« Il faut que les entreprises jouent le jeu » (@MarisolTouraine)

Les entreprises doivent-elles obéir aux injonctions de Marisol Touraine ?

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Marisol Touraine (Crédits : tendencies Creative Commons)

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« Il faut que les entreprises jouent le jeu » (@MarisolTouraine)

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 22 avril 2015
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Par le Parisien libéral.

Marisol Touraine (Crédits : tendencies Creative Commons)
Marisol Touraine (Crédits : tendencies (CC BY-SA 2.0) )

 

Avez-vous écouté Marisol Touraine, dimanche, sur BFMTV, interviewée par Apolline De Malherbe ? Quand on lit ce qu’elle a déclaré, on comprend mieux certains des problèmes dont souffre notre pays.

Il y avait une vérité dans ce que Marisol Touraine a pu raconter :

Le parisien libéral

En effet, dans la configuration actuelle, la situation est incertaine et bien que le pays soit à « droite », Hollande conserve toutes ses chances pour 2017.

En revanche, la ministre des Affaires sociales, de la Santé, et des Droits des Femmes a aussi déclaré ceci : « Il faut que les entreprises jouent le jeu », « et toutes ne remplissent pas leur part du contrat pour l’instant. Il faut que les dirigeants d’entreprises « mettent les bouchées doubles » pour atteindre les objectifs du gouvernement. » Et là, c’est plus gênant.

C’est plus gênant car des propos pareils ne peuvent trahir que deux attitudes : le cynisme ou l’incompétence. Soit Marisol Touraine ne croit pas ce qu’elle dit, et il ne s’agira finalement que de la traduction de la propension qu’ont les ministres (de droite comme de gauche) à prendre les Français pour des idiots et des enfants incapables de supporter la vérité. Soit Marisol Touraine croit ce qu’elle dit, et là c’est plus grave, il s’agirait de la part d’une ministre d’une méconnaissance du réel.

En effet, les entreprises ne sont pas là pour jouer un jeu, elles n’ont aucun contrat avec les autorités publiques, et les dirigeants d’entreprises ne sont pas là pour permettre au gouvernement d’atteindre ses objectifs. Si vraiment des membres du gouvernement sont persuadés du contraire, c’est inquiétant. De ce fait, on pourrait comprendre pourquoi ils pensent que lorsqu’ils négocient avec le MEDEF, ils pensent négocier avec les entreprises. Mais le fait est que dans une économie libre, les syndicats patronaux ne peuvent pas être aux entrepreneurs ce que les syndicats de salariés sont à des fonctionnaires grévistes. Les entrepreneurs n’attendent de directives ni du MEDEF, ni du gouvernement.

Quand le gouvernement comprendra-t-il que l’emploi n’est pas un but, mais un moyen pour les entreprises et que, par conséquent, il conviendrait de cesser aussi bien d’aider que de matraquer ? Oui, il ne faut PAS aider les entreprises. Soit elles parviennent à survivre en faisant du profit et donc en satisfaisant leurs clients, soit elles doivent disparaître. Mais on ne voit pas très bien pourquoi (ni même comment) elles répondraient aux injonctions de Marisol Touraine ?

Les entreprises ne recrutent pas pour le plaisir, mais parce qu’elles estiment qu’une telle action leur rapportera plus qu’elle ne leur coûtera, tout en ayant des risques limités. Or, l’instabilité juridique et fiscale fait partie de ces risques. On veut bien que Marisol Touraine ne soit pas au courant de ce genre de réalités assez basiques. Mais rien ne l’empêche de s’informer.

Et si elle veut « aider », alors qu’elle coupe dans les « aides » et autres « dispositifs de soutien ».

Il n’y a qu’un environnement de stabilité juridique et fiscale, sur fond d’impôts faibles (et donc de dépense publique réduite) qui permettra de créer les conditions de possibles créations d’emplois. Rien d’autre.


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Voir les commentaires (36)

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  • Non seulement les entreprises ne doivent pas répondre aux « injonctions » des bas de plafond qui prétendent nous gouverner.

    Mais mieux que cela : elles doivent rendre coup pour coup, dans une logique « Atlas Shrugged », contre le gouvernement.

    Rendre coup pour coup c’est d’abord reconnaître que le gouvernement mène la guerre contre les entreprises, et qu’il faut donc se défendre.

    Ensuite, c’est licencier, délocaliser, repousser les investissements ou alors les faire à l’étranger.

    Voilà ce qui pourra inverser le rapport de force. Car la force est bel est bien du côté des entreprises.

    Il ne s’agit plus de faire le dos rond, voire de protester mollement.

    Il faut rendre coup pour coup, afin de casser les reins de ce pseudo gouvernement et de tout le système pseudo « public » qui se cache derrière.

    • sans entrer en guerre contre le gouvernement, il y a des précautions à prendre pour ne pas être trop en danger. Pour ma part ( petite boite avec des capitaux en grande partie étrangers ) :
      – holding en Angleterre pour avoir une base arrière plus stable
      – nouveaux investissements à l’étranger
      – diminution du nombre de salariés, compensé par des intérimaires en fonction de la charge de travail.

      J’ai promis à mon épouse que le prochaine fois que nous créerons une entreprise , ça sera sans salariés , juste nous.

      • « J’ai promis à mon épouse que le prochaine fois que nous créerons une entreprise , ça sera sans salariés , juste nous. »

        C’est justement ce que l’on fait. Et on est pas près d’embaucher !

        • Pas mieux plus d’embauche plus d’investissement fini terminé et charge a gogo plus d’impots et report de l’urssaff a chaque fois tous.

      • @patrick Rôôô s***d de patron qui ne joue pas le jeu ! 😉 😉

    • Je fais comme vous. Entreprise à l’étranger, trop risqué de les laisser ici.
      Le but étant de faire crever le léviathan.

  • Cette chère Marisol est animée d’un désir de changer le monde, selon ses propres valeurs, celles notamment socialistes. Vous ne pourrez jamais leur faire admettre que cela porte un nom : le totalitarisme.

  • madame a sans doute l’habitude de claquer notre argent sans compter ; madame ne sait pas qu’une entreprise ne va pas embaucher s’il n’y a pas de raisons valables pour ça ; les chefs d’entreprises ne sont pas des imbéciles , ils n’ont pas créer celles ci pour perdre de l’argent mais pour en gagner ; est ce que madame embaucherait trois femmes de ménage là ou deux suffisent ? non ! alors qu’elles foutent la paix aux entrepreneurs , ils n’ont pas besoin de ses parlottes pour savoir ce qu’ils ont à faire ; qu’elle se penche plutôt sur les raisons qui font que les entreprises  » ne jouent pas le jeu  » comme elle dit ; mais ça demande peut être trop de réflexion à madame ;

  • elle rejoint les propos déjà entendu de sapin.
    On a bien compris l’objectif: « si tout va mal ce n’est pas notre faute mais celle du medef et des entrepreneurs »

  • elle se prend pour qui ?? qu’est ce qu’elle connait aux entreprises ?

  • « J’écris les règles et j’entends bien que vous jouiez au jeu ! »

    La politique française est hilarante.

    • C’est vrai que ça sonne comique , mais je crois que c’est ça , pour eux c’est un jeu en fait , le jeu de 1: tu perds, 2:je gagne , ils s’étonnent que les joueurs quittent la table ….

  • Marie-Antoinette Touraine demande aux entreprises de jouer le jeu. Comme nous jouions, à part, nos entreprises et nos vies.

  • Totalement déconnectée de la réalité la Marisol :

    une entreprise ne joue pas, elle se bat parfois pour survivre.

    Encore une façon de stigmatiser l’entrepreneur 🙁

  • Aucun entrepreneur et encore moins leurs représentants ne réclamé la suppression des 140 milliards d’aides publique, le versement du salaire complet pour ne plus s’occuper de la collecte sociale, la liberté d’entreprendre hors des chambres consulaires et ordres professionnels …

  • Mais ma pauvre Marisol, les entreprise jouent parfaitement le jeu du socialisme : elles ferment !

  • en effet nous ne somme pas ? dans un pays soviétique, les entreprises ne sont pas des entreprises d’état.

  • Marisol devient Maric… Une des plus totalitaires des ministres de Manolo 1er et du gland fainéant.. Mais la résistance à commencé depuis 2012 et l’inversion de la courbe du chômage est hors de portée tant que la courbe de la stupidité restera à la hausse.

  • Marisol est socialiste à fond. Si le monde n’est pas conforme à ce qu’elle veut, il faut changer le monde.

  • Le pire est que je la crois sincère . Elle est totalement hors sol , sans doute un vrai problème de culture en effet .

  • « Il faut que les entreprises jouent le jeu »

    Ou qu’ils sont les emplois ? Dans la poche des patrons !

  • oui Marisol est hors sol et nous en sommes marris ; on ne l’imagine pas, mais la raison en est extrêmement simple, même si à ce niveau de responsabilité on à peine à le croire: la méconnaissance totale des bases mêmes de l’économie de marché,ce qui est à peu près le cas à 2 ou 3 exceptions près de tous les membres du gouvernement. C’est inconcevable pour le Français moyen ébloui par les titres et fonctions de ce petit monde, mais hélas c’est la vérité !

  • Cette femme est purement et simplement cinglée.

  • « On veut bien que Marisol Touraine ne soit pas au courant de ce genre de réalités assez basiques. Mais rien ne l’empêche de s’informer. »
    Les socialiste vivent dans leur propres univers qu’ils ont eux même crée. Dans cette univers l’état est une sorte de super héros qui sait ce qui est bon pour l’humanité. Le « peuple » dans son ensemble doit simplement obéir à ses injonctions. Si la situation est mauvaise c’est parce que le peuple n’obéit pas au gouvernement soit par malice (les entreprises et les riches naturellement pervers et malfaisants) soit par ignorance et stupidité (les pauvres).

  • Trop fort c’est flippant d’avoir des dirigeant d’un pays avec aussi peut de culture économique.

    Maintenant on s’en fou « c’est l’état qui paye » qu’ils’en rajoutent encore plus je suis pour voté socialo et on ira encore plus vite dans le mur peut etre a gauche toute je me demande si je vais céder à la tentation .

    En fait le plus terrible c’est qu’il y croit si encore ils étaient escroc on pourrait se dire ils sont fort mais même pas c’est pitoyable d’incompétence.

  • Elle, en tous cas ne cache pas son « jeu »: elle avoue que son seul but est celui d’un prédateur des entreprises.
    Et comme tous les s(oci)alauds acculés (j’ai bien dit « acculés ») à la défensive, à mesure que leur bilan s’alourdit de jour en jour, elle lache le morceau: elle n’est là que pour satisfaire sa haine de ceux qui risquent leur avoir pour s’enrichir et qui, pour cela, ne ménagent pas leur peine, l’exact opposé de ce qu’elle fait avec tous les affidés du socialisme: s’enrichir aux dépens des autres, sans aucun risque, en votant les lois had hoc pour spolier ceux qui fournissent un véritable effort.

  • « .. jouent le jeu. »

    Non Mme la « Ministre », ce n’est pas un jeu pour les entreprises, seulement de leur survie dont on parle.

  • Mme vous êtes aux antipodes du business et de la vraie vie, vos injonctions resteront vaines.

  • « jouer le jeu » « mettre les bouchées doubles »

    Le champ lexical se réfère probablement au mode de fonctionnement de l’Etat: s’affubler d’une façade et s’empiffrer.

  • Les commentaires sont fermés.

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