Carême : les politiciens ont-ils oublié quelque chose ?

chut c'est un secret credits Raissa (CC BY-NC-ND 2.0)

Les Chrétiens auraient-ils dû attendre des politiques qu’ils se joignent à leurs prêtres pour leur souhaiter une bonne entrée en Carême ?

Par Le Parisien Libéral.

chut c'est un secret credits Raissa (CC BY-NC-ND 2.0)
Chut c’est un secret – credits Raissa (CC BY-NC-ND 2.0)

 

Hier, c’était le mercredi des cendres, date d’entrée des Chrétiens en carême. Le carême, qu’est-ce que c’est ? Le carême est un temps de préparation à la fête de Pâques, une période qui dure 40 jours. Le carême passe par un temps de prière, et par un effort sur soi, qui peut prendre la forme du jeûne.

Le catholicisme et le protestantisme ne sont pas les seules religions qui connaissent de telles périodes de jeûne. L’autre religion largement pratiquée en France, l’islam, est notamment connue pour le « ramadan ».

Question : étant donné que la religion, au sens large, dans un pays laïc comme la France, relève de la sphère privée, les chrétiens auraient-ils dû attendre des politiques qu’ils se joignent à leurs prêtres pour leur souhaiter une bonne entrée en Carême ?

La réponse est dans la question. Non seulement Hollande, Valls, Cazeneuve et Hidalgo ont raison de ne pas se mêler de religion, mais en plus la liberté d’expression dont nous bénéficions en France permet à la christianophobie d’être légale. Par ailleurs, le Carême ne doit pas être démonstratif, alors que les politiciens l’oublient, quelque part, c’est tant mieux.

Du coup, symétriquement, est-il logique que le ramadan fasse l’objet d’une communication particulière de la part des autorités politiques et que les fêtes religieuses musulmanes soient financées, notamment à Paris, par l’ensemble des contribuables ?

Là encore, la réponse devrait être non. Les hommes et femmes politiques devraient laisser la religion aux prêtres et aux imams, et s’abstenir, sous prétexte de vouloir créer du « vivre ensemble » ou de lutter contre telle ou telle erreur historique, de discriminer en faveur de tel ou tel groupe. N’ont-ils pas à gérer les finances publiques qui sont dans un état catastrophique, ou s’occuper de faire fonctionner les services publics régaliens ?


Sur le web