Pétrole : la demande repart !

Oui, comme dit l’Agence Internationale pour l’Énergie, la demande a été dopée aux États-Unis par la baisse des prix.

La demande de brut a été revue à la baisse constamment depuis mi-2014… en ligne avec la chute des prix… Depuis février 2015, la demande est revue à la hausse et les prix remontent. La révision sur mai de la croissance pour 2015 est particulièrement forte (de 1,1 Mb/j à 1,4 Mb/j). Oui, comme dit l’Agence Internationale pour l’Énergie, la demande a été dopée aux États-Unis par la baisse des prix. Et à la veille de la « driving américaine », les cours de l’essence sont 23 % inférieurs à ceux de l’été 2014 !

Par Aymeric de Villaret.

pétrole rené le honzecComme nous l’écrivions en mars dernier dans notre note sectorielle intitulée « et si la demande repartait … », ce sont les révisions à la baisse de la demande qui, au second semestre 2014, ont été les principaux moteurs de la chute des prix du baril.

Rapport de l’AIE de mai publié le 11/06/2015 –demande sur 2015 revue de 1,1 Mb/j à 1,4 Mb/j

Aussi la publication du rapport de l’AIE, à la lumière de ce qui s’est passé en 2014, est particulièrement intéressante, car confirmant une tendance devenue positive depuis quelques mois. C’était d’ailleurs ce changement qui avait commencé à quelque peu nous interpeller en mars.

C’est pourquoi il nous a paru intéressant de remettre les graphes publiés dans ce papier en les mettant à jour avec les révisions à la hausse de la demande, intervenues en avril et en mai !

villaret1

La corrélation à la baisse entre les révisions de la demande et du prix du baril est très forte.

villaret2

Il en est de même à la hausse… C’est pourquoi la révision sur mai est saisissante, car le baril a en relatif moins monté…

Les États-Unis premier consommateur mondial de pétrole

Évidemment les marchés ont toujours en mémoire les croissances formidables du passé en % de la Chine, mais d’une part cette croissance ralentit et d’autre part, les États-Unis consomment nettement plus de pétrole que la Chine.

villaret3

Ainsi en 2014, les États-Unis ont contribué à 20,6% de la demande mondiale de pétrole, devant l’Europe à 14,5 % et la Chine à 11,2%. Certes la Chine est un grand consommateur, mais les États-Unis, à eux seuls, dépensent quasiment le double de la Chine.

Et si l’on prend l’Amérique du Nord dans son ensemble (c’est à dire avec Canada et Mexique), c’est plus du quart de la consommation mondiale en 2014 (26% exactement) !