Interdiction de jeter de la nourriture : l’État triomphant

Certes la situation de sortie est meilleure, aujourd’hui. Mais a-t-on résolu le problème ?

Par Aster.

Contrepoints511 - Gaspillage - René Le Honzec

C’est assez rare d’entendre parler de la France dans le monde anglophone, mais ces derniers jours on y voit un peu d’enthousiasme, ce qui est rare. Le gouvernement français a décidé d’interdire aux supermarchés de jeter de la nourriture.

Il faut reconnaître que par rapport aux déclarations corporatistes d’Arnaud Montebourg c’est quand même plus sympa à lire.

Les supermarchés n’ont plus le droit de jeter de la nourriture et de la rendre impropre à la consommation. La chose amusante c’est que le problème n’est pas nouveau, mais que par le passé la destruction de nourriture n’était pas particulièrement motivée par une cupidité effrénée mais les distributeurs pouvaient être tenus responsables si quelqu’un s’empoisonnait en mangeant un produit récupéré dans leurs déchets.

Lorsqu’un cadre réglementaire prouve son inefficacité car il pose des problèmes inattendus, doit-on considérer que la modification réglementaire soit une solution de long terme ? Certes la situation de sortie est meilleure, aujourd’hui. Mais a-t-on résolu le problème ?

Est-ce qu’une intervention du gouvernement aurait été nécessaire dans un cadre réglementaire plus souple ? Combien d’interventions étatiques cette rigidité demande chaque année ? Combien de problèmes sont ignorés car pas assez gênants ? Combien de temps perd notre société à chercher des règlements parfaits ?


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