Refus des investissements étrangers : une balle dans le pied grec

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Alexis Tsipras Syriza (Crédits : Asteris Masouras, licence Creative Commons CC-BY-NC).

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Refus des investissements étrangers : une balle dans le pied grec

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 27 mai 2015
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Alors qu’il annonçait mercredi 20 mai que la Grèce ne rembourserait pas, le 5 juin prochain, son emprunt auprès du FMI, Alexis Tsipras, Premier ministre et chef de file du parti de gauche radicale Syriza, est empêtré dans une situation économique et sociale de plus en plus intenable. Une solution existe pourtant bel et bien : le recours à l’investissement étranger.

Par Cécile Belliard.

Alexis Tsipras Syriza (Crédits : Asteris Masouras, licence Creative Commons CC-BY-NC).
Alexis Tsipras Syriza (Crédits : Asteris Masouras, licence Creative Commons CC-BY-NC).

Au chat et à la souris, voilà ce à quoi jouent l’Union européenne et la Grèce depuis quatre mois. Avec dans le rôle du félin la Commission européenne ; dans celui du rongeur, le gouvernement d’Alexis Tsipras, chantre assumé de l’anti-austérité et d’un protectionnisme farouche. Sauf que si dans la conscience enfantine le chat a plutôt le mauvais rôle – celui du chasseur –, comparé à l’inoffensif mammifère qui cherche à lui échapper, ici, sur l’aire de jeu européenne, le rapport de force est tout autre. Loin d’être apeuré par le félin bruxellois, le gouvernement grec rivalise de provocation et de mauvaise foi à son encontre. Alexis Tsipras devra pourtant changer de posture s’il veut sortir son pays, aux abois économiquement et socialement, de l’impasse actuelle.

Alexis Tsipras incité à devenir davantage business-friendly

Principale échéance pour ce dernier : obtenir le versement de la dernière tranche, de 7,2 milliards d’euros, du plan d’aide financière dont bénéficie la Grèce depuis 2010. Sauf que, pour encaisser cette somme vitale pour Athènes, tandis que le manque de liquidités se fait de plus en plus sentir, le Premier ministre doit promettre d’engager des réformes structurelles et rembourser ses créanciers, Union européenne (UE), Banque centrale européenne (BCE) et Fonds monétaire international (FMI). Les premières se font attendre ; les seconds rongent leur frein. Et même davantage : avec les revirements idéologiques et déclarations contradictoires du chef de la gauche radicale, ils ne savent plus sur quel pied danser. Dernière volte-face en date : la menace exprimée mercredi 20 mai de ne pas rembourser le 5 juin un emprunt auprès du FMI ; « S’il n’y a pas d’accord d’ici là qui règle le problème actuel de financement, ils n’auront pas d’argent » a ainsi déclaré Nikos Filis, porte-parole de Syriza au Parlement. Tandis qu’Athènes est encore débitrice à hauteur d’1,5 milliard d’euros auprès de l’institution internationale, M. Filis a ajouté que le gouvernement s’occuperait du salaire des fonctionnaires ainsi que des retraites avant de rembourser le FMI. Problème : le ministre des finances, Yanis Varoufakis, avait annoncé, le 11 mai, qu’il ne restait que deux semaines de liquidités à son pays.

Lancinant cercle vicieux ou jeu d’enfants à moitié assumé, la tragédie grecque offerte par Syriza fait, avant tout, une victime : le citoyen lui-même. C’est, paradoxalement, pour subvenir aux besoins des Grecs qu’Alexis Tsipras s’est fait élire le 25 janvier dernier. Mais en accusant Bruxelles et la finance d’être responsables de tous les maux actuels, le Premier ministre se perd dans un rapport de force qui n’a pas lieu d’être. Pas s’il souhaite sauver sa population du marasme économique et social ambiant.

Il suffirait, pour ce faire, que la gauche radicale, sinon par idéologie, accepte par pragmatisme d’avoir recours aux capitaux étrangers pour abonder et sauver son économie. Depuis qu’il est au pouvoir, le Premier ministre n’a cessé d’adopter une stature très clairement hostile à la finance. Tandis que son prédécesseur, Antonis Samaras, avait échafaudé un programme de privatisations au sein de l’économie hellène, Alexis Tsipras s’est empressé de l’abandonner dès sa prise de fonction. Pourtant, « l’objectif de cette campagne de privatisations était double : à la fois budgétaire en faisant entrer des liquidités dans les caisses de l’État grec, et structurel avec l’idée que privatiser une entreprise renforce sa compétitivité et son efficacité », expliquait alors Yannis Eustathopoulos, économiste grec spécialiste des entreprises de service public.

Les capitaux étrangers frappent à la porte de la Grèce

Et à ce titre, ce ne sont pas les possibilités qui manquent : la Grèce a dans son parc économique de nombreuses sociétés à fort potentiel à valoriser ; la demande des investisseurs étrangers est également très importante. Ceci dans les deux secteurs clés du pays : les chantiers navals et le tourisme qui représente tout de même 28 % du PIB à lui seul. Le groupe Abu Dhabi Mar, l’un des constructeurs navals les plus importants du Golfe persique, a ainsi proposé, sans réponse pour l’instant, de reprendre le chantier à l’arrêt de Skaramangas, situé à l’ouest d’Athènes. Autre exemple : un consortium international souhaitait racheter la zone aéroportuaire désaffectée d’Hellenikon, afin de la transformer en station balnéaire touristique. Là encore, aucune réponse positive du gouvernement. Pire, tandis que le ministre de l’Énergie, Panagiotis Lafazanis, parlait de rachat « scandaleux », Alexis Tsipras n’hésitait pas à qualifier l’intention de rachat d’opération « criminelle ».

Une fois de plus, le Premier ministre se tire une balle dans le pied : les investisseurs étrangers œuvrent mécaniquement au développement économique du pays qui les héberge. D’après Anthony Zolotas, PDG du groupe d’investissement spécialisé dans le transport naval, les secteurs de prédilection de l’État seraient renforcés si le gouvernement devenait davantage business-friendly. À la place, le niveau de l’investissement direct étranger (IDE) continue de chuter, après avoir pourtant augmenté entre 2010 et 2014.

Jusqu’à présent, Syriza a pu surfer sur la vague de moins en moins euphorique de son élection ; qu’en sera-t-il lorsque les Grecs verront leurs espoirs de redressement balayés ? Alexis Tsipras n’a-t-il pas promis de créer 300 000 emplois et d’augmenter les revenus minimums ? Des ambitions irréalisables en l’état ; la Grèce devra, quoi qu’il en soit, honorer ses dettes, un jour ou l’autre. Sauf si elle poursuit son jeu du chat et de la souris, qui n’amuse plus personne.

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  • Bonjour
    Le Grèce va mourir à petit feu, l’Europe ira lui donner des crédits juste suffisant et au dernier moment pour ne pas faire défaut.
    CPEF

  • La crise économique est le fond ce commerce de syriza. Ils ont intérêt à ce qu’elle continue tant que les gogos arrivent à croire que c’est les méchants financiers qui en sont la cause.

    • Je suis d’accord, Syriza souffle le chaud et le froid pour maintenir l’incertitude et invectiver les instances prêteuses. Mais au vu des derniers impacts des annonces de Varoufákis sur le cours de l’Euro, plus personne n’écoute Syriza. C’est comme si le défaut de paiement était déjà anticipé. A force de crier au loup … plus personne n’écoute.

  • Les investisseurs étrangers ne frappent pas à la porte de la Grèce.

    Ils attendent.

    Quoi ?

    La sortie de la Grèce de l’Euro, le retour à la monnaie nationale, et…. la forte dévaluation qui suivra.

    Pourquoi acheter 100 ce qui demain -obligatoirement- vaudra 50 ?

    • Tout a fait, la Grèce doit sombrer pour pouvoir ce relevé, une sortie de la zone euro et une dévaluation de la monnaie permettrait à l’industrie (notamment du textile) de repartir et au pays de se relevé. Qui plus est cette période aura permis au peuple grec de comprendre l’importance d’un budget à l’équilibre et aura des conséquence très positive dans le futur (comme ce fut le cas avec l’Allemagne qui à très peur de l’inflation aujourd’hui).
      Le soucis c’est qu’après la Grèce, c’est au tour de l’Italie et la les plans d’aide sont beaucoup plus difficile à mettre en place

      • Dévaluer n’a jamais rendu un pays plus compétitif sinon la France serais très loin devant l’Allemagne. Ce qui rend un pays compétitif c’est l’innovation et le travail le reste d’est de la litérature

        • L’Allemagne est compétitive mais a le même taux de pauvreté que la France. Merveilleux, non ?

          • Elle a une dette largement inférieure à celle de la France (et la rembourse en plus)
            Elle a un taux de chômage largement inférieur
            Elle a un pib/habitant supérieur

            Le taux de pauvreté actuel de la France c’est de la poudre aux yeux maintenu grâce à l’argent de la dette, celui de l’Allemagne est réel et ne vient pas de l’etat

        • C’est faux ! La monnaie joue un rôle aussi, l’Allemagne a le même taux de change que la France donc une dévaluation de l’euro ne profiterait pas à la France (la plus part des exportations ce font dans l’euro-zone).
          Une inflation permet de réduire les coûts (les salaires ne suivent pas parfaitement l’inflation) et rend le pays plus attractif vis à vis des investisseur étranger.
          Bien sur il ne faut pas ce fier que sur ça, mais c’est aussi quelque chose d’important

  • Tsipras a joué, il a perdu. Il a joué son pays à la roulette politicienne des promesses démagogiques aussi intenables que farfelues. Il a tenté de menacer ses partenaires jusqu’à les insulter, menacé de faire défaut, de jouer la provocation géopolitique avec la carte russe. En poussant ses arguments au-delà des limites de l’acceptable, il n’a pas compris qu’il menaçait l’euro bien plus sûrement en restant dans la zone qu’en en sortant. Dans la première hypothèse en effet, les autres membres seraient fondés à présenter des revendications similaires et s’offusqueraient, à raison, de ne pas obtenir les mêmes avantages indus que les Grecs. Si tous menacent de faire défaut, domino après domino, que restera-t-il de la crédibilité de la monnaie unique ?

    En attendant, les négociateurs se contentent de se refiler la boule puante de la responsabilité. Mais la réalité est cruellement simple : à cause du pari fou de Tsipras et de ses sbires marxistes, la sortie de la Grèce est désormais impérative. Généreuse avec notre argent, la BCE essaye de trouver un moyen-terme, en proposant par exemple d’associer la future monnaie grecque à l’euro, histoire qu’elle ne s’effondre pas avant même d’être imprimée. Cela signifie que la BCE a déjà pris acte de la sortie de la Grèce et déjà accepté de prendre ses (nos) pertes sur les mauvais bons grecs. Dissimuler le défaut grec dans un océan de liquidités explique en partie le timing du QE de la BCE, opportunément décidé en fin d’année dernière et mis en oeuvre juste avant les élections. Incidemment, on imagine la taille du QE nécessaire pour dissimuler l’Espagne, l’Italie, ou même la France, si jamais ces pays se trouvaient à leur tour dans une situation identique.

    Pour ceux qui en doutent encore, la QE n’a jamais eu pour objet de relancer l’activité mais seulement de sauver la réputation des Obèses de la zone au regard du marché obligataire. Au contraire, parce qu’elles pervertissent les mécanismes sains des marchés, comme c’est le cas pour n’importe quelle politique discrétionnaire, les interventions socialo-keynésiennes des gouvernements et des BC détruisent les économies, ainsi qu’on l’observe sans doute possible au Japon, aux USA, en Chine, au Brésil…

    Ne vous étonnez pas de ne pas voir la couleur du QE de SuperMariole. Son QE n’a pas pour but de vous donner de l’argent ou un emploi. Le QE n’a qu’un but, vous prendre votre pouvoir d’achat, parce qu’il faut bien que quelqu’un paye pour la Grèce et pour les autres Obèses impécunieux de la zone.

    • C’est du Cavaignac pur jus clair net et precis rien ajouté Merci

      • Pour me punir de ma folle témérité, un négociateur grec vient d’annoncer un projet d’accord satisfaisant les exigences les plus inespérées du gouvernement Tsipras, merveilleux mélange de nouvelles lignes de crédits à fonds perdus, de reports sine die du remboursement des dettes et surtout, surtout, d’absence totale d’effort significatif pour l’Obèse athénien qui va pouvoir enfler encore un peu plus. Si cela devait s’avérer exact, les Grecs auront fait la démonstration que n’importe quel démagogue venu peut faire chanter avec succès ses « partenaires » et les piller en toute décontraction, avec la bénédiction des bureaucrates, des gouvernants et de la BCE. Dernière minute, on nous signale que les populations européennes victimes du projet d’accord sortent de la salle de négociation le bassin raidi et le pantalon encore sur les chevilles. L’euro-DTC, dans ses oeuvres…

        • Les jambes légèrement écartées.

        • je l’aurais parié! Mais les grecques jouent sur du velours, la construction européenne et l’euro ne sont pas projets économique mais des lubies politiques et nos politiciens préfèreront nous plonger dans les flammes de l’enfer plutôt que d’admettre qu’ils ont fait des conneries.

          • Plus tard dans la journée, un responsable européen s’étonnait de la déclaration du négociateur grec. Il s’en étonnait d’autant plus que la réunion de négociation n’avait pas encore commencé au moment où le Grec s’exprimait, à cause du retard de certains participants du fait d’une grève… Les populations européennes peuvent réinvestir la salle de négociation, rassérénées : elles ne sont pas encore complètement spoliées par leur « partenaire » grec.

            On note également la tactique du Grec soulignant que les divisions existant entre les divers créanciers retarderaient l’accord. Evidemment, l’Européen s’est empressé de démentir, rappelant que la position grecque mécontente encore l’ensemble des créanciers.

            Ce joyeux pataquès confirme que le but des diverses communications du camp grec est de convaincre l’opinion que la responsabilité d’un éventuel échec n’est pas de sa responsabilité. En France, où l’on dispose d’une très (trop) longue expérience des négociations avec les marxistes, personne n’est surpris. On y cultive même la chose avec componction, jusqu’au mémorable « responsable mais pas coupable ».

  • dès le début, il était évident que les prêts à la grèce étaient en fait des dons.
    que ceux qui veulent donner donnent, mais sur leurs deniers personnels, pas l’argent des contribuables.
    il faut appliquer la seule solution possible, avant comme maintenant : laisser couler la grèce, qu’ils sortent de l’euro, qu’ils purgent leur gabegie et qu’ils repartent sur des bases saines.
    les frontières ne sont pas fermées, les grecs peuvent aller ailleurs en europe pour travailler s’ils en ont envie.
    ou ils peuvent végéter et sortir de l’histoire en continuant sur la même pente, cela m’est égal, je ne veux pas me sacrifier pour les fonks grecs.

  • Syriza n’a jamais eu dans son programme de mettre un terme aux privatisations. Au contraire, des rencontres Russo-Grecque et Sino-Grecque ont eu lieu des le début du mandat de Tsipras pour favoriser les investissements étrangers. Tsipras a juste annoncé la suspension temporaire des privatisations en cours pour en étudier les conditions (chose qu’aurait du faire un certain Chirac a propos des sociétés d’autoroute chez nous).
    L’exemple cité dans l’article est peut être le plus mauvais possible. L’ancien aéroport a été bradé a un proche de l’ancien gouvernement, Latsis, milliardaire également proprietaire d’une chaine de TV ouvertement proche de l’ancien gouvernement, qui au passage ne paye ni taxe ni impot ni droit d’émission.
    Bref, Tsipras a fait le choix de réétudier les privatisation en cours, on ne peut que s’en feliciter. D’ailleurs le port du Pirée est de nouveau en vente, a des conditions plus intéressantes pour la Grece, et le chinois COSCO est en lice pour son exploitation.

    • Vos informations (supposées exactes sans vérification) me paraissent plus pointues que l’article: Oui! A.Tsipras et surtout Y. Varoufàkis y sont allés fort dans leurs propos, et oui, il y a une forme de chantage du genre: « facilitez-moi la tache sinon, vous ne retrouverez rien! ». Il faut dire que ces menaces et exigences n’ont qu’un temps! Mais maintenant les taux pour prêter à la Grèce, sur les marchés, c’est à du 25 %, ai-je lu ce matin!

      Cette confrontation a assez duré et est arrivée à son terme: on le sent bien. Ces marchandages de « grandes gu…les » ne servent plus à rien. C’est évidemment autour d’une table que cela s’arrangera ou pas. Jusqu’ici, ils ont toujours fini par s’asseoir. Les grandes déclarations, c’est de la frime politicienne.(« Wods, words, words …! » disait W. Shakespeare). Je suis prêt à parier que le F.M.I. fera des concessions (délais ou autres). Et la sortie de la Grèce de l’ €, même si elle est sans doute une hypothèse maintenant préparée, pourrait ridiculiser l’Union Européenne, ce qui serait immédiatement sanctionné par les marchés. Je ne vois, mais par simple intuition (je ne suis ni assez informé ni spécialiste du tout), la solution que par un nouvel arrangement négocié: facilités financières, d’un côté, contre tutelle renforcée acceptée par la Grèce: si, dans l’Union, pas un cerveau ne parvient à trouver la façon d’en sortir, alors là, ce sera à désespérer! Pas avant.

      • S’il est une situation qui devrait nourrir votre désespoir, c’est que la Grèce reste dans l’euro à cause d’un cerveau pervers de l’Union.

    • Le problème de syriza c’est que les membres de syriza passent leur temps à se contredire. Un membre de syriza dit blanc, un autre dit noir. Quand ce n’est pas la même personne qui se contredit. Le programme de syriza lui même est incohérent et pleins de contradictions. Aucun investisseur sérieux ne peut avoir un tel gouvernement. Déjà que les grecs eux même ne font pas confiance en leur gouvernement, il y a une fuite massive des capitaux.

    • « L’exemple cité dans l’article est peut être le plus mauvais possible. L’ancien aéroport a été bradé a un proche de l’ancien gouvernement, Latsis, milliardaire également proprietaire d’une chaine de TV ouvertement proche de l’ancien gouvernement, qui au passage ne paye ni taxe ni impot ni droit d’émission » au contraire, c’est un excellent exemple de ce qu’est la Grèce : un pays quasi communiste(la Grèce est classé à la 130 place en terme de liberté économique et cela c’est avant l’arrivée de syriza au pouvoir) où les riches d’hommes d’affaires s’enrichissent grâce aux connexions avec les politiciens. En Grèce, pour réussir en affaires il faut magouiller et cela s’est à cause du pouvoir dans l’économie grecque. Plus un état intervient dans l’économie plus il y a de magouille. La Grèce est l’exemple du pays socialiste: un pays avec une classe dirigeante ayant pleins de passe droits et s’enrichissant en magouillant et en étant au dessus des lois. Pleins de privatisations se sont faits de manière douteuse. Perso, je n’ai rien que l’on les réétudie à condition que l’on fasse cela de manière sérieuse ce qui n’est pas le cas avec le gouvernement grec actuel. L’un des gros problèmes de la Grèce c’est le capitalisme de connivence.
      Ce gouvernement a promis de faire abroger une série de reformes alors qu’il y a un consensus sur le fait que ce sont des bonnes réformes (ex enseignement supérieur). Ce gouvernement n’a aucunement l’intention de reformer la Grèce et de s’attaquer aux maux qui rongent la Grèce et qui sont responsable de la situation actuelle. Comment voulez vous que qui que ce soit prenne ce gouvernement au sérieux ?

  • Les europhiles craignent que la Grèce sorte de la zone euro et qu’ elle s’ en sorte, qu’ elle aille mieux……

  • Il est évident que si la -Grèce sort de l’Euro, elle ira mieux. Car cet Euro est trop grand pour elle. Syriza pourra alors y faire sa cuisine, sans aucune pression. Et tenir les promesses qu’il pourra tenir.
    Mais si l’Europe l’aide, alors, c’est fini. Comment peut-on accepter qu’un membre de l’Union Insulte en permanence le plus puissant des membres ? Où est la solidarité entre états. Donne ton pognon espèce de sale Allemand ? Il faut être diplomate, mais il y a aussi des limites à tout !

    • « tenir les promesses »

      J’ai bien peur que cela soit intraduisible en grec moderne.

      De toutes façons, on va probablement leur filer leurs 7 milliards, mais ils ont tellement plombé leur propre économie que dans 6 mois leurs caisses seront vides de nouveau. Cela va les encourager à négocier davantage sur les privatisations et augmentera la méfiance des investisseurs étrangers. Du coup ils n’aboutiront jamais à rien.

      Il leur reste 1 an ou 2 jusqu’à ce que l’Europe explose. Après …

    • Je suis d’accord avec vous sur le fait que la Grèce doit sortir de l’euro mais syriza ne peut pas tenir ses promesses car elles sont irréalistes. Hors de l’Euro les grecs font comprendre ce qu’est l’austérité. Certes, la sortie de l’Euro est bénéfique à long terme pour la Grèce mais elle souffrira à court terme. Une sortie de l’Euro signifie la fin de syriza. Voilà pourquoi ils ne veulent pas sortir de l’euro

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