Défaite historique de la pensée keynésienne ?

Nous vivons la plus grande défaite historique de la pensée keynésienne.

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Défaite historique de la pensée keynésienne ?

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 27 mars 2015
- A +

Par Drieu Godefridi.

defeated credits Joao Santos (CC BY-NC 2.0)
defeated credits Joao Santos (CC BY-NC 2.0)

 

Nous vivons une intéressante défaite historique de la pensée keynésienne.

C’est facile à montrer.

Tout commence avec la fameuse crise des subprimes, en 2008. Une crise dont la responsabilité ne git pas en Europe, mais aux États-Unis, dans un subtil alliage de politiques démagogiques (des prêts hypothécaires pour tout le monde !) et de l’irresponsabilité de banques géantes garanties par leur statut de « too big to fail » (ie, à la fin c’est toujours le contribuable qui paie les pertes).

Gagnant notre vieille Europe, cette crise dantesque obligea les États européens à parer au plus pressé, en pourvoyant aux besoins en financement de leurs propres établissements bancaires “too big to fail”, avec cette conséquence que les dettes publiques européennes, déjà stratosphériques, devinrent pires encore et que l’économie virtuellement s’arrêta.

C’est ici qu’entrent en scène les penseurs keynésiens, avec leur solution bien connue : la relance par la dépense. L’enthousiasme de l’antienne pouvait surprendre, dans le contexte d’une dette publique européenne qui venait de s’aggraver lourdement, il n’en dominait pas moins largement l’agora européenne, historiquement friande des préceptes d’un Keynes rarement lu.

Pour leur rendre justice, les keynésiens se divisent en deux familles : les post-keynésiens, et les keynésiens au sens strict. La pensée post-keynésienne reposant sur la négation de la rareté des ressources qui fonde toute pensée économique rationnelle, il est inutile de s’y arrêter. Quant aux keynésiens, contrairement à ce que l’on entend, ils règnent sur nos facultés universitaires et les salles de rédaction d’organes de presse aussi prestigieux que le Financial Times.

Quoi qu’il en soit, post-keynésiens et keynésiens se rejoignaient nettement sur la solution à la crise : la dépense publique. Toute autre politique, à les lire, ne pouvait que plonger l’Europe dans la récession. Ainsi Martin Wolf, du Financial Times, fit-il pendant cinq ans la leçon au chancelier de l’Échiquier (=ministre des Finances) britannique George Osborne, sur l’air de : vous réduisez les dépenses publiques, alors qu’il faudrait faire exactement le contraire, vous allez plonger le Royaume-Uni dans la récession, il n’est pas trop tard pour changer de politique !

Cinq ans plus tard, le rigoureux Royaume-Uni se flatte de la plus belle croissance parmi les grandes économies européennes. L’austère Allemagne, cette incarnation ultime de la rigueur (dans le sens de ce qui est rigoureux), qui atteint au surplus budgétaire (ie, elle rembourse sa dette) — au grand scandale de Martin Wolf (Mister « see charts ») —, croît de plus belle. Il n’est pas jusqu’à l’Espagne et le Portugal, dans une situation initiale finalement assez proche de la Grèce, qui ne sortent aujourd’hui la tête de l’eau, après cinq ans de politiques anti-keynésiennes, “pro-cycliques” et rigoureuses par excellence. Pour ne rien dire du cas de l’Irlande, en passe de vivre le plus bel exemple de réinvention de son propre miracle économique, par la rigueur.

Il n’y a vraiment que la Grèce du tandem Tsipras-Varoufakis qui s’inscrive résolument dans le dogme keynésien de la solution par la dépense publique. À moins d’un changement de cap rapide, nous pourrons apprécier rapidement le succès de cette politique d’une grande pureté keynésienne en effet.

Nous vivons la plus grande défaite historique de la pensée keynésienne.

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  • Défaite de la « pensée » ? C’est certain.

    Mais sur le terrain, concrètement, on voit une « victoire ». Indéniable.

    Ils parviennent à tout faire tenir, à peu près, depuis 2008.

    Sept ans déjà.

    C’est pas mal, non, pour une « défaite de la pensée » ? 😉

    Autre exemple, pour illustrer où je veux en venir : le Japon.

    Un condensé de nos défauts kéneysiens (même si à la sauce asiatique).

    En 1990, tout leur système aurait dû littéralement imploser (vous vous souvenez quand le terrain a Tokyo « valait » davantage que toute la Californie).

    En 2015, 25 ans après, le Japon est toujours là. Continue d’appliquer les mêmes politiques délirantes (avec des tas de noms différents). Continue d’avoir les mêmes politiciens pourris, comme chez nous.

    Et quid des USA ? Sans doute les plus grands tricheurs.

    Bref. Ils sont cuits au niveau de la « pensée »… mais sur le terrain tout va bien pour eux, nous les serfs nous continuons à subir leurs politiques mortifères.

    L’échec il est de notre côté.

    Certainement pas du leur.

  • Quelle relance? L’Espagne redémarre avec près de 20%de chômeurs et une émigration record: en combien de siècles espérer remettre au travail la moitié seulement de ces pauvres hères qui attendent?… Et dans ce constat joyeusement libéral de la ‘fin de la pensée keynésienne’, quid de la dette abyssale que personne ne peut espérer même servir en intérêts demain? On fera une conférence mondiale pour décréter un gigantesque ‘write-off’ pour remettre les compteurs à zéro? Les USA verraient bien ça, mais pas la Chine, qui attend son heure pour présenter ses créances à son grand ami-ennemi…

    • Certe on peut essayer de faire pression pour annuler la dette que l’on a tous envers les chinois mais le problème est que 95% des terres rares indispensable à la production de produit techno sont en chine !! Et la chine n’est pas aussi facile a envahir que le moyen orient lol

      Reste a savoir si les chinois ont de l’amour propre mdr

    • > en combien de siècles espérer remettre au travail la moitié seulement de ces pauvres hères qui attendent?

      Quelques années ? Le taux de chômage peut diminuer assez rapidement suite à une reprise, ce n’est pas quelque chose de rare. Et même si il faut 10 ans pour diviser le chômage par deux le confort de vie des Espagnols serait considérablement plus élevé.

      > quid de la dette abyssale que personne ne peut espérer même servir en intérêts demain?

      N’importe quoi. Qu’est ce qui vous fait croire que personne (vraiment personne ? Les Allemands et quelques autres remboursent leurs dettes, même la Grèce dégage un surplus primaire…) ne pourra dans l’avenir faire face à ses intérêts ? C’est n’importe quoi. Même en France, où les intérêts représentent la majorité (relative, pas absolue) des dépenses de l’État on sait qu’on pourrait encore continuer à s’endetter pas mal d’années avant que la situation ne devienne vraiment critique.

      La dette de l’État ne pose souci qu’au regard des autres dépenses que l’on estime devoir faire (ou que l’on n’ose pas supprimer…), et qui sont la véritable marge de manœuvre budgétaire, et de la limite au matraquage fiscal ressentie par nos élus, qui se rendent compte que leur popularité s’effondrera s’ils décident d’atteindre l’équilibre par une hausse de la fiscalité.

    • Revenons au capitalisme, réduisons drastiquement la dépense publique, et il sera possible de payer la dette.
      Si nous nous obstinons dans le socialisme, même en imposant des taux nuls, le défaut est inévitable.

    • Mais qui a décrété qu’il fallait sauver tout le monde ? quand on aura compris qu’avec un taux d’abandon structurel des gens de 20% on arrêtera de stagner et on remettra la machine du progrès et de la croissance en route, on arrêtera d’avoir des arrêts et des régression de l’économique même en cas de bulle

      • Sauf que si on admet 20% on peut tout à fait admettre 99, 9999 %

        • Et pourquoi pas et même 100% si nécessaire et laisser à une intelligence artificielle le soin de continuer l’évolution seule.

          • Au XXI eme siècle un tel obscurantisme, une telle ignorance du principe de Turing semble surréaliste.

            Vous avez raté le match a la télé ? Vous n’avez pas vu que les rationalistes se sont fait mettre minable ?

            Au cas ou, un geek anglais excentrique a démontré que cela ne peut pas marcher : que tout système formel était amené a se planter et qu’il était illusoire de savoir quand et comment.

            Le même geek qui a inventé les ordinateurs …

            • Reste à voir ce qu’on entend par intelligence artificielle et il ne s’agit pas de le réduire à un système formelle mais à quelque chose d’autonome capable d’évoluer seul. Quand à Turing son approche des choses n’est qu’une première approche limitative et il ne faut pas faire preuve d’anthropocentrisme, l’être humain n’est qu’une étape, et une étape plus qu’imparfaite qui disparaitra (et devra disparaitre) à terme

              • Vous n’avez vraiment pas compris Turing : tous automate d’état fini peut se résumer à un système formel et vice-versa.

                L’approche de Turing est absolument tout sauf anthropocentrique. D’ailleurs quand on voit le personnage, on n’a aucun doute sur son manque complet d’anthropocentrisme, Turing est sans doute une des personne les plus égocentrique que cette terre ait jamais vu naitre.

                • intelligence artificielle ne veut pas dire automate, cela vaut aussi pour réplication de la mémoire pour la génération suivante au lieu de recommencer à zéro avec un être humain et possibilité de visualiser des schéma et des interactions à un niveau macro plus élevé qu’un humain. Pour cela il faut de l’artificiel

                  • La raison humaine est incapable de concevoir autre chose que des systèmes formels, donc des automates d’état fini, étant elle même un système formel : les systèmes formels ne sont pas capable de produire autre chose que des systèmes formels … toujours Turing.

                    On ne fait pas du neuf avec du vieux.

                    Le seul point est le volume du système formel, qui lui peut effectivement suivre une croissance exponentielle, mais la loi (conjoncture) de Moore est empirique et n’a jamais été démontrée.

                    L’intelligence artificielle ne peut être qu’un automate d’état fini.

                    Maintenant, est-ce que l’on saura un jour dépasser cela ? C’est possible, mais cela impliquera une modification dans l’intelligence humaine et une chose est sure : ce n’est pas par la raison pure que cela pourra se produire (encore Turing)

                    L’augmentation du champ des connaissances en dehors de l’humain existe bien de façon indéniable, maintenant nous ne sommes qu’au début de ce que Teilhard de Chardin appelait la noosphère, mouvement qui de toute façon place la conscience humaine au centre de l’évolution, n’en déplaise aux matérialistes et rationalistes de tout poil.

                    Désolé, mais votre discours était crédible au XIX et au début du XX° et on a bien vu où ces délires ont mené la planète : le matérialisme et le rationalisme (et ses rejetons politiques : marxisme, socialisme, nazisme …) sont des voies sans issues.

                    • « L’intelligence artificielle ne peut être qu’un automate d’état fini. »

                      Oula ! ça pique les yeux ! xD
                      C’est totalement faux, l’intelligence artificielle n’utilise pas la programmation impérative mais la programmation logique (prolog par exemple) donc pas d’état .
                      Bien sur il faut aussi beaucoup de programmation, mais dans ce type de programmation on s’attache beaucoup plus aux événements qu’aux actions à effectuer

                      « Les systèmes formels ne sont pas capable de produire autre chose que des systèmes formels … toujours Turing »

                      Source ?! Parceque c’est archi faux xD
                      Que dis tu des assistants personnel (tel siris ou s-voice ?), ils traitent du language naturelles et en ressortent du language naturel . C’est encore plus faux vu qu’on peut programmer ce genre de chose en Lisp ! Soit un language de programmation basé sur le lambda calcul, plus formel tu meurs 😉

                      « Le seul point est le volume du système formel, qui lui peut effectivement suivre une croissance exponentielle, mais la loi (conjoncture) de Moore est empirique et n’a jamais été démontrée. »

                      Dans l’état actuel des ordinateurs je suis plutôt d’accord, la loi de Moore est même de moins en moins vrai . Cependant les ordinateurs quantiques risques de faire leurs apparitions, et la le volume du système formel est théoriquement infini . Mais bon, on en est pas la 🙂

                    • @Pierre :

                      Relisez la définition du système formel (celle de wikipedia pour simplifier) : Un système formel est une modélisation mathématique d’un langage en général spécialisé qui en représente les éléments, termes, formules, dérivations, …, par des objets finis (entiers, suites, arbres ou graphes finis…). Le propre d’un système formel est que l’on peut vérifier algorithmiquement la correction (au sens grammatical) de ses éléments, c’est-à-dire que ceux-ci forment un ensemble récursif.

                      Si vous ajoutez la séquence (le temps) vous avez l’exacte définition de la machine de Turing : un automate qui implémente un système formel. Celui-ci étant récursif, il permet de générer d’autres systèmes formels, qui peuvent ne pas sembler être des automates d’état fini, mais qui le sont : si vous coupez l’horloge du processeur, votre soi-disant langage déclaratif (prolog, lisp, n’importe quel moteur d’inférence … ) s’arrête : c’est donc bien un automate d’état fini.

                      Pour faire super simple et geek de base : tout se réduit toujours à du code assembleur séquencé par l’horloge du processeur : soit un automate d’état fini.

                      Le point primordial et le génie de Turing vient dans la compréhension de la récursivité dans le système formel et de son postulat que si l’on voulait que celle-ci soit possible (et créer ainsi une machine universelle), il fallait s’appuyer sur une forme mathématique finie : digitale et non pas analogique, parce que l’analogique ne permet pas la récursivité : la capacité de vérifier algorithmiquement la correction (au sens grammatical) de ses éléments : si l’ensemble des possibles n’est pas fini, il ne peut y avoir de grammaire (ou alors une grammaire analogique ce qui n’a aucun sens) donc pas de récursivité du système formel.

                      Bref : tout système formel peut se représenter sous forme de machine universelle de Turing (donc se réduire à un automate d’état fini), machine qui permet de générer d’autres systèmes formels, mais l’univers des possibles reste un système formel.

                • la partie anthtopocentrisme ne concerne pas turing mais votre commentaire en général

                  • Il faudra que vous m’expliquiez … à moins que comme tout rationaliste, vous considériez que la liberté ne se conçoit que dans un cadre moral objectif, donc anthropocentrique.

                    • La liberté n’est qu’un moyen d’avancer en donnant a différentes choix la possibilités de se confronter à un système évolutionniste. Concernant les autres remarques, vous avez raisons, le formalisme et le rationalisme ne sont nul part et ont été plus que dévoyés dans l’histoire mais cela reste une piste intéressante qui mérite qu’on continue à la développer. L’évolution fera sont choix ….
                      N’est-ce pas sain quelque part de remettre en question l’état de l’intelligence humaine et de tenter de l’améliorer que ce soit à travers lui même ou un avatar mécanique ?

                    • @Duchateau:

                      Je vous rejoint assez sur le coté évolutionniste de la liberté, à cette différence près que la l’évolution a déjà fait son choix : chaque humain en est la preuve : nous avons la capacité de maitriser les choses et d’anticiper cette maitrise : nous avons la conscience de notre existence. Cette lumière n’est clairement pas anthropocentrique mais égocentrique : elle existe en chacun de nous et pour chacun de façon différente, preuve par cette diversité de notre rôle évolutionniste.

                      C’est parce que nous avons cette responsabilité (chacun d’entre nous) que la vie humaine est si compliquée : nous sommes les acteurs d’une évolution qui nous a donné également la possibilité d’en être spectateur : nous sommes investi d’un sens que nous avons nous même à découvrir et qui peut à notre bon vouloir être ou ne pas être.

                      La raison (ce que vous appelez intelligence) n’est pas qu’un coté du miroir : celui de la représentation, de l’information, il existe également l’autre coté : le réel, le sens.

                      L’évolution est notre seule chance, et de toute façon, nous n’en avons pas d’autre, donc autant éviter de la gâcher stupidement en ne se leurrant comme Narcisse et en se coupant du réel.

                    • N’est qu’un coté du miroir …

  • Une politique de relance publique ne signifie pas forcement hausse des impôt si celle ci se fait par création monétaire comme avec particulier

    les conséquences probables sont baisse de la monnaie hausse des exportations et hausse probable de l’inflation

    • les conséquences probables sont surtout : hausse du gaspillage, du clientélisme, du chômage, de la pauvreté, du déficit budgétaire et commercial.

  • problème insoluble par manque de connaissance financière, de la majorité des gens.
    cela demande un investissement de temps que beaucoup de personnes ne peuvent se permettre. il faut bosser et donc, ce type de savoir, n’est pas une priorité.
    les politiques de tous bord en profitent.
    ils vivent de l’ignorance des peuples..

  • La crise des sub primes n’est que la parti visible de l’iceberg. Il s’agit bien la d’une crise systémique, et qui dépasse de loin de conflit keynes / hayek par exemple.
    Par ailleurs, Keynes étant opposé à la spéculation, on ne peut absolument pas considérer que le monde est Keynésiens, ni que les solutions envisagées sont d’ordre Keynésiennes. De la à dire que cette pensée montre ici son échec, c’est juste un énorme raccourci.

    Au moins autant que les théories Keynésiennes, la troïka est un monumental échec. Si la relève par la dépense ne fonctionne pas, la relevé par l’austérité ne fonctionne pas mieux. (n’oubliez pas, le rôle de l’économie initialement, c’est d’être au service des hommes)

    Revenons en aux US et leurs sub prime. Quand les gens n’ont pas d’argent, ils n’achètent pas. C’est le même problème partout. S’il n’y avait que les riches qui achetaient, il n’y en aurait pas assez pour faire tourner les boutiques. Les salaires n’augmentent plus depuis les lois ultra libérales de Reagan :
    http://stateofworkingamerica.org/chart/swa-wages-table-4-4-hourly-wages-workers/
    http://www.les-crises.fr/images/0200-inegalites/0220-inegalites-revenus-usa/224/04-quantiles-revenus-usa.jpg c’est assez édifiant : la ligne du bas, c’est 90% des gens ! (depuis : http://www.les-crises.fr/inegalites-revenus-usa-3/)

    Donc le seul moyen pour que la « masse » continue à acheter, et donc à faire tourner les boutiques, ce sont les sub primes pour eux, des salaires minimum pour nous. Ou alors, il faudrait une meilleur redistribution des richesses.

    C’est le système qui est merdique. Et avec la technologique qui pointe son nez, c’est la croissance à l’emploi négatif qui nous attend : à qui les entreprises vont vendre si elles baissent le salaire (ou virent) leurs employés, qui sont indirectement leurs clients ?

    Pour se réconforter :
    http://www.politico.com/magazine/story/2014/06/the-pitchforks-are-coming-for-us-plutocrats-108014.html#.VRUirvmG_Rs

    • Le problème c’est que les américains ont une culture cynique et instrumentale vis a vis de l’argent et des dettes alors que les petites bites d’européens qu’on appelle « intellectuel » sont à des années lumières de ces méthodes de raisonnement et réfléchissent comme des petits garçons sur warcraft.

      C’est pour cela que mon instinct de spéculateur me dit rien de bon pour le moment sur le futur de l’Europe lol.

    • Pour affirmer que l’austérité ne marche pas, il faudrait regarder les pays où elle a été appliquée pour de vrai, c’est-à-dire une BAISSE des dépenses publiques sans hausse des taxes et impôts, ou mieux avec une baisse des impôts (aujourd’hui on appelle « austérité » une baisse de la HAUSSE prévue des dépenses de accompagnée d’une hausse des impôts…).

      Et quand on l’applique, que constate-t-on? Que ça marche! Je vous laisse retrouver sur Contrepoints les liens vers les différentes études qui le montrent.

      Pour le reste de votre message, je dirais juste: cultivez-vous et surtout arrêtez de répéter comme un perroquet sans cerveau les mantras passés en boucle dans les médias a base de politiques « ultra-libérales » imaginaires.

      • Vous parlez de l’Islande pour la politique d’austérité réussie ? Ou l’Irlande avec ses 20% de chômage et l’explosion de la dette publique ?
        L’Angleterre ? laissez moi rire, non, la, il me faut un exemple avec un appuis chiffré (et pas que le PIB)

        c’est du mantras ça ?
        http://stateofworkingamerica.org/chart/swa-wages-table-4-4-hourly-wages-workers/

        pour ma part, je suis plutôt un progressiste, qui aime bien voir les doctrines idéologiques prouvées par les faits. ce qui n’est jamais le cas: le monde n’ayant que faire des idéologies de tous bords.

    • En fait le problème avec cet affrontement débile entre Keynes et Hayek s’ est que chaque politique économiques des dirigeants à été attribué de manière caricaturale et polémique à un ou à l’autre sans vraiment mener un discernement entre ce qui relève de la pensée et de la théorie économique et ce qu’il en reste quand les dirigeant sont au pouvoir.

    • Votre approche est purement keynésienne: Non il ne faut pas donner à n’importe qui du pouvoir d’achat.

      Il faut produire plus, et pour ce faire il faut épargner.
      Les revenus ne sont pas distribués mais gagnés.
      Personne ne doit décider qui gagne combien.
      Ce doit être un constat.

      La monnaie doit être stable et le cadre juridique purement libéral, aussi prévisible que possible.
      Ainsi les gains les plus mineurs pourront se répandre au profiter à tous.
      Ainsi la communauté au sens de Bastiat croîtra le plus, pour le bénéfice de tous.
      Je rappelle que Bastiat a démontré que le capital productif augmente la part relative qui revient au travail dans la valeur de la production, bien avant qu’on parle de productivité, avant même que Karl Marx ne répande l’erreur inverse avec Das Kapital et ses sophismes.
      Il faut dire que les dictateurs en chambre n’attendent jamais qu’un prétexte pour céder à leur penchant misanthrope.

      Enfin la dépense publique, c-à-d. l’économie planifiée, doit être inexistante.
      L’économie s’observe mais ne se pilote pas.
      Il n’y a pas de surhomme apte à être le berger du troupeau humain.
      L’administration est par définition contraire à tout progrès.
      Appliquer des procédures ou évoluer, il faut choisir.
      L’innovation est indéterministe, les idées surgissent toujours inopinément.
      Elle est antinomique de la planification.

      • Absolument pas d’accord

        Les français épargnent beaucoup trop par rapport aux autres pays et la masse financière mondiale, qui est 4 fois sup au PIB et tourne en rond, et qui a en plus besoin de QE pur pallier son manque de compétence

        pour produire plus il faut conso plus ou vendre plus à étranger mais bon pour sa faut susciter l’intérêt

        est ce que pierre gataz te donne envie de conso fr moi je pense pas

        en ce qui concerne l’innovation la majeure partie des progrès tech modernes provient de savants fous allemands du 3eme reich

        de plus ce qui la force de poutine sur la scène internationale ce n’est surement pas sa bite de chauve de 1m60 mais bien plutôt l héritage tech de l’armée rouge

        • Du bon gros bullshit keynésien typique. Le jour où ils comprendront que ce n’est pas la consommation qui fait la croissance à long terme mais l’investissement… Non ce jour n’arrivera pas…

          • Non.
            Entre la croissance et l’investissement, il y a une étape que vous voulez minimiser : le carnet de commande.
            Vous avez beau faire le meilleur produit / service du monde, s’il n’y a pas d’argent, il n’y a pas d’acheteur.

            C’est un équilibre.

    • « Quand les gens n’ont pas d’argent, ils n’achètent pas. »
      => Exact ! Pourquoi faut-il donc retenir 47% de la charge salariale à la somme réellement versée ? Pourquoi prélever encore 20% (en moyenne) d’impôts sur ce qui reste ? Pourquoi demander encore 20% de TVA sur les dépenses personnelles ?
      L’état draine 75% de la richesse produite brute, que peut-il bien foutre de toute ces rivières de pognon ?
      Il engraisse des pseudo chômeurs que l’on classe « fonction publique-territoriale-Elus ….  » ça produit quoi comme « richesse » tout ce beau monde ?
      Ok ça fait plus de monde dans les magasin, mais avec une charge fiscale aussi lourde le magasin a besoin de combien de client en plus pour fonctionner ?
      Ce n’est pas un problème de perception ou d’interprétation de l’économie. C’est de la thermodynamique de base ! Plus il y a de distance et de pignonnerie entre le moteur et les roues plus le coût d’exploitation est grand. Plus il faut de carburant pour avancer, plus les pertes de friction seront importantes, moins il y aura d’autonomie, de vitesse maximale limitée.
      C’est juste une LOI de physique indéniable. Renier la réalité ne sert à rien !

  • Il me semble que la réalité est contraire à ce que vous écrivez dans cet article.

    Les Etats Unis ont justement choisi une relance type keynésienne, alors que nous européens, avons choisi la voie de la réduction des finances publiques (sous l’autorité de l’Allemagne) qui nous amène depuis plusieurs années non pas a un retour de croissance, mais mais a une baisse de l’activité et donc une baisse des recettes bien plus importantes encore que les économies réalisées.
    Tout le monde s’accorde désormais à dire que l’austérité a fait énormément de mal depuis 2008.

    Si les finances sont au plus mal, c’est surtout d’avoir refusé d’assainir à temps le système bancaire, et d’avoir sauvé les banques pour éviter une crise systémique grâce à l’argent des contribuables européens.

    On reconnait l’arbre à ses fruits, et les fruits de la troïka et de l’austérité sont pourris.
    Je dirait plutôt que Friedmann est mort désormais et non pas Keynnes.
    Malheureusement l’ultra liberalisme est une religion qui a la vie dure.

    • « l’austérité a fait énormément de mal depuis 2008 »

      Arrêtez de braire des bêtises. Il n’y a eu aucune austérité.
      http://www.contrepoints.org/2012/05/10/82659-lausterite-quelle-austerite

    • absolument pas

      dès que les autorités américaines ont vu le vent tourné elles ont par exemple arrêté de rémunérer des fonctionnaires

      elles ont agit avec réactivité et flexibilité à la différence de francois le président soleil

      elles ont par contre appliquer une mega politique monétariste expansioniste qui n’a pas provoqué d hyper inflation comme 1930 grâce à notre très cher darwin lol

    • Vous avez vu l’état de la dette US, les déficits, la baisse du nombre de personnes actives, le nombre de mi-temps et les food-stamps ? La croissance US, c’est juste une bulle des assets…
      L’économie US va bien ? Le jour où Yellen remonte les taux, ça va faire schboum là-d’dans…

      « Si les finances sont au plus mal, c’est surtout d’avoir refusé d’assainir à temps le système bancaire, et d’avoir sauvé les banques pour éviter une crise systémique grâce à l’argent des contribuables européens. »

      En réalité, cette opération a rapporté plus aux États que ce que ça ne leur a couté…

      « Je dirait plutôt que Friedmann est mort désormais et non pas Keynnes. »

      Beaucoup de n…

      « Malheureusement l’ultra liberalisme est une religion qui a la vie dure. »

      Donc, avoir une attitude sceptique face à la politique de la pensée magique serait donc une religion…

      • Ne vous inquiétez pas pour la remontée des taux de la FED. Comme dans les années 80 et comme après la fin de son QE la hausse des taux sera compenser par un reflux des capitaux américains à l’étrangers. On se demandera alors pourquoi les BRICS connaissent un ralentissement pourquoi l’inflation se développent dans les zonent emergentes.Pendant ce temps là on dira que les USA ont parfaitement réussi à gérer la remontée des taux et que la croissance est au beau fixe

        • Sorry pour l’orthographe

        • Ah ?

          Eh bien pourquoi la FED attend-elle ? Si c’est tellement facile, tellement enviable… ?

          Depuis… début 2009, et les fameux « green shoot » obamesques (voyez la propagande a débuté très tôt)… on fait semblant de croire que la FED « va relever ses taux ».

          Et maintenant que la croissance « accélère »… La FED ne bouge toujours pas. Tous les prétextes sont bons. Ils en sont à se raccrocher à des mots : « patience longue », ou « patience courte ».

          Bref, n’importe quoi.

          La hausse était annoncée pour juin. Vous verrez qu’en juin il ne se passera rien.

          Et mieux même : vous verrez que la FED fin 2015/ 2016 inversera totalement la donne, et relancera un cycle de QE.

          -La FED ne peut pas relever ses taux, car… il n’y a pas de croissance (virtuelle uniquement, celle des « actifs financiers)
          -La FED ne peut PLUS relever ses taux, quand on considère son bilan, et la montagne de dettes ajoutée à la dette depuis 2008

          • Pour l’instant elle prévoit de relever ses taux pour la rentrée de septembre donc attendons de voir de toute manière tôt ou tard les taux remonteront et le monde en pâtira.

          • Et pour info nous somme à un an des présidentielles aux USA, on évite de parler des choses qui fâchent.

      • « Malheureusement l’ultra liberalisme est une religion qui a la vie dure. »

        Propos caractéristique de la superstition scientiste.
        http://www.lumiere101.com/2009/02/11/crise-scientifique-et-crise-intellectuelle/

        Le libéralisme est démontré philosophiquement: Validité des concepts et cohérence des raisonnements.
        Le socialisme se prétend souvent démontré par l’expérience scientifique.
        En réalité c’est du vent et aucune de ces démonstration ne résiste à l’examen rationnel (cf. Picketout).

        L’économie est le résultat de l’action humaine, produit de la pensée.
        Elle n’a donc rien à voir avec la science physique.
        La prétention socialiste à modéliser la pensée des hommes est grotesque.
        Elle est manifeste dans l’auto-exception: Le socialiste disserte toujours sur le genre humain en se plaçant de l’extérieur (contrairement au libéral), se considérant comme supérieur moralement et/ou intellectuellement.
        Elle mène inévitablement au principe du surhomme et à l’idolâtrie de l’État (chargé d’accomplir toutes sortes de prouesses surhumaines, c’est-à-dire divinisé).

    • @Simon, regardez les faits:

      L’Europe meurt de dette publique trop lourde ou de trop de poids du secteur privé?

      Les gens cherchent à aller en Corée du Nord et au Vénézuela, ou en Suisse et en Australie?

      Le collectivisme sous toutes ses formes ne mènent qu’à des échecs cinglants ou sanglants, quand le libéralisme à peine appliqué ici ou là montre déjà une réalité où les gens vivent mieux.

      Vous citez les banques or il n’y à pas de secteur plus proche des politiciens collectivistes que celui-ci, plus éloigné du véritable capitalisme des propriétaires actifs et de la libre conccurrence.

      Puisque vous citez l’évangile, apprenez par exemple que les subprime sont un fruit de l’achat des votes noirs et hispano par Jimmy carter et ses successeurs (loi du comminity reinvestment act 1978) et une distorsion de la libre concurrence que permet le capitalisme.

      Tous les problèmes économiques viennent de l’attaque du capitalisme par les collectivistes, afin de leur permettre de vivre au dépens des capitalistes. Mais ils sont comme un char d’assaut qui passe et repasse sur un roseau, et ne nous casserons jamais.

  • Malheureusement, c’est à mettre dans le contexte de politique de taux bas… Et de qe maintenant, merci supermario…
    Et ça, on peut s’attendre à ce que les keynéchiens disent que c’est uniquement grâce à ça (en ne parlant pas de l’échec des autres politiques keynésiennes ou en disant de celles-ci que ça aurait été pire sans…)

    • Oui c’est le mythe de la Banque Centrale qui « mènerait » l’économie. Plus dirigiste (et faux) : tu meurs.

  • Pensez-vous qu’un jour tous ces perroquets de la pensée unique nous expliqueront où ils ont vu les politiques ultra-néo-méga-hyper-giga-turbo-libérales dont on nous rabat sans cesse les oreilles?

    Déjà si on pouvait commencer par intégrer une petite once de libéralisme dans la politique ce serait déjà énorme, mais ce n’est malheureusement que du domaine du rêve…

  • Ce qui est excellent avec l’économie, c’est que quand ca marche pas, c’est toujours de la faute des théories des autres (qui sont foireuses) et quand ca marche, c’est toujours …. euh quand ca marche, tout le monde s’en fout complétement des théories économiques.

    Les gens (les humains normaux, qui n’en ont rien à faire de l’économie) ont bien raison : les économistes sont complétement déconnectés du sens commun :

    Entre ceux qui croient qu’il y a une différence fondamentale entre des haricots que l’on mange (biens de consommations) et des haricots que l’on sème (capital) …

    … et ceux qui considèrent qu’il y a une différence fondamentale entre un train conduit par un fonctionnaire (dépense publique) et un train conduit par un salarié du privé (dépense des ménages) …

    … tout cela laisse béat d’étonnement.

    Ce débat entre Keynes et Hayek est totalement ridicule : on dirait des gamins qui se battent pour savoir qui a la plus grosse …

    Il y a parait-il une crise HISTORIQUE depuis 2008 … ca n’a pas empêché Apple de multiplier son résultat net par 7 depuis 2008 et ce n’est que un parmi une énorme liste.

    Alors oui il y a une énorme crise : celle des Etats qui n’ont pas compris que depuis les années 80 ils étaient soumis aux même règles économiques que les multinationales et que les autres Etats, et qui entrainent dans leur chute tout un paquet de gens.

    Et ce ne sont ni les bricolages Keynésiens, ni la rigueur Hayekienne qui changeront quelque chose : les deux ne font que retarder artificiellement la transformation qui devra se produire un jour : mettre les Etats au même niveau de Droit que le reste du monde, afin de rétablir l’équilibre.

    • n’importe quoi les états unis la chine et la russie ne seront jamais au même niveau que le reste du monde

      pour preuve la récente intervention militaire au yemen

    • « … et ceux qui considèrent qu’il y a une différence fondamentale entre un train conduit par un fonctionnaire (dépense publique) et un train conduit par un salarié du privé (dépense des ménages) … »

      Dépense publique = argent extorqué, économie planifiée, statut privilégié, clientélisme, régression…
      Dépense des ménage = librement consentie, concurrence, innovation, progrès…

      Vous ne voyez toujours pas la différence ?
      Quelle vertu trouvez-vous à la violence ?

      • Mon point est que pour la personne qui prend le train, il n’y a aucune différence : elle va de A à B en train. Comment ca marche dans les boyaux du cerveau est à 10 000 km au dessus de ses préoccupations…

        Je n’essaye pas de défendre l’économie planifiée, mon point est que les arguments pour expliquer la différence entre un train conduit par un fonctionnaire et un train conduit par un salarié du privé sont purement … moraux : il y a des dépenses volées et des dépenses consenties ou vu d’un autre coté, des dépenses rétribuées et des dépenses qui profitent … donc bâtir une théorie qui se veut scientifique sur des éléments moraux est assez fumeux.

        Donc de deux choses l’une : soit l’économie est du domaine de la morale (ce qui se conçoit tout à fait) et donc tout à fait dans le domaine de compétence des Etats (de droite ou de gauche pour faire simple), soit non.

        Dans les deux cas, cela finit par renvoyer toutes ces théories dos à dos, dans la mesure elles basent leur théories sur des éléments moraux et légitiment les Etats dans leur rôle moral…

        • Il faut distinguer le juste et le bien, comme l’enseigne la pensée chrétienne.
          D’où la dualité de l’autorité (temporel vs absolu) que le socialisme récuse.
          Le socialisme emploie le terme de laïcité à l’envers, comme un instrument d’éviction des autres autorités morales.

          Car dans un régime laïc, il y a un État mais plusieurs autorités morales.
          Dans un régime socialiste (ou islamiste…), la morale est coercitive, il n’y a pas de distinction entre

          La libéralisme s’inscrit dans la pensée chrétienne.
          Il demande que le pouvoir soit séculier, c’est-à-dire qu’il soit disjoint de l’autorité morale.
          Ce qui ne signifie pas que le Bien importe moins, mais qu’il n’est pas du ressort de l’État – un concept qui semble totalement inimaginable pour les socialistes.

          Séculier, cela veut dire pragmatique, rationnel, factuel.
          Le seul droit évident et indiscutable étant celui de propriété, est la pierre angulaire du libéralisme.
          Seuls les actes passés étant objectivement avérés, le droit ne tient compte que d’eux: C’est la responsabilité.

          Mais si les libéraux sont si déterminés, c’est aussi parce qu’il est démontrable rationnellement (au moins de puis Frédéric Bastiat) que cet ordre naturel (basé sur les faits) est optimal.
          Par parfait, mais insurpassable.
          http://bastiat.org/fr/harmonies.html

          Le Bon et le Juste sont généralement en inconciliables.
          Cf la parabole du fils prodigue, par exemple.
          Si caractère de l’acte juste est objectivement démontrable, celui de l’acte bon exige ne l’est pas: Il exige une appréciation humaine au cas par cas.
          Il n’y a pas de charité publique possible – la charité sera toujours humaine, jamais automatique.
          http://dx.doi.org/doi:10.1522/24850018

          Conclusion:
          Non, la morale n’est pas du ressort de l’État. Elle est trop importante pour cela, et ce serait antilaïc, car aucune morale n’est objective.
          Mais la justice, oui, et elle est objective.

          • @Fucius : on est 100% d’accord

            C’est pour cela que l’Etat doit impérativement être considéré comme un acteur économique comme les autres, car le différencier en fonction de son action dans l’économie revient à exercer un jugement moral et donc à le légitimer : Etat régalien (en charge du respect de l’ordre) ou Etat providence (en charge du partage des ressources) revient exactement au même : ce ne sont que deux facettes du même travers.

            Il n’y a absolument aucun problème à ce que l’Etat emploie des fonctionnaires payés avec des impôts … à la seule condition qu’il soit soumis aux mêmes règles de Droit que les autres acteurs de la société : que les fonctionnaires n’aient pas un statut différent, que son action soit soumise aux mêmes règles de financement et d’exercice comptable que les autres, que les impôts soient librement consentis, qu’il ne jouisse d’aucun monopole légal, etc…

            Rigueur ou relance sont des instruments économiques qui découlent chacun d’une vision de l’Etat moral, central et de sa différentiation dans l’économie, alors qu’objectivement l’Etat n’est qu’une holding d’entreprises qui bénéficie d’arrangements particuliers … ce qui est un peu le cas de toutes les entreprises (et des particuliers) à plus ou moins grande échelle.

            Toute théorie économique qui à besoin de séparer public et privé pour fonctionner est foireuse.

        • « ……Je n’essaye pas de défendre l’économie planifiée, mon point est que les arguments pour expliquer la différence entre un train conduit par un fonctionnaire et un train conduit par un salarié du privé sont purement … moraux : il y a des dépenses volées et des dépenses consenties ou vu d’un autre coté, des dépenses rétribuées et des dépenses qui profitent … donc bâtir une théorie qui se veut scientifique sur des éléments moraux est assez fumeux………… »

          Non la différence est bien plus primordiale, elle n’est pas que morale.
          En effet seul le marché libre permet l’allocation optimale des ressources.
          Lorsque l’état confisque des ressources pour faire rouler un train, il n’a aucun moyen de savoir si ce train aurait exister dans un marché libre.

          • C’est exactement ce que je dis : les critères de décision que vous présentez sont purement subjectifs, donc moraux : les collectivistes vous opposerons que sans l’Etat aucune entreprise privée n’aurait pris le risque de construire un train : sans l’Etat aucun navigateur n’aurait découvert l’Amérique …ce qui est également 100% subjectif … Donc moral.

              • @Mateo:

                Désolé, mais l’argument de libex est soit statistique (et on s’en remet alors à Keynes, ce qui je pense n’était pas le but de sa phrase) soit subjectif : personne ne sait avant que la roue ne s’arrête sur quel numéro la boule va s’arrêter.

                J’en reviens à mon argument : tant que les économistes libéraux continueront à considérer l’Etat comme un élément économique à part, ils ne seront pas crédibles, parce que cette différentiation est morale et renforce la légitimité que veut se donner l’Etat socialiste : c’est se tirer une balle dans le pied.

            • Il n’y a rien de subjectif , l’acte d’achat d’un citoyen libre est un vote permanent pour savoir s’il doit y avoir un train ou non.

              La différence est fondamentale, elle s’appelle le consentement.
              L’état vous tord le bras pour vous voler votre argent (impôts) et ensuite utilise cet argent pour faire rouler un train

              • Référez vous à l’excellent commentaire de Fucius : http://www.contrepoints.org/2015/03/27/202318-defaite-historique-de-la-pensee-keynesienne#comment-1083335

                L’impôt repose sur du vol légal … le vol n’est pas bon, le vol légal devient juste parce que légalisé … par le tour de passe-passe de l’Etat socialiste qui nous fait avaler des couleuvres pour des lanternes : qui transforme la morale subjective (ce qui l’état naturel) en soit disant morale objective : le vol devient soit disant bon parce que décrété juste.

                En vous positionnant pour ou contre le vol légal, vous entrez dans un débat droite/gauche, capitaliste vs prolétaire : bref dans la logique marxiste qui est totalement morale et subjective : elle dépend de quel coté vous vous positionnez : est-ce plus moral que légal ou plus légal que moral … plus juste que bon ou plus bon que juste …

                D’un point de vue purement économique, l’argent n’a pas d’odeur, et un kilo de tomate acheté avec de l’argent gagné à la sueur de son front, ou volé, ou redistribué…. revient toujours exactement au même d’un point de vue purement économique : production, échange, consommation.

                L’économie est un problème topologique (comme la météo, l’aménagement du territoire, l’écologie, l’évolution …) influencé par la taille des acteurs et leur domaine d’interaction, pas un problème moral : le problème de l’Etat dans l’économie est du à sa taille et aux règles particulières qui le régissent, pas à sa légitimité morale, qui n’est qu’un écran de fumée créé par l’Etat lui même.

  • Il est sympa ce M. Godefridi mais un peu dans les choux.

    S’il suivait un tant soit peu les débats & analyses politiques mainstream il comprendrait que la rhétorique est désormais de dire : d’abord la rigueur et après la relance. Donc Keynes on préfère l’appliquer après.

    Ce n’est donc pas une défaite de la pensée de Keynes mais son adaptation. Du néo-néo-Keynésianisme…

    Et oui ça va foirer. Mais peut-être moins, voilà tout.

  • Si ce que vous appelez « les keynésiens au sens strict » correspond aux néokeynésiens, en effet, le monde universitaire en est rempli ainsi que le monde des « experts » conseillant hommes politiques et intervenant sur les plateaux. Mais ceux-ci n’ont pas grand-chose à voir avec la pensée de Keynes (contrairement aux post-keynésiens). Ils ont plutôt trahi sa pensée en essayant de la fusionner avec la pensée néoclassique. Mais passons sur ce détail. Ce qui est plus embêtant c’est lorsque vous assimilez la pensée keynésienne à la « relance par la dépense publique », c’est très réducteur et ne permet pas de comprendre ce qu’est le keynésianisme. Pour la coup, je doute fortement que vous-même ayez lu Keynes. Mais passons également là-dessus.

    Entrons dans le vif du sujet. L’efficacité de la baisse des dépenses. Vous prenez l’exemple du RU. Regardons en détail, le déficit public en 2011 était de plus de 7%, en 2012 de plus de 8%, en 2013 il est de 5,8%. La dette pubique a été multipliée par 2 entre avant crise et après crise. La dette privée a explosée.

    Concernant l’Espagne, le Portugal et l’Irlande, ces pays n’ont toujours pas retrouvé leur PIB d’avant crise, on donc difficilement parler de succès. Sans compter la forte émigration de ces pays, une première pour l’Irlande depuis très longtemps…. Voilà une analyse un peu plus sérieuse et juste que la vôtre.

  • Non la majorité des Français veulent une relance en taxant les plus riches, qui donneront aux pauvres, et en empruntant plus car à 1% le crédit ne coûte rien, et comme dit en plaisantant H16, si ça va mal ça ne coutera rien, puisque c’est l’État qui paie.
    Ceux qui le dise oublient (ou font semblant d’oublier) qu’il faut rembourser le capital des crédits.
    Autre piste : l’argent des Paradis fiscaux : 40 à 60 Milliards qui attendent pour la France, La Gauche a déjà fait un plan sur 15 ans des grands travaux à réaliser avec cette manne chaque année… Oubliant que ce ne sera qu’une fois ! Et pas un robinet, ceux taxés arrêteront de produire pour ne plus être taxé, entraînant certainement de graves problèmes économiques.
    Prendre aux autres, une belle idée : mais où est la volonté de travailler là dedans ???
    La relance Keynésienne c’est pas pour nous, investir = faire travailler dans des grands projets= on veut prendre mais pas travailler.
    De toute façon il nous manque la planche à billet EURO, Celle des USA est limitée par le fameux mur… Alors austérité pour la France aussi, trop retardée, juste 5 ans pour tout remettre à plat.

  • Pour moi le keynésianisme c’est ça :

    Quelqu’un qui brise la fenêtre de ma cuisine pour me prendre des pommes, me disant ceci : « de toute façon vous ne les utilisez pas et je vais en faire un bon gâteau qui sera profitable. »

    Bref c’est ça le keynésianisme, une idéologie qui ne peut exister qu’au large mépris des droits fondamentaux, et qui postule pour autrui.

    • moi je suis un pro du excel
      prenons x un individu

      SI(x = sérieux;s’intéresse à éco(SI(x=pas trop frustré;aime libéralisme positif;hait Keynes et la gauche)); s’en fou et s’abstient(SI(x=pas trop frustré;s’en fou totalement;à fond dans la gauche)))

      vous en pensez quoi ??? vous trouvez quoi comme résultat ???

  • Les commentaires sont fermés.

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