Solar Impulse : une expérience contre-productive

Il faut saluer la remarquable aventure de Solar Impulse 2, mais il n’est pas le précurseur d’un monde différent.

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Solar Impulse : une expérience contre-productive

Publié le 24 mai 2015
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Par Michel Gay

Solar Impulse 2 over Payerne - by Tobrouk - CC BY NC ND 2.0
Solar Impulse 2 over Payerne – by Tobrouk – CC BY NC ND 2.0

 

L’avion à moteurs électriques baptisé Solar Impulse 2, censé être propulsé uniquement grâce à l’énergie solaire, a débuté son tour du monde le 9 mars 2015, à Abou Dhabi au Moyen Orient, avec 8 jours de retard pour cause de météo « défavorable » (pas assez de soleil ou trop de vent).

Aujourd’hui, il est toujours en Chine où il attend des vents meilleurs et une météorologie optimale pour voler jusqu’à Hawaï à 8500 km de distance.

André Borschberg, l’un des deux pilotes, explique :

« Il y a les jet-stream en altitude qui nous pousseront. On ne peut pas se permettre de nuages, nous avons besoin du soleil pour recharger les batteries. »

On peut admirer la performance technique et humaine, bien que parcourir 35 000 km en cinq mois… avec une seule personne à bord dans le sens des vents dominants soit un exploit relatif, mais il ne faut pas mentir, même par omission. Voudrait-on nous faire prendre des vessies pour des lanternes ?

En réalité, une partie minoritaire seulement de l’électricité (moins de 50 %) fournie aux moteurs pendant le vol provient des cellules solaires réparties sur sa surface. L’essentiel provient des batteries embarquées rechargées entre deux vols avec de l’électricité produite au sol, grâce au pétrole, au gaz, au charbon et au nucléaire, en proportion variable suivant le pays hôte. Ainsi à Abu-Dhabi, point de départ où on été rechargées les batteries, et à Oman, la première escale, l’électricité est principalement produite avec du fioul et du gaz

En Inde (une étape), en Chine (deux étapes) et aux États-Unis (trois étapes et même quatre avec Hawaï), c’est le charbon et le gaz (de schiste aux États-Unis) qui prédominent dans la production d’électricité (de 60 % à 75 %), avec le nucléaire.

Il n’est pas absurde que cet avion solaire ait besoin d’un appoint d’électricité classique, c’est-à-dire produite avec du charbon, du gaz et du nucléaire, pour recharger ses batteries au sol. Il décolle généralement avant, ou peu après, le lever du soleil et se pose bien après le coucher du soleil, car il vole lentement et donc longtemps. Il a fallu 13 heures de vol pour parcourir les 400 km séparant Abu-Dhabi de Mascate sa première destination, et plus de 17 heures pour parcourir les 1200 km entre Chongking et Nankin (où il s’est posé à 22 h 30 après deux heures d’attente).

Ce qui est plus gênant, c’est le message apparemment merveilleux mais en réalité insidieux que cherche à véhiculer cette équipe et plus particulièrement ses représentants, messieurs Borschberg et Piccard :

« Nous voulons partager notre vision d’un avenir propre. Cette mission doit contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique par la promotion de nouvelles énergies vertes. »

Pour faire voler l’avion Solar Impulse 2, la société Solar Impulse SA coûte 3 millions de francs suisse par mois (environ 3 millions d’euros et le budget total est d’environ 130 millions d’euros). Elle mobilise 100 personnes réparties entre le centre de contrôle de Monaco (30 personnes) et les étapes autour du monde (70 personnes).

En quoi une équipe de soutien technique de 70 personnes qui se déplacent en avion à réaction consommant des dizaines de tonnes de pétrole pendant cinq mois, pour faire voler un appareil avec une seule personne à bord, peut-elle contribuer à un monde plus propre et à lutter contre le réchauffement climatique ?

Pour des raisons bassement physiques, l’avion solaire commercial est impossible… et il ne volera jamais. L’intensité énergétique diffusée par le Soleil et les capacités de stockage d’électricité sont trop faibles (de plusieurs ordres de grandeur) par rapport au besoin en énergie.

Ce tour du monde « grâce à l’énergie solaire » vire à l’expérience contre-productive en montrant les limites de ses capacités. Près de trois mois après la date prévue du départ le 1er mars, Solar Impulse 2 est toujours à Nanjing, en Chine, dans l’attente de conditions météo favorables pour relier Hawaï en cinq jours d’affilée. Ce sera un véritable exploit humain et technique… alors que cette distance est parcourue quotidiennement par avion par des milliers de personnes.

Il faut saluer la remarquable aventure de Solar Impulse 2 qui est cependant bien loin des prouesses de Concorde et d’Airbus.

Mais Solar Impulse 2 n’est pas le précurseur d’un monde différent, même si des utopistes s’emploient à nous le faire croire. Ces gens là prennent le peuple pour des benêts en voulant le tromper.

Vouloir persuader le monde que cet avion est le précurseur d’une aéronautique « solaire » pour une future planète plus propre est un message (politique ?) qui brouille l’image et la beauté de l’exploit, car c’est tout simplement une imposture.

À lire aussi : Solar Impulse 2 n’est pas l’avion du futur.

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  • Vous connaissez ces gadgets du genre horloge alimentée par une pomme de terre : « Branchez les tiges en cuivre et zinc à l’horloge et à la pomme de terre, et voyez les aiguilles se mettre en marche ! »

    A quand Solar-impulse III qui marche à la patate ?

    • Lol j’ai eu exactement cette réflexion en lisant l’article, la voir comme premier commentaire a fait ma journée.

  • il faut laisser le temps au temps
    on aurait dit a blériot ou lindberg au pilote de chasse de la guerre 14-18 et ceux de la guerre 40-45 ce que l’on ferait comme avion avion de chasse actuellement
    les avion de transport pour personne ou marchandise

    passer le le mur du son plusieurs fois la navette spatial aller sur la lune en si peu de temps on passe
    « des avions avec des trains de pneux roues de vélo ».par dizaines d’années la sciences fictions se fait rattraper.

    alors pourquoi un jour des avions solaires

    monsieur tout le monde à une voiture qui roule qui plus vite que les premières courses formule 1

    • On aurait dit à Blériot qu’il fallait renoncer à utiliser les moteurs à essence parce que l’avenir était à l’avion à pédales, on aurait sans doute pris son poing dans la gueule…

    • Nous en sommes à 36 ans d’avions solaires. Voir Solar Riser :
      http://en.wikipedia.org/wiki/Electric_aircraft

      Au bout de 36 ans d’avions à pétrole, on en était là :
      http://en.wikipedia.org/wiki/Heinkel_He_178

    • @walbrecq Cela n’a rien à voir avec la traversée de Blériot ! Blériot a fait une démonstration des possibilités industrielles de son époque (il était constructeur) par un exploit, un acte premier qui annonçait d’autres.
      Là, il s’agit d’une diva qui s’ingénie à réaliser un exploit médiatique, dont les conditions de réalisations prouvent l’impasse des capacités actuelles, et sans possibilité de mise en œuvre à court terme.

      On se retrouve dans la même histoire que les subventions aux EnR qui favoriseraient les découvertes industrielles, alors qu’elles sont gâchées dans des bateaux Potemkine.

      Le stockage à court terme de l’énergie est un problème qui draine les efforts de biens d’autres industries. Il est inutile de les subventionner. Il serait plus utile de subventionner le stockage à moyen terme et long terme.

  • Vous oubliez quelque chose : les 1ers avions et 1ères voitures étaient ridicules et bourrées de défauts comparé aux véhicules d’aujourd’hui.
    SI2 n’est qu’une expérimentation, il faut admirer la performance et laisser le temps au temps 🙂

    Les progrès réalisés ces dernières années dans le domaine des renouvelables et véhicules électriques sont incroyables et rapides, le futur est vraiment à portée de main, encore 2 ou 3 décennies et on y sera.

    Les tentatives faites sur Contrepoint n’y changeront rien. Vraiment dommage qu’un site dit libéral ait une telle haine et une vision aussi court termiste quand il s’agit de tout cela.

    ça me rappelle ceux qui critiquaient les voitures il y a plus de 100 ans, disant que ça ne remplacerait jamais un bon cheval et que l’industrie du fer à cheval avait un bel avenir devant lui, on sait ce qui s’est passé 😀

    Ne rejetez pas le futur, sinon il vous sautera à la gorge 😉
    Faites comme le Tea Party aux USA, devenu un des plus gros soutiens du solaire, convaincu que le solaire donnera la liberté aux Américains, car oui le solaire est libéral, il suffit d’y réfléchir 5 secondes pour le comprendre.

    • Tout votre enthousiasme ne vous permettra pas de vous affranchir des lois de la physique. La consommation d’un jet est de l’ordre de 0.4 kWh par passager/km, à des vitesses de 6 à 800 km/h. Pour une compétition avec le transport aérien classique sur un vol d’une heure, il vous faut donc un appareil qui capte environ 300 kW par passager, 150 en supposant que vous utilisiez aussi le temps d’escale. La ressource disponible par temps clair est de l’ordre de 1kW par m^2 perpendiculaire aux rayons du soleil. Donc exit la captation par l’avion lui-même, même avec des rendements de 100% et des stockages sans poids ni perte : ça ne sera jamais compétitif avec le jet à kérosène, et ce d’autant plus que lui continuera à être amélioré. Sans parler de la question de la sécurité…

    • Les premières voitures et les premiers avion étaient conçu et réalisé par des bricolos dans leur garages pas financer à grand frais par des industriels établies
      Les premières voiture et les premiers avion étaient des rupture technologique qui renvoyait au placart les anciennes.
      L’expérience d’aujourd’hui n’est qu’une glorification de techniques parfaitement connues n’a rien d’innovant. C’est juste un opération marketing pour nous faire gober que les énergie renouvelable c’est trop kool…

  • Cela finira avec de l’hydrogène ou du méthanol, avec une pile à combustible, pour aller un peu plus vite ( > 100 km/h) même la nuit, et pour pouvoir éviter les zones avec trop de turbulences.

  • C’est exactement comme pour le bateau PlanetSolar qui avance beaucoup moins vite qu’un simple voilier. Encore une escroquerie eco-intellectuelle : http://fr.wikipedia.org/wiki/PlanetSolar

  • Michel Gay, vos articles sont parfois pertinents mais trahissent toujours une haine envers l’écologie.
    Vous pouvez haïr qui vous voulez et je comprends certaines raisons de cette colère envers ce groupe politique qui, sous des airs angéliques, n’est finalement pas si différent des autres.
    Toutefois, vos articles ont une portée scientifique dans le sens que vous essayez de montrer une vérité à vos lecteurs. Sauf que haine et objectivité ne font pas bon ménage du tout.

    Cette phrase par exemple…
    « En quoi une équipe de soutien technique de 70 personnes qui se déplacent en avion à réaction consommant des dizaines de tonnes de pétrole pendant cinq mois, pour faire voler un appareil avec une seule personne à bord, peut-elle contribuer à un monde plus propre et à lutter contre le réchauffement climatique ? »
    … est idiote.
    Parce que le but du projet Solar Impulse, c’est que toute cette logistique finisse par disparaître.. Ce n’est que de la recherche ici, rien de plus, et il n’y a que vous pour croire que les gars qui bossent dessus voient l’avenir dans la version actuelle du projet.

    Bon, et puis franchement, être contre la transition énergétique, qui est une politique publique. Pourquoi pas ? Mais je ne vois vraiment pas comment on peut être contre les énergies renouvelables. En l’état actuel, nous sommes tous deux d’accord pour dire que ce n’est pas viable. Mais si les technologies progressent, tant mieux, non ? Ce serait quand même cool de pouvoir avec de l’électricité simplement en mettant un appareil au soleil, non ?

    Donc quand des gens cherchent à faire progresser ces technologies, qu’est-ce que ça peut vous faire ?

    Si l’on arrive à faire des panneaux solaires enfin efficaces, ce serait une excellente nouvelle pour l’économie. Donc vive la recherche dans ce domaine.

    • En laissant s’investir dans l’amélioration des rendements énergétiques classiques l’argent qui est détourné par les politiques étatiques vers les énergies renouvelables, d’une part on baisserait le coût de l’énergie, d’autre part on ferait sans doute beaucoup plus pour l’écologie, qui est, me semble-t-il, la vie de l’homme en harmonie avec son environnement et non la couverture de la terre de panneaux solaires, de batteries et d’éoliennes.

      • Bien sûr, ça dépend de si Solar Impulse est financé de façon privée ou publique. Si c’est public, c’est effectivement détourner de l’argent à une fin moins utile.

        • A ma connaissance cet avion Suisse est développé avec de l’argent privé. Les sponsors figurent sur le site Internet, mais ils utilisent le support de l’EPFL (université publique) et quelques autres « générosités » comme la mise à disposition d’un hangar sur l’aéroport de Payerne.

          • L’EPFL est publique mais a de nombreux accords avec des sociétés privées qui financent des projets propres. De nombreuses places de doctorats (payées correctement – contrairement à la France) sont financées par des accords avec des industriels, même dans des domaines où le financement privé est plus rare comme les mathématiques.

      • MichelO, les énergies renouvelables en France sont le parent archi-pauvre de la recherche. Les fonds vont massivement vers le nucléaire. Demander qu’on coupe encore plus dans les énergies renouvelables est ridicule, le petit montant qui leur est attribué se perdra dans la masse des montants alloués aux énergies « classiques » qui ne mènent nulle part.

        L’écologie ça n’est pas une question d’harmonie: en première priorité c’est une question de ne pas rejeter du CO2 en masse dans l’atmosphère histoire de ne pas aggraver le problème important que l’on a déjà.

        Parce que le jour où vous devrez construire des digues pour empêcher des inondations et que chaque infrastructure humaine devra être pensée avec les effets du réchauffement en tête, elle sera belle « l’harmonie »…

        Sur le fond de l’article, l’auteur confond manifestement un projet de recherche initial avec un prototype censé remplacer des avions usuels, mais la critique tombe à plat.

        • « Parce que le jour où vous devrez construire des digues… »…. Mazette ! Ca faisait longtemps !

        • Je ne crois pas à vous lire que vous ayez jamais eu à défendre le financement d’un projet de recherche. Dire qu’un projet concerne les énergies renouvelables et le développement durable — quoi que ce terme veuille dire — lui donne immensément plus de chances que de dire qu’il correspond à une demande de sécurité et de fiabilité de l’industrie gazière et pétrolière, qui s’engagerait d’ailleurs à en financer la plus grande partie (désolé, j’ai l’expérience des hydrocarbures, pas du nucléaire). Il est parfaitement sensé de refuser de dépenser l’argent du contribuable pour les énergies renouvelables, dont la rentabilité reste à prouver : le meilleur argument est que l’on refuse de le dépenser pour la sécurité des biens et des personnes dans le cadre des énergies dites non-renouvelables où la rentabilité est largement prouvée. Si vous croyez aux énergies renouvelables, mettez-y votre argent, pas le mien.

          Vous avez raison, l’écologie n’est pas seulement une question d’harmonie, c’est aussi une affaire d’analyse critique des informations disponibles. Quel problème important avons-nous déjà, à cause d’après vous de rejets de CO2 ?

          En revanche, je peux vous montrer un lien très fort entre l’érosion littorale et la multiplication des vacanciers, ou la construction de digues à tort et à travers. Pas la menace pour nos enfants de devoir construire des digues, non, mais la gestion collective et démocratique de notre trait de côte, avec notamment tous les prétextes de biodiversité pour refuser de le modeler à notre idée, en harmonie avec les processus naturels et, encore une fois, avec les lois de la physique.

          Vous pouvez vous poser en devin, annonciateur de catastrophes. C’est déloyal vis-à-vis des scientifiques honnêtes, qui même aux probabilités les plus infimes, ne peuvent écarter complètement la possibilité de catastrophes. Mais les scientifiques gardent sur les blogueurs et les commentateurs l’avantage des lois de la physique. Soutenir des recherches dont le seul intérêt serait si elles pouvaient transgresser ces lois, c’est soit une opération de com aux buts douteux, soit un détournement de fonds publics à des fins de connivence, voire parfois les deux.

        •  » en première priorité c’est une question de ne pas rejeter du CO2 en masse dans l’atmosphère histoire de ne pas aggraver le problème important que l’on a déjà.  »
          Quel problème a-t on ? Le CO2 n’a jamais été un problème !

          • j’allais le dire, le co2 est le gaz de la vie, nous avons besoin de co2 pour la photosynthèse.
            c’est du moins ce que j’ai appris il y a 30 ans au collège. la croissance des plantes se produirait autrement depuis ?

    • C’EST PHYSIQUEMENT IMPOSSIBLE, même avec des panneaux a 200% d’efficacité qui produirait plus que ce qui y entre ça ne marcherait pas.
      Ça ne serait pas vous qui avez une haine de la réalité par hasard?

    • modération : trop de fautes d’orthographe.

    • On ne hait point l’écologie parce que l’on est pas pour une recherche à tout prix privant ainsi des budgets plus utiles ailleurs, toute personne sensée est écologiste, il s’agit simplement de mieux répartir l’argent pour pouvoir progresser dans des énergies plus propres et utilisables à la demande qui coûteraient en recherches beaucoup moins chères avec des résultats beaucoup plus utiles, c’est là la grosse nuance. Ce sont les écolos bobos qui sont des extrémistes, il suffit pour s’en persuader de suivre l’actualité et de voir toutes ces ZAD où nous retrouvons toujours les mêmes « indiens » avec les mêmes discours.

  • N’importe quoi comme toujours les commentaires offusqués des rêveurs !

    Si Solar-impulse est l’avenir de l’aviation, alors pourquoi les voiliers à hydrofoil ne seraient pas l’avenir du porte-container.

    Continuez à faire passer vos lubies pour des réalités mais n’embrigadez pas les autres dans vos délires. Il faut faire la différence entre la physique, la technologie et la viabilité économique. Ceux qui mélangent les trois montrent clairement qu’ils n’y connaissent rien dans aucun des domaines, et je ne voie pas en quoi ils peuvent servir dans une société moderne.

    • Ouah, le fondateur du pragmatisme se fâche et se lâche :
      « Je ne vois (et pas « voie ») en quoi ils peuvent servir dans une société moderne ».
      Allez, hop, tout ce qui ne « pense » pas comme moi : poubelle (comme aurait dit l’inénarrable Minitax). Et ça se dit libéral…
      Il est très éclairant (by EDF of course) de constater la haine (très libérale) des défenseurs de l’ordre établi en matière d’énergie.

      • Lisez la remarque de MichelO plus haut : il vous faut 300 m2 de panneaux solaires par passagers. Imaginez la voilure pour un avion de 500 places.

        Les gens qui font avancer l’humanité ou qui simplement font vivre le monde sont ceux qui réfléchissent avant d’agir : d’abord s’assurer que c’est physiquement possible, deuxièmement estimer ce qu’il faut mette au point comme technologie et le coût pour que cela ait un sens économiquement et enfin se lancer dans l’entreprise toujours incertaine du développement technologique.

        On a fait des porte-avions et des brise-glace nucléaire car il est possible d’embarquer cette technologie dans un bateau. Il faudra de très gros progrès pour embarquer un réacteur nucléaire dans un avion. Mais des avions ou des cargos qui fonctionnent aux EnR, faut pas rêver. Au mieux et avec de très gros progrès sur les batteries vous ferez des voitures (et pour les camions vous retombez dans le problème poids/puissance).

        Maintenant, si vous couvrez la terre de panneaux PV et d’éoliennes et que vous synthétisez du carburant (en pompant au passage du CO2 dans l’air), ça devient physiquement possible mais économiquement à prouver. Mais quant à moi, je trouve la campagne de plus en plus moche avec les moulins à vent en béton et fibre de carbone. Mais chacun ses goûts …

      • J’ai une idée, on fait fonctionner l’avion grâce a une éolienne placée derrière le l’hélice et hop énergie infinie!

    • Il y a 10 ans :
      MichelO et Pragmat > « N’importe quoi, une voiture qui roule tout seul, mais bien sur, c’est pas possible, ca renverserait tout le monde, aucun ordinateur ne pourrait faire cela, c’est impossible »… aujourd’hui sur les routes Américaines ces voitures roulent sans aide du conducteur.

      Il y a 20 ans :
      MichelO et Pragmat> « N’importe quoi, mettre un PC, un ecran, un disque dur, dans un objet de 10cm par 5cm par 1 cm et qui serait transportable… n’importequoi, tu as vu la taille d’un téléphone portable et tu peux juste téléphoner avec »

      En 1873 :
      MichelO et Pragmat>  » N’importe quoi, tu voudrais qu’on puisse avoir une charrue sans cheval, mais tu vois il y a quelqu’un qui a fait un test avec ton truc la « moteur », et bien il dépasse pas les 2km d’autonomie alors qu’avec mes chevaux je vais plus vite et je peux abattre des dizaines de km »

      ….

      Les technologies d’aujourd’hui vont s’améliorer, se miniaturiser, et donc devenir rentable… puis efficace, puis dépasser la technologie précédente.

      • En quoi l’amélioration d’une technologie fera en sorte que la densité de puissance reçue par le soleil va changer ?
        Le seul moyen d’avoir un avion électrique sera dans l’amélioration des batteries et ceci arrivera sans doute un jour. Par contre, l’histoire des panneaux solaires, c’est juste de la poudre aux yeux.

        • Aujourd’hui le rendement d’un panneau solaire (photovoltaique) est de 10% … ca fait une marge de progression non ? quelque chose comme 90% a gagner, donc gagner 9 fois plus d’énergie récolté ca a une signification, dans un monde ou on peut devenir autosuffisant (avec batterie) si on recouvre un toit totalement, si on arrive a 90% de rendement, on aura 9 fois moins de panneau sur le toit, ou on pourra consommer 9 fois plus…
          Et les batteries d’aujourd’hui ne sont pas celles de demain, elles vont encore se réduire, et en meme temps on va découvrir de nouveaux matériaux qui stockeront mieux et plus.

          Mais si la question est « faut-il mieux chercher du coté du solaire, de l’éolien, du nucléaire, du gazole,… ? » la je m’en fous, ce n’est pas important pour moi, la seule question posé, c’est le solaire va t’il devenir rentable un jour, et moi je dis oui, a part si on se concentre sur une autre techno, qui va elle meme devenir rentable par la force des choses.

          • Pour un avion, il faudrait gagner un facteur 100 et non pas un facteur 10. (C’est à dire un rendement de 1000%).

            Mais pour un particulier, s’alimenter par énergie solaire + batterie dans le futur est tout à fait concevable. Tout comme il est possible de faire pousser ses légumes dans sa propriété et d’élever ses poulets et ses cochons.

            Mais peut-on concevoir un monde de 7 milliards de fermiers vivant en autarcie dans un habitat dispersé avec ses PV, ses éoliennes, ses batteries, son groupe électrogène de secours, son puits, son installation géothermique, son bétail (et son 4×4 – électrique of course) ?

          • Ce que donne le soleil, c’est entre 400 et 1000 w/m2 dans les conditions optimales.
            Même à 100% de rendement on est encore loin de la puissance nécessaire pour faire voler un avion de ligne.
            Les panneaux solaires pourront juste alimenter la clim ou les systèmes de contrôles en cas de défaillance des batteries mais jamais faire tourner des moteurs de manière complètement autonome.

          • D’où sortez vous vos chiffres ❓
            On trouve facilement des panneaux dont le rendement est de 22%. Et 25 % ne doit pas être si exceptionnel. En laboratoire, ils doivent en être dans les 40 % avec les multicouches, même plus.

          • Les rendements des panneaux solaires sont plutôt à 15% – 16% voire jusqu’à 21% pour les panneaux de S. (cellules à contacts arrière). Sur silicium seul, il y a encore de la marge de progression, mais ce n’est pas possible d’aller au delà de 30% de rendement sur ce matériau.

            Par contre sur des technologies « empilées » (pour utiliser mieux le spectre solaire) les 50% seront sans doute bientôt atteints, mais là on parle de technos bien plus chères, mais celles qui sont sur les toits des résidences.

            Pour l’autre point, oui le solaire devient rentable dans certains pays ou certaines régions de pays… et il intéresse les financiers (privés, fonds, ….)

      • Il y a 10 ans, MichelO : Pfff, que c’est fatiguant de faire la route, pourquoi nos puissants prônent-ils la disparition des aires de repos, le développement des gendarmes couchés, coussins berlinois et ronds-points quadruples comme avenir de la sécurité routière et nous prennent-ils pour des nazes quand nous leur disons que l’avenir est plutôt dans la simplification de la vie du conducteur et les aides à la conduite que dans la sollicitation continue de son attention ?

        Il y a 20 ans, MichelO : Dans mon service, je veux que chacun ait son ordinateur avec un maximum de stockage et de cpu qui lui soit dédié, vos terminaux X économes qui sont selon vous l’avenir, vous pouvez les carrer dans la malle arrière de votre voiture.

        En 1873, l’aïeul de MichelO : J’ai fait un système avec des poulies et des poids qui me réveille quand la pâte de mes brioches a assez levé et qu’il faut les mettre au four, alors ton horloge-réveil à vingt louis, va attraper d’autres nigauds avec !

        La technologie s’améliorera, mais la densité de l’énergie solaire n’augmentera pas, l’information ne fera pas Paris-Nice en moins de 2 millièmes de seconde, 2 et 2 ne feront pas plus que 4, et le plomb ne se changera pas en or en produisant de l’énergie gratuite. Dénoncer comme des rétrogrades ceux qui vous demandent de ne pas confondre le rêve et le progrès technologique conforme aux lois de la physique, c’est éminemment suspect : c’est trop souvent utilisé par les aigrefins pour récupérer à leur profit l’argent public, en promettant monts et merveilles, et en tentant de discréditer les experts. C’est comme ça que fonctionnent les écolos, et certainement pas les libéraux.

        • Par contre un moto-planeur , ça n’a rien d’utopique, sans compter qu’on peut compter à la fois sur de l’éolien et du solaire pour recharger des batteries: un planeur est d’habitude « lâché à 500 m » et après il vole par ascendances et vent (record trouvé: 3009 km). Le moteur permet de ne pas atterrir et de décoller seul!

          • Bien sûr. Donc si vous voulez aller chercher des sponsors et monter un concours de planeurs, vous aurez toute ma sympathie. Mais le vol à voile est un loisir, où le vent décide de si vous pouvez partir et où vous pouvez aller. Le voilier aussi, ce truc dont la définition anglaise est que l’équivalent est de se mettre sous une douche froide et de déchirer des billets de cent livres pendant que votre femme va s’amuser avec un type plus raisonnable. Ce ne sont pas ou plus des modes de transport compétitifs, il faut l’admettre, et, si vous voulez gagner dans les transports, vous attacher à optimiser les trucs performants qui marchent aux hydrocarbures, ce qui ne pose pas de problème technique.

            • Solar Impulse 2 est en fait, un motoplaneur: c’est bien en montant à 9000 mètres d’altitude, grâce au solaire et aux ascendances qu’il obtient cette énergie potentielle que sa voilure, grâce à son envergure lui permettra de transformer en énergie cinétique, pendant la nuit mais cette perte d’altitude peut être facilement en partie récupérée par une turbine éolienne. C’est bien là le principe de ce vol: ce qu’on appelle maintenant le « mix énergétique » capable de diminuer la consommation d’énergie non renouvelable (uranium pas moins « fossile » que les autres, compris).

              Autre nouveau principe appliqué: remplacer l’énergie (et parfois la matière) provenant de la matière-terre, par de l’énergie captée dans l’atmosphère (le vent) et l’univers (la lumière), sources qui ne risquent pas de se tarir! De même que la récupération d’eau de pluie et les stations d’épuration tentent à conserver un potentiel: c’est donc le principe de diminution de « prélèvement » qui transforme la consommation, comme le retraitement des déchets par leur recyclage.

              Un potager peut vous nourrir chaque année, une forêt vous chauffer ou construire votre maison, laquelle, maintenant, peut dans certains cas encore rares, produire plus d’énergie qu’on en consomme à l’intérieur.

              C’est quand même une voie nouvelle, à l’encontre d’un passé pas si vieux, qui ne me paraît en rien idiote!

              • Une turbine éolienne a une traînée. Le mouvement perpétuel n’existe pas.

              • La perte d’altitude est transformée en déplacement horizontal, et un planeur est sans aucun doute la manière la plus sophistiquée et la plus proche de l’optimum pour extraire un maximum d’avance horizontale de l’énergie potentielle donnée par l’altitude. Il n’extrait pas d’énergie de son environnement au cours de la descente, mais utilise au mieux son énergie propre.

                • C’est pour ça que je parle de récupération partielle de cette perte d’énergie pour en faire de l’électricité comme on le faisait à vélo avec une dynamo (ou, maintenant, avec le moteur de roue ), une éolienne sur un voilier, le freinage sur une auto hybride, ou pour le plaisir, comme un enfant qui courre pour faire tourner son petit moulin sur son bâton.

                  • Pensez-vous au bateau à voile qui remonte le vent ❓
                    Dans ce cas ce serait un « bation », compression de bateau et avion… je vous laisse imaginer la compression de bateau, avion, éolienne … A vos claviers 🙂

                    • Non, pas spécialement!

                    • Non, je pense à une hélice couplée à une girouette qui s’oriente pour faire face au vent (ça existe déjà, y compris pour les bateaux à voile: se passer complètement d’électricité, actuellement, est difficile: GPS, radio, téléphone etc… Loin de toute source, il faut bien être autarcique: hydraulique, éolien ou solaire: le plus généreux! Ou un mix des 3 si ce n’est ni trop compliqué ni trop coûteux. (oui, je suis plus réaliste que rêveur!). Je suis aussi allé en Afrique, en brousse: espérer une électricité câblée est illusoire! C’est bien là que j’ai vu mes premiers panneaux solaires sur les dispensaires infirmiers pour alimenter une seule ampoule, pour un accouchement difficile la nuit. Pourquoi publier ces gens-là?

                    • une girouette qui s’oriente pour faire face au vent

                      Mais c’est un aérofrein ça ❗

                  • Non justement il est impropre de parler de récupération d’une perte d’énergie, c’est simplement un transfert puisque dans la majorité des cas la perte n’était pas volontaire (sauf le freinage auto).

                    Sans mettre la dynamo, si vous donnez un coup de pédale et avec l’inertie vous allez faire 100m mais si vous mettre la dynamo vous n’allez faire que 80 m : ce qui vous manque en distance vous l’avez à peine récupéré en éclairage car vous avez eu des pertes aussi en frottement.

                    Si vous mettez une éolienne sur votre avion, ça crée une traînée et vous tomberez plus rapidement ou consommerez plus d’énergie électrique pour avancer.

                    Pour l’automobile, stocker l’énergie de freinage pour la restituer au redémarrage : c’est pareil quand on fait les additions (aux pertes près) mais l’intérêt est que sans ce système l’énergie de freinage aurait été perdue en chaleur.

                    Pour un voilier, il y a une traînée supplémentaire également mais comme l’énergie qui fait tourner l’éolienne n’est pas puisée dans la vitesse du bateau mais dans le vent on n’y fait pas attention mais l’éolienne freine quand même le bateau même si c’est très faible.

                    • Je vous ai donné des exemples par analogie avec solar impulse 2 comparé à un moto-planeur (ce qui est le cas, pour l’avion solaire, la nuit) : le fait qu’on développe des systèmes pour perdre moins d’énergie inutilement ou récupérer une partie de l’énergie perdue auparavant: pas pour la dynamo qui n’existe quasi plus.
                      Bien sûr que la nuit, l’avion solaire n’accumule plus d’énergie, il dépense donc l’énergie accumulée le jour en planant donc en descendant de 9000 m (sauf ascendances = similitude avec la moto-planeur: même grande envergure, même voilure large / poids) et en prélevant l’électricité des accus, alors qu’au lever du soleil il pourra regagner de l’altitude et remonter à 9000 m)
                      Pendant la perte d’énergie nocturne (altitude et électricité accumulée), un système utilisant le déplacement dans l’air pour, par un système de turbine, pour refaire de l’électricité: alors oui, mathématiquement, la turbine va freiner l’avion et donc accentuer la perte d’altitude et je n’ai pas fait les calculs de la portion récupérable non significative dans le gain de la récupération, qui est évident en cas d’atterrissage, mais je n’ignore pas que toute transformation de la forme de l’énergie entraine une perte: aucune source d’énergie n’y échappe.

                    • Aucun besoin de turbine, il suffirait de laisser les helices tourner librement et récupérer ce qui entre, mais ça ne ferait qu’accelerer la descente,un gros aerofrein.
                      Sur les planeurs téléguidés ce n’est pas pour rien que l’on active le frein dynamique et que l’hélice est généralement retractable.

                      Même problème que celui cité pour l’automobile.

                    • Un planeur (et un avion de manière générale) emmagasine de l’énergie sous 2 formes : énergie cinétique et énergie potentielle. L’énergie potentielle (liée à l’altitude) se conserve sans déperdition contrairement à l’énergie cinétique (à cause de la trainée) ou de l’énergie des batteries (auto décharge et perte avec la baisse de température).

                      Alors pourquoi vouloir transformer l’énergie potentielle puisque cela ne peut aboutir qu’à une perte importante ?

                      Par ailleurs l’ennemi pour un objet volant est le poids qui augmente la trainée nécessaire à la sustentation. Tout système inutile a donc un cout énergétique important (les avionneurs dépensent des fortunes pour simplifier les systèmes embarqués et en réduire le poids). L’autre ennemi est la taille (l’A380 est un défi technique) du fait que la masse augmente avec le cube de la dimension et que la résistance de la structure de permet pas d’alléger celle-ci autrement que pas l’usage de matériaux ultra-performants.

                      Le problème de l’avion électrique autonome est donc sa surface de capteurs qui impose de grandes dimensions donc un rapport poids/puissance toujours défavorable. (Alors que si vous imaginez des batteries miracles avec un rapport poids/énergie important, tout devient possible – mais inutile de construire l’avion tant que vous n’avez pas les batteries, et inutile de mettre des PV qui ne pourront pas compenser l’énergie puisée dans les batteries).

                      Donc l’avion solaire n’a de sens dans un avenir proche ou lointain que pour un drone capable de voler indéfiniment (pas de système de survie – contraintes de sécurité réduites). Le projet Solar-impulse est à la fois un non-sens et un mensonge.

                    • Mikylux

                      On s’est compris mais pour le dire plus simplement ;

                      Hors alternance d’ascendances naturelles possibles la nuit, l’électricité générée par les 500m que vous avez perdus la nuit juste à cause de votre éolienne ne vous sert à rien :

                      – si vous l’utilisez la nuit elle ne vous fera pas regagner les 500m perdus (perte de rendement).
                      – vous n’avez pas besoin d’eux le jour.

                    • Mikylux, vous oubliez que la portance est générée par la dépression sur l’extra-dos de l’aile, et qu’il faut une vitesse minimum pour que cela se produise. Sans vitesse, pas de portance : c’est le décrochage.

      • 1885 la première voiture électrique voit le jours ce sera un succès c’est certain seul problème elle coute cher et l’autonomie est faible mais c’est sur c’est l’avenir!!
        2015 la voiture électrique coute toujours chère et l’autonomie toujours faible mais c’est sur c’est l’avenir!!!

        Si on regarde le passé, les technologie qui ont révolutionner leur secteur n’ont jamais été prévu à l’avance. Comme vous le dites si bien dans vos exemples à chaque fois personne n’y croyait. Pour la voiture électrique c’est aujourd’hui tout le contraire, tout le monde se force à croire que c’est l’avenir. Le progrès n’est pas prévisible sinon à quoi bon faire de la « recherche » si il suffit de chercher d’appliquer des solutions prédéterminées?
        Les libéraux font confiance au marché et au génie humain (ni l’un ni l’autre n’ont jamais failli) et se méfie comme de la peste de l’état dont le track record a toujours été catastrophique. Quiconque à 2 sous de jugeote devrait se méfier de toutes solution ayant l’état comme principale supporter…

  • En effet, autant il est concevable d’avoir un jour des avions nucléaires (fusion ou sels liquides) autant l’avion solaire ne sera possible que quand le soleil explosera (scénario peu probable et dans lequel on est de toutes façons tous morts)…
    Des dirigeables à moteur avec un part de solaire pourquoi pas mais ça restera très lent…
    Bref, n’en déplaise aux rêveurs et aux idéologues, cette aventure reste une simple aventure (comme une traversée de la marche à la nage ou autre trucs du même acabit) et ne peut pas prétendre à plus.

    • …Ou des drones solaires automatisés, qui pourraient très bien atterrir sur des aérodromes dédiées la nuit.

      Finalement, cette histoire avec nos 2 pilotes diva ressemble au programme Apollo, dont la présence d’hommes sur la Lune promis par Kennedy a fait considérablement monter les coûts et les risques.
      Mais pour avoir les crédits, il fallait faire force de démagogie et de marketing ; Solar fait la même chose.
      Et on a vu que les retours directes des programmes lunaires ont été très maigres…

    • Pour vous, ce challenge n’est pas une expérience et c’est là qu’est l’erreur: si 70 personnes accompagnent l’aventure et si les sponsors s’y sont autant impliqués, c’est bien pour en recueillir les enseignements et les renseignements: ces entreprises n’ont pas toutes besoin de ça pour leur image de marque (« leur pub »).

      De plus, c’est un véritable exploit humain puisque A. Borschberg et B. Piccard devront survoler les océans, soit piloter, seuls, 72 et jusqu’à 120 heures!

      Donc oui, c’est un exploit mais qui n’est pas dirigé contre les partisans du tout nucléaire français!!!
      (N.B. Areva, au mieux de sa forme, comme on sait, voudrait fusionner avec une entreprise nipponne à 50/50 dans le domaine du démantèlement de tout ce qui est nucléaire!)

      • Évidemment que c’est une opération marketing! Aucun indutriel n’a besoin de faire ce genre d’exploit pour améliorer ses procédés de fabrication ou de développement. Toute cette opération est purement marketing et je ne serais pas étonné qu’une grande part du budget proviennent d’organismes para étatique.
        Quand à l’exploit humain, celui de lindbergh était bien plus fort, il n’y a rien de comparable. avec les techniques et les technologie d’aujourd’hui c’est une promenade de santé

        • « Évidemment que c’est une opération marketing! Aucun indutriel n’a besoin de faire ce genre d’exploit pour améliorer ses procédés de fabrication ou de développement. »
          Soit vous n’êtes pas manager, soit vous avez peur du risque. Le moins qu’on puisse dire, c’est que la pub n’est pas le but du jeu (jusqu’ici, ils se plaindraient plutôt d’un manque de visibilité: c’est normal! C’est le succès de l’exploit qui les récompensera.

          D’autre part ce sont les défis qui font chercher et avancer: Solar Impulse 2 leur a proposé le défi.

          « je ne serais pas étonné qu’une grande part du budget proviennent d’organismes para étatique. » Réflexion plus française que suisse: pour le moment, vous tenez le record européen des malversations politiques, non?

          « Quand à l’exploit humain, celui de lindbergh était bien plus fort, il n’y a rien de comparable.  » C’est comique: Lindberg, 33 heures, Solar Impulse 2: 120 heures: si vous niez l’exploit, même avec tous les moyens du temps actuel, si, il y a une sacrée différence!

          C’est tout ce que vous avez trouvé pour ce commentaire?

          • lindbergh : seul, sans radio, sans GPS, dans une bombe volante. Un problème, même mineur et il est mort…il fallait avec des c…en béton armée pour se lancer

      • Si un coureur du tour de France prenait le dixième des substances que le pilote utilisera pour tenir 72 ou 120 heures, vous ne parleriez plus d’exploit humain mais d’exploit de l’industrie pharmaco-chimique !

  • Pour les rêveurs qui pensent que même l’automobile a commencé comme ça puis s’est développé :

    Un avion correct a en général 2 réacteurs de 100KN de poussée soit 2 x 100,000N x 200 m/s = 40,000,000W
    C’est de la puisance utile et il n’est pas nécessaire d’appliquer un rendement par dessus.

    Sachant que l’énergie solaire reçue par un panneau est de 400W/m2 dans les meilleures conditions et seulement quelques heures par jour… mais faisons comme-ci… et faisons aussi comme si le rendement était de 100%… alors il faudrait une surface de panneaux de 40,000,000 / 400 = 100,000 m2 de panneaux solaires pour faire voler un avion normal avec des passagers soit une surface couverte de plus de 300 m x 300 m.

    Pour info un A380 fait 80 m x 73 m.

    • plus exactement, il s’inscrit dans un rectangle de 80 x 73 m2, il ne remplit pas toute la surface du rectangle.

  • Cet article est d’une ineptie crasse. Les promoteurs du Solar Impulse n’ont jamais prétendu qu’ils ouvraient une nouvelle aire pour l’aéronautique. Leur but est de promouvoir les énergies renouvelables et surtout de permettre des avancées technologiques et techniques nouvelles qui étaient nécessaires pou ce vol.
    Les explorateurs de tous les temps ont fait avancer la science et la technique, de la boussole des navigateurs chinois aux essuies glaces et les turbo moteurs apparus sur les voitues de course bien inutiles, sois disant…

    • Marrant ce commentaire de ton et, en totale contradiction avec les premiers sleeping wave et walbrecq. Et franchement si promouvoir le renouvelable c’est dépenser une fortune dans un machin inutile, incapable de fournir un service, qui coûte un bras, et qui étale ses limites à mille lieux de ce qui serait nécessaire, alors le résultat est très largement contre productif. C’est si révélateur du monde écologique, totalement à l’ouest.

      • « Et franchement si promouvoir le renouvelable c’est dépenser une fortune dans un machin inutile, incapable de fournir un service, qui coûte un bras, et qui étale ses limites à mille lieux de ce qui serait nécessaire, alors le résultat est très largement contre productif.  »

        Commentaire rempli d’ignorance crasse, la plupart des grandes inventions ont subi des échecs ou ont commencé par des projets non rentables pour des phases de tests. Solar Impulse va dans cette direction.

        Les grands inventeurs ont connu l’échec avant de connaître la réussite.

        • Vous me faites penser à ceux qui poste des vidéos sur youtube à propos de flashlight auto rechargeable avec un panneau solaire.

        • Mais il n’y a aucun échec technique ! Ce n’est qu’une opération de comm qui s’avère pathétique car ces bouffons n’ont pas réalisé avant que cela afficherait l’impasse technologique, que cette impasse serait finalement l’élément de comm le plus visible. C’est aussi couillon que si un laboratoire génétique faisait traverser en planche a voile un homme qui a mangé du mais OGM, pour promouvoir les manip génétiques, avec les gogos pour soutenir que plus tard, par manipulation, il aura des muscles assez gros pour le faire aussi vite qu’Obelix.

        • La plupart des grand inventeurs on fait leur découverte par hasard

        • Que ceux en échec partout ne se découragent pas, ils finiront grands inventeurs !

    • Sûr le meilleur banc d’essai de nouvelles technologies encore inconnues est un aéronef.

    • @Tonet: C’est surtout une plaquette publicitaire. Ceux qui financent un tel exploit n’en attendent que du green washing.

      • Progrès technologiques (parmi d’autres. Extrait: « Solvay a inventé des électrolytes permettant d’augmenter la densité énergétique des batteries, Bayer Material Sciences fait profiter le projet de ses nanotechnologies et Décision utilise de fibres de carbones d’une légèreté jamais vues jusqu’à aujourd’hui. »

        Sans commentaires!

        • Non, pas parmi d’autres, c’est exhaustif. On notera d’ailleurs la tournure de la phrase, m^me en ajoutant l’intro non citée, qui décrit simplement les activités des sociétés prenant part au projet. J’espère que l’on n’a pas attendu ce projet pour augmenter la densité d’énergie dans les électrolytes des batteries sinon j’en connais qui en ayant payé des super-programmes ne vont pas être contents quand le gramme gagné vaut des milliers d’euros..

          Maintenant que certaines caractéristiques aient été adaptées par rapport aux conditions de température à 8,500m d’altitude je n’ai aucun doute. Que l’on ait développé un moteur électrique avec un devis de poids trés serré ne fait aucun doute non plus.

          Dans la nouvelle friteuse SEB il y a une pièce jamais vu auparavant.

    • « Les explorateurs de tous les temps ont fait avancer la science et la technique. »

      Au mieux, ils pourraient faire progresser la technologie des matériaux composites (pour que leurs ailes démesurées ne se plient pas en 2 au premier coup de vent). Cependant imaginer que Solar-bidule va donner des leçons à Airbus et Boeing, c’est peut-être s’avancer un peu vite …

      • Quand j’étais jeune, j’ai rencontré le futur patron d’une boite française réputée de l’aéronautique, qui après la réunion m’a montré le superbe safran ( 🙂 ) qu’il avait fait réaliser en fibre de carbone pour son 5O5 par son labo. Les progrès partent des labos industriels et vont vers les activités de fun, pas l’inverse…

    • C’est sur, avec de la fibre de carbone et des chevaux transgénique ont pourra faire des carrosses imbattable…

    • Vous avez raison! Avez-vous remarqué qu’en compétition automobile, chaque année voit poindre plus la Formule E, v »hicules électriques dont le règlement a bridé la vitesse.

      D’autre part vous connaissez beaucoup de marques qui se désintéresse des modèles électriques?

      Il est clair que les réactionnaires conservateurs (dont ceux du « tout nucléaire », sans aucune concurrence) se trompent en refusant de marcher avec leur temps: ils ont évidemment tort: rien ne changera leurs sciences (physique, biologique, chimique ou autres) mais simplement, c’est la combinaison et le « réarrangement » de ce qui est connu qui permettra sans doute le progrès technologique jusqu’au « faisable »!

  • J’aime bien suivre les évènements en direct, et nous sommes à Madrid, pour suivre les élections.
    Il y a actuellement un HALO SOLAIRE magnifique, j’espère que c’est un bon présage.

  • A longueur d’interviews, l’équipe de Solar Impulse explique clairement que l’avion solaire n’est pas l’avion du futur. Cette aventure ne sert donc pas à démontrer que l’énergie solaire fera voler les avions. Leur message est qu’il faut apprendre à penser autrement pour nous approvisionner en énergie dans les décennies à venir, ce qui est assez consensuel.
    Par ailleurs, l’avion de Solar Impulse recharge aussi ses batteries au sol avec le soleil. Rappelons qu’il les recharge en vol, car, au soleil, il consomme moins qu’il ne produit. Le premier modèle a déjà décollé avec10 ou 20 % de charge pour atteindre 100 % avant midi…

    • Leur message ! Je ne crois pas qu’ils soient bien placés par de telles opérations pour offrir des messages crédibles. Encore une fois, les petits scientifiques et ingénieurs besogneux qui font avancer par petits coups de pouce les technologies et les énergies classiques méritent bien plus d’attention que vos doux rêveurs surtout soucieux de leur propre promotion.

      • Personne ne vous force à imposer vos croyances face à des dizaines d’ingénieurs au travail et à leurs calculs mais ce sera bien vous qui aurez choisi de le montrer! Je trouve ça dommage … pour vous!

    • « A longueur d’interviews, l’équipe de Solar Impulse explique clairement que l’avion solaire n’est pas l’avion du futur. »… ah bon ?

      Blog de solar impulse :

      Leo Lie • a year ago
      Is it possible that this new technology will be implemented as a new future for the airline transportation industry?
      2 • Reply•Share ›
      Avatar
      Solar Impulse Mod Leo Lie • a year ago
      Of course, we aim at creating impact and all our technologies will be able to be used. In 5 years from now we can imagine there will be industrial solar planes flying around airports on short distances… Did you know Solar Impulse represents 1/10th of the whole aviation history?
      ___________
      Et de leur propre aveu il n’y avait aucune nouvelle techno implémentée dans la version 1 dite « A » ayant fonctionné jusqu’en 2014 : c’était juste un lego.

      • « In 5 years from now we can imagine there will be industrial solar planes »

        Oui ! Flagrant délit de foutage de gueule qui résume bien l’idée générale du projet : un activisme mensonger conçu d’emblée pour manipuler l’opinion.

        Bizarrement je localise bien la page avec google, mais je ne retrouve pas le texte dans cette page ?

        • Les pages sont très longues à se charger : bien 20 secondes en 10 Mo… c’est solaire…
          Fais un Control-F dedans

  • Il faut bien continuer à faire rêver les bobos qui vivent dans un monde de bisounours ! 😉

    • Mais comme le dit l’auteur, ils font surtout la démonstration que cela n’est pas possible. D’où le concert de bobos indignés qui accueille l’article.

      Entre expliquer que la terre est ronde à l’inquisition comme Gallilée, ou expliquer que les EnR sont trop diffuses pour alimenter des véhicules (*) …

    • Les « bobos » qui « vivent dans un monde de bisounours » sont les mêmes qui considèrent que foutre en l’air le seul monde que l’on a à notre disposition à coup de CO2 et de réchauffement de la planète n’est pas très fut-fut. J’imagine que c’est leur côté bisounours, alors que les vrais qui considèrent qu’on peut continuer à polluer tranquille sont des vrais hommes qui sentent bon le musc et ne se préoccupent pas de trucs abstraits comme la réalité.

      • Je dois me fier à des gens incapable de comprendre quelque chose d’aussi simple que l’énergie produite par un panneau pour me prédire des catastrophes.
        Jw n’ai pas besoin de continuer je pense.

    • « Bobos » et « monde de bisounours »: sont des notions typiquement françaises, pas suisses! Il n’y a aucune raison qu’ils fassent tout ça pour faire plaisirà des « Bobos » Français!

      Une vue un peu trop franco-française, peut-être, comme d’hab’?

  • j’aime bien la citation…
    « Nous voulons partager notre vision d’un avenir propre. Cette mission doit contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique par la promotion de nouvelles énergies vertes. »

    en quoi promouvoir des énergies vertes contribue à lutter contre le réchauffement climatique?????
    et qu’est ce qu’une énergie verte?
    Quelle soupe…

    On a déjà eu le débat sur solar impulse…

    ça fait rêver certains… en pratique, il est bien difficile de lui trouver le moindre intérêt en dehors de cela…

    si il y a une avion « vert » qui puisse servir à transporter des gens de A à B il découlera de la fabrication de « batteries » plus performantes… on doit déjà pouvoir faire voler un appareil léger avec des batteries…
    mais si on regarde le rayon d’action..et le temps de charge des batteries…ça sert à voler un peu sans bouffer de kérosène…

    vouloir les charger en vol conduit à une impasse comme beaucoup l’on rappelé. sauf si on place des éoliennes sur le dessus….
    http://www.google.fr/imgres?imgurl=http://www.lievreoutortue.com/wp-content/uploads/2012/05/wind-powered-car.jpg&imgrefurl=http://www.lievreoutortue.com/une-voiture-propulsee-par-lenergie-eolienne/&h=465&w=598&tbnid=n8lMRW0NBhK5kM:&zoom=1&tbnh=92&tbnw=118&usg=__7cw7oPqpmD4TWd1dmKYG1rJMFFo=&docid=goNc2qhVA_l09M

    critiquer ce machin est attraper une anguille….car personne ne sait à quoi sert ce projet sinon une opération de com.

    Ils ne prétendaient pas lutter contre le réchauffement climatique, ils n’ont jamais parler de d’avion du futur etc…

    zut zut zut…

  • Voler en avion solaire, ça se feras peut être pas, mais il en découle une avancée, une amélioration technologique: un panneau solaire fixe (sur un toit) n’a pas le même rendement qu’un panneau solaire en mouvement, c’est comme le WIFI, a 200 km/h ça ne fonctionne pas, mais on commence a trouver pour que ça fonctionne correctement.

    Après, on peut constater que l’auteur est pro EDF nucléaire, touche t’il de l’argent comme lobbyiste, a t’il de la famille qui travaille chez EDF. ?

    Toujours est’il que le soleil se lève tous les jours gratuitement sur toute la planète depuis 4 milliards d’années, le soleil tape tous les jours sur les toits, murs, fenêtres de tout le monde.

    Si on utilise moins moins d’énergie fossile, cela veut dire, moins d’argent pour les pays qui alimente le terrorisme (AEU et QUATAR) et moins de commission et retro-comission pour les hommes politiques, donc tout benef pour les libéraux.

    • et contre les arguments physiques , vous dites quoi?
      commet des panneaux solaires pourraient fournir assez d’energie pour transporter efficacement des passagers? On ne voit pas trop.
      Mais je vous en prie donnez nous la solution technologique.

      ce qui fait rire c’est que l’avion soit solaire, électrique pourquoi pas.

      l’auteur est pro nucléaire en effet, le moins qu’on puisse dire c’est qu’il ne s’en cache pas et le lobbyisme n’est pas un délit! Le lobbyisme est une réponse à interventionnisme étatique économique.
      lobbyisme n’implique pas corruption.

      quand on sait que via les subventions les enr sont une aubaine pour les élus en demande de corrupteurs , ça fait rire.

      On peut vous renvoyer sur les débats sur la fusion froide et l’ecat. les « vous ne comprenez rien », » vous serez ridicules » ..on connait.

      Il y a eu aussi un serpent de mer amusant, l’arbre à vent…

      Pour résumer : électrique pourquoi pas..solaire, vraiment???

    • « un panneau solaire en mouvement, c’est comme le WIFI, a 200 km/h ça ne fonctionne pas »

      une nouvelle science ?

      • Non, pas une nouvelle science, un panneau solaire en mouvement a moins de rendement qu’un panneau fixe.

        • Ah intéressant ! auriez-vous un lien ? Une diffraction ? Les moucherons ?

          Pour mémoire la terre se déplace à 1600km/h sur elle même et à 106,000 km/h en moyenne autour, justement, du soleil soit 30km/s…. donc 200km/h (55m/s) en plus ou en moins…

          • Il a peut-être inventé le panneau PV d’Einstein ❓ Avec le shift de la longueur d’onde, l’énergie n’est plus captable par le panneau … ❓

          • Ha Ha

            Pourquoi les panneau solaire sur les toits sont fixés plein Sud ? parceque c’est dans cette direction qu’il y a le meilleur ensoleillement.

            • …. le meilleur ensoleillement une fois par jour. Ce n’est donc pas la vitesse le problème mais l’orientation.

              Pour votre info, la vitesse de déplacement de l’avion est de 90kmh à comparer avec la vitesse circonférentielle de la Terre qui est de 1600kmh soit 6% bof bof

              Sur les nuages dont vous parlez plus bas, ce n’est pas spécifique à un panneau en mouvement par rapport à la terre.

              Note : Généralement la vitesse d’un avion est donnée par rapport à son milieu donc ce n’est pas sa vitesse par rapport au sol et c’est confirmé par les durées des vols qui sont généralement supérieur à la distance / vitesse nominale.

        • hein? vous savez quand on parle de mouvement….il faut être un peu plus précis….mouvement par rapport à quoi?

          ou il se deplace si vite par rapport au soleil qu’il décale le spectre de fréquence?

          • Entre la terre et le soleil, il y a l’atmosphère avec des nuages, un nuage couvre votre panneau solaire, et le rendement tombe jusqu’à temps que le nuage passe.

            Ensuite, j’ai pas le parcours complet de l’avion, mais s’il s’est arrêté en Chine a cause des intempéries, c’est qu’il voyage d’Ouest en Est et tout le monde sait que le soleil se lève a l’Est.

            Et ensuite comme l’avion avance moins vite que la rotation de la terre, il ne reste pas au top de l’ensoleillement (disons midi a 14h), le voltage des panneau solaire ne seras pas le même. ( a partir de quel voltage l’avion doit ‘il se poser ?)

            • « c’est qu’il voyage d’Ouest en Est et tout le monde sait que le soleil se lève a l’Est.

              Et ensuite comme l’avion avance moins vite que la rotation de la terre,.. »

              Dans ce sens là, il fait même le contraire puisque l’avion tourne dans le même sens que la Terre et il « perd » plus vite le soleil que s’il était fixe.

              Mais peu importe en fait car sur 5 jours (temps estimé Chine-Hawai) les jours seront plus courts mais les nuits aussi, mais si peu (6% à la vitesse théorique de l’avion).

            • Ooops… j’avais pas réagi… vous ne devez pas souvent voyager en avion… il fait presque toujours beau là haut à 8500m d’altitude… Bon, à 12000m c’est encore mieux (comme les avions de ligne) mais leur avion solaire n’est pas pressurisé car la différence ne valait certainement pas le coup (ou le coût… énergétique).

              Donc les nuages… fail

              • Solar Impulse 2 monte à 9000 mètres et si, il y a de l’oxygène et un système de pressuristaion à bord!

                • Piouh… ça frise le dogmatisme Mikylux mais j’ai bien compris que si on n’est pas d’accord c’est qu’on est réactionnaire.

                  Sur Solar 2 :

                  « The long flights promised by this adventure represent an additional challenge of endurance and vigilance for a single-pilot in an unheated and unpressurized cockpit.
                  Crossing the Pacific and Atlantic oceans introduces a new kind of difficulty for our pilots Bertrand Piccard and André Borschberg. »

                  • Si « réactionnaire » signifie bien: « La pensée réactionnaire rejette un présent perçu comme « décadent » et prône un retour vers un passé idéalisé » (Wiki), alors oui, il y a de ça.

                    Pour la pressurisation, au temps pour moi! Merci.

    • je vois pas le problème d’un panneau à 200km/h. les satellites font pire.
      il y a par contre un problème de vibrations, de fragilité, de poids, de fiabilité, qui est un défi en aviation…

      je serais pas surpris si remplacer les panneaux solaires par des batteries ne ferait pas gagner en autonomie.

      Airbus a un prototype E-fan dans cette direction.

    • « touche t’il de l’argent comme lobbyiste, a t’il de la famille qui travaille chez EDF. ? »

      Quand on n’a pas d’argument, on tente d’attaquer la personne.

      Minable!

  • Cet article a au moins pour mérite de générer le débat sur le sujet, ce qui est plutôt bien. Il y plusieurs axes de recherche sur les énergies propres. En combinant les avancées on arrivera a limiter les dégâts sur la planète et ses habitants. https://www.youtube.com/watch?v=JaF-fq2Zn7I

    C’est vrai que de taper sur le renouvelable tout en ignorant complètement la bombe a retardement crée par l’exploitation des énergies fossiles revient a regarder le monde avec des oeilleres. Si les énergies fossiles nous permettent d’aller vite et loin actuellement. Le temps et l’énergie qu’il faudra pour réparer les dégâts qu’elles causes et incalculable. On donc pas d’autre choix que de continuer a chercher. Mr. Gay, réfléchissons un peu « out of the box »…

    • va pour la bombe a retardement…
      mais sur les 7 milliards de gens vivant actuellement combien doivent le simple d’exister aux énergies fossiles????

      et sur l’ensembles des richesses mondiales produites à l’heure actuelles quelle part trouve son origine dans les énergies fossiles?

      jeter le bébé avec l’eau du bain?

      faut être gonflé pour dire que les énergies fossiles sont « globalement subventionnées »..

      mais bon je présume que l’agriculture est aussi une bombe à retardement environnementale.

    • Mais quelle dégats? plus de plantes plus grande, un climats plus tempéré partout sur la terre? Il y a eu par le passé des période ou il avait 5 fois plus de CO2 dans l’atmosphère et la planète était luxuriante avec des animaux gigantesque tellement la planète était riche en nutriment et favorable à la vie. L’ennemie de la vie c’est le froid (ça a d’ailleurs failli tuer la race humaine il y a 100000 ans) jamais la chaleur ne nous tuera bien au contraire.
      Il faut arrêter avec la catastrophisme qui ne sers qu’a une chose à alimenter tous les margoulins et autre démagogue de la terre et renforcer les pouvoirs déjà exorbitant de nos escrocs de politicards.

  • Pour montrer l’absurdité d’une telle expérience, voici un article parue dans la tribune de Genève, qui nous informe que l’avion a été bloqué en Chine pendant plusieurs semaines à cause du mauvais temps :

    « Tour du monde«Solar Impulse», prêt à décoller, fait face depuis deux semaines à de mauvaises conditions météo. L’avion solaire pourrait changer d’itinéraire.

    Solar Impulse, bloqué depuis le 5 mai en Chine, pourrait changer d’itinéraire. Selon la RTS, l’équipe de l’avion solaire envisagerait de passer par le Japon pour rejoindre Hawaï.
    La septième étape du tour du monde de Solar Impulse doit relier la ville de Nankin, en Chine, à Hawaï. Un survol du Pacifique attendu dont le départ a été repoussé plusieurs fois en raison des mauvaises conditions météorologiques.
    Une source interne a déclaré à la RTS que «c’est du jamais-vu». Selon cet interlocuteur, il s’agit d’un «manque de bol» puisqu’une telle situation ne s’est jamais produite lors des simulations.
    «La situation n’est pas problématique»
    Officiellement, un changement d’itinéraire n’est pas prévu, a déclaré le service de presse de Solar Impulse à la RTS. Cependant, plusieurs sources ont affirmé que des alternatives sont à l’étude. L’une d’entre elles consiste à passer par le Japon. Cela permettrait de réduire la distance jusqu’à Hawaï, mais les vents qui soufflent sur l’archipel pourraient engendrer de nouvelles difficultés.
    Mercredi, Bertrand Piccard avait déclaré à l’ATS que cette «attente est frustrante» mais que «la situation n’est pas problématique». Selon lui, «il ne s’agit pas d’une course contre la montre». Si le tour du monde devait se faire en deux ans au lieu des douze mois prévus, ce ne serait pas un problème. »

    http://www.tdg.ch/suisse/nouvel-itineraire-solar-impulse/story/21945884

    Cela n’empêche pas tous les médias écolos de s’extasier devant cette expérience magnifique qui va révolutionner le monde des transports ! 😉

    • « Bertrand Piccard et André Borschberg n’ont pas pour objectif de révolutionner l’industrie aéronautique mais plutôt de révolutionner les aprioris qui frappent encore les énergie alternatives. »

      http://info.solarimpulse.com/fr/notre-histoire/

      Et manifestement, il y a du travail sur contrepoint!

      • Tout ce qu’ils réussissent à prouver c’est que c’est pas demain qu’on voyagera en avion électrique…

        • Non, leur message est clair, explicite: « Bertrand Piccard et André Borschberg n’ont pas pour objectif de révolutionner l’industrie aéronautique mais plutôt de révolutionner les aprioris qui frappent encore les énergie alternatives »

          http://info.solarimpulse.com/fr/notre-histoire/

          Pas de chance!

          • Alors disons que c’est complètement raté. Parce que, 2 ans pour faire le tour du monde, même Jules Verne aurait rigolé…

            • Que je sache, Jules Verne a fait le tour de la Méditerranée et n’a franchi l’Atlantique, dans les 2 sens qu’une fos. Je pense qu’il pourrait être ébahi et très heureux de ce qui a été fait depuis son temps, mais faire penser ou parler les morts reste un argument fort discutable!

      • Oh on aurait des aprioris ?

        Voir mon lien ici pointant sur le même site et qui dit le contraire. Tout cela participe du green washing : la dinde de Noël on ne lui montre pas qu’elle va finir à la casserole…

        http://www.contrepoints.org/2015/05/24/208709-solar-impulse-une-experience-contre-productive#comment-1132085

      • « Et manifestement, il y a du travail sur contrepoint! »

        Il y a du travail sur contrepointS parce que pas mal de lecteurs ont fait des études de physique et qu’il faut leur faire un lavage de cerveau pour effacer tout ça !

        L’énergie est partout et il est donc aisé « d’inventer des énergies alternatives » miracle. En revanche la captation est difficile et la conversion a souvent un rendement lamentable. Si vous projetiez d’utiliser l’énergie du magma ou l’énergie des marées, vous auriez peut-être un bon point de départ. Mais en voulant récupérer de l’énergie diffuse, on tombe rapidement dans des délires d’infrastructure.

        Du coup, tout le discours « vert » et cette propagande sur l’avion solaire n’a pour but que de couvrir ce délire d’infrastructure. A ce niveau on n’est plus dans la science : il est théoriquement possible de puiser l’énergie dont on à besoin dans le rayonnement solaire. Les contraintes en matière de mobilisation des sols, de déploiement de réseaux et de financement n’ont rien à voir avec la science. Mais du point de vue économique et social c’est une autre question (et pas de chances pas mal de lecteurs de Contrepoints ont aussi des connaissances en matière d’économie qu’il faudra effacer au préalable).

        Que l’on cesse donc de nous baratiner avec des progrès technologiques car même si on double l’efficacité, cela ne changera pas vraiment le problème : doit-on et peut-on passer d’un modèle ou l’énergie est une ressource pour faire progresser l’humanité à un modèle ou l’énergie est une contrainte exigeant une régression ?

        • Martin Gay peut difficilement être qualifié de « vert »! (ses a priori sont connus puisque régulièrement répétés).

          Mais franchement, « Solar Impulse: une expérience contre-productive », c’est quand même un tire polémique: qu’il désapprouve cette aventure est son droit le plus strict. Mais « contre-productive » aux yeux de qui et par rapport à qui et à quel buts supposés. Et là les arguments tombent éparpillés, un peu de tous les côtés, dans toutes les directions.

          C’est pourtant un projet privé, mené depuis 12 ans par des gens qui ont des antécédents peu condamnables, accompagnés techniquement et financièrement par des sociétés sérieuses et pointues qui regorgent de compétences variées.

          Cela a un prix: bien sûr! Mais c’est l’argent des participants qui sont libres!

          Il y a des effets induits qui ne sont pas spécialement écologiques: c’est certain!
          (Cela me fait toujours penser à un Yann Arthus Bertrant ou à un Nicolas Hulot: auto-proclamés « écologistes » et faisant la leçon, l’un comme l’autre ont dépensé une énergie folle pour la création de leur « oeuvre », l’un, comme seul passager d’hélicoptères divers et variés, i’autre pour « se » montrer dans tous les véhicules trouvés sur la planète, les deux voyageant beaucoup (et avec toute une équipe pour N. Hulot!).

          Donc qu’on ne s’intéresse pas à cette aventure, d’accord; qu’on la dénigre pour défendre le nucléaire (Martin Gay est clairement pro-nucléaire et c’est aussi son droit) ne prouve objectivement rien en faveur de Flamanville et sera bien insuffisant pour semer le doute sur l’exploitation des « énergies renouvelables » répandue, maintenant, partout dans le monde!

          • Vous êtes vraiment malhonnête c’est pas possible, la démonstration se base uniquement sur une logique froide implicant les lois de la physique démontrée, redémontrée, rerereredémontrée.
            Aucune opinion en question,seulement des faits et vous vous portez entêtez, vous y gagnez quoi?

            • Je ne m’oppose en rien à la physique! C’est pas le genre de la maison!
              J’ai dit et redit plus haut que cette expérience n’allait pas révolutionner l’aviation et que je ne voyais pas un avion transporteur (fret ou passagers) fonctionnant, plus ou moins, comme maintenant avant longtemps (au moins 30 ans).
              J’ai évoqué la possibilité d’un moto-planeur « solaire » et J’ai expliqué la similitude entre un moto-planeur et Solar-Impulse 2 qui volera la nuit sur l’énergie des batteries et sur la perte lente d’altitude. (J’ai le souvenir qu’on disait déjà à l’époque qu’une Caravelle en panne de moteur à Lyon à son altitude usuelle, pouvait arriver à Paris en vol plané!)
              Jusque là, il n’y a aucune hérésie physique que je sache!
              De là à dire que les énergies renouvelables sont sans avenir, ma conviction (que je ne force personne à partager) est que si elles sont actuellement présentes quasi partout dans le monde, je ne crois pas une seconde que ce soit par mépris de la physique ou par une malhonnêteté généralisée, mais bien qu’il s’agit de techniques que les progrès technologiques rendront de plus en plus rationnelles et rentables.

              • Quelles énergies renouvelables?

                Et où?

              • Vous devez savoir que les insectes sont incroyablement forts et résistants par rapport à nous ou qu’il y a peu d’oiseaux de grande taille (et que ceux-la font justement un maximum de vol plané en cherchant les courants ascendants). C’est le problème du rapport poids (proportionnel au cube) à la puissance ou à la solidité (proportionnelles à la section) qui est très défavorable au gigantisme.

                C’est ce qui rend difficile la réalisation d’un A380 et quasiment impossible de faire un avion avec une surface d’aile suffisante pour lui fournir l’énergie dont il a besoin tout en restant solide et léger.

                Connaissez vous l’histoire du H4 Hercules ?

                http://www.lepoint.fr/c-est-arrive-aujourd-hui/2-novembre-1947-howard-hughes-jouit-une-petite-minute-en-pilotant-son-hydravion-plus-gros-qu-un-a-380-01-11-2012-1523909_494.php

                2 novembre 1947. Le milliardaire Howard Hughes fait décoller le plus gros avion au monde.

                Le premier et dernier vol du du Hughes H-4 Hercules, conçu par le milliardaire, ne dure qu’une minute.

                • Les insectes: oui, je suis à la campagne où c’est de constatation courante: ils sont solide avec un exosquelette solide (en chitine, comme nos ongles).
                  Les oiseaux: bien sûr: (c’est un précieux repère en vol à voile), mais la « modulation » des ailes est un avantage qu’on n’a jamais pu aussi bien reproduire!
                  Quant au « sur-place » avant de piquer, des rapaces qui ont repéré, de très loin, leur proie, c’est évidemment admirable!

                  Il est logique d’avoir mis en doute le fait que « le plus lourd que l’air puisse voler »: il fallait trouver la puissance suffisante pour compenser le « g » et plus encore.

                  Et vos équations (que je ne connais pas en détail) expliquent bien pourquoi on construit encore des ailes « creuses »: bois et toile,pour les petits, fibres de carbone ultra-légères et toile (en quoi?) pour Solar Impulse2, en tôle mais bientôt en « composite » pour les avions commerciaux (ou genre Transal ou C130 ou A400).

                  Oui, les planeurs et moto-planeurs ont évidemment un rapport surface de voilure sur poids, très faible, Solar impulse 2 aussi: c’est ce qu’on voit bien sur ce montage le comparant à un 747-800:
                  http://info.solarimpulse.com/fr/the-adventure/solar-impulse-2/

                  Ce montage permet d’ailleurs très bien d’imaginer les ailes nécessaires pour une charge comparable avec le poids du 747-800 en charge avec le plein! Impensable!

                  Faut-il désespérer du solaire en aéronautique pour autant? Pas forcément!

                  On sait qu’un décollage en jet, dans la pluie, peut nous conduire, un quart d’heure après, au-dessus des nuages, à 33 000 pieds, au soleil: pourquoi ne pas en profiter? Le jour où ça existe, je suis sûr que ce « Rat » de Michael O’Leary (Ryanair) sera enchanté d’économiser un peu de kérosène!

                  Et puis ne peut-on pas imaginer que les cellules photovoltaïques soit, un jour, intégrer dans la masse du matériau des ailes de ces gros-porteurs?

                  voir: http://fr.wikipedia.org/wiki/Cellule_photovolta%C3%AFque
                  le 12ième point de « Prospectives, recherche et développement »

                  Mais ce ne sera jamais que de façon adjuvante, vu les puissances nécessaires au décollage et dans les cas d’urgence.

                  Quant à votre référence sur le H4, c’est un article bien écrit et amusant: la comparaison avec » F. Hollande « décollant » dans les sondage »: suave!
                  C’est très intéressant (je n’ai connu H. Hughes, qu’à sa période paranoïaque!) mais c’était un vrai passionné.

                  Ce H4 aurait peut-être pu voler, à vide: on n’en saura jamais rien! Je me souviens de cet avion russe capable de transporter de très gros volumes (en poids, je n’en sais rien) et je crois qu’Airbus a construit aussi un très gros porteur, à usage essentiellement interne.

                  • Airbus A300-600ST « Beluga »

                  • Et puis ne peut-on pas imaginer que les cellules photovoltaïques soit, un jour, intégrer dans la masse du matériau des ailes de ces gros-porteurs?

                    Mais on peut tout imaginer … C’est juste une question de priorité et de moyens qui obligent à rester réaliste.

              • Du moment que les énergies renouvelables progressent par leurs seuls mérite et sur des critères de pure rentabilité aucun libéraux n’y trouvera rien à redire. Maintenant nous savons tous que les succès récents et futures des énergies dites renouvelables sont à 99% du à de juteuses subventions et de grosses réglementations et cela c’est inacceptable.

            • Vous êtes vraiment malhonnête c’est pas possible

              Ben si, c’est possible … 🙂

          • Solar-impulse, c’est l’équivalent d’un voilier de course qui est une réalisation technique formidable, coute une fortune, ne sert à rien, ne démontre rien, mais fait progresser la technologie des matériaux composites. Solar Impulse est donc ni plus ni moins intéressant qu’un record de traversée de l’atlantique à la voile. L’aspect écolo est une arnaque qui sert à financer le joujou, ce qui n’est pas grave si ce n’est qu’on lobotomise l’opinion.

            Personnellement, je trouve M. Gay un peu pressé de vouloir nous construire des EPR à la chaine (j’espère qu’on sortira non pas du nucléaire, mais de la filière nucléaire actuelle – et la technologie n’est pas prête pour ça). Mais ses articles sont en général assez documentés et son sujet maitrisé. Ca ne veut pas dire qu’il a raison mais ses critiques sur les EnR sont d’autant plus faciles que l’on s’engage à l’aveugle dans ce domaine pour des raisons totalement idéologiques et en faisant taire les ingénieurs qui émettent des critiques. Un ingénieur fait ce qu’on lui demande (d’habitude c’est le business qui lui impose le cahier des charges) mais il ne peut pas réaliser l’impossible et sa motivation à des limites …

            • Une fois de plus, je vous rejoins.
              Bien sûr que Bertrand Piccard a un atavisme de « Premières » (et le prestige), qui ont souvent eu ce côté spectaculaire à côté d’une exploration des possibilités humaines (technologiques), avec une base scientifique: il est, avec son comparse: moitié « aventure », moitié « narcissisme »! Bon la fierté est « justifiée »!

              La même ambiguïté « plane » sur le projet avec les 3 buts cités ci-dessus mais à la sauce actuelle: je ne connais pas les idées de B. Piccard: si je suis favorable à l’ « écologie » qui diminue la pollution de l’environnement, augmente la qualité de l’environnement, diminue le système d’hype-rconsommation et la diminution de la consommation de l’énergie avec un résultat comparable, par contre, j’ai de vrais doutes sur le réchauffement climatique, d’autant plus quand on culpabilise les humains d’en être la cause, comme sur le « réchauffement climatique du GIEC et de l’ONU » devenu de plus en plus politique et de moins en moins scientifique!

              Par contre, ce « tour du monde » fera évidemment le buzz partout où ils passeront et, comme partout, les autorités ont hâte de se faire photographier à côté de ces « aventuriers du XXI è siècle »! Pourtant, je ne suis pas sûr du tout qu’il s’agit d’une croisade pour le GIEC et ses prophéties hasardeuses, qu’un simple « bénéfice secondaire » aux 3 buts premiers.

              Il est clair qu’en France, on espérait conserver cette participation au leadership des centrales nucléaires mais « le vent à tourné », que la demande d’uranium en diminution a bien nui à Aréva et que Fukushima n’a pas diminué la méfiance (plus ou moins rationnelle) du nucléaire dans la population.

              Je ne crois pas que ce soit le but premier des participants, sponsors compris. Mais je peux me tromper!

  • Je crois à un développement spetaculaire de l’avion solaire.

    Imaginez une structure légère qui supporte des cellutes photovoltaïques sur l’extrados et l’intrados et sur l’arrière des ailes, la surface en serait multipliée et la puissance des moteurs itou.

    • « et l’intrados et sur l’arrière des ailes… » : oui, sur l’intrados c’est très utile pendant les loopings… mais j’ai un peu plus de mal à visualiser ce qu’est l’arrière des ailes… le bord de fuite ?

    • Je ne crois pas qu’il yaura un avion solaire TRANSPORTEUR (fret ou passagers) avant longtemps. Ce n’est en rien un argument contre ce vol, ce challenge, cet exploit qui a commencé dès les études de construction. C’est typiquement de la R&D, non seulement pour ceux qui l’ont construit, mais aussi pour les « fournisseurs-sponsors » comme dit plus haut (Solvay, Bayer, Decision) qui ont collaboré, chacun dans sa branche mais d’autres sponsors (Omega-Swatch) comptent bien en tirer un bénéfice technologique: Omega a développé un système de contrôle des cellules solaires, Moët-Hennesy sponsorise surtou Albert de Monaco qui a financé le poste central de contrôle (Possible que les Champenois n’aient pas décemment pu refuser cette faveur!) etc… etc …

      Bien sûr un débat sur contrepoint ne les gêne pas. Mais quand on se dit libéral peut-on, sans se contredire, critiquer un projet totalement privé sur les simples a priori qu’un avion fonctionne au kérosène (détaxé) et que l’électricité, c’est le nucléaire et rien d’autre, que les écologistes sont crons, qu’en dehors d’un esprit conservateur et réactionnaire, tous les dangers deviennent possibles?

      • Alors, mauvaise pioche pour les sponsors.
        Car pendant qu’ils payaient le projet de Piccard et attendaient les conditions nécessaires pour un tour du monde avec pilotes humains, d’autres sont plus réalistes :

        http://www.lesechos.fr/tech-medias/hightech/0204259869532-internet-facebook-teste-son-drone-solaire-geant-pour-connecter-la-planete-1106044.php

        • oui…l’idée d’un pseudo satellite ne semble pas trop con…mais on voit mal le rapport avec cette piccarderie

        • L’objectif est « simplement » de réaliser un drone capable de rester en l’air à 18000 m d’altitude, ce qui est quand même un peu plus réaliste :
          – faible charge utile nécessaire
          – pas de problème de sécurité des personnes et d’assurer les conditions de survie (oxygène, eau, nourriture …)
          – pas de problème de performances (A part la propulsion et la sustentation à 18000 m ?)
          – condition météo stable
          – possibilité d’utiliser un propulseur auxiliaire pour atteindre l’altitude de croisière
          – grosse retombées financières si ça marche

          Pendant que les américains recherchent des applications utiles et faisables, les européens s’amusent avec des gadgets et bien pire tentent de lobotomiser l’opinion.

          • Il y a quand même le problème du business model : qui va payer pour avoir un drone stationnaire à 18 km au dessus de sa tête ? Dans des régions où le courant électrique est instable et le cybercafé bon marché ? Le Paris-Dakar, et après ?

            • Dans ce domaine, bien heureux celui qui peut faire les bons choix d’investissement !

              Il est plus facile de mesurer les impossibilités scientifiques ou les difficultés technologiques que d’estimer les marchés qui se créent quand on est en mesure de proposer un nouveau service. Par exemple Elon Musk ne parait guère sérieux avec ses powerbidules ou ses projets pour coloniser Mars, mais il développe en revanche un business spatial privé très lucratif. L’important est qu’on est dans le domaine privé et que ceux qui se lancent la dedans risquent leur propre capitaux et ne sont pas des imbéciles (même quand ils font le buzz sur des projets qui ne visent qu’à se faire de la pub) !

        • C’est le choix des entreprises (qui en ont les moyens). Sauf que si solar impulse 2 franchit les océans cela couronnera 12 ans de travail et les progrès ne sont pas perdus!
          Si vous pensez que ABB, Solvay ou Omega vont y perdre, ces groupes sont en meilleur état qu’Aréva!!! (qui va d’ailleurs investir dans le « dématèlement » nucléaire avec des Japonais)

          • « …couronnera 12 ans de travail et les progrès ne sont pas perdus! »
            Comme les vols spatiaux habités ?
            La raison de l’exploit est la cause de son impasse : les pilotes humains à bord !

            Ne médisez pas des entreprises comme Areva. Vos extracteurs de terres rares auront probablement besoins de ses compétences en gestion des déchets radio actifs issus de l’extraction des terres rares.
            Ditto : http://fr.wikipedia.org/wiki/Terre_rare [Conséquences environnementales]

            • Oui, comme les vols habités. Ceux-ci n’ont pas été inutiles! D’abord, l’informatique de l’époque était loin d’être aussi fiable que maintenant et la robotique, balbutiante par rapport à ce qui est possible, aujourd’hui, et qui est sans doute loin de ce qui se fera!

              Même la « course à l’espace » était une compétition valant bien mieux qu’un conflit est-ouest et le premier homme sur la lune en fut l’équivalent de la victoire! Il y a d’ailleurs encore du monde dans la station ISS, vraisemblablement parce que c’est encore utile!!

              Pour Areva, avec le démantèlement, c’est une bonne reconversion! (C’est la baisse de la demande d’uranium qui l’a touchée)

              • Ou peut être que c’est comme pour la culture une « danseuse » pour nos gouvernant. en fait rien n’a changé dans nos société depuis les pharaons, le peuple doit toujours payer les lubies des gouvernants…

              • (C’est la baisse de la demande d’uranium qui l’a touchée)

                Non, c’est la gestion par des incapables issus du pouvoir, ayant racheté des mines sans contenu au prix fort.
                Capitalisme de connivence, encore une fois.

    • « sur l’extrados et l’intrados »
      On pourrait aussi concevoir des cellules à glisser à l’intérieur de la structure interne en nid d’abeille, vous vous rendez compte de la surface…

  • Cet article et certains commentaires, c’est tout l’Orgueil français qui s’exprime: oui cette expérience est suisse et pas française (tout-nucléaire) et même un des pilotes est belge!

    • Et Monaco et Solvay (belge) sponsorisent…etc, etc…

    • Dit avec l’accent suisse, le commentaire de Piccard «Attendons avant de nous inquiéter trop, si ça doit durer deux ans au lieu d’un an, nous le ferons, ce n’est pas une course de vitesse» prend tout son sel 🙂

    • Je crois que les 2 pilotes sont Suisses. Oui les Piccard ont des liens déjà anciens avec la Belgique et Luc Truelemans est leur météorologue +/- « officiel ».

      La confusion vient peut-être de Hergé?

  • Cet avion est une farce doublée d’une manipulation des naïfs.

    Voyez les perfs, c’est de la régression Blériot faisait mieux avec le peu qu’il avait, là c’est un concentré de technologie, des km² de mines pour fabriquer les précieux panneaux, tout ça pour faire moins bien qu’un avion qui a un siècle. LOL

    C’est le début, d’accord, mais ce n’est pas une marge de progression qu’il a devant, c’est un océan avant d’arriver ne serait-ce qu’à un semblant d’avion commercial des années 30.

    Le solaire me fait rire, j’ai encore eut une commerciale qui est venue pour essayer de m’en coller sur le toit de ma baraque.
    un rapide calcul démontre bien que ça ne marche pas et que le truc ne peut pas etre amorti.
    35600€ pour produire 4321kWh (hypothèse à eux) par an…à ce tarif je préfère payer EDF, ça me fait 32 ans d’électricité chez EDF, en comptant qu’ils augmentent de 3% par an le tarif (fantasme vert).

    • Le solaire vous fait sans doute rire parce que vous tombez sur des commerciaux qui cherchent des gogos pour leur installer à prix élevés des panneaux solaires PV dont les prix ne font que baisser depuis x années (35 600 € !!! c’était pour quelle puissance en kW ???), mais au niveau mondial, le photovoltaïque ne fait plus rire, ou alors jaune.

      Voir par exemple: http://www.iea-pvps.org/index.php?id=92

  • Tout cela s’apparente aux jeux de la noblesse à Versailles…alors que guerres et famines sévissaient. Le mépris et l’argent ça pulse vachement.

  • Je vois que le sujet incite au débat… Mais est-ce bien nécessaire?

    Pour avoir été écouter B.Piccard présenter son projet bien avant son lancement, il paraissait clair que tout le projet est essentiellement une opération de com’ avec un beau message (on peut réaliser « l’impossible », et également en matière énergétique) saupoudré de langage marketing des sponsors sur leurs capacités technologiques/d’innovation. Pour Piccard ça lui paie une bien belle aventure et tout le monde est content.

    Je suis un peu déçu de voir que beaucoup trouvent nécessaire de « démonter l’imposture ».

  • Les chiffres que vous donnez et que j’ignorais me rendent tout à fait d’accord avec vous sur la tromperie, malgré l’exploit technique.

  • Qui paie les dépenses ? Cordialement P.H. Rebut

  • Les commentaires sont fermés.

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