Le pape déçoit sur le climat

Le regard de René Le Honzec.

pape françois climat rené le honzec

Habemus Papam, mais faut pas exagérer.

Avec tout le respect que je lui dois, François, avec son encyclique Laudato si, il déconne, on dirait un concentré de Ségolène, Nicolas Hulot avec un zeste de Duflot… Le goupillon, ce n’est pas fait pour bénir une théorie genre réchauffement, une propagande genre « on va tous mourir sur une terre surpeuplée », une prospective du genre malthusien du XIXème, une apocalypse genre « on épuise les ressources naturelles », etc. Je lui trouve des sonorités moyenâgeuses et de théologie de la libération remixée avec une vague impression de bûcher (moral) pour les hérétiques. Ceux-ci, comme votre serviteur, sont climatosceptiques, et ne sont pas que des cons, visez tous les scientifiques dont l’excellent Jacques Duran : ils ont confiance dans le progrès technique infini que l’informatique nous a laissé entrevoir (Alain Madelin compare l’avenir à l’escalade de l’Himalaya, en précisant que nous en sommes au pied seulement), que les sciences et l’intelligence de l’Homme sauront mettre à profit pour leur droit au bonheur. Et donc, tintin pour le denier du culte. Que je n’acquitte plus depuis un bout de temps parce que ce n’est pas la première fois que je suis contrarié, tout en restant un zélé fidèle de l’Église Catholique Apostolique et Romaine, comme disait Dali.

Brusquement je viens de me souvenir que le Vatican est un État : François va-t-il nous faire la surprise d’accueillir, ainsi qu’il le recommande à l’Europe, quelques milliers de « migrants », et, bien sûr, les loger, leur donner une formation, des crèches,des écoles, tout ça, avec une naturalisation à la clé (de Saint-Pierre, boutade) ?