Monopole de la sécurité sociale : halte au harcèlement judiciaire !

Des fondateurs de l’association « Liberté Sociale » sont entendus dans le cadre d’une procédure pénale.

Des fondateurs de Liberté Sociale, association qui veut initier le débat sur l’ouverture à la concurrence du monopole de la Sécurité Sociale, sont entendus dans le cadre d’une procédure pénale.

Par Aurélien Véron.

Sécurité sociale Contrepoints444Le Parti Libéral Démocrate condamne avec force la convocation de six des fondateurs du mouvement « Liberté sociale » comme témoins dans le cadre d’une procédure pénale.

Tout comme le Parti Libéral Démocrate, cette association veut initier un débat sur l’ouverture intégrale à la concurrence de la protection sociale. La déliquescence de notre assurance maladie d’État l’exige. Ses déficits augmentent hors de tout contrôle malgré des prélèvements toujours plus lourds, et les prestations assurées diminuent comme peau de chagrin.

Le législateur préfère réprimer ceux qui ont l’ambition d’améliorer cette situation. La loi de financement de la sécurité sociale prévoit des poursuites contre ceux qui voudraient quitter ce système spoliateur, ou contre tous ceux qui seraient accusés de vouloir les inciter à le faire. De telles lois sont dignes de celles qui considéraient comme des traîtres ceux qui prétendaient fuir les enfers soviétiques.

Mais les murailles législatives n’empêcheront pas ceux qui refusent de continuer à se laisser tondre de s’échapper. Les grandes entreprises le font déjà en délocalisant de plus en plus massivement leurs emplois. Si nous refusons d’ouvrir toute discussion sur une réforme de fond d’un tel système, nous coulerons avec lui. Est-ce ce que veut le gouvernement ?

Le Parti Libéral Démocrate exige que cesse le harcèlement judiciaire de ceux qui oeuvrent pour redonner aux français la possibilité de retrouver une protection sociale décente.