La déconnexion des élites de Laure Belot : comment Internet dérange l’ordre établi

Alors que l’économie collaborative est en plein boom, Laure Belot constate un décalage criant entre le progrès et les élites.

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La déconnexion des élites de Laure Belot : comment Internet dérange l’ordre établi

Publié le 5 avril 2015
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Par Delphine Granier.

En 2013, Laure Belot publie dans Le Monde une enquête sur « Les élites débordées par le numérique ». L‘effet est immédiat, l’article suscite des centaines de milliers de réactions. « Quel nœud ai-je touché pour que les réactions soient à ce point épidermiques ? » C’est en réponse à cette question que Laure Belot a publié ce livre.

La déconnexion des élites, par Laure Belot

« Leboncoin.fr est un ovni sur le territoire français. » L’exemple de Leboncoin.fr n’est pas cité en début de livre par hasard : cette entreprise française est le symbole de cette France créative et invisible qui entreprend, sans faire de bruit. Reposant sur un modèle simple d’échange spontané entre individus, rendu possible grâce à internet, Leboncoin.fr est un succès français retentissant : la start-up a dépassé eBay, son équivalent américain, en termes d’audience. Grâce à Internet, l’émergence de l’économie collaborative bouleverse nos habitudes et notre économie.

Les modes de consommation évoluent et créent une nouvelle façon de vivre et de nouvelles sociabilités. Depuis la crise de 2008, les gens souhaitent consommer de façon plus économique sans pour autant consommer moins, ils veulent consommer mieux. Le mode de consommation ne doit plus passer par l’endettement, la consommation devient « désintermédiée ». Leboncoin.fr l’illustre, on assiste à un retour à la notion de commerce. Cette désintermédiation progresse au fur et à mesure que les nouvelles technologies bouleversent les secteurs traditionnels : Airbnb, Uber, Monster et Keljob ont secoué l’hôtellerie, les taxis et les métiers intermédiaires des Ressources Humaines.

La désintermédiation, après avoir bouleversé de nombreux secteurs, arrive dans le domaine de la finance. Alors que la crise des « subprimes » a fait perdre au banquier son statut et l’image fiable qu’il renvoyait, le développement du « prêt entre particuliers » révolutionne le secteur. À l’image du succès du modèle de Prêt-dunion.fr (crédit aux particuliers), des startups similaires émergent dans beaucoup de pays en réaction aux taux pratiqués par les banques traditionnelles. « L’assurance et la banque ont vécu dans des systèmes de monopole ou d’oligopole très organisés et protégés. On ne sait même plus si les agences bancaires vont perdurer. » Même bouleversement dans le financement de projets avec la révolution du « crowdfunding » (financement de projets par des tiers). Selon la Banque mondiale, le marché du « crowdfunding » se chiffrerait à quasiment 96 milliards de dollars d’ici 2025. Outre le changement de paradigme, ces nouveaux modes de fonctionnement permettent certaines évolutions de fond. De nombreuses femmes, par exemple, jugent avoir plus de difficultés que les hommes à obtenir des sources de financement dans le milieu majoritairement masculin de la finance traditionnelle. Sur les plateformes de « crowdfunding », près de la moitié des créations d’entreprises financées sont portées… par des femmes.

Mais alors que le boom de ces startups du numérique et de l’économie collaborative illustre la vitalité de la société civile, et va à l’encontre du « French bashing » ambiant, force est de constater que très peu d’intellectuels – sociologues, économistes, experts –  s’y intéressent de près. Alors que « les citoyens montrent le chemin aux politiques », Laure Belot constate un décalage criant entre le progrès et les élites. Tout comme l’imprimerie de Gutenberg fut adoptée par les réformés et ignorée par les catholiques au pouvoir, nos dirigeants actuels rechignent au changement. Cette incapacité de l’élite à s’adapter rappelle la querelle qui opposait Rousseau à Condorcet, à propos du maintien ou non des ordres dans la société. Alors que Rousseau prônait une société où les choix individuels ne sont acceptables que si la société en a besoin, et où chacun doit ainsi rester à sa place, au besoin par la contrainte, Condorcet plaidait pour que les gens puissent faire ce qu’ils veulent faire : l’individu doit avoir les moyens de dessiner sa vie comme il le souhaite et non selon la volonté des élites.

« Condorcet avait deux siècles et demi d’avance » (Laurence Fontaine, historienne et chercheuse au CNRS) et aujourd’hui, les « doers » bousculent l’ordre établi. Dans l’éducation, où les enjeux sont essentiels puisqu’elle détermine que transmettre aux enfants pour vivre dans la société de demain, nombreuses sont les initiatives individuelles et indépendantes du monde académique qui émergent pour réformer le système. Dans tous les domaines, « l’innovation de rupture ne vient pas du cœur du réacteur mais des marges du système ».

Une mutation numérique pas assez pensée

Reprenant les mots de Martin Heidegger, l’enquête menée par Laure Belot révèle que « la science ne pense pas ». Déconnecté et refermé sur lui-même, le monde de la recherche n’a pas su être réceptif aux bouleversements majeurs en cours. Prises de cours, les institutions publiques accusent aujourd’hui un net retard. Toute une génération se trouve, par conséquent, coincée dans une société ankylosée, inadaptée à la révolution numérique. Le phénomène mondial de la « génération kangourou » ou « génération boomerang » en témoigne : en 2013, environ 28% des Européens de 25 à 34 ans ont habité chez leurs parents, cette année-là. Ce phénomène mondial, mais nuancé selon les pays, témoigne de la capacité d’adaptation des uns et des autres. Les pays scandinaves, par exemple, restent les plus épargnés avec seuls 4% des +25 ans retournés vivre chez leurs parents.

De ces blocages naissent de nouvelles initiatives issues de la société civile. L’émergence des think-tanks et do-tanks montre, une nouvelle fois, comment le renouvellement des idées se fait « par le bas ». Parfois accusée d’être désengagée, la jeunesse développe au contraire de nouvelles formes d’actions. Le succès du « crowdfunding » et des sites comme WeSignIt (site de pétitions en ligne) prouvent le dynamisme des uns et des autres. Les nouvelles technologies font apparaître de nouvelles formes de démocratie, plus participative, et accélèrent le rythme de la vie publique. La diffusion du mouvement des « Indignés » en témoigne : les revendications d’un mouvement local deviennent, par le biais des réseaux sociaux, rapidement mondiales. Aux politiques désormais de se saisir de ces outils numériques pour interagir et construire la démocratie participative de demain.

Aujourd’hui, une nouvelle élite mondiale, issue du numérique, se forme. Le phénomène des « king coders », ces « geeks » à barbe longue qui codent et font bouger les lignes, se propage. L’académie de Bill Gates et l’école 42 de Xavier Niel, par exemple, conscientes des enjeux du monde de demain, préparent la jeunesse à l’émergence des nouvelles compétences liées à la révolution numérique. Dans le monde de demain, tel que décrit par Ray Kurzweil, directeur de l’ingénierie de Google X, le transhumanisme et l’intelligence augmentée seront à notre portée. Ces prédictions d’un acteur privé comme Google, maître de l’innovation à travers le monde, illustrent la longueur d’avance des acteurs Internet sur les politiques. En France particulièrement, moins aux États-Unis, la technique a pris le pas sur le politique.

La toute puissance des GAFA – Google, Apple, Facebook, Amazon – pose de nouveaux défis. Que reste-t-il de la vie privée et de la neutralité du net face au Big Data et aux algorithmes ? Que devient la souveraineté des États dans un monde numérique sans frontière ? D’énormes interrogations face auxquelles la France doit faire face. Si le droit a toujours eu un temps de retard sur la société, les évolutions arrivent toutefois. Au sein des entreprises, l’émergence des Chief Data Officiers engage un processus de protection des données. Dans la vie publique, l’Europe tente depuis 2012 d’imposer aux États un règlement sur les données personnelles pour harmoniser les positions.

Le numérique joue le rôle de catalyseur : il nous force à réformer notre droit et à le penser en dehors du cadre strictement étatique. S’il n’est pas question de supprimer l’échelon étatique, une nouvelle répartition des compétences doit être pensée, entre le plan international et local, et les acteurs publics et privés. « Notre pays a donné le ‘la’ de la modernité politique il y a deux cent cinquante ans. » Sera-t-il à la hauteur aujourd’hui ?

 


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  • La reponse est évidente: Non, aucun risque…
    Le systeme est verrouillé par le droit: cest en pondant des lois limitants l’acces au pouvoir a tous ceux qui n’appartiennent pas aux partis du systeme que la « classe » politique française c’est profesionalisee et enkyster au point que le cancer actuel est difficilement traitable sans mettre la vie du patient en danger…

    Aussi il ne reste que deux choix: rester et se voir de plus en plus reduit dans ses libertés et spolié dans son travail ouvoter avec ses pieds: partir tant que les freins aux frontieres ne sont pas encore trop difficile a franchir ( Sarko a mis en place l’exit taxe, a votre avis l’etape suivante c’est quoi?…)

    A moins d’un tres improbable sursaut populaire avec tetes sur des pics et fin de la cinquième, il semble que la trajectoire du pays ait 99% de finir tres mal: a moins de 50 ans, il est prefrable de fuir avec les siens dans un pays rellement encore democratique.

    • @ Borlo,

      Il n’y a plus rien. Le droit du droit l’a emporté. Il faut protéger la forêt. Imprimer que par utilité.
      Les annuaires pages blanches et jaunes ont déménagé dans un autre pays. Les sociétés de distribution envoient des personnes faire la livraison (de la 1/2) du département de résidence. Réclamé par internet Ça fait 4 mois que j’attends sa livraison. Consulter un annuaire papier fait économiser de l’énergie. Quelle qualité de l’information en France ! Personne est responsable. Quant à moi suis je victime ou responsable ?
      Coup de fil : Êtes vous propriétaire de votre logement ? (voie a consonnance étrangère)
      Lorsque l’on saisit Insee, il est possible d’avoir plein d’information sur les entreprises. Je trouve ça grotesque parce que le citoyen qui veut créer son entreprise doit payer au centre de formalités des entreprises pour avoir son numéro insee. Alors pourquoi mettre ces identifiants à la vue de tout le monde.
      Ça s’appelle parait il l’éthique ?
      Quel drôle de mot !

    • Pourquoi limiter à 50 ans ? Envie d’être vieux et à la soupe populaire (s’il y en a encore) dans 10 ou 20 ans ?
      Par contre être heureux tout de suite ….

  • Ma référence est plus modeste, mais tout autant parlante:
    Astérix et Obélix dans le Domaine des Dieux.

    Vous avez les réponses à vos questions.
    L’Empire Romain à d’ailleurs succombé à cause de sa gourmandise Etatique.

    Quand un Sapin déclare qu’un Montebourg ne peut plus parler de politique car il est dans le privé….l’on comprend enfin où se situe le probleme et surtout, pourquoi il n’y aura jamais de solutions.

    Cette créature doit être détruite, étouffée et brulée !

    Je recommande par un boycott des taxes, des lois, des impots, des PV…..que la bete se dévore elle meme de faim.

  • nos dirigeants actuel rechignent aux changements….et pour cause ; lesdits changements pourraient bien leur enlever une partie du matelas moëlleux de la vie facile dans laquelles ces zélus se vautrent sans vergogne et à notre détriment bien évidement ; l’élite ne veut pas que nous décidions nous même de notre route ; ça les méttraient hors jeu et soulignerait leur innutilité ;

  • Bonjour,

    Merci pour cet article.
    Il est clair et bien construit.
    Il est également en lien direct avec notre époque et ce que tout un chacun peut ressentir aujourd’hui lorsqu’il fait usage d’internet.
    Il y a bien une distorsion très marquée entre les propos et actions de nos Maîtres et la liberté que l’on arrive à se dégager au sein de la société civile.
    Je partage également votre conclusion.
    Le peuple, armé des principes fondamentaux (toutes les libertés publiques) désormais constitutionnalisés, fera tôt ou tard plier les élites de gré ou de force.

  • « Que devient la souveraineté des États dans un monde numérique sans frontière ? »

    C’est une bonne question ? Et les réponses nationales franco-françaises sont par définition mauvaises puisqu’il s’agit d’un problème mondial. Au niveau mondial, il est encore plus improbable que le machin (ONU) apporte des réponses.

    Alors pour chacun, individu entreprise institution ou état la seule solution est de s’adapter en intégrant l’idée que l’état n’existe plus (car il ne peut exister à terme) en matière de données, de secret, de renseignement, d’économie, de législation sur le travail.

  • Commence fort ce bouquin.
    Le Bon Coin n’a rien d’une invention française… C’est la déclinaison du site suédois Blocket.se, sous leur contrôle, comme dans d’autres pays, certes avec une structure française pour l’implémentation locale…
    Nivellement par le haut vous disiez ? Ca me semble être a 180° de la baseline… Les gratte-papiers feraient bien d’éviter ce genre de bourde s’ils veulent étayer la suite de leur pensée 🙂

    • Où est-il écrit dans cet article que Le Bon Coin est une invention française ?…
      Nulle part.

      « Dumber », vous avez bien choisi votre pseudo, vous…

      • Relisez donc le début de l’article un peu plus loi que les gros titres.
        Début du 2e paragraphe.
        Et renseignez vous un peu…
        N’est pas Dumber qui veut 🙂

        • Ok, reprenons ensemble (tu as le droit de suivre les lignes avec ton petit doigt pour te faciliter la lecture) :

          « Leboncoin.fr est un ovni sur le territoire français. »
          Bah oui, c’est juste.

          « cette entreprise française est le symbole de cette France créative et invisible qui entreprend, sans faire de bruit.  »
          C’est toujours juste. Leboncoin.fr est bien une entreprise sous statut juridique français, à succès et discrète.

          « Reposant sur un modèle simple d’échange spontané entre individus, rendu possible grâce à internet, Leboncoin.fr est un succès français retentissant : la start-up a dépassé eBay, son équivalent américain, en termes d’audience. »
          C’est toujours juste.

          « Grâce à Internet, l’émergence de l’économie collaborative bouleverse nos habitudes et notre économie. »
          C’est toujours juste.

          One more time : Où est-il écrit dans cet article que Le Bon Coin est une invention française ?…
          Nulle part.
          Il est juste dit que LeBonCoin est une entreprise française (VRAI) qui réussit (VRAI) sans faire de bruit (VRAI) fondée sur un modèle d’économie collaborative (VRAI), secteur créatif au regard de l’économie traditionnelle (VRAI).

          Dumber… 😆

          • Oui.. BMW aussi a une structure légale en France… Donc c’est un constructeur Francais ?
            Puisque tu as l’air d’être un ignare fini partisan du nivellement par le bas :

            cette entreprise française : FAUX
            http://www.schibsted.com/en/Report-2012/Operations/ONLINE-CLASSIFIEDS/France/

            symbole de cette France créative : FAUX.
            C’est la déclinaison en France du service suédois, comme dans de nombreux autres pays

            affaire classée…

            N’est pas Dumber qui veut…

            • Elle écrit  » succès français retentissant  » la question est qui est propriétaire du site ? qui est actionnaire ?
              Si c’ est un groupe Suédois évidemment … il y aurait la réussite en audience noté par l’ auteur d’ un coté et la réussite en finance -oublié – ailleurs……
              Moi ce qui me fait sourire c’ est le paragr 8 èm entre autre ce serait amusant de poser la question Quelle est la différence entre démocratie et démocratie participative vu que
              la 1ere est forcément participative ! je soupçonne encore une arnaque ou une confusion…..

    • Pourquoi tu attaques Contrepoints ?

      La Suede a des trésors, ils ne sont pas Français. Meme Bernadot avec ses jambes courtes ne dirait pas le contraire.
      La France a d’immenses trésors qui sont gâchés et détruits par la politique chaque jour. Nous sommes un peu comme des noyés qui essayent de respirer, puis l’on nous remet la tête sous l’eau….

      Ce concept est hélas mondial. C’est le capitalo-communisme. Bienvenue en enfer 🙁

      • Je n’attaque nullement contrepoints. Je questionne l’auteur du livre, qui se met en vrac dès les premières pages de son bouquin avec un argument erroné… Quelle peut donc être la crédibilité de la suite ? 😉

  • intéressant de voir à quel point l’élite soi disant « progressiste » est profondément réactionnaire et refuse le changement. le « progrès » qu’ils veulent imposer à la France n’est au final rien d’autre que leur vision de ce qui est bien.

    • Si vius avez le temps de visionner la narration de La Commune par Henri Guillemin (13 épisodes vidéo) vous allez avoirun aperçu de ce qu’est la duplicité des politiques, la lacheté des élites et la casse que celà a engendré pour la France.
      En ce sens. 1870/1871 est la période matrice des échecs français lors des deux guerres mondiales. C’est bien pourquoi elle n’est pas enseignée au lycée.

  • Les commentaires sont fermés.

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