« Notre » reprise ou celle des autres ?

Le moteur de la reprise en France se trouve à l’extérieur du pays.

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« Notre » reprise ou celle des autres ?

Publié le 16 mai 2015
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Par Gabriel A. Giménez Roche
Un article de l’Institut économique Molinari

france croissance zero rené le honzec

Les nouvelles d’une reprise économique, quoique timide, commencent à se répandre. Les exportations, l’investissement étranger et les salaires ont augmenté. La BCE revoit à la hausse ses prévisions pour la croissance française en 2015. L’Europe semble, quant à elle, avoir repris le chemin de la croissance depuis 2012.

S’il est trop tôt pour se réjouir, il faut surtout éviter de se faire des illusions car, à ce stade, le moteur de la reprise en France se trouve à l’extérieur du pays. En effet, la hausse des exportations n’est pas le résultat d’un regain de compétitivité structurelle mais fait suite à une dépréciation de l’euro, conséquence directe d’une politique monétaire plus qu’accommodante de la BCE.

L’augmentation de l’investissement étranger pourrait par ailleurs n’être que le résultat du fait qu’un relèvement du taux directeur américain se fait de plus en plus imminent tandis que la politique monétaire expansionniste européenne fait figure d’un nouvel Eldorado, attirant ainsi les investissements.

Enfin, si la hausse des salaires en France est évidemment une bonne nouvelle, elle l’est surtout pour les salariés qui ont su garder leur emploi. Cette hausse ne concerne pas les chômeurs, dont le nombre ne cesse d’augmenter depuis la crise de 2008. En dehors du chiffre de février qui semblait moins mauvais qu’habituellement du fait d’une correction statistique de grande ampleur, les chiffres de mars montrent que le chômage continue sur sa lancée (+ 0,4%1).

Aucune réforme structurelle majeure

Le désir de croire en un début de reprise doit raison garder. Car une reprise réelle se voit à des indicateurs toujours dans le rouge. Il faut, en effet, une hausse concomitante de la production, de la consommation, de l’emploi, de la création d’entreprises, et des salaires. Or, les chiffres de l’emploi et de la création d’entreprises restent mauvais même si, grâce aux micro-entrepreneurs, les choses s’améliorent légèrement. La production continue de stagner.

Il semblerait donc que le semblant de reprise constaté en France soit surtout lié à la conjoncture économique extérieure. Or, pour être durable la reprise doit se fonder sur des structures solides et sur une conjoncture intérieure favorable. Aucune réforme structurelle majeure n’a été entreprise en France et ne peut donc donner une base solide à cette reprise. Les cotisations sociales sont au plus haut, les déficits des caisses de retraites en augmentation, les impôts n’ont pas cessé de croître, pénalisant ainsi la consommation et l’accumulation d’un capital nécessaire à l’investissement. Enfin, le code du travail reste toujours aussi rigide et les réglementations paralysantes.

In fine, si nous continuons à reporter les réformes en France mais souhaitons que l’embellie conjoncturelle dure, il faudrait que les réformes s’accélèrent chez nos voisins ! Il va sans dire qu’en initiant nous-mêmes la chose, nous pourrions vraiment compter sur une reprise durable et favorable pour les Français.


Sur le web. Analyse publiée dans l’édition de mai 2015 du magazine Courrier Cadres & Dirigeants.

 

  1. Pour les demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A, selon l’organisme.
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  • Réformons ? ou faisons disparaître toutes les règles pour rétablir la suprématie du plus fort ?
    Ah, divine croissance ! que ne reprends-tu pas plus vite en France ?
    Comment ? Une astuce ? Vite ! dis nous tout !
    Ah … faire couler un Erika sur les cotes Ouest et un autre en Méditerranée ?
    C’est vrai, ça avait fait presque un demi point de croissance, cette année-là ! 2 Erikas en 2015 et + 1% de PIB en 2015 assuré
    Une autre astuce ?
    Super ! Fabriquons plein de mines anti personnel ! ça rapportera, sera bon pour notre commerce extérieur et ça ouvrira des marchés à nos prothésistes
    Comment ? je n’ai que des idées idiotes ? Pourtant, ce que je dis est économiquement vrai !

    • « ou faisons disparaître toutes les règles pour rétablir la suprématie du plus fort » Des études ont montré que les réglementations avantageaient surtout les grandes entreprises qui avaient des moyens de se payer d’excellents avocats pour les utiliser à leur services. Une réglementation coûte bcp plus cher à une petite entreprise car elle n’a pas le moyen de se payer d’avocats. Bcp de réglementations en France sont influencés par les lobbys de grandes entreprises. Ces réglementations servent les intérêts de multinationales.
      Renseignez vous sur le capitalisme de connivence. Les riches profitent surtout de l’État pour s’enrichir et non pas du libéralisme. L’État a tjs et restera tjs un instrument de domination au service de ceux qui le contrôlent.
      je vous conseille de lire les différents articles d’idées recues sur le libéralisme: http://www.contrepoints.org/?s=id%C3%A9e+recu+lib%C3%A9ralisme
      http://www.contrepoints.org/2011/10/10/49921-le-liberalisme-cest-la-loi-du-plus-fort

    • le probleme de l’état est que contrairement à ce que croit tous les socialistes (de gauche et droite), ce n’est pas quelque chose de bien mais c’est un instrument aux mains de l’élite au pouvoir (ump et ps) qui s’en sert souvent pour ces propres intérets, pour aider ces copains. l’état francais aide les grandes entreprises à créer le monopole. les politiciens viennent presque tous de la fonction publique donc ils ne comprennent rien à l’économie et au monde de l’entreprise. Bcp de règles faites par les politiciens (influencés par divers lobbys) pénalisent l’économie en raison de leur méconnaissance totale de l’économie et du fait qu’ils sont complétement coupés de la réalité.
      J’aimerais savoir pourquoi tant de Francais quittent la France ?? et pourquoi font ils dans des pays plus libres (suisse, GB, Canada,..) ? J’imagine que pour vous tous ces gens sont masos.
      Perso, je connais très bien la Suisse. Il y a bcp moins de réglementations et personne ne s’en plaint. Il n’y a pas de règne de la loi du plus fort

  • Et la croissance de la bêtise, c’est bon aussi pour l’économie ?
    Messieurs les admirateurs de la Divine Croissance, pensez à retirer du PIB tout ce qui est dépensé pour rattraper, compenser, réparer les méfaits de la croissance … ou arrêtez de nous bassiner le mou avec vos comptes d’apothicaires
    Prof d’éco ? Tu cherches à nous « vendre » de l’intelligence … t’as un échantillon sur toi ?

    • J’imagine que vous vous êtes un adepte de la décroissance théorie absurde qui nous conduirait à la ruine. Le mouvement de la décroissance tient un discours essentiel négatif, se contentant de critiquer la « société de consommation ». pour remplir les objectifs que se fixent les tenants de cette idéologie, à savoir une réduction effective de la consommation ou de la population, seule la contrainte peut fonctionner : elle impliquerait la prise de mesures de coercition étatiques et la suppression de libertés, tant politiques qu’économiques.
      Ces conséquences ne sont nullement prônées par la majorité des partisans de la décroissance qui, comme tous les adeptes de la croyance en un état naturel abondant dont l’expression est empêchée par un principe malin (identifié ici dans la société industrielle, qui découlerait de l’idéologie libérale), pensent que l’abolition du système suffirait à guérir les maux qu’ils dénoncent. il existe des partisans, marginaux, de l’écofascisme qui visent à instaurer une dictature qui sacrifierait les libertés individuelles à la sauvegarde d’une nature idéalisée.
      Ces conséquences liberticides sont malheureusement quasi obligatoires.
      On peut déceler dans la promotion de la décroissance de fortes traces de millénarisme : annoncer la venue de cataclysmes, attribuer ces cataclysmes à une humanité insuffisamment vertueuse punie pour ses vices, appeler à une frugale repentance.
      On peut encore critiquer la décroissance comme le masque d’une volonté de puissance, une façade de vertu et de désintéressement qui sert de justification à des objectifs moins louables. La fin vertueuse — sauver la planète, l’humanité etc. — justifie des moyens radicaux, qui reposeraient entre les mains des promoteurs de cette idéologie, de sorte qu’un mauvais esprit peut considérer que la véritable fin des promoteurs de la décroissance est en réalité l’acquisition du pouvoir qui permettrait la mise en œuvre de celle-ci, un pouvoir d’ingénierie sociale total. Parallèlement la promotion de la décroissance nie toutes les autorités qui lui barrent la route. On ne peut que constater que la décroissance est dépourvue de légitimité auprès des spécialistes. En retour l’idéologie de la décroissance attaque les spécialistes légitimes et entend substituer les siens, ce qui se manifeste en particulier par le rejet de toute la science économique et la génération de ses propres sources d’information, qui fonctionnent en circuit fermé. Les économistes et les sources d’information traditionnelles sont discrédités comme étant à la solde du système. On signalera que le public amateur de décroissance est généralement médiocre et peu doué en économie, qu’il cherche dans les théories de la décroissance une rationalisation de sa détestation du système, à qui il préfère attribuer les maux dont il souffre plutôt qu’à lui-même, qu’il cherche des autorités qui lui disent que les spécialistes légitimes ne savent pas mais que c’est lui, Tartarin, qui sait. « Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute » et le marché de la décroissance est un business qui tourne…Le catastrophisme des tenants de la décroissance repose sur des prévisions alarmistes sur la fin des ressources naturelles, dans la lignée de Malthus. Or quel crédit apporter à ces prévisions au vu de l’absence totale de fiabilité des prévisions passées ?
      Cécile Philippe de l’Institut économique Molinari en donne de nombreux exemples dans son livre C’est trop tard pour la Terre : elle rappelle que, par exemple, dès 1914, le Bureau des mines aux États-Unis estimait que la production future de pétrole était limitée à 5,7 millions de barils, soit peut-être dix ans de consommation. Elle ajoute également, entre autres exemples, que le Rapport Meadows prévoyait en 1972 pour avant la fin du XXe siècle un épuisement de certaines ressources dont la substitution paraissait impossible. À chaque fois les erreurs n’ont pas été minimes mais énormes, toujours dans un excès d’alarmisme.
      De même, Daniel Yergin, spécialiste américain de l’énergie a montré que, grâce aux réserves et aux progrès de la technologie, « le monde n’est pas près de manquer de pétrole ». Les techniques nouvelles permettent d’extraire davantage de pétrole des nappes et de mettre en valeur de nouveaux gisements, de sables bitumineux par exemple.
      En outre, le recyclage des matières premières est une solution mise en place depuis longtemps avec succès : 50 % du fer utilisé est recyclé, 90 % du platine et 80 % de l’or. Le géochimiste Claude Allègre appelle de ses vœux un développement de ces filières pour toutes les ressources terrestres : « À une économie unidirectionnelle à ressources infinies (on produit – on utilise – on jette) doit se substituer une économie cyclique à ressources finies. ».
      Dans les deux cas, c’est… le marché qui permet le développement de ces solutions, par le mécanisme des prix.
      Les « décroissants » croient que la croissance est toujours matérielle, et donc qu’elle s’autolimite. Ce sont des matérialistes qui s’ignorent. Mais toute nouvelle invention qui a du succès génère de la croissance et de la valeur, sans réclamer pour autant plus de ressources matérielles (au contraire elle permet souvent d’en économiser). Les prévisions d’épuisement des ressources sont tout le temps exagérées car elles minimisent la capacité de l’esprit humain à toujours inventer de nouvelles solutions avec le progrès scientifique, à trouver de nouvelles énergies, à toujours découvrir. On en voit un exemple avec l’intensité énergétique des pays développés.
      Comme Karl Popper l’a montré, il faut laisser la place au débat, à un cheminement par tâtonnement, avec des erreurs nécessaires.
      Prenons l’exemple de Nicolas Hulot. Ce dernier entend imposer son idéologie comme une vérité supérieure, refuser toute possibilité de discussion, d’échange, de débat et il ouvrait ainsi son « pacte écologique » par ces mots inquiétants : « le temps de l’information, du débat, des controverses est révolu ». Non seulement il fait l’erreur d’embrigader la science et de faire de ses « vérités » des actes de foi, mais en outre il rend impossible tout progrès de la science, justement. Loin d’être la solution, un contrôle supérieur de l’écologiquement correct ne ferait qu’empirer les choses. Plutôt que ces mesures liberticides, c’est une plus grande liberté qu’il faut pour laisser émerger les idées les plus innovantes et efficaces.
      On peut également souligner que grâce au progrès, l’intensité énergétique des économies développées a fortement décru depuis plusieurs dizaines d’années. La courbe de Kuznets offre également un fondement scientifique à cette perspective. Le présupposé principal de la décroissance est que la nature est un espace vierge, dans lequel l’homme n’est qu’un intrus, un « parasite » . Une véritable haine de soi et de l’humanité, au bénéfice d’une nature idéalisée. Voici par exemple ce qu’écrivait David Graber, un biologiste américain: « Des chercheurs en sciences sociales me disent l’humanité est une partie de la Nature, mais ce n’est pas vrai. Quelque part en chemin […] nous avons rompu le contrat (qui nous unissait à la nature) et nous sommes devenus un cancer. Nous sommes devenus une peste pour nous-mêmes et pour la Terre. […] Il n’y a plus qu’à espérer un virus dévastateur. »
      — David Graber
      Cyril di Meo, élu vert, reprend cette critique de la décroissance, qui est « une défense de la Nature appuyée sur une conception biocentrique de sacralisation de la Terre […], [qui] s’appuie sur une critique de la rationalité du monde moderne perçue comme destructrice de la planète et de l’ordre du vivant ». On peut souligner d’ailleurs comme l’auteur que cette « disparition de l’authenticité du monde naturel passé » est caractéristique d’une pensée foncièrement réactionnaire. Un classique de la décroissance est en effet « l’irrationalisme mystique, le spiritualisme, l’anti-positivisme et la référence au temps cyclique, qui permet de retourner au passé, de restaurer un ordre antérieur « .
      Ce présupposé est doublement faux. D’une part, la « nature » rêvée par ces écologistes n’existe pas : la nature est en perpétuel changement, des espèces apparaissent, disparaissent. C’est l’homme qui protège la bio-diversité bien souvent.
      En outre, la nature pure et accueillante idéalisée par les environnementalistes n’existe pas, et c’est à chaque fois l’homme qui la domestique, qui aménage les fleuves pour limiter les inondations, qui se protège de conditions difficiles, qui aménage le paysage, etc. La décroissance ne saurait mener qu’à la croissance… de la pauvreté, pour les pauvres des pays riches ou des pays pauvres. cela personnne ne peut le nier. C’est par exemple ce que reconnaissait François Mitterrand, déclarant dans une réunion à la Mutualité : « Nous refusons la doctrine de la non-croissance, quels que soient les problèmes qui se posent aujourd’hui sur les ressources naturelles, parce que nous savons que l’absence de croissance pénalisera d’abord les plus pauvres, les plus démunis, c’est-à-dire ceux que nous voulons défendre ». les théoriciens de la décroissance partent du principe que la richesse serait un stock, un gâteau à partager selon un plan imposé par quelque tyran dominant la vulgaire masse humaine. C’est évidemment absurde puisque la richesse est un flux (d’échanges volontaires) indéfiniment renouvelé par le travail acharné de chacun. contrairement à ce qu’il croit le monde n’est pas statique et figé mais en perpétuel évolution. http://www.lalibre.be/debats/opinions/la-croissance-illimitee-51d0f9dd357028fef4ec60cf

      • Après une ou deux lignes, j’ai trouvé ce discours laxatif … j’ai pris l’éloge de la lenteur et je pars me coller sous un merisier
        Vive le printemps !

    • de l’intelligence … t’as un échantillon sur toi ?

      Et toi t’as un échantillon a nous montrer ❓ Encore un commentaire WTF :mrgreen:

      La politesse, de nos jours, c’est pour les cons ❗

  • Une analyse éclairante:
    http://www.lopinion.fr/14-mai-2015/petits-arrangements-l-etat-chiffres-24238
    De la politique économique au réchauffement climatique, l’essentiel n’est pas les faits, mais ce que les gens croient

  • bonjour ,en guise de métaphore ,on ne voit en effet pas comment on pourrait propulser ou tracter un véhicule sans liaisons ( accouplement -pont et boite de vitesses ) si le moteur se trouve hors du dit véhicule .

  • La France a commencé à chuter :
    http://www.valeursactuelles.com/monde/video-haiti-francois-hollande-rate-une-marche-et-tombe-avant-un-discours-52932

    Les merdias censurent, ah ! Si cela avait été Sarko, c’était en boucle 24/24 pendant 15jours, mais le Roi Socialo, grand boufon = censure.
    C’est la 1ère foi que le même est Roi et Bouffon, on a tout gagné.

  • La croissance dont se félicitent les dirigeants Socialistes ne représente même pas le déficit annuel du budget. il n’y a donc aucune croissance en termes réels ( si on tient compte de l’accroissement de la dette ) malgré un euro qui a plongé. Hors exportations la France est bien en décroissance.

    • D’abord, il y a quelque chose d’absurde, pour un pouvoir politique de s’enorgueillir d’un taux de croissance: il n’y est, le plus souvent, pour rien!

      À l’exception de réformes structurelles profondes qui finissent par changer les conditions, ce que l’on ne peut d’habitude constater que quelques années après, quand on peut apercevoir l’adaptation qu’en a fait « l’économie » (terme insatisfaisant pour traduire l’ensemble des acteurs de la production de richesse), y compris les « effets pervers », bien entendu!

  • Vous le dites sérieusement ? :  » L’Europe semble, quant à elle, avoir repris le chemin de la croissance depuis 2012″, même avec le conditionnel, ça passe mal. Dans les moins pire, la france ne figure pas en bonne position, loin sans faut, mais de là à imaginer que l’europe puisse s’en tirer, il y a une galaxie.

  • N’oublions pas la conjoncture météo. La croissance « aidée » par les dépenses de « chauffage » du 1er trimestre. Le 2eme sera peut être en croissance, il a fait plus froid que l’année dernière.

    • Oui. En outre, on remarque l’exceptionnelle variation des stocks à la hausse. Sans cette variation éminemment volatile, que certains pourraient qualifier de suspecte, la croissance officielle n’est plus que de 0,1%. Une fois les dépenses exceptionnelles déduites (chauffage ou autre), le pays est clairement en récession, avant même de déduire les dépenses publiques qui ne contribuent pas à la valeur ajoutée puisque ce sont des charges.

      Des pans entiers de l’économie s’effondrent les uns après les autres. Les secteurs désormais en forte récession : la construction, les biens d’équipement, l’agriculture. A qui le tour ?

      La courbe du chômage n’est pas près de s’inverser. L’évolution de la FBCF demeure obstinément négative. Sans surprise, la politique de collectivisation à marche forcée détruit le capital.

      Le pays fonce vers le gouffre tandis que le gouvernement socialiste garde obstinément le pied au plancher, encouragé par SuperMariole qui achète directement les dettes publiques irrécouvrables.

      Tout va bien !

  • La croissance est comme le PIB : des inventons keynésiennes, des machins qui n’existent pas !

    Est ce qu’un jour les libéraux areteront de se battre contre des moulins à vents ou des hommes de paille ?

    Parler de croissance du PIB, c’est comme mesurer la hauteur de l’herbe pour parler d’agriculture.

    Un ordinateur valait plusieurs années de salaire dans les annees 70 … Aujourd’hui tout le monde y a accès. Et nous sommes en crise de croissance depuis 1974 …

    La crise de l’emploi, des inégalités, etc … N’a absolument rien à voir avec des histoires de croissance : nous vivons depuis les annees 70 une des plus grande ‘croissance’ que la planète a connu.

    • C’est vrai que le PIB est une notion très manipulable et un indice peu clair: donc y rapporter la dette (bien plus parlante quand rapportée par tête d’habitant) ou le déficit budgétaire, n’aide pas vraiment la compréhension: un budget peut être en déficit, à cause d’un gros investissement rentable dans l’avenir, pas pour des frais de fonctionnement, chaque année!

      • Exactement : la monnaie n’est qu’un intermédiaire de transaction.

        L’exemple de l’immobilier est flagrant : l’économie dans l’immobilier dépend bien plus des prix du m2 que de la construction.

  • la reprise me gonfle ainsi que la croissance , la croissance est une anomalie économique pour une société en progrès , donc qui améliore son efficacité , quant à la reprise ..on arrête le combat après ko ou par arrêt de l’arbitre ?

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