie!

        1.  » se diriger vers un « con fédéralisme » (en deux mots, dans le Larousse en ligne) dont à peu près personne ne sait exactement ce que cela signifie! » Le confédéralisme est un système politique qui consiste en l’association de plusieurs états souverains et indépendants qui décident de gérer en commun certaines de leurs prérogatives en les déléguant à un pouvoir central, dit confédéral. Ils forment alors une confédération. Chaque état peut se retirer à tout moment de la confédération. A l’heure actuelle, il n’existe pas de confédération. Cependant, l’UE est l’organisation qui s’en rapproche le plus de la confédération. CH des plaques de voitures en suisse vient de confédération hélvétique même si a suisse n’est plus une confédération depuis longtemps. l’histoire a montré que les confédérations n’ont jamais marchés très longtemps.
          La confédération prôné par la NVA s’est un état fédéral où on a retiré toute substance à l’état fédéral et où l’ensemble des compétences ont été régionalisés.
          Le discours de la NVA est très clair: pdt un mandat, on abandonne les questions communautaires pour se concentrer sur l’économique puis à la prochaine législature, il y aura une nouvelle réforme d’état. Il ne fait pratiquement aucun doute qu’il y aura une 7 réforme d’état lors de la prochaine législature. Avec chances, on passera enfin à une belgique à 4 régions (en défaisant les communautés)

        2. « Il existe un paradoxe (pour ne pas dire une contradiction) entre parti nationaliste régional, séparatiste et l’idée libérale » je n’ai jamais dit que la nva est un parti libérale car ce n’est pas le cas. Il n’existe pas de vrai parti libéral en Belgique. certains membres de la nva (une minorité) sont plutôt libérales sur les questions économiques (en général, ils ne sont pas sur le reste).
          Boudewijn Bouckaert est le seul libéral proche de la nva que je connaisse (il est vrai que je connais pas bcp de libéraux flamands). Il est favorable à l’indépendance de la Flandre. On peut tout à fait être libéral et favorable à l’indépendance de la Flandre. Cependant, il est vrai qu’un libéral cohérent ne peut pas justifier la discrimination (de droits).

    2. La NVa est remplie au ras bord de gens louches, au mieux, ou d’ex nazillon repenti.
      Je ne fais pas confiance aux repentis du bolchévisme, je ne fais pas plus confiance aux repentis du camps d’en face.

      Je refuse de tomber dans le piège de ces gens sous prétexte qu’ils sont un peu moins socialistes que les autres.

      1. « La NVa est remplie au ras bord de gens louches, au mieux, ou d’ex nazillon repenti » n’exagérons pas non. je n’ai guère de sympathie pour la NVA: ces gens veulent la fin de la Belgique. Je n’apprécie guère leur nationalisme flamand stupide qui souffre d’un complexe d’infériorité (le fait que pdt longtemps, les francophones dirigeaient la Belgique) mais je trouve ridicule cette accusation de dire qu’à la NVA, il y a pleins de collabos. Il est vrai que le mouvement nationaliste flamand a bcp collaboré avec les nazis et qu’après les nationalistes flamands ont eu tendance à avoir des positions ambigues sur cette collaboration mais je doute qu’il y ait bcp de membres de la nva qui ait de la sympathie pour les collabos (il y en a mais ils sont minoritaires). De Wever a quand même condamné la collaboration. En plus, tous les électeurs de la Wallonie (ce que l’on peut comprendre).
        On peut faire bcp de critiques à la NVA mais l’attaquer sur le nazisme est ridicule et ce n’est pas comme cela qu’on luttera efficacement contre ce parti.

        1. « En plus, tous les électeurs de la Wallonie (ce que l’on peut comprendre). » En plus, tous les électeurs de la NVA ne sont pas des nationalistes flamands, bcp en ont marre de financer les assistés en Wallonie (ce que l’on peut comprendre).

        2. Oui, oui, je sais que la volksunie a éclaté et qu’on retrouve ses petits partisans un peu partout.
          Mais bon, voilà, le parti qui porte le plus (si on fait abstraction du VB qui ne représente plus rien) un discours de rapprochant de l’ex volksunie, c’est la Nva

          1. tous les membres de la volksunie n’étaient pas des collabos, tous n’avaient pas la sympathie de la collaboration (au contraire)

      2. Je trouve votre commentaire encore plus caricatural que prévu, désolé. Vous avez tendance, il me semble, à balayer d’un revers de la main la courte histoire belge et à caricaturer aux gros traits l’histoire de la Volksunie. Des salauds, il y en a eu de tous les côtés, à gauche comme à droite, de l’extrême jusqu’au centre. Excusez-moi, mais je trouve cela triste pour quelqu’un qui se dit libéral de caricaturer à ce point l’histoire de nos voisins d’en face. Est-ce que vous parlez néerlandais ? Il serait bon de lire la presse flamande et lire des livres d’histoire d’universitaires flamands au lieu de tomber dans le piège du reductio ad hitlerum.

        Pour répondre à celui qui disait que régionalisme et libéralisme ne sont pas compatibles, écoutez, c’est votre droit, c’est loin d’être ma vision des choses, mais on peut avoir une vision différente. Le régionaliste n’est jamais qu’un souverainiste, et le libéral est souvent — à mes yeux — un souverainiste qui s’ignore.

        1. Je répondais à prisedechoux, pour le premier paragraphe. Bonne soirée.

          1. Je me fiche de ce que peut devenir la Belgique, si les Flamands veulent se barrer, qu’ils le fassent, je ne suis ni séparatiste ni régionaliste ni belgicain.
            J’aime bien mon pays mais si la moitié des habitants veut prendre son autonomie, bon, qu’ils le fassent.

            Je parle un peu flamand oui, sans doute pas assez mais j’ai préféré bosser l’anglais et l’allemand.

            Je vois pas ce que la moitié de votre digression sur la VU et le reste vient faire ici. Bart de Wever, Theo Francker, Jan Jambon et bien d’autres ont des liens plus ou moins passés et plus ou moins forts avec la Nva. Je ne dis rien d’autre.
            Vous pouvez danser sur votre tête ça ne change rien. Votez pour eux si ça vous amuse, je n’en penserai pas moins que c’est un parti proche de l’extrême droite et que je ne me sens aucune accointance avec ces gens, que je sois francophone ou non.

            1. je voulais dire « des liens avec l’extrême droite » (pas avec la Nva, ça n’a aucun sens)

              1. Pour votre gouverne, je suis francophone et je vis en Wallonie, sauf que contrairement à vous, visiblement, je ne pratique pas le « wallocentrisme » : se décaler par rapport à soi-même et vis-à-vis de ses préjugés, vous savez c’est salvateur, encore plus quand on veut défendre des idées. Vous n’aimez pas votre pays, vous aimez la Wallonie. C’est votre droit, mais ne vous dites pas belge dans ce cas. Cordialement.

                1. Ou « bruxello-centrisme » si vous êtes bruxellois, ce qui revient au même, de toute façon.

                  1. WHAT

                    Je suis né en Wallonie, j’ai migré à 20 ans à Bxl pour mes études et j’y suis resté pour le boulot. Je retourne encore dans ma campagne au moins tous les 15 jours.

                    Et tout ceci, on s’en fou. Ce n’est pas le sujet.
                    Ca fait 5 commentaires hors sujet.

                    Time.

                    LA NVA n’est pas d’extreme droite, très bien, allez voter pour eux aux prochaines élections, grand bien vous fasse.

                    1. « LA NVA n’est pas d’extreme droite, très bien, allez voter pour eux aux prochaines élections, grand bien vous fasse » je reconnais que la nva n’est pas d’extrême droite pourtant jamais je ne voterais pour eux. même les gauchistes sont d’accord pour dire que la nva n’est pas d’extrême droite alors qu’ils sont les premiers à utiliser cet argument (classer extrême droite quiconque n’est pas d’accord avec eux)

                2. « vous n’aimez pas votre pays, vous aimez la wallonie ».

                  J’écris à peu près l’inverse, vous ne savez pas lire et vous parlez de truc que vous ne connaissez pas.

                  Je perds mon temps à vous répondre.

            2. « J’aime bien mon pays mais si la moitié des habitants veut prendre son autonomie, bon, qu’ils le fassent » heu, l’option séparatiste est très minoritaire même en Flandre. C’est surtout une certaine élite flamande qui veut son indépendance et non pas les flamands en généraux. si vous regardez les préocccupations des belges (et des flamands en particulier) vous verrez qu’ils accordent bcp moins d’importance au communautaire que l’importance qu’accorde les partis politiques

  5. Cela fait bien longtemps que la Wallonie est un bastion du socialisme. Quand on regarde la droite francophone (MR) qui est soi disante libérale, on comprends que ce n’est pas près de changer. Ce parti est tout aussi socialiste que le PS, il prône juste un socialisme plus soft avec quelques mesures vaguement libérales

    1. Non, ce n’est pas ça! Le MR respecte la démocratie et ils ne reviennent pas sur ces victoires sociales comme si ils étaient majoritaires alors qu’il est clair que la Walonnie, avec les descendants des 2 grands bassins miniers et métallurgiques et cet âge d’or, disparu, conserve la tradition socialiste de père en fils, sans se poser trop de question et donc, sans avoir vu qu’E. Di Rupo ne les a pas spécialement défendus ni épargnés dans le précédent gouvernement!

      Par contre, le MR défend encore les grandes entreprises et de plus en plus les petites et moyennes dont on connait le pouvoir d’embauche, chose qui ne laisse aucun parti indifférent.

      Bien sûr, il faudrait retrouver plus de liberté et même de facilité d’entreprendre, de pouvoir jouer avec la flexibilité du personnel (et on sait bien qu’en Belgique, c’est une réalité quotidienne dans les très petites entreprises et fréquente dans les petites, quitte à s’arranger avec une « enveloppe »!)

      Mais il faudra travailler des années pour revenir à un système de retraite privé, individuel par capitalisation avec suppression du système officiel, idem pour l’assurance maladie, l’assurance chômage, les allocations familiales ou les droits syndicaux: le MR est résigné à n’y pas trop toucher, sachant trop bien que ces systèmes créent encore un « ciment » national et qu’il sera bien difficile d’y toucher sans proposer un système moins coûteux, sans hiatus entre les 2, et sans perte!

      Il faut encore dire que l’idée d’une solidarité sociale est une des bases culturelles communes qui réunit l’Union Européenne des 28 et que le reste du monde tente de créer chez eux!

      Ce n’est pas basé sur le libéralisme, c’est d’accord! Mais très vraisemblablement, c’est un « acquis social » sur lequel il est vain de se battre pour le détruire!

      Même libéral, en démocratie, on a le droit de défendre ses idées, pas de les imposer à ceux qui n’en veulent pas. Le MR ne tentera pas cette aventure, fort probablement! (Un parti a des exigences électorales mais aucune vocation au « suicide »!)

      1. Je connais assez bien le MR de l’intérieur pour y avoir navigué trop longtemps et y avoir encore pas mal de contact pour être sur et certains que le libéralisme au sens classique et entendu dans ce journal n’est pas à l’ordre du jour du parti.

        Ce que veulent les cadres du MR aujourd’hui c’est un état providence qui fonctionne en tapant le moins possible sur les entreprises à leur sens (c’est à dire trop pour un libéral classique). Rien d’autres

      2. « Le MR respecte la démocratie  » et alors cela doit leur empêcher d’avoir leurs propres valeurs ??? ce n’est pas parce qu’une majorité a telles valeurs que l’on est obligé de les partager, on peut avoir ses propres valeurs même si celles ci sont en contradiction avec les valeurs de la majorité. c’est à cela que sert des élections: voir le pourcentage de gens d’accord avec les valeurs de tel parti.
        Aujourd’hui, le gouvernement fédéral est composé de zéro parti de gauche. d’habitude, il y a tjs des partis de gauche donc le MR a l’excuse de dire qu’elle a été obligée de faire des concessions sauf qu’aujourd’hui, elle n’a plus cette excuse. il y a certes le CD&V qui est un parti centriste. or quand on voit ce que fait le gouvernement actuel, on se dit clairement que le MR n’est en rien libéral. on s’attendrait à ce que la tax shift soit voulue par des gauchistes et non pas par des gens se prétendant libéraux. que fait le gouvernement actuel ?? juste quelques réformettes pour sauver l’état providence, il prends des mesures nécessaires pour sauver la sécu (repousser l’age des retraites est nécessaire en raison du vieillisement de population,..). Le MR est favorable à l’état providence. au mieux, il veut juste prendre des mesures pour l’améliorer (en combattant les fraudes sociales) et pour le sauver (repousser l’age de la retraite), il ne fait rien pour le limiter. Le MR préfère sauvegarder les fonctions non nécessaires aux fonctions régaliennes (justice, défense,…). Jamais un vrai libéral n’accepte que l’on coupe dans les dépenses régaliennes au point de mettre en danger les fonctions légitimes de l’état ( l’état de droit, la sécurité nationale,…).
        « e MR défend encore les grandes entreprises et de plus en plus les petites et moyennes » assez caricatural de dire que le MR défend les grandes entreprises cela fait longtemps que le MR défend les PME et les indépendants. La majorité des électeurs du MR viennent des classes moyennes

        1. « Aujourd’hui, le gouvernement fédéral est composé de zéro parti de gauche. d’habitude, il y a tjs des partis de gauche donc le MR a l’excuse de dire qu’elle a été obligée de faire des concessions sauf qu’aujourd’hui, elle n’a plus cette excuse. »
          Oui, mais apparemment, ca ne suffit pas pour les faire avancer reellement… il vont se rammasser au prochaines elections s’ils continuent comme ca!

          « on s’attendrait à ce que la tax shift soit voulue par des gauchistes »: pourquoi dites-vous cela? Les gauchistes ont besoin des electeurs pauvres et donc tout ce qui peut rendre les gens dependant des aides de l’etat est bon a prendre pour eux. Augmenter les taxes pour ensuite en redistribuer une partie est leur credo depuis au moins 50 ans.

          1.  » il vont se rammasser au prochaines elections s’ils continuent comme ca! » pas d’après les sondages qui sont plutôt bons pour le MR.
            l’idée de taxer plus le capital est une idée de gauchistes. Le capital est très élastique, on peut facilement le déplacer d’un pays à un autre ce qui veut dire que si on le taxe plus, il y aura une fuite des capitaux qui sera dommagable à toute l’économie belge.
            il est vrai que le travail est bcp trop taxé en Belgique. ce qu’il faut faire c’est baisser les taxes sur le travail et diminuer la taille de l’état belge

            1. Les gauchistes veulent taxer le capital oui, c’est sur. Mais retirer de la pression fiscale sur le travail? pas sur du tout.
              Ce qu’il faut, c’est faire comprendre aux gens que l’Etat ne peut pas tout regler pour eux (tres tres difficile a faire passer, mais ca vient il me semble). A partir de la, on pourra reduire les depenses de l’etat et donc les impots (quels qu’ils soient).

      3. En gros, pour vous, la démocratie c’est la dictature de la majorité. Hitler a tjs été soutenu par la majorité de la population allemande jusqu’à la toute fin. Une vraie démocratie protège la minorité et la plus petite des minorités s’est l’individu. Perso, comme pas mal de libéraux, je suis assez méfiant à l’égard de la démocratie. Cela ne veut pas dire que je suis favorable à la dictature (la très grande majorité des dictatures sont des réimes socialistes. e,n plus, il est primodial qu’il existe un état de droit pour le développement de l’économie). En fait, pour tout dire, je me méfie de tous les régimes politiques.
        Qu’il soit clair, je suis parfaitement au courant qu’il n’y a pratiquement aucune chance pour qu’un vrai parti libéral arrive au pouvoir mais il existe certains partis traditionnels plus au moins libéraux (PLR, Parti conservateur (en GB),…). Certes, on ne peut pas dire que ce sont de vrais partis libéraux mais au moins, ce sont des partis qui ont un certain degré de libéralisme.
        Je vais vous donner l’exemple de la Pologne: ce pays était une dictature communiste, ce qui fait que la majorité de la population n’est pas très libérales. Pourtant, différents partis de droite ont réussi à arriver au pouvoir et à mener des réformes plutôt libérales (cela a pris du temps pour mener ses réformes). La Pologne est très loin d’être un pays libéral mais elle est quand même devenu bcp plus libérale qu’avant (certes, c’est inévitable que la pologne soit plus libérale qu’à l’époque communiste mais comparer aux autres pays du bloc de l’est, la pologne est plus libérale). Plate-forme civique aujourd’hui mène des réformes plutot libérales. Heureusement que les politiciens polonais n’ont pas votre logique et ne sont pas comme ceux du MR.
        Aujourd’hui, le gouvernement ne trouve rien mieux que taxer plus. Je ne m’attends pas à que le MR soit un vrai parti libéral mais venant d’un parti qui se dit libéral, il est quand même normal que l’on s’attends à qu’il y ait un certain degré de libéralisme, qu’il mène une politique plutôt libérale. On pourrait s’attendre à ce que le gouvernement actuel mène des réformes plutôt libérales. certes, il ne faut pas s’attendre à des vrais réformes radicales (on est en belgique pays de l’immobilisme et du compromis) mais là, il y a rien.
        Discutez un peu avec des membres du Mr, vous verrez par vous même: la plupart ne savent pas ce qu’est le libéralisme, ils ne connaissent pas les principaux auteurs libéraux. vu la méconnaissance du libéralisme au MR, je ne sais pas comment ils osent se prétendre libéraux. Le problème c’est qu’aujourd’hui, la très grande majorité des gens croient que le libéralisme c’est la politique menée par le MR ce qui est bien sûr faux et cela rends difficile aux vrais libéraux de s’exprimer

Les commentaires sont fermés.