Ce problème grec qui grossit

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Ce problème grec qui grossit

Publié le 11 février 2015
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Il y a deux semaines, j’expliquais qu’à la suite d’élections menant une énième mouture de collectivistes au pouvoir, la Grèce avait, officiellement, choisi le communisme et, ce faisant, devrait soit renverser la table européenne en appuyant à fond sur l’accélérateur communiste, soit se transformer rapidement en démocrassie-sociale gluante, à l’instar d’une France perdue dans ses barbotages pédalo-flanbistes. Et il n’aura pas fallu longtemps pour que ce choix s’opère : comme prévu, au pied du mur, le gouvernement Tsipras transige et tente l’apaisement.

Tout avait pourtant si bien commencé ! Pour le gouvernement Tsipras, nouvellement élu avec un soutien populaire historique, la voie était tracée, très simple, très droite et très à gauche. Le programme électoral était clair : en répudiant une partie substantielle de la dette, en faisant de nombreux et généreux cadeaux à une population toute heureuse de cette distribution gratuite, en renvoyant les méchants financiers à leurs cases, on allait voir ce qu’on allait voir et on allait remettre la Grèce sur la voie de la prospérité, des matins qui chantent et d’un collectivisme enfin assumé qui, comme chacun sait, résout les problèmes, lave plus blanc que blanc et guérit les écrouelles.

dupondt nous nous tenonsUne grosse semaine plus tard, et alors que les marchés ont accueilli très fraîchement l’arrivée du parti grec Syriza au pouvoir au point de dévisser violemment à la bourse d’Athènes, la volonté de Tsipras et de Yanis Varoufakis, le ministre grec des finances, semble assez émoussée. Il faut dire que les déclarations des deux Grecs n’ont pas du tout convaincu l’establishment européen qui voit surtout que le plan de sauvetage grec est maintenant en péril, et, pire, que le pays risque d’emmener avec lui tous ceux qui sont encore attachés à la monnaie unique. La fermeté allemande ou néerlandaise, par exemple, doit bien plus au sentiment de peur qui s’immisce maintenant chez les dirigeants européens qu’au désir de fermeté nordique qu’on leur prête plus volontiers. Eh oui : comme le fait justement remarquer Stéphane Montabert dans un récent article, tout ce petit monde européen se tient par la barbichette, comme les Dupondt dans la fusée lunaire en panne, et tous comprennent — y compris Tsipras maintenant — que ratiboiser la dette grecque ne résoudra pas du tout le problème général, voire l’aggravera, la nervosité des marchés aidant.

Les fanfaronnades des dirigeants grecs ne pouvaient pas tenir très longtemps et l’intransigeance des autres Européens renvoie en réalité directement à l’absence totale de marge de manœuvre … pour tout le monde. Et cette nervosité se traduit de façon très concrète.

Par exemple, on pourrait croire que l’annonce, vendredi 6 février, d’une dégradation de la note souveraine de la Grèce de B à B- (avec perspective négative) par Standard & Poors tient de la méchanceté à l’état pur, ou de la malice voire de l’acharnement. Mais même en imaginant qu’il existe une part de manipulation de la part d’autres États ou d’occultes financiers à gros cigares pour guider la main de S&P, et ce, avec un timing assez diabolique, la réalité suffit malheureusement à justifier pleinement cette dégradation, déjà annoncée le 29 janvier dernier, et directement corrélée aux finances actuelles du pays, très concrètement au bord de la faillite (on murmure qu’il ne resterait qu’une paire de milliards d’euros dans les caisses de l’État grec pour ses dépenses courantes avant la fin du mois de février, ce qui paraît franchement juste).

burning cash

Et les analystes de S&P ne sont pas les seuls à être à ce point inquiet. Plusieurs figures ont exprimé de gros doutes sur la stabilité de la zone euro telle qu’on la connaît actuellement et, à plus long terme, sur sa propre survie. Et même si on doit se rappeler que Alan Greenspan, par exemple, fut l’artisan plus que contestable de la bulle immobilière américaine avec les conséquences désastreuses qu’on lui connaît, il n’en reste pas moins que les remarques qu’il a faites récemment au sujet de la Grèce synthétisent plutôt bien le sentiment général des observateurs un minimum au courant de la situation :

« Le problème est que je ne vois aucune façon que l’euro puisse continuer, à moins d’une intégration politique complète de tous les membres de la zone euro. Et vraiment, même en se contentant d’une intégration fiscale, ça suffira pas. »

L’autre versant du « problème grec », c’est qu’une sortie de la zone euro n’est tout simplement pas possible en l’état actuel des textes, ou, plus exactement, qu’il n’y a pas officiellement de plan B pour accompagner proprement une telle sortie. Et si elle n’est pas réalisée proprement, les conséquences peuvent être violentes, pour les marchés bien sûr, mais avant tout pour les populations (et pas seulement la grecque).

Pourtant, il existe un chemin, étroit, qui permettrait de revenir à une situation si ce n’est meilleure, au moins plus stable. Ce chemin passe par la réalisation que non, un gouvernement ne peut pas dépenser l’argent qu’il n’a pas, et doit donc se contenter des taxes et des impôts qu’il parvient à collecter. L’abandon pur et simple de tout nouvel emprunt semble impossible dans l’esprit des dirigeants grecs et européens, mais le cœur du problème est bien là.

tax man

D’autre part, la collecte des ressources financières d’un État ne peut être efficace qu’à partir du moment où elle est simple et lisible par tous. Ce n’est le cas ni en Grèce, ni, d’ailleurs, dans bien d’autres pays européens qui souffrent de plus en plus des mêmes maux, France en tête. Pour la Grèce, le fait d’imposer une flat tax assez basse permettrait de réamorcer une collecte décente, diminuerait la fraude fiscale endémique dans ce pays, et lui rendrait une attractivité depuis longtemps perdue, en rendant le coût de la fraude supérieur à celui du paiement des impôts. Notez que la recette, appliquée en France, produirait aussi d’excellents effets.

Comme on le voit, ces quelques mesures, fondamentales, nécessiteraient une remise en cause extrêmement profonde de la façon dont l’État grec est envisagé, réduirait l’intervention de l’État à son minimum vital (le domaine régalien, en fait). C’est, pour tout dire, à l’opposé diamétral de ce que Tsipras et ses amis collectivistes envisageaient très sérieusement, et c’est aussi assez éloigné de ce que les instances européennes prônent, les mains moites à l’idée qu’un échec se profile inéluctablement. Personne ne voudra donc les envisager, encore moins les mettre en place.

L’avenir m’apparaît bien sombre.
—-
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  • Sombre ?
    La situation l’est déjà depuis un moment.
    Quand c’est le bordel, rien de plus simple :

    Une bonne guerre pour calmer les esprits !

    Ainsi on légitime le fait de dépouiller la population, l’on peut aussi envoyer une partie se faire descendre.
    Bref, ne restant que les femmes et les enfants, nos élus peuvent s’en donner à cœur joie.

    La dépense et la reproduction.

    J’espère une autre version :

    Des peuples qui deviendraient libres, responsables, humains, intelligents qui se débarrasseraient de ces dictateurs socialo-communistes et imposeraient le libre échange, la paix, l’amour et le plein développement humain.

    Mais cette deuxième version reste quasi impossible dans un élevage de moules intoxiquées par le virus collectiviste.

    • Je me fais penser que la réalité d’aujourd’hui est le fruit de la pensé politique d’hier.

      Le monde a décidé il y environ 40 ans que la population mondiale et la croissance économique devait être contrôlée et maîtrisée.

      Il s’agit de la meme peur vis à vis de l’AI. L’ecologie, la socialo-communion n’a pas d’autres but que cela.
      L’ecologie est l’aboutissement parfait de cette logique.

      Ainsi il y a deux sortes de gens:
      Les alphas qui partagent le cul, le pouvoir et le pognon (les reproducteurs)
      Les autres, qui partagent la misère et le travail.(les esclaves)

      Vous voyez bien qu’il n’y aucune raison de changer quoi que se soit.

    • Mathilde de St Amour
      11 février 2015 at 11 h 08 min

      il fait grd soleil; c’est pas sombre 🙂 Moi aussi j’espère bien que les libéraux montrent l’exemple d’humains intelligents, responsables et libres qui feraient la paix et l’amour et favoriseraient le plein développement humain et le libre échange… ils sont où?
      Pourquoi vouloir imposer, ou vouloir la guerre, c’est surement ce qui nous pend au nez, mais à quoi cela va-t-il servir? l’histoire ne nous a-t-il pas suffisamment montrer des exemples de ce que cela produit? vous n’espérez pas mieux pour l’humanité?

      • Quand on a des enfants, en principe, l’on reve de paix, d’amour et de liberalisme 🙂

        Il y a un vieux dinosaure qui protège son nid socialo-communiste….

        Mais en effet, je me demande pourquoi ?
        Ma frustration, mon impatience, ma rage, rien ne me permet de trouver de solution.

        Ma seule et unique option est de jouer le jeux collectiviste pour le détruire de l’interieur !
        Il serait pourtant tellement plus sain et beau que de rendre à l’humanité, le respect, la responsabilité, l’amour, le choix, la liberté.

        Mais, je pense que cela ne doit pas arranger les gens de la haute société ?! Sinon, pourquoi ?

        • Mathilde de St Amour
          12 février 2015 at 10 h 48 min

          Je ne suis pas complètement d’accord, vous n’êtes pas le sauveur de l’humanité, qd on perd quelque chose auquel on tient on le cherche, on réfléchit pour le retrouver. Vous cherchez votre liberté, c’est ce que je comprends, en quoi vous occupez de celle des autres vous rendra libre? Bien entendu que c’est ce que je veux pour chacun des hommes sur terre, mais je ne ferais pas les choses a la place des autres, moi je n’ai aucune envie de jouer le jeu de quelqu’un, je ne serais jamais heureuse ainsi et je pense que la plus belle chose que je peux faire pour l’humanité c’est de vivre ma vie, peut être que d’autres feront la même chose ou pas, peut être que je rencontrerais des gens comme moi, avec qui je partagerais de bons moments ou qui m’éleveront!
          Ça arrange tout le monde a un moment donné, c’est facile pour tout le monde de dire ou faire des méchanceté, c’est comme ça.
          Mais je ne suis pas frustrée ni en colère, pourtant j’ai pleuré qd j’ai reçu mes premiers impôts et je n’aime pas ce qui se passe en France!

  • A écouter les déclarations successives des uns et des autres, l’hypothèse que les deux parties ont déjà acté la sortie de la Grèce de l’euro prend corps.

    Le fait que chacun y soit allé de sa déclaration publique est un signe très négatif sur l’issue des négociations, parce qu’il ne laisse aucune possibilité crédible de réconciliation pour la suite. Comment peut-on en effet imaginer qu’on puisse demain discuter valablement au sein de l’Union européenne, d’égal à égal, avec un gouvernement qui s’est adonné publiquement au chantage, aux menaces et aux insultes à l’encontre de ses « partenaires » ? Au fur et à mesure des rumeurs assassines et des déclarations péremptoires, c’est l’Union elle-même qui devient mission impossible. Précisément parce que tout est mis sur la place publique, l’une des deux parties va nécessairement perdre sa crédibilité, perdre la face. Si cette hypothèse se confirme, l’objet des négociations n’est dès lors plus de savoir si la Grèce va sortir, mais qui va endosser la responsabilité politique de la sortie de la Grèce.

    Cette crise a une autre conséquence. L’Europe ne va plus pouvoir longtemps faire l’économie d’une validation démocratique généralisée de l’appartenance à l’euro, voire aux traités, dans chaque pays, par voie référendaire, histoire de désamorcer à l’avance les velléités délirantes de tel ou tel nouveau gouvernement « démocratiquement » élu, alors qu’il ne représente même pas le quart de sa population.

    • he, he, avec Varoufakis expert en théorie des jeux , je pense que ce n’est pas interdit de les voire s’embrasser sur la bouche , dès demain. Ce ne sont pas eux qui vont payer mais… nous !!

      • A la limite, il est préférable de perdre tout de suite 200 milliards, noyés dans les 1000 milliards du QE de SuperMariole qui aura au moins été utile à quelque chose, plutôt que 400 ou 600 dans 5 ans, parce que si la Grèce reste dans l’euro, nous serons contraints de financer la résurrection artificielle de son Obèse providentiel. Ils menacent de sortir ? Eh bien, bon vent, les guignols ! Il est temps d’apprendre aux pseudo-économistes, Varoufakis en tête, la différence essentielle existant entre la théorie (des jeux) et la réalité économique.

        D’ailleurs, rien n’empêchera, le moment venu, de représenter la facture à la Grèce. En effet, on n’oublie pas qu’un défaut public est toujours volontaire, et s’il recourt à cette extrémité sans l’accord de ses créanciers, l’Etat fautif n’efface jamais sa dette pour autant, même après un siècle.

  • ça existe dans la doctrine libérale le concept de « claque invisible » ? …. parce que j’ai l’impression qu’on va s’en prendre deux ou trois.

  • Mathilde de St Amour
    11 février 2015 at 10 h 58 min

    Il y a le pdg de la banque Lazare qui est conseiller pour le ministre des économies 😉 Grecques. Je l’écoutais parler et il disait qu’une solution est d’effacer une partie de la dette. Sauf que je ne comprends pas bien ce que cela va permettre aux Grecques, la situation sera toujours la même, dans quelques années?Pourtant il avait de bonnes idées ce monsieur, mais sa solution est bien médiocre à mon sens…

  • je trouve que l’armée grecque, dont les budgets n’ont jamais été remis en question,qui est toujours prête à en découdre avec son voisin,est bien discrète.
    Egalement que les grecs à l’étranger ,qui n’ont pas eu droit au chapitre, ainsi que les expatriés fiscaux, et autres forces »occultes », ne vont laisser s’installer indéfiniment la « chienlit coco » sans tenter une remise en ordre.
    Et les USA ne voient pas d’un bon oeil un rapprochement déjà évoqué,des cocos d’Athènes avec la Russie.

    Je crois que toutes ces composantes fourbissent leurs armes,un scénario à la Pinochet n’est pas impossible, cela permettra cette fois aux démocrates de gauche de conspuer l’empire, mais la Grèce sortirait par le haut… et nous aussi

    • si, aujourd’hui les budgets de l’armée ont été diminuée. et je suis d’accord la meilleure chose qui peut arriver à la grèce c’est une dictature militaire

      • jacques: « la meilleure chose qui peut arriver à la grèce c’est une dictature militaire »

        Ja, grosse dictature sehr gut fur liberalisme.

  • La solution existe et est très simple, elle s’appelle dévaluation de la zone Euro et c’est ce qui va se produire d’une façon ou d’une autre : si les Grecs sortent de l’Euro, le défaut de paiement va se reporter sur le BCE, la France et l’Allemagne, mais restera le même – si les Grecs restent dans l’Euro et obtiennent une ‘remise de peine’ : étalement ou effacement, cela équivaudra au même.

    Il n’y a aucune solution et aucune bonne solution … le principal problème est que personne ne prend de décision, donc le problème s’enlise, s’envenime, pourrit.

    Si l’Europe avait soit fait un QE il y a 2 ans, soit mis en place une politique globale d’alignement fiscal et de mutualisation des dettes, soit une politique européenne de diminution du déficit globale, soit les trois … on n’en serait pas là : merci les Français d’avoir voté Hollande !

    • Hollande voulait la mutualisation des dettes mais Merkel a bien eu raison de refuser : elle va pas demander aux allemands de payer pour des pays laxistes.
      Pour moi, la solution ne vient pas l’harmonisation fiscale. En plus ce serait à la hausse ou à la baisse ?

      Je pense qu’il faudrait simplement une limitation de la capacité d’emprunt sur les marchés pour chaque état à un taux identique. L’ objectif : ne pas mettre en péril ses voisins en adoptant une politique économique pragmatique et concurrentiel entre Etat.

      • Tout à fait.
        mais cela existe déjà, via la limitation de la dette à 60 % du PIB.
        Ce qu’il faudrait, c’est que les pays ait l’obligation de procéder à des coupes et/ou des augmentations d’impôts afin d’équilibrer son budget dans les 2 ans.

        Mais même cela, ils sont capables de le violer.

        • Non, la seule solution est de supprimer la couverture budgétaire des administrations via le trésor public : si toutes les administrations avaient leur propre comptabilité et leurs propres fonds propres, cela n’arriverait pas : vous voyez les banques prêter 100, voire 10, voire 1 milliard d’euros à la ville de Paris ?

          Le problème ne vient que d’une chose : les Etats mutualisent les couvertures bancaires, ce que les banques sont bien obligées de subir vu qu’elles n’ont pas le choix …

          En fait si on y regardait de près, il y a fort à parier que les déficits se concentrent que sur quelques bouzins complétement inutiles ou hyper mal gérés.

          De toute façon, le monde a intérêt à se pencher sur le problème, parce que le jour ou on se rendra compte qu’Apple (ou un autre) un encours de 500 milliards de dollars de dettes et qu’il ne peut les régler … on va bien rigoler.

      • Mutualisation des dettes va de paire avec harmonie fiscale, sinon c’est comme vous dites, des embrouilles gauchistes à la ‘demain on rase gratis’ … Hollande voulait le beurre et l’argent du beurre …

        Ce que je dis, c’est que c’était une des multiples solutions.

        Mais Hollande avait décidé en 2009 que la crise n’existait pas … ou plutôt en bon marxiste, que ce seraient les ‘capitalistes’ : épargnants, banques, actionnaires … le fameux monde de la finance qui paierait.

        Il a fait croire sa salade … résultat : c’est les gens qui payent et cher.

        Tant que les rudiments d’économie seront enseignés à l’envers dans les écoles, ce pays sera foutu.

        Il faut dire que les rares ‘libéraux’ s’en sont tenus à la défense de l’orthodoxie budgétaire prêchée par l’Allemagne ce qui n’est pas mieux (on ne demande pas à des chats d’aboyer) et à se battre contre un QE : résultat on va avoir droit à une dévaluation sans QE (ou avec un QE qui arrive trop tard) et on va s’en prendre plein les dents : double peine.

  • La semaine dernière, un groupe de conseillers de l’U.S. Treasury, mené par Daleep Singh était à Athènes. Singh est secrétaire assistant pour l’Europe et l’Eurasie. Il a déclaré : « Les Grecs sont en train de creuser leur propre tombe ». Or comme les Américains n’aiment pas trop les pays communistes (quid de la France, pays crypto-communiste ?) le pire est à redouter en juin quand les Espagnols plébisciteront Podemos … 2015 va certainement être une année cruciale pour l’Europe. (Depuis Ogasawara Village)

  • Eh bien! On y va gentiment.

    • La vraie question c’est : l’Europe va-t-elle se renflouer auprès des US ou auprès des russes ? La réponse est en Ukraine…

      • Oui et non.
        Il est évident qu’il y a un « sujet » en UKRAINE. Maintenant « qu’on y est allé » (On se demande bien pourquoi) on risque de se faire fréquemment survoler par TU 95 (A minima) et si on recule (Quoi faire d’autre? Ah si! faire baisser le cours du pétrole, t’as raison Barak mais justement les Allemands à Leningrad ont vu que même quand on leur expliquait bien, les russes comprenaient pas).

        Mais,

        Pour vous répondre je ne pense pas que ni les EU, ni les russes n’aient intérêt à renflouer l’Europe, bien au contraire pour les US (Très à la mode le Ni-ni) de tout façon les chinois ne doivent pas pouvoir financer le déficit EU+ UE.
        Pour ma part s’agissant de l’Europe je vois 4 Options :
        1./ Les Grecs se couchent et ils l’ont dans l’os (Question d’habitude) Ils semblerait qu’ils commencent à s en position..
        2./ Les Grecs nous tournent le dos, on prends notre perte (Tout ou partie).
        3./ En fonction de 2./ les états « Mezzogiornisés » deviennent les affidés des Allemands qui réussissent enfin à faire une Europe germaine. (Probable)
        4./ L’Europe Explose.
        4.1./ Un saint empire romain Germanique + un « Groupe « Méditérannéen » (Le « Haut » empire romain).
        4.2./ Totalement (Douteux)

  • « qui voit surtout que le plan de sauvetage grec est maintenant en péril » C’est plutôt le plan « ruine de la Gréce » de la troïka qui est en péril… et puis Moscou et Pékin pourrait fournir une véritable aide à la Gréce… Curieux d’oublier cette hypothése.

    • Pékin ❓ Gratuitement ❓ Mouahahahaha ha ha ❗

      • Décidément, il y a beaucoup de naïveté. N’aideront la Grèce que ceux qui ont quelque chose à y gagner ou à y éviter de perdre. Ca fait de moins en moins de volontaires. Les Russes veulent bien mettre épine dans le pied grec de l’UE. Les Chinois veulent bien récupérer à moitié prix ce qui est recyclable. L’UE veut bien faire durer jusqu’aux prochaines élections si ça ne lui coûte rien de plus. Les Grecs n’ont pas compris qu’il fallait la troïka et des réformes, ou passer par la case prison. Ils ont, consciemment ou non, accepté la troïka en se disant que ça faisait un bouc émissaire tout trouvé qui les dispensait de rendre permanentes les réformes. Ils espèrent. Encore une minute, M. le Bourreau, puis une autre, puisque vous n’avez pas souffert de me laisser la première. Jusqu’à ce que le contribuable européen se rebelle…

      • Les écrits de Grégoire sont systématiquement collectors. :mrgreen:

  • petit raisonnement…si je doit 10000€ a un banquier je ne dort pas,di je lui doit 100 000 000€ c rst lui qui ne dort pas !!

  • Flat tax sans réduire l’état dans son ensemble ne fait qu’augmenter le déficit budgétaire ;
    Et…. réduire l’état pas des diminutions cosmétiques et/ homéopathique style UMPS.

  • Une solution : que chaque pays puisse imprimer librement sa propre monnaie et fasse ses propres QE et qu’il en paye le prix.

  • Pourquoi ne pas faire deux monnaies en Europe ?
    Une pour les collectivistes et une pour les libéraux ?

  • Est-ce que les contribuables européens comprennent que tout effacement de la dette grecque est une perte pour eux et un cadeau pour les grecs? Dans ce cas là, on ne peut plus parler de prêt mais de don. Pas sûr que les grecs auraient obtenus leurs prêts si cela avait été présenté comme çà à l’origine!

  • Notre situation n’a pas vraiment empiré depuis 100 an. Pas d’inquiétude donc… juste un peu d’amertume.

    En lisant le grand classique américain « Une bulle qui ruina le monde » de Garet Garret, publiée par l’Institut Coppet récemment dans la seule traduction francaise existant de Garrett (concernant les dettes souveraines amassées par l’Europe après la 1ere Guerre Mondiale) vous en serez agréablement convaincu.

    Faites le test! Un petit truc vraiment intéressant vous montrera à quelle vitesse la conscience collective avance:
    chaque fois qu’il était question des valeurs de la « République Américaine“ dans ce livre de 1932 (!), amusez-vous à remplacer, ce terme avec un concept d’actualité comme „République d’Allemagne“ (ou simplement „Pays des Créditeurs“).
    Ainsi, quand Garrett y mentionnait un pays Européen quelconque qui refusait de payer ses dettes à l’époque, remplacez simplement son nom par celui de „la Grèce“.

    Vous êtes prêts?…

    « Suppose [Greece] shall speak next. Has she any plan of her own to propose ?
    No. [Greece] is helpless. She has no plan. She submits the facts and leaves the solution to her creditors. All she can think of is that an international loan of half a billion dollars will keep her afloat.

    For how long?

    That she cannot say. For a while at least. It would mean a breathing space. What has [Greece] to offer for such a loan? Nothing. [Greece] is helpless. She has nothing left to offer. But what security ? None, except her promise to pay. But her promises to pay already exceed her power of performance. Is not that the very problem ? That, of course, is the problem. [Greece] admit it simply. Will [Greece] be willing to secure such a loan by an obligation on her customs receipts, as the [Germans] have suggested ? No.

    Why not?

    Because the [Greek] people will not submit to that humiliation. They will destroy any government that dares to propose it. Will [Greece] make any political concessions to appease the [Creditors] , such as to stop building battleships and to disband the troublesome Steel Helmets?

    …………………………….(ici le seul endroit ou cela marche pas tout à fait…)

    No. Why not?
    Again, because the [Greece] people will not suffer that humiliation. They would sooner go red. »

    Exemple sorti du texte original de 1932 au hasard (garanti sans triche) – page 83 (pour ceux qui veulent la VF: le lien est http://www.amazon.fr/Une-bulle-qui-ruina-monde/dp/1507620284/) :

  • J’accède aux vidéos de Nicolas Doze de cette manière:
    http://bfmbusiness.bfmtv.com/search?q=doze&filter=0

    L’equipe web de bfm c’est vraiment pas des cadors, quel foutoir.
    Et 4 titres et 4 images seulement sur un écran 29 pouces, c’est pour les aveugles ?

    • Merci !

      Je n’aime pas les experts…trop long. Pas le temps pour ça.
      J’aime le nettoyeur, car il y a de la pression, j’aime le propre !

  • Utopie/dystopie,

    Il y a quand même ces dernières années une multiplication des livres et des films sur ce thème:
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_films_dystopiques

    On se demande bien pourquoi !

    Les gens auraient ils un certaine frustration quant à ce système ?
    Percevraient ils que cette réalité construite de toute pièce n’est qu’une grosse imposture politique ?

    Que finalement, Hitler n’était pas le plus monstrueux de tous, il était simplement le premier !

    Quand le Maroc compare Hollande à Hitler, doit on rigoler, s’indigner, rigoler, avoir peur ?
    Pour moi, Hollande est pire. Il passe dans les petites phrases, les médias détournés, les fausses stats.

    Il ne tue plus comme Hitler, il moissonne la vie et l’argent. C’est une agriculture de l’humain. (cf Jupiter)

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