Climat : repentez-vous, la fin est proche !

Le « climatisme » serait-il devenu une religion ?

Par Michel Gay1.

Fotos de la procesión del Rosario. FerminRF (CC BY-NC-ND 2.0)
Fotos de la procesión del Rosario. FerminRF (CC BY-NC-ND 2.0)

 

Certains chercheurs ont compris que la peur était un moyen efficace pour obtenir des fonds de recherche, et notamment la peur d’une apocalypse déclenchée par des changements climatiques.
De nombreux gouvernements, dont le gouvernement français, reconnaissent officiellement que les gaz à effet de serre (GES) d’origine anthropique sont la cause d’un réchauffement climatique qui menace notre avenir. Sentant le vent venir, des physiciens, des chimistes, des biologistes sont sortis de la communauté scientifique pour arrimer, à tort ou à raison, leurs activités de recherche à cette question climatique. Un consensus a été établi pour exiger des subventions afin, bien sûr, d’aider à résoudre le problème climatique. La sincérité de tous ces chercheurs du climat qui crient haut et fort leur foi en un réchauffement climatique d’origine anthropique est parfois douteuse. Ils savent que pour obtenir des fonds il faut chanter à l’unisson le seul refrain officiel reconnu par un organisme de l’ONU, le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC). Un culte climatique, qui se greffe à merveille à la nouvelle religion verte, s’est donc développé. Il a été insidieusement propagé par les médias, et même par l’enseignement dans nos écoles.

La peur a déjà fait ses preuves dans le passé pour conserver les brebis à l’intérieur du troupeau (peur du purgatoire et surtout peur de ce châtiment ultime, l’enfer). Notre Église offrait en revanche à ses fidèles la possibilité de s’épargner quelques années de purgatoire en achetant des « indulgences ». Des cierges et des lampions pouvaient aussi être allumés à l’église pour demander une faveur, ou pour expier des fautes et des péchés.

Or, depuis quelques années, des chercheurs en biologie forestière d’une université québécoise ont imaginé une stratégie analogue et astucieuse pour faire entrer davantage d’argent dans leurs fonds de recherche. Ils proposent un programme appelé « carbone boréal » pour « compenser » vos émissions de gaz à effet de serre (GES) . Ils agitent le spectre de catastrophes climatiques pour vendre des « indulgences boréales »… Il s’agit de racheter (d’expier ?) vos « péchés carboniques » commis contre la nouvelle déesse Gaïa, la planète Terre. Les crédits carboniques que vous achèterez ainsi sont garantis… comme les indulgences d’autrefois l’étaient par le Vatican.

Pour ne pas oublier l’essentiel, l’introduction est suivie d’un « compensez ici », comme le tronc surmonté d’un petit ange-merci placé bien en vue à l’entrée de l’église pour y glisser « le denier du culte ».

On vous offrait jadis des indulgences partielles et plénières, on vous offre maintenant une compensation simplement selon votre « total », ou selon un « total préventif », pour le climat. La compensation est calculée en termes d’arbres à planter dans le laboratoire boréal des chercheurs. Ils absorberont les « GES » ou « l’empreinte carbone » des ouailles, à la manière dont les curés absorbaient nos péchés par des messes contre un petit don.

Après quelques « clics », vous sortez du confessionnal boréal absous et la conscience soulagée, ainsi, accessoirement, que votre portefeuille, mais vos péchés carboniques ont été rachetés…. pour une année. Car vous devrez refaire régulièrement vos « Pâques ». Ces chercheurs-confesseurs exploitent en effet habilement le principe des subventions récurrentes.

Ces biologistes friands de néologismes (biosphère, biodôme, biodiversité, écosystème, « puits » (sic) de carbone,…) devraient ajouter le terme de « rédemption carbonique » à leur lexique. Le « climatisme » serait-il devenu une religion ?

L’idée d’une catastrophe climatique semble aujourd’hui reposer sur une base scientifique controversée, et l’imbroglio des querelles d’experts apparait inextricable pour le commun des mortels. Des chercheurs utilisent donc des moyens non scientifiques pour susciter la générosité de leurs concitoyens, et ces abus pourraient aboutir à une perte de confiance dans la science et la technologie.

Jusqu’à quel point profitent-ils de la peur, et surtout de la culpabilité qu’ils ont contribué à déclencher chez leurs concitoyens, pour garnir leurs coffres ? Cette démarche qui se veut scientifique est-elle éthiquement acceptable ? On assiste là à une dérive déplorable d’une question scientifique vers une doctrine, voire même vers une religion.

La religion remplace parfois la science défaillante….
Repentez-vous, la fin est proche !

  1. Extraits adaptés de Reynald Duberger, sur le blog http://duberger.me/2010/03/01/lindulgence-boreale/