Départementales et école des fans

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Vote élections urne (Crédits JaHoVil, licence CC-BY-NC-SA 2.0), via Flickr.

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Départementales et école des fans

Publié le 30 mars 2015
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Franchement, c’est inattendu, mais apparemment, tout le monde a gagné.

Départementales - René Le Honzec - Contrepoints334Déjà et avant tout, c’est encore une victoire écrasante des abstentionnistes : certes, ils étaient plus forts au premier tour, mais c’est toujours le parti d’en rire et celui de s’en foutre qui ont, une fois de plus, décroché la timbale puisque près de 50% des électeurs ont préféré aller à la pêche ou faire un excellent tiramisu pour occuper leur dimanche, ce qui est une saine occupation à base de cacao que je recommande à tous les obstinés du bulletin inutile.

De façon anecdotique, c’est aussi la victoire microscopique mais fanfaronnée de toutes les micro-gauches bigarrées et gourmandes qui trouveront toujours un motif pour se réjouir : entre le canton de Trucmuche qui, grâce à l’alliance trans-partisane des gauches ouvrières, syndicales, écologiques et citoyennes (au minimum) a – vaillamment – repoussé le Front National, et le canton de Bidulechouette qui a conservé tel élu communiste à son poste, les petits partis trouveront largement de quoi se congratuler alors que le pays continue à s’agiter dans des soubresauts que d’aucuns qualifieraient de post-mortem.

Mais avant tout, c’est, de l’aveu de tous nos journalistes, philosophes, sociologues, politologues et autres experts de la statistique post-électorale, une jolie victoire de l’UMP : la stratégie du « ni Front National, ni Parti Socialiste » a fonctionné en accroissant sans aucun doute la déroute mémorable du camp socialiste. Il n’y a pas eu de front républicain, ni officiellement pour la droite (d’où l’effroi, justifié rétrospectivement, de Valls), ni dans les faits pour la gauche. Oh, bien sûr, il y a eu moult arrangements entre amis, copains et coquins pour que le changement de mains ne se fasse pas trop dans la douleur. Lorsque les opposants sont les mêmes depuis des lustres, on ne voudrait surtout pas que les petits nouveaux (du Front National, ici) arrivent et mettent à mal les délicats compromis qu’il aura fallu généralement des années pour tisser entre les uns et les autres et qui ont permis de conserver tout un paquet d’affaires sous le discret boisseau départemental.

D’une certaine façon, c’est aussi la victoire du PS qui aura réussi à contenir le Front à sa partie congrue. Oui, certes, j’en conviens, le FN aura mis à mal un paquet d’élus locaux du PS en parvenant à se hisser au second tour et à décrocher un poste. Certes aussi, il a récolté un nombre considérable de votants. Mais tous ses efforts ne lui auront permis de ne récolter aucun département (comme prévu, du reste), ce qui était en réalité le but clair de tous les socialistes chauds ou froids, depuis le Premier ministre en passant par les militants PS et jusqu’aux sympathisants UMP. Magnifique stratégie qui a le mérite d’à la fois conserver le FN hors de portée du pouvoir (pour le moment), et de ne pas du tout accréditer les thèses de collusion de la vociférante cheftaine nationaliste.

chiffres départementales 2d tour 2015

Avec tous ces beaux victorieux, il faudra un perdant. Et ce perdant sera sans conteste le Front National.

Perdant étrange : encore une fois, bien que ne pouvant bénéficier que d’une dynamique de report extrêmement ténue (avec une porosité vers la droite et la gauche à peu près équivalente, n’en déplaise aux petits bobos sensibles des rédactions de journaux mainstream), le parti récolte tout de même plus que le Parti Socialiste ou que l’Union de la Gauche, et réalise la prouesse de ne décrocher aucun département, au contraire de ces deux précédents blobs politiques…

On m’objectera que c’est la logique électorale, la construction même du conseil départemental (anciennement général) qui aboutit à ce curieux phénomène où un parti qui récupère assez régulièrement un nombre considérable de voix, que ce soit dans des élections nationales ou locales, à la proportionnelle ou au scrutin majoritaire, ne parvient presque jamais à concrétiser cela en postes d’élus. On m’expliquera que c’est ainsi que la Vème République a été conçue, avec, quasi-intrinsèquement, un bi-partisme à peine caché, et puis c’est peut-être un peu bizarre mais finalement, c’est aussi bien comme ça, c’est aussi ça, la « démocratie », et puis voilà c’est tout, n’en parlons plus.

Soit. Mais il faut être conscient d’un problème évident : d’une part, il devient ardu de prétendre avoir des élections démocratiques et obtenir, régulièrement, un résultat en décalage flagrant avec les attentes d’une quantité croissante de Français, aussi nauséabonde soit-elle pour le pouvoir alternatif en place. Cela ne peut que renforcer la fracture entre le peuple et les élus (qui ne sont pas gênés tant que continue la rotation élective).

D’autre part, et c’est à mon avis bien plus gênant, il faut aussi comprendre que lorsque le Front National parviendra effectivement à concrétiser son assise par des élus, le basculement sera à la fois rapide et massif, sans la moindre possibilité pour les perdants de voir arriver le bouleversement. Et je dis bien « lorsque » et pas « si » : la dynamique, évidente, montre que le FN a parfaitement compris à la fois la méthode pour drainer des militants vers lui, et le discours à prononcer pour s’assurer des votes. Il est loin le temps du papa, celui des braconnages de voix sur les terres de la droite. La chasse est maintenant ouverte sur celles de la gauche et de l’extrême-gauche, où le gibier est abondant, les troupeaux apeurés n’ayant pour chef que des limaces sans colonne vertébrale idéologique, prêts à toutes les petites bassesses pour conserver le pouvoir.

De ce point de vue, Manuel Valls, obstinément Premier ministre de ce pays, marque un point lorsqu’il déclare :

« Les scores beaucoup trop élevés de l’extrême droite restent un défi pour tous les républicains. Ils sont la marque d’un bouleversement durable de notre paysage politique. »

Il se trompe cependant en ne comprenant pas la nature du bouleversement, sourd, profond, qui se joue sous ses pieds. Déjà, il ne comprend pas que l’ère de la droite prête à se sacrifier pour sauver un élu PS, finalement pas différent de son élu à elle, est révolue. Il ne comprend pas non plus que l’ère où le Français votait FN discrètement, sans le dire, pour éviter l’ostracisme, est elle aussi révolue. Il ne comprend pas que toutes les tactiques grossières qui ont été employées jusqu’à présent sur le FN sont en train de se retourner contre lui et tous ceux qui en usent encore. Et surtout, il ne comprend pas que dans ces élections, tout le monde a gagné, sauf plusieurs millions de Français. Or, il ne faut pas tant de monde pour créer des mouvements puissants de mécontentement, durables et dangereux.

En fait, ces départementales résonnent comme une victoire de l’UMP et des forces de droite traditionnelles seulement pour les vieilles oreilles pleines d’acouphènes de nos journalistes et de nos politiciens habituels. Les premiers, bien trop subventionnés, n’ont plus l’habitude d’écouter le terrain. Les seconds, trop coulés dans le moule pratique de l’opposition gauche-droite, n’entendent que le carillon de l’alternance.

Malheureusement, si l’on prête vraiment attention au tintement actuel, c’est en fait celui du glas.

Le FN aux portes du pouvoir
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  • Au moins le FN n’a pas gagné de département, les extrêmes commencent à atteindre leur plancher. Dommage que les communistes conservent un département, le passage à droite de leur dernier bastion aurait été la cerise sur le gâteau.

    • Au moins, les mous, les copains de 30 ans, les conssensuels ont gagné dites-vous. Au moins, rien ne changera, la dynamique de la faillite restera ce qu’elle est, les gens continueront à se jalouser tout en s’enfonçant. La haine des extrêmes ne doit pas conduire à se réjouir du triomphe de la médiocrité médiane. Les socialistes bleus ont évincé les roses, les hommes changent, les politiques demeurent.
      Ceux qui ont perdu, ce ne sont pas les extrêmes, ce sont tous ceux qui ont besoin d’une opportunité pour renverser la table, à commencer par les libéraux.

      • Manque d’alternative crédible dans cette campagne et plus globalement dans le paysage politique de la France

      • Que ce soit FN ou le reste lesl ibéraux perdent. Mais au moins PS/UMP sont des socialistes light alors que le FN c’est l’économie façon Mélenchon ! Donc le choix est encore possible, entre le nul et le médiocre.

        • Vous qui avez choisi de partir, vous parlez bien légèrement à ceux qui restent en leur préconisant une éternelle médiocrité de préférence à un passage par la nullité…

  • Je ne pense pas que ce soit le FN qui chasse sur les terres de la gauche et de l’extrême-gauche. Je pense que la dynamique du FN s’inscrit dans le basculement en cours du clivage politique français. Cf. mon dernier article de blog : http://historionomie.canalblog.com/archives/2015/03/29/31796025.html

  • Je ne voulais plus écrire de messages…mais mon dégout est trop fort:

    Je dois m’exprimer, faire vomir cette bile verte qui me ronge !

    Comment ne pas constater que la créature est toujours la même. Que le PU, Le « parti unique » est en marche pour continuer cette horrible dictature.

    C’est une grosse mascarade, un foutage de gueule monstrueux.

    Comment ne pas avoir pitié de ces élus de Gôche qui pleurnichent leur mère. De ces tentatives de vouloir partager quand même le gâteau avec cette nouvelle « pseudo » droite.

    Comment ne pas vomir de cette indigestion de FN ?

    Bref, il serait bien mieux que l’on passe définitivement au PU, que la France se décide à montrer que c’est une belle dictature qui ne marche pas.

    Que les Français en ont plein le cul de leurs conneries.

    Que maintenant, ça suffit !

    Dégout rigolo de cette presse qui s’agite, trémolos dans la voix, excitation du parasite qui a peur….

    Finalement, la politique, c’est vraiment rigolo :
    Tm@magique PS-UDI-UMPS-FN, vous n’en rêvez pas, nous sommes là quand même !

    Pour votre bien, pour entretenir vos peurs, pour vous obliger à consommer, à travailler, à faire des excès de vitesse….à voter pour nous !

    ATTENTION VOTER TUE, il est important de ne plus voter. L’abus de politique est dangereux pour votre santé mentale. (un nouveau test pour nos élus suicidaires, une normes de contrôle ISO ?)

    L’État nous surveille, mais qui surveille l’État ????

    • Voter c’est être d’accord avec le système, avec le fonctionnement actuel du système.
      Comme j’enseigne à ma petite de 3 ans : « on répond aux imbéciles par le silence » 😉

      • Le silence est dangereux et peut conduire à la violence, lorsque l’individu incriminé (de lourdes charges) ne veut pas s’integrer dans le moule collectif.

        De mon côté, je dresse mes enfants contre le socialisme, le collectivisme, le vivre ensemble….
        Je leur apprends le respect des autres (aussi cons et pourris soient ils), l’ecoute, l’art de mettre des coups et de se défendre.

        J’ai essayé de parler aux différentes maîtresses de leur école publique :
        Pas une seule phrase sans le mot collectf ou collectivité…jamais le mot de pédagogie.

        L’individu ne doit pas exister, il est le mal incarné dans cette France.

        Le silence c’est en language collectif, acceptation de la servitude. Servitude que l’on paye deux fois avant d’en supporter les conséquences.

        Ce pays est fucked up et marche à l’envers. Au lieu de parler chomage et emploi, parlons plutot de comment faire revenir les entreprises, le travail qui va avec et surtout l’argent qui est quand même le moteur de la recherche, l’innovation, notre nerf de guerre….

        Nos socialistes nous accablent d’impots, de lois, de taxes, nous isolent dans le collectif, nous culpabilisent, nous dressent pour le terrorisme et contre le fascisme qu’ils créent eux memes. C’est la technique de la confusion, l’embrouille, l’enfumage. Le petit peuple doit s’en remettre au pouvoir, l’enfant à la maîtresse. Le citoyen à son journal corrompu payé par l’Etat.

        Bref, ce pays est foutu. Il doit changer, et nous sommes les seuls à pouvoir le faire. Pas eux.

        • Et bien, nous devons vivre dans des mondes complètement différents et je vous plains, votre monde sonne faux, et hypocrite et vous en faites parti. Alors vous êtes soit con, soit con…. Je ne comprends pas, enfin, chacun choisit ses fréquentations et le sens qu’il veut donner à sa vie. Vous, ce doit être martyr, bon courage, Cas!

      • pauvre fille. Les imbéciles à qui on répond par le silence en concluent que les mots sont inutiles et qu’il faut passer aux actes. Aux coups.
        Si elle suit vos conseils elle n’a donc pas finit d’en baver…

      • « on répond aux imbéciles par le silence »

        Vous pensez qu’elle parlera avant d’atteindre sa majorité ? 😉

      • Vous êtes marrant(e) (« Flo », c’est « Florence »?): ce que vous dites est très vrai: en face de quelqu’un qui s’emporte, qui vous enguirlande, qui tente de se défouler sur vous mais aussi qui croit détenir la (sa) vérité et qui essaye de vous l’imposer par les décibels de sa voix, il vaut mieux en rire (si c’est possible; essayez de partir d’un grand éclat de rire devant quelqu’un qui vous engue… ), soit, il vous frappe (et vous partez immédiatement), soit il (c’est souvent un homme!) en reste coi, et c’est déjà gagné, soit, simplement, vous vous désintéressez de la conversation, même effet!

        Il faut bien se rendre compte que le système français n’est plus compréhensible: la Vième république (constitution) est décidée (et écrite par le fidèle Debré) en urgence par un Charles De Gaulle, appelé, une fois encore, en situation « désespérée »! Il se réserve le pouvoir fort de président et c’est lui qui décide!

        Et comme d’habitude, ce Général de brigade qui a refusé les étoiles supplémentaires, est un « dictateur démocratique » (à mes yeux, en tout cas): il propose son idée et les citoyens l’approuvent ou le rejettent, auquel cas il s’en va! C’est clair! (il trouve ça bien plus efficace que tous ces « pinaillages » de députés, appelés « godillots », réagissant dans des logiques de parti: il aurait encore plus raison, actuellement!).

        Et pourtant, la France a encore fort besoin d’un « chef » pareil, maintenant, pas d’un homme qu’on appelle « Mou 1ier »: moins de discussions, plus de « petites phrases assassines » ridicules, rien qu’une « vision » à long terme et les mesures nécessaires pour y arriver. Et cette intuition de voir tellement plus loin que les autres! (Mais je ne pense pas que tout ce qu’il a fait était bien, loin de là, mais au moins, ça avait de la gueule!)

        Mais croyez-vous qu’avec le parti de l’abstention (des inscrits, je suppose) qui remporte la majorité est tout de même un signe grave que le président et son parti sont totalement désavoués avec la victoire du parti (acoquiné avec le « centre » d’un autre président tout autant désavoué!

        Comment croyez-vous que c’est perçu au-delà de vos frontières? Franchement? Alors n’est-il pas temps de passer à autre chose? À une VIiéme république avec enfin un système sortant du binaire et de la confrontation perpétuelle en blanc et noir, gauche contre droite, partis républicains contre FN (ou bien, il est illégal et doit être interdit, ou il est accepté comme démocratique!), avec un président ne monopolisant pas autant de pouvoirs, mais faisant la place, comme ailleurs, à des gens capables de trouver des solutions acceptables par le plus grand nombre, donc à des coalitions, à des concertations entre syndicats et patrons, sans haine, mais travaillant dans le même but et dont les accords seront acceptés par le gouvernement si ce n’est pas clairement opposé à ses projets?
        Comment votre « président-monarque » peut-il gouverner avec à peine la fausse moitié de la population de son côté? Et qui plus est, en contradiction claire avec les engagements européens pris précédemment?
        Personne ne croira plus que la France fera encore partie, un jour du « moteur » de l’Europe! Pas fiable!

    • Une proposition intéressante serait l’obligation par les partis de chiffrer leur programme en valeur absolue et le coût par habitant ainsi que les coûts de la précédente mandature.
      arf…on n’a pas le droit de réclamer un referendum…

      • naïve. Ils le font déjà. Avec une méthode infaillible et incontestable, consistant essentiellement à injecter de mirifiques gains de croissance par leur merveilleuse politique. Grâce à quoi personne n’a plus rien à payer, (sauf quelques salauds de riches/étrangers/profiteurs/insérez ici vos préférences) ;-P

  • C’est un drôle de système, en jouant l’opposition dans presque tous les cantons, contre la gauche ou la droite. Le FN a si peu d’élus.
    Bon ils auront 62 voix de moins à trouver pour la liste des 500 élus pour la présidentielle….

  • Quelle mascarade !!!
    Me demander de voter c’est à dire délivrer un chèque en blanc à des candidats auto proclamés sans me dire quelles sont les attributions réelles de ce conseil départemental … on change de nom mais ça ressemble comme un sosie au conseil général et bien c’est non, mille fois non. J’ai repris mes bonnes habitudes du papier blanc … Je dois être hermétique aux subtilités de langages de nos génies transcendants de la politique de haut vol: votez mais vous saurez pour quoi en ….. juin …. peut être, peut être plus tard, peut être jamais … mais merci de votre « acte citoyen ».

    Jacques Martin a fait des émules et tous ces tristes guignols politiques vont continuer à foncer tête baissée dans le mur en appuyant sur l’accélérateur … sans moi !!! je refuse de monter dans l’avion.

    Il faudra que bien des choses changent avant que je ne m’intéresse à la politique …. alors ce n’est pas demain

    • bonjour marc, le très mauvais ressenti de votre opinion envers nos édiles est partagé par beaucoup de citoyens . On se doit de dire qu’une partie importante de ces « édiles » ;chassent les prébendes plutôt que les responsabilités . En revanche , ces responsabilités-là ;il faut bien que quelqu’un les assument ,ne serais-ce qu’au sein d’un modeste conseil municipal ,ce pour commencer .
      vous avez le droit de me rétorquer que ; n’ayant jamais brigué cette fonction ; que je ferais mieux de me taire . Toutefois , j’assumais (il y a encore peu de temps ) ; la présidence d’une société de chasse et celle aussi « épineuse  » de secrétaire d’un club sportif . Ceci car tout surprenant que cela paraisse , assez peu de gens acceptent « bénévolement » de se charger d’une gestion qui peut vous amener à de gros démêlés avec les autorités officielles , des critiques acerbes de membres qui eux ne font rien etc…..
      On peut donc facilement imaginer ,que le politicien « lambda « soit enclin à se dire que tout compte fait (une fois en place ) il suffit de faire des promesses et de ne pas les tenir .

      • Je tempère mon propos qui concerne en particulier le politique parisien.
        Quand je vois les difficultés à gérer un bureau de parti politique départemental membre élu du bureau (Modem pour ne rien cacher) pendant 10 ans et élu municipal 12 ans, je me rends compte que le bipartisme voire le tripartisme n’est pas gérable.
        Au niveau municipal, au ras des pâquerettes, nous faisons un excellent travail toutes obédiences politiques droite gauche centre confondues. pour certains je n’ai jamais connu leurs options. C’était un travail de collaboration dans l’intérêt de la collectivité.
        Au niveau départemental dans un petit bureau d’une quinzaine de personnes les choses changent. Dès qu’apparaissent à l’horizon des élections les égos reprennent le dessus et la cuisine électorale commence. Dans ces périodes les discussions internes l’incompréhension règne et cela tourne vite au dialogue de sourds.
        J’ai dirigé la candidature à la députation d’un ami.

        A mon sens tant que règnera le bipartisme, je ne vois pas les choses évoluer. Droite braquée contre gauche et vice versa … la solution serait un gouvernement avec un objectif précis dans lequel chacun apporte sa pierre, utilisant à chaque poste des compétences la confrontation idéologique étant stérile … et mène droit dans le mur.

        Simplifier le mille feuille: commune, communauté de communes, canton, communauté de pays, conseil départemental ou général, conseil régional, métropole … autant de structures, autant de budgets, autant de prérogatives … autant de difficultés de communication, autant d’incompréhension …. déléguer aux structures les plus proches du terrain plutôt que de recevoir les âneries monumentales pondues par des génies technocratiques parisiens qui ignorent superbement les particularisme locaux
        Passer à une structure de type fédéral à l’Allemande ou Suisse …

        Bref c’est ingérable et ce n’est pas demain que les choses changeront

        • Surtout que nous sommes dans un débat politique bas du front. Jamais l’opposition n’est d’accord avec le pouvoir en place ce qui est parfaitement débile.

          Prenons la loi macron. Elle est certes très très limitée mais se rapproche logiquement plus de la doctrine libérale d’une (petite) partie de l’UMP/UDI que des socialistes. Bah non, l’UMP la rejette sous pretexte qu’elle ne va pas assez loin.

          Faut-il en arriver à des gouvernements d’union nationale ?

          • Sans doute. On pourrait même presque être optimiste : avec trois forces sensiblement égales et irréconciliables, la production de lois tomberait à un minimum historique, et seules les mesures consensuelles passeraient. On ne pourrait avoir qu’un gouvernement de techniciens chargés d’expédier les affaires courantes, et contraint de ne pas se mêler de tout. Si les trois irréconciliables n’étaient pas malgré tout d’accord sur l’omniprésence de l’état, je danserais de joie !

          • Certes, mais au moment du vote, le texte initial a été « amélioré » de 1000 (sur 5000) amendements de gôôôche, pour tenter de le faire accepter par la majorité. les deux amendements proposés par la droite ont, eux, été immédiatement rejetés. Le texte final était-il encore recevable par la droite, même modérée ? Et de plus, on ne vote pas article par article.

  • Bah voila rien de change , pourquoi dans un siècle on y sera encore?

    je voterai plus pour ces profiteurs ces affameurs moi je veux bien payé mais plus pour eux fini terminé .

    Moi petit patron je suis affamé, je ne peux plus me développer je ne peux plus vivre, je suis juste condamné à payer a produire une richesse pour les autres , ceux qui ne prenne pas de risque ceux qui au non de tous récolte les fruits du travail des autres.

    Moi petit patron je suis à genou et je demande à madame France après 30 ans d’activités, les raisons de sa colère.

    Moi petit patron je suis au bord du gouffre , oui je peux embaucher mon activité est importante mais non je n’embauche pas parce que sinon je vais payer encore plus et donc d’être obligé de travaillé plus et la je n’en peu plus je suis la de voir cette argent de mon travail gaspillé dans de futile ressource qui ne feront qu’engraissé ceux qui les crées .

    Moi petit patron , c’est terminé je baisse les bras je suis épuisé et avant de sortir la corde je jette l’éponge, je ne travaillerai plus comme un acharné pour engraissé les autres de mon travail .

    Moi petit patron les bras m’en tombe tant d’année de perdu tant d’effort vint tant d’argent gaspillé tant de volonté épuisé , le temps a passé et nous sommes toujours dans cette mélasse depuis 30 ans, donc finis terminé encore une fois l’élastique est cassé et je baisse les bras je suis trop fatigué de ces efforts de ces discours qui profite toujours au même, je suis trop fatigué de ces politiques qui ont tous gagnés …

    Messieurs on se reverra un jour mais pas au même endroit …

  • Excellent le dessin avec le train.

    Si un politicien vocifère, c’est bien le danseur. A en devenir rouge.
    Tient, cela me rappelle quelqu’un du siècle passé … :mrgreen:

  • Voter est un droit que nous ne devons pas perdre. Pour éviter toute dictature, et pour contrer celle que tu penses être en place, la meilleure façon est de voter blanc, pour montrer ton mécontentement.
    N e pas voter c’est laisser la porte ouverte à toute sorte de gouvernement non désiré par le peuple.

    • Le vote a mis au pouvoir un grand nombre de dictateurs. Le vote est stérile si les conditions d’un état minimal ne sont pas préalablement réunies.

  • la politique du ‘ni ni’ a bien fonctionné , il reste encore quelques conseillers de gauche , le FNPS a sauvé le UMPS. sans le ‘ni ni’ , il n y aurait pas eu un seul conseiller (au moins dans mon département)

  • Le clivage gauche/droite était jusqu’à maintenant le petit business juteux des politiciens : peu importe d’être aux commandes, le fait de représenter une moitié du peuple assure position, rente et privilèges.

    Seulement avec la crise et son impact variable sur la population qui transgresse les classes, les cartes ont été rebattues. Les victimes de la crise ne sont pas spécifiquement dans un des 2 clans. La protection sociale et clientéliste favorisent les uns qui voient la crise de loin mais frappent les autres de plein fouet. Il s’établit donc de fait un nouveau clivage. Cependant au lieu de dénoncer l’inégalité de traitement des citoyens par les partis traditionnels, le FN racole et cherche des bouc-émissaires. Il manque vraiment une voix(e) politique sur la question, mais comme cela remet en cause toutes les petites habitudes et magouilles aussi bien des politiciens que des électeurs eux-mêmes, il est douteux que cette voix se fasse entendre et que cette voie soit défrichée.

    En tant que libéral et refusant le clivage gauche-droite, on ne peut que constater avec fatalisme ce problème qui de toutes façons est assez éloigné des questions que l’on voudrait voir évoquées (à part dans ses causes profondes).

  • Dénonçons au passage le scandale de la Lozère, seul département à basculer à gauche, et les explications alambiquées de nos médias bobo (Huff, N’Obs et France Désinfo) : 35 ans d’un travail de fonds des « forces de gauche » qui a fini par payer, une population qui s’est fonctionnarisée et vote désormais à gauche, l’usure de la droite à la tête du département depuis des décennies…

    La vérité est beaucoup plus prosaïque : un redécoupage électoral sur mesure qui s’apparente à de l’escroquerie pure et simple.

    La preuve en total des voix au second tour :
    – Droite et assimilés : 19 988
    – Gauche et assimilés : 10 967
    (chiffres de l’Intérieur : http://elections.interieur.gouv.fr/departementales-2015/048/index.html)

    La gauche réunit deux fois moins de voix que la droite, et c’est elle qui gagne. Mais comme le dit France Désinfo sur son site : « le redécoupage, c’est l’argument des perdants ».

    C’est pas beau la démocratie ? ça donne pas envie d’aller voter ?

    • heu … ils faut regarder le premier tour, n’est pas, pas le second puisque deux sièges avaient été pourvus
      On a alors 14 422 pour la gauche, 17 410 pour la droite hors FN.
      Alors certes Valls a optimisé son découpage mais c’est pas un écart de de 1 à 2 …

      • Je ne comprends pas très bien votre raisonnement : 2 binômes ont été élus au premier tour, 1 à droite et 1 à gauche.

        Au 2° tour, on est bien dans un rapport de 1 à 2 entre le « gagnant » et le « perdant ».

        • Libertango : regarde les cantons, il y a eu pas mal de finales droite non FN vs droite non FN.
          Des luttes fraticides.

  • Pour gagner, il ne manque plus au FN qu’un programme économique intelligent (par exemple oublier la sortie de l’euro le temps des élections) et quelques promesses bien gluantes d’électoralisme crasse. Le premier point sera sans doute le plus difficile à poser, mais le FN est quand même bien aidé par l’UMPS quand on considère la haine farouche envers la prospérité des Français démontrée par ses adversaires bientôt défaits. Triste époque, mais il ne faut pas en être surpris, car c’est l’évolution logique de n’importe quel Obèse avant son effondrement.

  • J’aime la démocratie, quand le premier parti passe directement au premier tour avec 50% des voix des citoyens, ca c’est la démocratie… mais 50% c’est quel parti ? L’abstention, et si on réuni l’abstention et le vote blanc… on a plus de 50% de francais qui ne sont pas représentés… donc les elections devraient tout simplement etre annulé… mais non, les memes recommencent eternellement.

    • Eh oui, l’erreur est de croire que la démocratie politicienne serait la dictature de la majorité. Mais c’est une erreur d’analyse aussi fondamentale que tragique puisqu’en réalité, la démocratie politicienne n’est jamais qu’une banale dictature d’une minorité, inefficace et destructrice comme n’importe quelle autre tyrannie. Tout pouvoir politique est forcément tyrannique, par essence opposé aux lois simples mais essentielles que nous enseigne la morale.

      Il a été établi depuis longtemps que la véritable démocratie ne dépend pas de la méthode de constitution du pouvoir, relativement indifférente au sujet, mais de la puissance des contre-pouvoirs destinés à limiter le pouvoir. En ce sens, la Constitution n’est pas une loi destinées à encadrer la vie des citoyens. Son seul objet est la délimitation ferme des pouvoirs politiques. C’est une totale hérésie de confier aux pouvoirs politiques le soin de contrôler et modifier la Constitution, alors que cette dernière est le bien le plus précieux de ceux qui ne sont pas au pouvoir. Le caricatural principe de précaution résulte de cette hérésie, de même que le consentement à l’impôt parfaitement imaginaire. On se souvient de l’article 16 de la DDHC, en forme de sentence : « Toute Société dans laquelle la garantie des Droits n’est pas assurée, ni la séparation des Pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution. » Principe de précaution comme consentement à l’impôt bafouent allègrement ces droits au quotidien.

      La véritable démocratie que tout honnête citoyen correctement éduqué appelle de ses voeux est définitivement en dehors du domaine politique. La véritable démocratie, nous la connaissons déjà. Elle porte un autre nom, n’a rien à voir avec la politique, et il ne lui manque que la reconnaissance de la liberté comme état naturel de l’Homme pour répandre ses bienfaits au service de tous. C’est bien pourquoi la liberté est l’objet des constantes agressions de l’Etat obèse, ce que l’actuelle pantalonnade pseudo-démocratique ne parvient plus à dissimuler aux yeux de la majorité qui s’abstient.

      • Et de qui viendra « la reconnaissance de la liberté comme état naturel de l’ homme pour répandre ses bienfaits au service de tous. »? A vous lire vous doutez des capacités de l’homme à la reconnaître mais qui le fera? Le « marché »? Le peuple en arme?Dieu pour certains?

        • Tiens ? Encore un Staline en herbe !

        • Comme quoi la caricature a le vent en poupe même chez les libéraux. La democratie n’ à rien avoir avec la politique et vous dites qu’elle n’attend que la reconnaissance de la liberté comme état naturelle de l’homme soit.Donc vous reconnaissez que celle ci n ‘est pas reconnue hors il n’y que l’homme qui peut et pourra la reconnaitre comme telle et personne d’autre.Votre réponse est donc un nivellement par le bas

          • Petit Staline à l’heure de l’apéro….

          • C’est vous qui êtes caricatural. Ce que Cavaignac veut dire, c’est qu’il faut réduire le champ de tir des politiciens qui n’arrêtent pas de nous canarder avec des obus de 25 L de moraline. Champ de tir, ou … bac à sable si c’est un souvenir récent pour vous …

            • Mais qui parle de » moraline » à part Cavaignac et  » ses lois simples mais essentielles que nous enseigne la morale? »Mon propos n’a rien de caricatural il montre juste la platitude de son propos…

              • Non, vous n’y êtes pas : les politiciens ont trop de pouvoir en fRance. Il faut d’urgence le leur retirer, puisqu’en 40 ans ils n’en ont jamais fait bon usage. La preuve : pas un budget équilibré depuis 40 ans.

                • D’urgence le leur retirer? Et vous compter sur la moraline pour y arriver?.Les 40 année de mauvaises gestion c’est le discours lancinant de café de commerce qui est similaire au tous pourri etc… en gros on s’en lasse.La politique francaise ira mieux quand elle se délivrera du gaullisme, mythe qui la paralyse et l’empêche de se renouveller idéologiquement depuis oui 40 ans. De toute manière

                  • La Moraline ? Non, c’est l’arme des socialistes, ils ont tout empoisonné avec cette merde au point que les ouvriers se mettent à voter FN :mrgreen:
                    Leur retirer, c’est ce qu’il faut faire. Mais personne ne dit que c’est facile.

              • Mon pauvre Raphy, vous n’avez décidément rien compris au flim. Ce n’est pas grave, le monde évoluera quand même sans vous.

                • Au votre surement mais je ne m’en tiendrai pas rigueur rassure-vous.Oui en effet ce nest pas facile mais j’ai l’espoir que la société civile fasse bouger les choses même si ca prendra du temps , sur ce bonne soirée à vous.

  • Le « perdant », ce n’est certainement pas le FN mais le libéralisme, qui n’a aucun représentant et surtout aucun candidat. Alors, pourquoi gloser sur la défaite des uns ou la vicoire des autres, quand on est totalement incapable de rassembler les énergies autour de propositions concrètes et séduisantes.
    Et je ne vois rien à l’horizon 2017 qui pourrait faire changer les choses. C’est quand même un magnifique aveu d’impuissance politique que de fustiger ceux dont les opinions sont à l’opposé des siennes, alors que l’on a aucun biscuit à offrir. Tant que les libéraux, certes fort diserts sur les vertus de tel ou tel auteur ou idée, se contenteront de râler de concert, alors, les collectivistes qui occupent TOUT le spectre de l’offre représentative pourront continuer leurs petits arrangements entre prédateurs, au grand dam des « libéraux », qui préfèrent se la couler douce plutôt que d’agir.
    Finalement, ce sont eux qui ont raison: ils emportent le morceau!

    • Bah, pourtant l’on est dans une démocratie socialiste liberale !

      Vous voyez bien que le systeme ne laisse deja pas la place au FN qui représente pourtant 25% des électeurs !

      Vous imaginez les 5% de libéraux dans ce contexte ?

      Mais rassurez vous, le systeme est bien fait, il protège la créature quoi qu’il arrive.
      Reconstruction d’apres guerre qu’ils disaient…..

      We are fucked up.

      • Pardon, il fallait lire DICTATURE socialo-communiste-fasciste.

        Délit qui mérite une peine d’emprisonnement au même titre que l’apologie du terrorisme+le remboursement des impôts injustement volés (surtout ceux rétro actifs qui sont anti-constitutionnels)

    • En fait politiquement le libéralisme reste à inventer et incarner en France.Les gens râlent contre l’Etat parce qu’ il y a trop d’impots, à cause du RSI, du tiers payant etc, des services publics etc… mais il suffit que leur situations personnelles s’améliorent pour que tout baigne De toute manière il ne faut pas rêver notre pays peut se rapprocher au mieux d’une sociale démocratie à l’Allemande et encore c’ est pas pour demain.Mais ceux qui veulent une Tatcher ou un Reaggan seront decus.Actuellement aucun parti politique ne remet en question l’action de l’Etat en tant que régulateur globale de la société. Tous le monde veut la baisse des impôts, tout le monde souhaite le « plein emploi » tout le monde veut des économies dans les dépenses publiques personnes et prêts à vraimment faire ce qu’il faut pour

      • A inventer, non. Ce serait plutôt une affaire de dosage.
        Que faut-il éliminer à minima dans les mauvaises pratiques actuelles, que mettre dans la constitution ? Ce serait le point critique.

        • …et peut être une question de temps. On ne se débarrasse pas de 70 ans d’histoire aussi rapidement.Les mentalités peuvent changer mais cela prendra du temps (même si le temps nous en manquons dans la situation actuelle). Mais peut-être suis je trop optimiste.

    • Le risque, c’est que ce soit comme chez les écolos: il y en a toujours encore plus écolo que l’autre. Il est facile de définir plus ou moins le libéralisme, et encore! Mais réunir une majorité autour du libéralisme, ce ne sera pas facile: le risque contre « l’assurance d’état » d’être « assisté », le CDD permanent plutôt que le sacro-saint CDI, une carrière à risque plutôt qu’un statut de fonctionnaire privilégié, c’est vraiment tenter de remonter le courant! Je vous souhaite franchement de réussir ùais j’attends de voir!

  • BRAVO H16 brillant article !

  • UMP aime la Gauche, il va donc lui laisser les associations militantes dans tous les départements et continuer à les financer..Le seul boulot des militants de ces associations étant de remplir les cars et d’aller défiler contre la droite.
    Alors que de vaillants militants de droite attendent la refondation de ces associations, pour pouvoir profiter à leur tour de ces emplois peu contraignants…. Mais ils peuvent rêver, UMP l’a déjà démontré, les associations sont de gauche et doivent rester de gauche…. On ne refait pas ces gens la.

  • Il faut alors renoncer à la seule opportunité de donner son avis ! (même si elle est limitée, s’il n’en est pas tenu compte. Je sais je sais).

    Ce gouvernement désastreux a au moins un mérite : il nous donne l’occasion de nous débarrasser des socialistes. Ce n’est pas rien. Même si les étatistes-collectivistes sont toujours là sous d’autres noms, même si leur copie pâlotte subsiste en les personnes des centro-umpistes.
    C’est une première étape dans ce long chemin de reconquête de liberté.

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