Le business model de la sécurité routière et le numérique

Circuler en voiture est de plus en plus risqué : les différents codes à maîtriser pour conduire sont de plus en plus confus.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
chien dans une voiture credits scottnj (licence creative commons)

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Le business model de la sécurité routière et le numérique

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 4 juin 2015
- A +

Circuler en voiture est de plus en plus risqué. Non pas parce que vous êtes à bord d’un véhicule vétuste, mais parce que les différents codes à maîtriser pour conduire sont de plus en plus confus.

Par Jean-François Caulier.

chien dans une voiture credits scottnj (licence creative commons)
chien dans une voiture credits scottnj (licence creative commons)

 

De nouvelles statistiques routières effrayantes sont apparues ces derniers jours dans la presse. Entre 2013 et 2014, la mortalité routière aurait augmenté de 3,5%, portant le nombre de décès sur les routes à 3384, soit 116 de plus en un an1. Après ce petit état des faits, on peut directement lire que « de nouvelles mesures de sécurité routière entreront en vigueur en juillet ». La perte d’un être proche, quelle qu’en soit la raison, est toujours un traumatisme, un choc violent à l’équilibre fragile de notre vie que l’on essaye de maintenir aussi stable que possible. La nature humaine est ainsi faite que face à de tels événements, nous n’acceptions que difficilement la fatalité ou le coup du sort et recherchons un responsable sur qui décharger notre tristesse mue en colère. Dans un accident de la route, le coupable est tout trouvé : il s’agit d’un automobiliste. Selon le délégué interministériel Emmanuel Barbe, « neuf accidents sur dix ont pour cause le comportement de l’usager ». C’est donc ce comportement que les nouvelles mesures attaqueront.

Chaque nouvelle publication de statistiques routières est perçue par nos dirigeants comme un appel à l’aide. C’est ainsi que bardés de bonnes intentions, toujours prêts à protéger les malheureux citoyens, ces élus utiliseront le seul outil à leur disposition : les règlementations. Rien de tel qu’un épais maquis de règlements codifiant tous les faits et gestes des automobilistes pour les protéger d’eux-mêmes et protéger l’honnête citoyen.

Bien sûr, mon objectif n’est ni de minimiser ou de moquer la détresse des victimes directes ou indirectes d’accidents de la route, ni de remettre en question la nécessité d’un code de la route. Non. Mon objectif est ici de regarder d’un peu plus près la situation, la réaction des autorités en termes de réglementations et de répression policière afin d’évaluer si le système développé remplit bien ses objectifs.

Comment interpréter ces statistiques ?

Tout d’abord, quelles informations peut-on tirer de cette hausse de 3,5% de décès en un an ? Doit-on tirer la sonnette d’alarme ?

Pour que ce chiffre soit parlant, il est nécessaire de comparer ce qui est comparable. Le nombre de nouvelles immatriculations est en recul depuis quatre ans, surtout pour les véhicules particuliers. En même temps, le parc roulant continue d’augmenter. Ce qui signifie un vieillissement du parc automobile en circulation. Le nombre de kilomètres parcourus en voiture particulière continue de croître depuis 5 ans alors que la part de budget consacrée à l’entretien des véhicules plonge continûment et drastiquement depuis 6 ans. Or, le facteur principal expliquant la réduction très appréciable de la mortalité sur les routes depuis les années 1970 consiste en l’amélioration des qualités techniques des véhicules mis sur le marché. De 16500 morts en 1972 en France, nous en sommes à moins de 3400 en 2014.

La mise en place des radars en 2003 n’a nullement permis d’accélérer la tendance2. Bien sûr la vitesse est dangereuse, vous avez plus de risques de mourir d’un accident de voiture en roulant à 200km/h en zone urbaine que si vous roulez à 0 km/h (restez chez vous !). La vitesse n’est toutefois pas la raison principale des vies perdues sur la route. Seuls 20% des accidents mortels seraient dus à la vitesse3. Dernière preuve s’il en faut que les radars ne sont que des machines à cash, leur augmentation n’a pas empêché la croissance du nombre de tués en 2014.

Que peut-on conclure de cette hausse de 3,5% ? Que la pression fiscale grandissante, la fin de la prime à la casse et l’échec des politiques d’emplois poussent les Français à faire de plus en plus de kilomètres avec des voitures de plus en plus vieilles et moins bien entretenues.

De nouvelles règlementations

Face à ce constat, quelle est la réaction du gouvernement ? Il produit un paquet de nouvelles mesures, bien évidemment. Sur les 26 nouvelles mesures présentées par le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, seules 3 concernent l’amélioration de la sécurité des véhicules et des infrastructures, mais sont de fait de véritables coquilles vides. La première installe des panneaux réfléchissants, la seconde organise des audits et élabore un petit guide des bonnes pratiques à destination des collectivités locales. Enfin la troisième est un appel du pied à l’Europe pour organiser l’installation de boîtes noires pour comprendre les raisons des accidents. Parmi les 23 autres mesures, quelques-unes concernent la communication à des fins de sensibilisation, ce qui n’est pas une mauvaise chose en soi, mais la vaste majorité propose de renforcer la répression, la sanction et la ponction.

Quel message doit-on retirer de ce package ? Que l’automobiliste est un chauffard qui s’ignore et, en majorité, n’adopte un comportement adéquat que lorsqu’on le frappe là où ça fait le plus mal : son portefeuille. Et pourtant, les études en la matière ont montré que l’augmentation du montant des contraventions n’avait aucun effet sur la sécurité routière4. De là à penser que le gouvernement traite les automobilistes comme un cheptel d’ovins dont la tonte n’était pas suffisante, il n’y a qu’un pas.

La répression pour votre bien

Vous l’aurez compris, circuler en voiture est de plus en plus risqué. Non pas parce que vous êtes désormais à bord d’un véhicule vétuste mal entretenu, mais parce que les différents codes à maîtriser pour conduire sont de plus en plus confus. Et la police, subissant de plein fouet les mesures d’austérité ambiantes, se voit quelque peu contrainte de surfer sur cette vague de complexité.

Peut-on fumer en conduisant ? Selon une des dernières dispositions, pas en présence au sein de l’habitacle d’un enfant de moins de 12 ans. Donc, il est permis de fumer en conduisant si on est seul ? Pas forcément, les deux mains doivent être pleinement disponibles pour conduire. Si vous circulez à vélo, vous avez le droit de remonter un sens interdit ou de franchir un feu rouge à condition de tourner à droite. Partout ? Non, seulement où c’est clairement indiqué, quoique l’indication soit laissée à la discrétion du maire de la commune. En bref, mieux vaut s’abstenir pour éviter la contravention. Ces deux exemples concourent au même effet : la profusion de règlements entraînant nécessairement la confusion. Même en conduisant de manière diligente, en adoptant le comportement du meilleur des bons pères de famille, vous n’êtes pas à l’abri d’un mordillement de ligne blanche ou d’un arrêt fébrilement glissé à un panneau stop.

Lorsque vous vous faites arrêter pour une infraction, c’est toujours le même schéma qui se met en place. L’agent vous demande si vous savez pourquoi il vous arrête. Si vous pensez que faute avouée, à moitié pardonnée, vous n’y êtes pas du tout. C’est plutôt faute avouée, faute avouée. De toute manière, la seule réponse honnête à cette question ne peut être que « non », car il y a de fortes chances que l’agent verbalisateur ne le sache pas encore exactement non plus, confusion des règlements oblige. Il se passera d’ailleurs de longues minutes avant qu’il ne revienne vers vous pour vous rendre vos papiers et vous indiquer les textes de loi que vous avez enfreints.

L’agent verbalisateur vous demandera alors si vous souhaitez régler tout de suite et signer le PV. Là encore, c’est jouer sur la méconnaissance du droit de l’automobiliste. Il est nécessaire de refuser ces deux invitations, qui font office de reconnaissance de votre tort. Si vous signez, vous n’aurez plus d’autre choix que de payer et n’aurez plus la possibilité de contester. Or, il faut, nous devons contester en masse. Auparavant, on pouvait toujours espérer que le verbalisateur ait commis une coquille ou un oubli dans la rédaction du PV. Mais l’extrême rentabilité du processus a poussé les autorités à investir massivement dans l’informatisation et le traitement automatisé des contraventions. N’espérez pas pouvoir aller expliquer votre cas au bunker de traitement des contraventions de Rennes. Les contraventions sont devenues un business juteux, complètement déshumanisées et déconnectées de leur objectif initial de sécurité routière. C’est pourquoi désormais, la seule possibilité de faire valoir vos droits est la contestation systématique.

Avancées technologiques

Les PV électroniques et le traitement entièrement automatisé des contraventions sont des avancées technologiques clairement en défaveur des automobilistes. Demain, les avancées technologiques permettront un retour à l’équilibre des relations avec l’État. Selon The Atlantic (14 mai 2014), sur un petit million de kilomètres parcourus par les google cars (voiture sans chauffeur), aucune contravention n’a pu être constatée. Même si l’événement de la voiture sans chauffeur n’est pas pour tout de suite, les voitures de demain seront équipées de dispositifs bien plus à même de traiter le lot d’informations continuellement reçues en déplacement. Le conducteur ne courra plus aucun risque de brûler un feu rouge, manquer un panneau ou de dépassement de vitesse, minant de la sorte complètement la rentabilité des radars. Ces voitures pourront également proposer l’emprunt d’un itinéraire alternatif en cas de congestion, fluidifiant le trafic. Et tout cela au plus grand bénéfice de la sécurité routière, objectif ultime, s’il en est, de nos dirigeants.

Mais tout ça, c’est demain. Aujourd’hui, il manque sur le marché un logiciel permettant aux automobilistes de contester automatiquement les contraventions. Ce qui permettrait de contrer à armes égales les PV électroniques et leur traitement virtuel ainsi que de rééquilibrer le rapport de force. Je ne prends pas beaucoup de risques en affirmant qu’actuellement, il y a abus en la matière.

Il est également possible aujourd’hui d’équiper nos voitures de caméras embarquées. Cette pratique s’observe déjà largement en Russie pour lutter contre la police corrompue. L’objectif ici est évidemment différent. On ne peut pas accuser les forces de l’ordre de corruption généralisée en France, les agents font uniquement leur travail et répondent aux incitations envoyées par leurs supérieurs hiérarchiques, comme l’instauration de quotas mensuels de PV à ramener5. L’installation de ces caméras dans l’habitacle présente de nombreux avantages. En premier lieu, celui de discipliner le conducteur. Se sachant filmé, il sera bien plus attentif et soucieux de respecter le Code de la route. Elles permettent également de fournir des preuves tangibles en cas d’accident. Enfin, ces vidéos permettent de contester les contraventions qui vous seraient attribuées à tort et de subir en toute quiétude un contrôle routier. L’agent de police est assermenté, ce qui ne signifie absolument pas qu’il a toujours raison et que sa parole a force de loi. Cela signifie qu’il a prêté serment de correctement faire son métier et ne reporter que ce qu’il a dûment constaté. Mais il reste un homme avant tout et n’est pas infaillible, l’erreur est humaine. Grâce à ces caméras, vous pourrez ainsi confronter la réalité – filmée – avec l’interprétation proposée par l’agent.

Il n’y a aucune justification à laisser les automobilistes sur le bord du chemin des avancées technologiques.

  1. Source : Le Figaro 28/05/2015.
  2. Denis Boulard, Radar business, ed. First, 2012.
  3. Philippe Vénère, Le grand racket des automobilistes, Ed. Cherche Midi.
  4. « Do traffic tickets increase road safety ? Evidence from two new sources », Christopher J. Bourdeaux, 2013.
  5. Le Figaro 25/03/2009.
Voir les commentaires (27)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (27)
  • « Et pourtant, les études en la matière ont montré que l’augmentation du montant des contraventions n’avait aucun effet sur la sécurité routière[4].  »
    Sources s’il vous plaît cher Docteur sinon cette affirmation n’a aucune valeur.

    • [4] « Do traffic tickets increase road safety ? Evidence from two new sources », Christopher J. Bourdeaux, 2013.

      Les notes de bas de page servent souvent à mentionner les sources que vous réclamez si respectueusement…

    • C’est toujours amusant de voir un smartass se faire casser.

  • Très bonne mise au point, la répression c’est 10% pour la sécurité le reste pour boucler les budgets.

    Lisez gracieusement « Radars et justes sanctions »
    http://www.monbestseller.com/manuscrit/radars-et-justes-sanctions-texte-integral?page=1#comment-13049

  • Je ne suis pas d’accord avec cette affirmation : « le facteur principal expliquant la réduction très appréciable de la mortalité sur les routes depuis les années 1970 consiste en l’amélioration des qualités techniques des véhicules mis sur le marché. »
    Ce facteur est effectivement important mais le principal facteur, c’est le développement du réseau autoroutier et la transformation de nombreux tronçons de RN en voies rapides à 2×2 voies. La séparation physique des 2 sens de circulation et l’absence de carrefours à niveau en font les routes de loin les moins dangereuses alors que ce sont celles sur lesquelles on roule le plus vite. La multiplication des ronds-points en lieu et place des carrefours traditionnels sont également un facteur important.

    Sans attendre la googlecar qui permettrait une conduite sans conducteur (je reste sceptique sur cette idée), les voitures neuves actuelles sont toutes équipées de régulateur-limiteur de vitesse, ce qui permet déjà – à condition évidemment de l’utiliser – d’éviter pas mal de mauvaises surprises avec les radars. Couplé avec un GPS (également présent sur de nombreuses voitures), cet équipement pourrait facilement adapter automatiquement la vitesse limite en fonction de la situation géographique et réduire ainsi encore le risque de mauvaise surprise.
    A mon avis, ça existe peut-être déjà sur certains modèles, sinon ça devrait bientôt être le cas.

    • D’autres pays ont vu la même réduction de mortalité routière sans avoir le même type de voirie (séparation physique des sens de circulation, entre autres), ce qui tendrait à confirmer l’analyse de l’auteur.

      • Dans leur cas, l’amélioration technique des véhicules est peut-être effectivement le facteur principal de réduction de la mortalité routière, mais en France il vient derrière l’amélioration du réseau routier, en tout cas jusqu’aux années 2000. Depuis dix ans, l’amélioration du réseau routier est moindre parce-que beaucoup a été fait, l’amélioration technique des voitures prend donc sans doute le devant effectivement mais c’est récent.

        • Il y a beaucoup trop de facteurs à prendre en compte, exemple : les créneaux de dépassement partagés par les deux sens de circulation au même instant, ont fait place à des créneaux de dépassement exclusifs à un seul sens, puis leur nombre a été réduit de façon drastique (c’est ma constation personnelle). Autre exemple : l’usage croissant de téléphone mobile au volant … etc …

        • « Depuis dix ans, l’amélioration du réseau routier est moindre parce-que beaucoup a été fait. »

          Non. L’amélioration est quasi-inexistante parce que, non content de racketter l’automobiliste avec des taxes confiscatoires sur les carburants, l’Etat préfère utiliser cette manne financière pour financer des lubies collecto-escrologistes débiles, comme les TER.

          Avec ce que payent les automobilistes à l’Etat, il pourrait construire près de 10,000 km d’autoroute par an. Oui, vous avez bien lu : dix milles km d’autoroute par an.

  • « Dernière preuve s’il en faut que les radars ne sont que des machines à cash, leur augmentation n’a pas empêché la croissance du nombre de tués en 2014. »

    Pas terrible comme affirmation.

    L’existence de ceintures de sécurité n’a pas empêché la croissance du nombre de tués en 2014 …

    Et pour que chacun y trouve son graal : http://www.securite-routiere.gouv.fr/content/download/34042/317694/version/1/file/Courbe+de+la+mortalit%C3%A9+de+1970+%C3%A0+2014+%282014+donn%C3%A9es+provisoires%29.pdf

  • L’objectif n’est pas tant en soi de dépeindre l’automobiliste comme un méchant que de faire apparaître le législateur et l’aménageur routier comme des Zorros. Se battre contre la répression en dénonçant son inefficacité ne me paraît pas plus efficace, parce que ça ne permet pas d’enlever toute crédibilité aux Zorros et de leur mettre le nez dans leur pipi. Contre des ennemis qui appellent les bons sentiments et la morale à l’appui de leurs slogans, il faut utiliser l’humour et les arguments techniques de bon sens.
    L’humour, en osant se moquer de ceux qui prétendent lutter pour plus de sécurité routière. Leurs bonnes intentions affichées ne les empêchent pas d’être ridicules. Reprenons leurs affirmations, et faisons rire avec ; c’est facile, et quoi qu’ils en disent ça peut se faire dans le respect des victimes. Quand on nous affirme que l’augmentation du nombre des victimes concerne essentiellement les piétons et les cyclistes, et que la vitesse en est la cause principale, esclaffons-nous : « M’enfin, si les cyclistes roulent plus vite, et les piétons courent plus vite, comment font-ils pour ne pas échapper aux automobilistes coincés dans les chicanes et secoués par les ralentisseurs qui les chassent ? »
    Pour les arguments techniques, donnons à chaque fois que nous parlons du sujet les chiffres en fonction du nombre de kilomètres parcourus. Montrons dans les statistiques les vitesses auxquelles les personnes ont été blessées ou tuées. Et surtout, détaillons la méthode utilisée dans les agglomérations par les aménageurs pour se faire mousser : rendre la conduite plus dangereuse et bien stressante pour obliger les conducteurs à ralentir et à regarder en permanence à gauche à droite devant derrière si un cycliste, un autre automobiliste et un piéton prioritaire ne se présentent pas simultanément dans tous ces axes.
    Car encore une fois, tous ces tartufes de la prévention répressive se moquent pas mal de la réduction des accidents, ils en seraient même profondément fâchés si elle se faisait contre leurs avis et leurs souhaits de diriger depuis leur bureau la voiture et la vie des autres.

  • Vous vous contredisez !

    « mais parce que les différents codes à maîtriser pour conduire sont de plus en plus confus »

    « Se sachant filmé, il sera bien plus attentif et soucieux de respecter le Code de la route »

    Les règlements changent tellement rapidement et sont tellement incompréhensibles que personne ne peut les respecter. C’est voulu par cet état racketteur.

  • « Même si l’événement de la voiture sans chauffeur n’est pas pour tout de suite »

    *l’avènement

  • bien sur ces nouvelles répression non rein à voir avec la baisse du rendement des amende en 2014.
    http://bfmbusiness.bfmtv.com/mediaplayer/video/combien-coutent-et-rapportent-vraiment-les-radars-546304.html

  • Une autre explication de la hausse de la mortalité routière récente est la chute drastique de l’investissement publique (-7% en 2014). En effet, la sphère publique en France n’arrivant pas à faire la, moindre économie structurelle (la masse salariale augmente sans faiblir), toutes les économies portent sur l’investissement en particulier les aménagements et l’entretien routier. Or ces aménagement sont aussi une des explications de la baisse continue de la mortalité routière. En effet, la plupart de ces aménagements visent à éviter la possibilité de collision frontale entre voiture ou avec un obstacle (séparation des voies, tourne à gauche, rond-points, glissières, …).

  • C’est simple : les chiffres sont faux et découlent de comparaison horriblement truquées.
    Lors du deuxième mandat de Chirac, et afin de justifier la prolifération de radars pour racketter les automobilistes. On a tout changé : un mort suite à un accident automobile est celui qui meurt dans la semaine de l’accident, avant c’était celui qui mourrait dans le mois.
    Cela a permis de chanter les louanges de la prévention et bla,bla,bla… avec des réductions de morts significatives (car s’ils mourraient après la première semaine d’accident, comme c’est souvent le cas, ils n’étaient plus comptés comme morts d’accident automobile).
    Mais tous ces trucages ne servent à rien, malgré l’amélioration des routes, des véhicules.. rien ne peut
    freiner l’augmentation.
    Il faut faire comme au tant de Chirac, réduire les temps où la victime est considérée pour morte, passer de une semaine à 2 Jours par exemple ?
    Ce n’est pas grave, tous les chiffres sont truqués, alors…. Et comme les Français n’ont pas de mémoire, dans 5 ans on fera encore de grands commentaires sur l’augmentation de la mortalité sur la route…

  • si le nombre de tués diminue, alors une même augmentation en valeur absolue donnera un pourcentage plus élevé, ça relève de la simple étude d’une fonction k/x quand x tend vers 0.
    Je me doute qu’on apprécierait tous le chiffre de zéro tués, mais c’est un idéal qui n’a jamais été atteint que je sache.
    Pour ce qui est des PV, les choses se corsent car il s’agit aussi d’une source de recettes de l’État, qui n’a pas toujours pour finalité la sécurité (cf le succès du radar de la douane de Bardonnex en Haute-Savoie, où jamais aucun accident n’a été à déplorer).
    S’agissant des avancées technologiques orientées automobile…pas sûr que ce soient les meilleures qui sont retenues : jamais compris que tandis qu’on n’a de cesse d’interdire l’usage de portables au volant, certains véhicules proposent via des options quasi pré-intégrées permettant de pouvoir consulter ses messageries Fb Twitter et autres inepties sociales artificielles, dans un même temps où fumer, manger (même une barre chocolatée) peut vous rendre amendable en vertu de pratiques préjudiciables à la maîtrise du véhicule.

  • Une question, quel est la légalité des caméra boite noire.
    On me dit que c’est interdit.
    on me dit que en justice ca n’est pas utilsiable.
    on me dit que comme les écoute bétancourt c’est à la discrétion du juge.

    cas pratique ,

    1- si j’ai une caméra de bord est-ce que je peux être poursuivi pour usage illégale de vidéo de la voie publique?
    2- si j’ai un accident est-ce que je peux contester en arguant de ma vidéo ? Le juge peut t’il en tenir compte?
    3- est-ce que je vais être puni pour oser dire que j’ai fait une vidéo ?
    4- est-ce que le juge peut refuser ma vidéo ?
    5- si ma vidéo est rejetée dans le cadre d’un jugement en code de la route, mais que mon opposant ment éfrontément par rapport à ce que la vidéo montre, puis je poursuivre pour faux témoignage et faire valoir la vidéo, non pas dans le cadre de l’accident, mais du faux témoignage, délit bien plus grave ?

    • Les policiers dans l’exercice de leurs fonctions sont des agents publics sur la voie publique, ils ne relèvent pas de la protection de la vie privée, et utilisent désormais les mêmes outils : http://www.20minutes.fr/lille/1590695-20150420-nord-cameras-embarquees-policiers
      En cas d’accident, l’assurance pourra conforter les conclusions de l’expert avec les images, aucune raison de s’en passer.
      Concernant votre point 5- l’objectif affiché par la police de l’utilisation de ces caméras est justement d’éviter la mauvaise foi, ça vaut pour les deux parties…
      Au juge ensuite de prendre la décision finale, qui dépend du juge. Le cadre légal se devra d’évoluer en fonctions des avancées technologiques. Même si ces caméras ne sont pas, à mon sens, la solution ultime, pour le moment je ne vois aucune raison de s’en passer (à part la petite centaine d’euros que ça représente).

  • Sur les limiteurs de vitesses et les radars, j’ai une expérience de vieux jeune conducteur.

    J’ai observé que les radars ont presque éliminé les vitesse excessives sur l’autoroute, sauf quelques étrangers et professionels (probablement intouchables).
    Le gain en sécuriét est de former des convois
    par contre il y a une mode grandissante de lenteur (économie de carburant) qui oblige les gens dans la vitesse normale a dépasser.

    Je défend les limites et un respect « en tendances », afin de fluidifier le traffic et limiter le vrai danger, le dépassement (dont la dangerosité augmente avec la vitesse, la durée et l’écart de vitesse… paramètres corrélés ce qui complique).

    J’ai utilisé des voitures à limiteur, à régulateur, et j’utilise un GPS avec alerte et ac reste le bordel général de respecter les limites.
    les vitesses changent tout le temps, sont souvent même pas visibles, ou cachées.
    le respect de la vitesse devient une activité centrale de la conduite et peut faire oublier le reste, ce qui est dangereux.

    d’un autre coté la manie de certains de ne penser que en terme de PV et ne freiner que devant les radars, ou a rouler vite parce que c’est la limite malgré le profil pousse à la profusion des radars et des panneaux.

    Au pays bas et en Flandre j’ai vu que les panneaux étaien bien moins nombreux, mais que dans les bretelles one ne changeait pas les limites… dans un virage serré on laisse le conducteur utiliser son cerveau pour passer à 50km/h. en france si on vois pas le panneau 50 on pense que le profil du virage autorise le 90km/h, et en France on a raison…

    en france aussi il y a une logique de morale inversée qui fait que celui qui roule prudement subit la pression des fou du volant. il faut donc aider les gens qui ont un cerveau à ce planquer derrière une vrai excuse, je parle pas de sécurité ou d’intelligence, mais la peur du PV…

    tout cela je pense viens de l’éducation en auto-école, trop focalisée sur le CODE, les DROITS, les PRIORITES, qui fait que les francais sont autant connu pour imposer leurs droits que pour ne pas les respecter.
    En italie personne n’impose son droit.
    en Allemagne personne ne viole les règles (il est recadré rapidos par le groupe)
    En france on fait le pire des deux.

    • « … en france si on vois pas le panneau 50 on pense que le profil du virage autorise le 90km/h … »
      Aahh ?! roulez donc en campagne profonde, vous verrez que ce que vous dites n’a d’intérêt que pour les citadins !

      • Il y a du vrais mais pas que.
        Les panneaux soit bien moins infantilisant sur les petites routes, mais j’observe que certains en profitent pour penser que 110 ca passe au frein à main et passant par la corde… je déplacerait bien les radars hors des autoroutes pour les mettres là où il y a des morts…
        mais de la marge et de la simplification dans les profils de vitesse. du bon sens… aucun espoir.

        • « je déplacerait bien les radars hors des autoroutes pour les mettres là où il y a des morts… »
          C’est une réflexion juste mais encore faudrait il savoir si ces morts sont dû à la vitesse seule, à l’infrastructure routière ou les deux voire encore d’autres paramètres comme la fatigue aussi dangereux que l’empire alcoolique.

          Il faut une vrai analyse de l’accidentologie, on peut être en sur-vitesse dans les limites et être peu dangereux hors des limites, seulement il faut pouvoir analyser les vrais causes des accidents et ce n’est pas vraiment la volonté de l’état, le radar c’est plus facile et ça peut rapporter gros.

  • Pour moi, sécurité routière signifie être respectueux de tous, en prenant soin de ne pas avoir un comportement qui pourrait s’avérer nuisible pour autrui.
    Je suis surpris d’ailleurs que la sécurité routière n’est pas repris en en faisant un clip la chanson des VRP « je suis le roi de la route »
    aroles de Le Roi De La Route Celui-là je vais m’le faire
    Depuis l’temps que j’roule derrière
    Avec sa vieille Fiat pourrie
    Celui-là je vais m’le faire
    Depuis l’temps que j’roule derrière
    Avec sa vieille Fiat pourrie
    J’vais lui montrer qui je suis
    Ca y est, j’vais l’avoir, j’m’en vais lui faire voir
    Je suis à côté, je vais le doubler
    Ca va passer, ça va passer, ça va passer, ça va passer… {x2}
    Ouf !

    Et lui avec sa Tonus
    J’vais lui chatouiller l’pare-chocs
    Y f’rait mieux d’conduire un bus
    Ca va lui faire comme un choc
    Portière à portière, de quoi il a l’air !
    Un p’tit bras d’honneur, ça c’est mon bonheur
    Ca va passer, ça va passer, ça va passer, ça va passer… {x2}
    Ouf !

    {Refrain :}
    C’est moi le roi de la route
    J’m’amuse à 200 à l’heure
    Je peux faire Paris-Beyrouth
    En une demie-heure
    C’est moi le roi de la route
    Même si les enfants ont peur
    Je me faufile sans un doute
    Sans aucune frayeur !

    Après un petit gueuleton
    Ca fait du bien de rouler
    Bonjour la gueule du ballon
    Si les flics me font souffler
    Ca, leur Beaujolais c’est comme du p’tit lait
    Mal à digérer, j’ai envie d’gerber,
    Ca va passer, ça va passer, ça va passer, ça va passer… {x2}
    Beuaark !

    {au Refrain}

    Eh papa ! Pourquoi tu roules si vite papa ?
    Arrête-toi j’suis malade, j’ai du vomi plein ma poupée !
    Oh les gosses ! Arrêtez d’brailler !
    Mais où tu vas papa ?
    Mais si j’sais très bien où j’vais !
    Mais non t’es à contre-sens !
    J’me r’tourne pour claquer un môme (Clac !)
    Ca y est, j’vais m’manger l’pylône… (Blam !)

    J’ai du mal à r’faire surface
    Tiens, j’mets Simone à ma place
    Pour une fois les gosses se tiennent…
    Tranquilles…
    J’entends la sirène
    (Wouh wouh wouh !)

    On me met dans l’ambulance
    Qui démarre et qui s’élance
    C’est pratique le gyrophare
    Pour doubler tous ces connards
    Vas-y, appuie d’ssus, ça y est tu l’as eu
    Bourre un maximum, prouve que t’es un homme
    J’vais y passer, j’vais y passer, j’vais y passer, j’vais y passer… {x2}
    Aarrgh !

    J’étais le roi de la route
    Voici v’nue ta dernière heure
    Je vois déjà plus la route
    Depuis un quart d’heure.

  • @AlainCo vous êtes une personne prévoyante et vous savez que les panneaux pourraient être connecté, et votre système embarqué pourrait alors ralentir ou vous laisser libre d’accélérer.. Mais votre argent est trop beau, alors on préférera que vous vous plantiez, ou vous soutirer des sous.
    Pour la camera, cela a été tranché à 6 reprises par la Justice Européenne, qui admet les preuves par video ou photos. Dans les 6 cas c’était suite à des jugements de France. Nos juges n’aiment ni les photos, ni les videos comme preuve !!! Bien que la France soit le seul pays au monde à avoir une Société capable de détecter les photos ou les films truqués..cette Société est totalement étouffée dans son développement judiciaire.. merci Mme T.

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

L’idée que les règles vont tout résoudre est très profondément ancrée dans la culture européenne, la pensée des citoyens et l’esprit des hommes politiques. Nouvelle illustration avec le Digital Markets Act.

Allons-nous pour autant créer des champions européens et contrôler notre avenir numérique ?

C’est la fiesta à la Commission européenne !

Un accord de principe a été donné par les États membres, le Parlement et la Commission concernant le fameux Digital Markets Act (DMA pour les initiés), en discussion depuis un peu plus d'un... Poursuivre la lecture

surveillance
0
Sauvegarder cet article

Il semble qu'aujourd’hui, avec une concurrence géopolitique, économique et technologique qui ne cesse de s'intensifier, nous assistions de plus en plus à l'émergence d'une lutte sur la scène internationale pour l'hégémonie mondiale entre deux camps concurrents : les démocraties et les autocraties.

Les prospectivistes anticipent qu’au cours de la prochaine décennie, une nouvelle guerre froide entre les démocraties, centrées sur le leadership des États-Unis, et les nations autoritaires, dirigées par la Chine et soutenues par la Russie, s... Poursuivre la lecture

Les ganacheries tombant aussi aisément au sujet des algorithmes qu’à Gravelotte, trouver une nourriture de l’esprit équilibrée et éclairante relève de la tâche pascalienne. Aurélie Jean est de celle-ci. Mêlant pédagogie et nuance, elle fait entendre sa voix et ses messages aux quatre coins du globe, seule échelle à la mesure de cette globetrotteuse hyperactive.

À l’occasion de la sortie de son dernier ouvrage, Les algorithmes font-ils la loi ?, aux éditions de l’Observatoire, Aurélie Jean a répondu aux questions de Corentin Luce.

<... Poursuivre la lecture
Voir plus d'articles