La notion de pauvreté relative camoufle l’échec des politiques étatistes

Les principales victimes de l’égalitarisme réclamé par les étatistes sont les pauvres.

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Pauvreté (Crédits : Luis Felipe Salas, licence CC-BY-NC-ND 2.0), via Flickr.

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La notion de pauvreté relative camoufle l’échec des politiques étatistes

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 16 février 2015
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Par Serge Rouleau, depuis le Québec

pauvreté (Crédits : photonadadoru, licence creative commons)
Pauvreté (Crédits : photonadadoru, licence creative commons)

 

La pauvreté relative est la proportion des familles qui vivent avec un revenu au-dessous du seuil de 50% de la médiane des revenus après ajustement selon la taille de la famille. Selon cet indice, le taux de pauvreté en 2005 chez les familles monoparentales était de 24,6% au Québec, 36,6% au Canada et 39,5% aux États-Unis. Donc, selon cet indice, il y aurait moins de familles monoparentales pauvres au Québec qu’au Canada ou aux États-Unis ! (Social-démocratie 2.0, Le Québec comparé aux pays scandinaves).

Cet indice est une attrape pour les nigauds. Selon cet indice, si dans un pays donné, le salaire médian est 20 000$ et que 10% de la population a un revenu de moins de 10 000$, 10% des habitants de ce pays sont considérés pauvres. Par contre, si dans un autre pays le salaire médian est 40 000$ et que 20% de la population gagne moins de 20 000$, 20% des habitants de ce pays sont considérés pauvres. Donc, même si les pauvres du deuxième pays gagnent deux fois le revenu médian du premier, selon l’indice de pauvreté relative il existe deux fois plus de pauvres dans ce pays que dans le premier.

L’indice de pauvreté relative a été inventé par les étatistes pour faire oublier l’échec de leurs politiques. L’étatisme limite les libertés économiques d’une société en créant des monopoles d’État et en octroyant des privilèges indus aux entreprises et aux groupes de pression. Selon l’Institut Fraser, il existe une relation de cause à effet entre le degré de liberté économique et la richesse. Donc, l’étatisme, en réduisant les libertés économiques, conduit inévitablement à l’appauvrissement général des sociétés qui le pratiquent.

Les étatistes recourent donc à un vieux truc pour faire oublier les conséquences désastreuses de leurs politiques interventionnistes. Si les statistiques vous donnent tort, inventez une autre statistique qui vous donne raison. Soyons clairs, les pauvres qui gagnent 20 000$ sont deux fois plus riches que les pauvres qui gagnent 10 000$.

Avant d’aller plus loin, je tiens à préciser que l’étatisme n’est pas synonyme de social-démocratie. Une société peut être social-démocrate sans pour autant sombrer dans l’étatisme et vice versa. Le Danemark et la Suède sont des sociétés sociales-démocrates qui ont rejeté l’étatisme au début des années 90 afin d’éviter la faillite. Depuis, leurs économies roulent à plein régime comme le démontrent le PIB par habitant, une dette publique minime et des finances publiques équilibrées. Par contre, le Québec et la France ont des économies largement étatisées sans pour autant être des modèles de social-démocratie.

La Suède et le Danemark, tout comme le Québec et la France, ont des régimes fiscaux très élevés pour financer des programmes sociaux typiques d’une social-démocratie. Mais contrairement au Québec et à la France, les services à la population sont fournis par des entreprises privées et publiques en concurrence les unes avec les autres, alors qu’au Québec et en France les services publics sont fournis par des monopoles d’État. Comme par hasard, les économies de la Suède et du Danemark jouissent d’un indice de liberté économique plus grand que les économies du Québec et de la France.

Qui dit liberté économique, dit réforme. Pourquoi les Québécois craignent-ils les réformes ? Parce que les vraies réformes, soit celles qui ont été introduites en Suède et au Danemark au début des années 90, exigent de remettre en question le modèle québécois du tout aux monopoles d’État. En fait, ce ne sont pas les Québécois qui s’opposent aux réformes, mais les groupes de pression qui bénéficient des largesses de l’État. Ils prétendent représenter l’ensemble de la population, mais en réalité, ils ne font que défendre leurs intérêts corporatifs.

Pour connaître quelles réformes sont nécessaires, il suffit de se tourner vers les indices de liberté économique publiés par l’institut Fraser. Les derniers résultats disponibles placent le Québec 10e sur 10 au Canada. La vraie réforme dont le Québec a besoin, c’est de choisir le chemin de la liberté économique pour atteindre le peloton de tête des provinces canadiennes.

Il nous faut redécouvrir les vertus de l’entreprise privée et de la concurrence. Les étatistes clameront que cela créera des inégalités. Bien sûr, mais celles-ci seront la conséquence de la recherche de l’excellence et de l’innovation. Elles seront le résultat de la création d’entreprises et de la prise de risque.

Les principales victimes de l’égalitarisme réclamé par les étatistes sont les pauvres. L’indice de pauvreté relative n’y changera rien. Par contre, si l’ensemble de la société s’enrichit, les pauvres seront plus riches.

Malheureusement, nos politiciens s’acharnent à extraire plus de revenus du modèle existant sans y apporter les réformes essentielles pour assurer sa pérennité. Il est de mauvais goût au Québec de vanter la concurrence et le libre marché.

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  • Qualifier la pauvreté de relative est un non-sens, du simple fait qu’elle n’existe que par la richesse et réciproquement. Mis à part les pauvres profonds qui occupent la base de la pyramide sociale sous laquelle règne l’exclusion, chacun est le riche ou le pauvre de plus pauvre ou de plus riche que soi. Et l’ambition, le talent de quelques-uns, ainsi que leur richesse – non seulement matérielle – telle qu’elle peut en résulter, sont la source de la richesse de tous, quelles que soient les conditions de son partage.

    Quant à la réduction (et non l’éradication) des inégalités, elle est possible, dans les limites de nos différences, dans un équilibre entre plus de riches et moins de pauvres ou moins de riches et plus de pauvres. C’est à partir du moment où cet équilibre est rompu que la pauvreté se généralise, aggravée par le nombre.

    Pour approfondir cette réaction, questionnez votre navigateur avec  » Abominable pyramide sociale ».

    • @Claudec :

      Connaissez vous la définition de pauvreté absolue, la seule qui compte ? C’est quand vous crevez de faim que vous sentez que vous êtes pauvre, pas quand votre voisin roule en porsche alors que vous roulez en BMW.

      La pauvreté relative, c’est juste une mesure de votre jalousie et de votre envie.

      lisez ceci svp :

      http://www.contrepoints.org/2014/01/24/154378-reduction-de-la-pauvrete-les-philosophes-et-les-croyants

      Quand à votre blog, c’est un parfait exemple d’absurdités socialistes, par ex :

      Je cite la première phrase d’un de vos billets, à mourir de rire :

      « Ce billet répond à la découverte que font subitement d’éminents chercheurs, du fait que les familles les plus riches comme les plus pauvres sont toujours les mêmes depuis des siècles. »

      Et bien non, et vos brillants chercheurs (Piketty j’imagine) se trompent complétement !!!

      lisez ceci svp :

      http://www.contrepoints.org/2014/01/18/153662-les-tres-riches-ne-le-restent-pas-longtemps

      et ceci :

      http://www.contrepoints.org/2014/01/16/153456-la-roue-tourne-ultra-riches-et-biais-de-selection

      Le jour même où l’homme le plus riche d’Italie, un certain Mr FERRERO (inventeur du nutella) vient de décéder !!

      Ce monsieur a hérité de la modeste patisserie de son père, lui-même patissier, en 1964, et est devenu en 40 ans le 20 ième homme le plus riche du monde.

      J’aimerai bien savoir ce que pense « vos brillants chercheurs » de ce monsieur ?

    • « Mis à part les pauvres profonds qui occupent la base de la pyramide sociale sous laquelle règne l’exclusion … »

      Il me semble justement que vous excluez purement et simplement cette catégorie de vos préoccupations. Et c’est totalement injustifiable tant sur le plan « moral » (ceux la devraient avoir priorité absolue) que sur le plan « sociétal » (on ne peut faire une société avec une partie des gens qui en sont exclus – ne serait-ce que par simple définition, si on ne voit pas les conséquences).

      Pour moi le premier problème n’est donc pas de savoir si on crée plus ou moins de riches mais combien de personnes on laisse sur le carreau parce que l’on a (des)organisé la société de telle manière que les catégories inférieures sont exclues du monde du travail car elles sont inadaptées au monde du travail et on sont exclues par le corporatisme de ceux qui sont dans le système.

      • « Il me semble justement que vous excluez purement et simplement … »
        Eh bien il vous « semble » mal, comme vous pourriez vous en rendre compte en approfondissant ma réaction, ainsi que j’y invite d’ailleurs ses lecteurs.
        A trop nous focaliser sur une pauvreté codifiée et instrumentalisée par les uns et les autres, alors qu’elle n’existe que par la richesse, nous oublions l’essentiel, qui est effectivement la pauvreté profonde, la seule que nous pourrions éradiquer et non seulement réduire.
        À l’aube de notre ère, la Terre était peuplée d’environ 250 millions d’êtres humains. Elle en compte plus de 7 milliards aujourd’hui, dont 2 milliards vivent un état de pauvreté profonde. La société a ainsi créé, en 20 siècles, 5 fois plus de miséreux qu’il y avait d’êtres humains de toutes conditions sur terre au début de son entreprise civilisatrice. Mais un tel argument est balayé d’un revers de main par ceux qui considèrent que cette misère profonde a été et demeure le prix à payer pour l’accession du plus grand nombre au progrès.
        Et pendant ce temps là, chaque jour, plus de 250 000 individus s’ajoutent à la population terrestre, qui devrait atteindre 9 milliards vers 2050 et dépasser 11 milliards au début du prochain siècle. Or, par l’effet de la structure de la société et du sort qui les fait naître tels qu’ils sont ; encouragés par des taux de natalités les plus élevés, les pauvres – qui ne peuvent enfanter que des pauvres quelles que soient les suites de leur existence – représentent la grande majorité de ces nouveaux arrivants et vont s’ajouter à ceux qui occupent déjà la base de la pyramide sociale, avec leur proportion de pauvres profonds, qui est notre véritable honte.

        • Un chiffre brut ne veut rien dire, et vous ne pouvez comparer un nombre de miséreux actuels à une population passé. Pour moi seules 2 choses importent : la tendance et la cohérence de la notion d’humanité – au sens de la représentation que nous nous faisons de nous même.

          Pour ma part, pour être cohérents, nous devons en premier obtenir la paix et supprimer la faim dans le monde. C’est plus une question d’abondance que de richesses : la richesse doit se déplacer hors des besoins primaires que sont la nourriture, le logement et la sécurité. Dans cette définition chacun mangeant à sa fin, ayant un logement et protégé par l’état est un riche. C’est loin d’être le cas actuellement à cause de l’insécurité alimentaire et des conflits inter-ethniques pour commencer.

          L’important est donc d’avoir une tendance à l’amélioration mais en premier lieu sur cet aspect de base : stabilité et satisfaction des besoins de base dans le tiers-monde. Et cela ne peut être imposé. En revanche, on ne doit pas adopter de politique qui maintient ou accentue cet état de fait. Mais il ne faut surtout pas imaginer que des théories concernant l’organisation sociale dans les pays riches s’appliquent aux pays pauvres. Ceux la doivent avant tout lutter contre la corruption, le manque d’éducation, les castes et l’identité ethnique.

          Après, que Pierrot (ou Andeas !) gagne 1000 ou 1500 euros par mois, ça m’est bien égal car ça ne titille pas un seul instant ma conscience – eux mangent à leur faim et ont les moyens de choisir leurs destins sans tout attendre des autres.

          • « Un chiffre brut ne veut rien dire … Vous ne pouvez pas comparer … » – Voici précisément ce qu’est balayer d’un revers de main les arguments qui dérangent, outre le fait d’y répondre par des « Yaka » et les « faut con » du genre «nous devons en premier lieu obtenir la paix et supprimer la faim dans le monde … la richesse doit se déplacer … etc. » en omettant de dire comment.
            Quant à la tendance que vous considérez comme nécessaire pour juger d’une situation, si le passage de la population 250 millions à 7 milliards en vingt siècles (et bientôt 10, du fait de la déferlante quotidienne de 250 000 individus supplémentaires), et la progression exponentielle des désordres, des violences de toutes sortes, et de la barbarie qui en découlent ne vous suffisent pas, il n’y a effectivement qu’à continuer comme ça.

    • Bonjour, sur le sujet de la pauvreté qui mène à l’exclusion sociale, ou bien l’exclusion sociale qui mène à la pauvreté : La désocialisation.

  • Égalitarisme un mot que j’exècre qui est la cause de tout nos maux cher â des syndicats archaïques et incompétent . Le ver est dans le fruit depuis 45
    Certes notre grand Machiavel de 81 était soi disant un admirateur d’Olof Palme, mystérieusement liquidé et qui avait grevé le pays d’impôts pour l’emmener à la faillite.
    Nous avons un capitaine qui est en train de le faire

    • Pas d’accord!

      C’est dans « Les Droits de l’Homme »: chacun NAÎT égal en DROITS. Et ça, c’est un postulat à respecter.

      Par contre un égalitarisme voulant une richesse parfaitement distribuée, sans qu’une tête ne dépasse d’un peuple soumis à quelques législateurs ne résistant pas au pouvoir de se différencier des autres « en étant plus égaux », donc plus riches et puissants qu’eux, est leur simple vocation naturelle, en U.R.S.S., comme en Corée, en France comme au Québec, comme semble le dire l’article!

  • le « seuil de pauvreté » est une des plus « belles » escroqueries intellectuelles de l’économie. Il est défini généralement (car ça change selon les pays!) comme étant égal à 50% du salaire médian. Et a donc tendance à mesurer les inégalités.
    Dans un pays composé de 80% de milliardaires en euros et de 20% de millionnaires en euros, le nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté serait élevé! Ou encore: augmentez le revenu des plus pauvres de 10% et augmentez les revenus des plus riches de 20% et le nombre de gens vivant sous le seuil de pauvreté… augmente! Il y a justement des études sur la pauvreté, non pas en valeur relative telle que donnée par les stats officielles mais en valeur absolue, en terme de disponibilité de l’eau potable, de quantité de calories/jour, de micro-onde, télé, conso d’électricité (quand électricité il y en a), soins médicaux, scolarisation des enfants…
    Comme on pouvait facilement s’y attendre, un « pauvre » américain est bien plus riche en valeur absolu qu’un riche du tiers-monde.

    • De fait! Un vrai « pauvre » est celui à qui manque l’essentiel pour subsister. Maintenant, si il est en France, sans pouvoir se présenter à une embauche, parce que pas de costume ni de chemise propre et repassée, pas de cravate (toujours, suivant le poste convoité).

      Ce qui « fait peur », en France, ce sont ces salariés pauvres qui dorment dans leur voiture! Ce qui dit bien qu’ils sont, soit perclus de dettes, soit gagnant trop peu pour s’offrir un logement décent! Et ça, ce serait bien totalement anormal!

  • Pour aller dans le sens de l’article, un petit quiz à propos du seuil de pauvreté…
    D’autres incohérences y sont mises en évidence.
    http://hiver-fiscal.com/pauvrete-en-finir-avec-les-idees-recues/

  • A trop imposer, tous ces gens qui avaient des idées pour développer des entreprises, investir et embaucher, ne le font plus ; qui a envie de travailler et risquer son capital pour le voir imposer à 67% ?
    Alors il y aura de moins en moins de travail.
    Les risqueurs préférant USA, Espagne, Canada ou Israel (devenue le pays des start-up).
    Ils partent avec capital, enfants et femmes , donc : ne reviendront jamais ! c’est pas un ou deux, on parle de 450 000 pour 2015. un UDI le dit : « le problème de la France, ce n’est pas l’immigration mais l’émigration ». Car ceux qui partent était des bosseurs, de consommateurs, payant forces TVA, Impôts et autres taxes pétrolières et foncières… 300 000 en moins qui ne paient plus toutes ces taxes et ceux partis en 2014, 2013, 2012 ??? Scandale caché… Ils nous laissent avec les chances pour la France qui ne veulent pas travailler.et cotiser. 9 000 000 de pauvres déjà en France, combien demain ? Si ceux qui devaient les aider par leur sur-imposition, s’en vont ? Emprunter plus ? On vit déjà en sur-crédit. En plus maintenant les pauvres Grecs sont prioritaires sur les pauvres Français…. On marche sur la tête, mais continuons..

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