Non au massacre des auto-entrepreneurs !

Nicolas Sarkozy à Davos (Crédits : World Economic Forum, licence CC-BY-NC-SA 2.0), via Flickr.

Contre l’aberrante tentative d’étouffement de l’auto-entreprise.

Par Christian Person, PDG Fondateur du Groupe Umalis et Président du Club des Entrepreneurs de Croissance.

Nicolas Sarkozy à Davos (Crédits : World Economic Forum, licence Creative Commons)
Nicolas Sarkozy à Davos (Crédits : World Economic Forum, licence Creative Commons)

 

Nicolas Sarkozy, ex Président de la République ayant permis la mise en place du régime de l’auto-entrepreneuriat le qualifie aujourd’hui de « caillou dans sa chaussure ». Comment accepter ce dédain inacceptable pour l’entrepreneuriat ?

Il est vrai que ce régime a toujours attisé les commentaires des corporatismes jaloux et des lobbyistes conservateurs.

Il ne faudrait pourtant pas oublier que ce noble régime est né d’une révolte des entrepreneurs. Ils subissaient une décourageante complexité administrative qui mettait en péril la fragile chaîne de
l’économie en ne permettant pas à chacun d’entreprendre. Ne pas dissuader l’entrepreneur de se lancer, voilà qui était un moteur salutaire de la mise en place de ce régime.

Reconnaissons aujourd’hui cette avancée importante qui a permis à des centaines de milliers de Français de lancer leur activité. Remettre en cause ce régime, c’est choisir obstinément de ne pas voir les contraintes et les besoins entrepreneuriaux. En tant qu’entrepreneur, je suis très en colère d’entendre des acteurs politiques venir tenter d’étouffer une source de croissance saine pour notre économie.

Comment comprendre que l’entrepreneuriat soit systématiquement l’adversaire désigné des acteurs politiques en campagne ? Pourquoi luttent-ils systématiquement contre ce qui a incité les Français à se lancer, à entreprendre, à initier, à créer ? Pourquoi s’acharner à vouloir défaire tout ce qui fonctionne ?

Pourquoi s’obstinent-ils à ne pas voir que c’est de la liberté d’entreprendre que nous reconstruirons la dynamique qui nous sortira de la crise par le haut.

Nous ne pouvons plus accepter que l’entrepreneuriat ne soit pas respecté en France.

Déjà, les cotisations des auto-entrepreneurs ont été alignées sur celles des autres travailleurs indépendants, officiellement pour éviter les distorsions de concurrence avec les artisans et les commerçants.

L’auto-entrepreneuriat doit continuer d’exister.  D’abord parce que ce dispositif innovant a permis à tant de Français d’exercer une activité indépendante dans un cadre administratif et fiscal simple et
sécurisant, d’améliorer leur pouvoir d’achat et de contribuer à la croissance de notre pays.

En France, la petite entreprise est l’entreprise du quotidien. La majorité des entreprises françaises qui font la force de notre économie sont des petites entreprises performantes. L’auto-entreprise
c’est le stade prénatal de ces petites entreprises. Remettre en cause ce régime c’est tuer l’entreprise dans son œuf.

Les Français mesurent au quotidien à quel point créer une société est un véritable parcours du combattant. L’auto-entreprise est la clé de l’entrepreneuriat accessible. En un formulaire et en quelques clics,vous pouvez lancer une activité. Il n’y a pas de charge sociale, ni de charge fiscale s’il n’y a pas de chiffre d’affaires. Si on n’est pas payé, on ne paye pas. C’est un risque zéro.

Cette forme de travail existe dans les pays anglo-saxons, en Amérique du Sud et dans tous les pays hispaniques. Cela s’appelle l’indépendance. Pourquoi faudrait-il qu’il n’y ait que la France qui
s’en prive ?

Étouffer l’auto-entreprise c’est dire à tous ces Français qui se battent pour la croissance : je vous méprise. Qui saurait l’accepter ?

Depuis janvier 2009, ce sont bien plus d’un million d’entreprises qui ont été créées sous le régime de l’auto-entreprise. Les auto-entrepreneurs sont si importants dans le processus de créations
d’entreprises aujourd’hui qu’à chaque fois que le régime a été attaqué, les créations d’entreprises ont considérablement diminué. Ce régime est un franc succès, encourageons-le.

Dès lors, j’invite chacun à me suivre et à signer l’appel des « Petits Cailloux ».