Climat : pourquoi les ajustements apportés aux températures ?

Réchauffement climatique (Crédits : The meanMRmustard, licence CC-NY-NC-SA 2.0), via Flickr.

La science climatique semble avoir temporairement épuisé les raisonnements justifiant les ajustements des températures.

Par Ralph Park.
Une analyse de Watts Up With That ?

Un nombre impressionnant de scientifiques du climat, de personnalités des médias et de célébrités est convaincu que le réchauffement climatique est une menace très réelle. La théorie a pour origine des modèles informatiques très sophistiqués qui démontrent des températures en augmentation provoquée par des concentrations en hausse du CO2. Cette théorie est confirmée par des données d’observations, ayant comme source des instruments, et qui sont présentées comme des données « d’anomalies » pour des températures de surface ajustées. L’émergence soudaine d’un motif de réchauffement inhabituel est alarmant et coïncide avec la hausse rapide des concentrations de gaz à effet de serre, particulièrement du CO2, provenant d’activités humaines brûlant des combustibles fossiles.

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Graphique 1 : Comparaison des variations de Tmax brutes et ajustées.

 

Le graphique 1 reproduit l’effet de réchauffement climatique sur les températures quotidiennes maximales Tmax, du réseau historique de climatologie des États-Unis, US HCN. Les données Tmax ajustées peuvent être comparées directement avec des données brutes, non ajustées, de mesures faites sur le terrain. Alors qu’un net effet de réchauffement est clairement évident après 1975, une telle tendance n’est aucunement présente dans les données brutes du terrain. En fait, la variation de motif des Tmax brutes n’est en rien remarquable, montrant des variations mineures irrégulières de part et d’autre de l’axe du zéro des changements de températures.

Comme le clarifie le graphique 1, les ajustements sont le facteur dominant dans la tendance de réchauffement planétaire. Les ajustements peuvent facilement être isolés en calculant la différence entre les ensembles de données ajustées et brutes.

{Adj(Stn,Yr)} = {Tmax(Stn,Yr)_adj} – {Tmax(Stn,Yr)_raw} 1

Stn se réfère à l’identifiant de la station météorologique

Yr se réfère à l’année

Le graphique 2 illustre le biais d’ajustement moyen incorporé dans les données. Le motif de réchauffement est clairement visible dans le motif d’ajustements.

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Graphique 2 : Biais d’ajustement incorporé dans les données Tmax US HCN

 

Les ajustements constituent un biais de refroidissement appliqué aux températures du passé. Les ajustements sont ensuite lentement enlevés, à partir des années 1970. L’intention évidente des ajustements est de créer l’illusion d’un signal de réchauffement planétaire important dans les temps récents. Le réchauffement récent coïncide avec l’alarme publique sur les niveaux de CO2 en augmentation. Le graphique 2 montre l’effet net du processus d’ajustement, qui sculpte les données de mesures pour qu’elles se conforment avec l’alarme du réchauffement planétaire. Le profil statistique pour les années 30 et les années 90 (voir Graphique 3) démontre que le biais net est le résultat d’un algorithme sophistiqué, pour déguiser un biais systématique en phénomène naturel. L’effet net est un sculptage non aléatoire des températures pour montrer une forte tendance de réchauffement mondial.

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Graphique 3 : Modèles statistiques de l’ajustement

 

Le dilemme de la « pause ».

giec rené le honzecCeux d’entre nous qui constituons la communauté des sceptiques et de la science non officielle, pensons depuis toujours que les ajustements sont malavisés et scientifiquement inappropriés. Mais nous n’avions jamais soupçonné un effort intentionnel pour fabriquer du réchauffement planétaire par l’utilisation adroite d’algorithme d’ajustement. Néanmoins, nous savons désormais que le réchauffement mondial est en effet causé par du carbone, celui du graphite de mines de crayons, figurativement parlant, bien sûr. Il est basé sur des algorithmes sophistiqués qui sculptent astucieusement les ensembles de données pour les faire coller à la théorie. Comme il est désormais démontré, la confirmation du réchauffement planétaire par les données de l’US HCN est purement un artefact des algorithmes d’ajustement.

Ceci n’est bien sûr pas une preuve que toutes les autres sources de données sont falsifiées de façon aussi flagrante. Néanmoins, l’US HCN est suffisamment étendu et crédible pour démontrer que le réchauffement mondial n’affecte pas le continent Nord américain. Il serait difficile de soutenir un argument scientifique valide en faveur d’un réchauffement mondial quand un des continents majeurs n’en montre aucun signe.

Le problème avec le truc des ajustements, c’est qu’une vraie tendance mondiale au réchauffement n’a peut-être pas lieu. Cela veut dire qu’enlever les ajustements artificiels mène à un dilemme futur. Si les données brutes de Tmax continuent d’être remarquablement plates, alors interrompre l’ajout de ce biais a pour résultat une pause dans le réchauffement planétaire. Prolonger le biais, par contre, mènerait à un écart de plus en plus large avec la réalité, qui risque de pénétrer dans la conscience du public.

La théorie de la pause

Dès lors, la théorie la mieux adaptée pour la « pause », c’est que la science climatique a temporairement épuisé les raisonnements justifiant les ajustements. Étant donné les succès passés à convaincre le public, il est assez possible que la science officielle continuera simplement le processus d’ajustements.


Sur le web. Traduction Contrepoints.

  1. Les données {Adj(Stn,Yr)} n’incluent que des séries de données assorties dans les deux ensembles. Elles n’incluent pas les données « fantômes » qui ne sont pas dans l’ensemble des données brutes.