L’uranium océanique : future corne d’abondance énergétique

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Centrale nucléaire du Tricastin (Crédits : Sancio83, Image libre de droits)

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L’uranium océanique : future corne d’abondance énergétique

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 29 janvier 2015
- A +

Par Michel Gay.

Centrale nucléaire du Tricastin (Crédits : Sancio83, Image libre de droits)

Grâce à notre superbe stock stratégique d’uranium déjà disponible en France, les Français ne manqueront pas de matière première énergétique pour produire de la chaleur et de l’électricité pendant des milliers d’années dans les réacteurs nucléaires surgénérateurs en développement dans le monde.

Cependant, quand ils auront des difficultés d’approvisionnement en uranium « terrestre », des pays bordés par une côte maritime pourront aussi retirer de l’uranium de l’eau de mer s’ils n’ont pas la chance de posséder un tel trésor…

En effet, bien que cette possibilité d’extraction de l’uranium de l’eau de mer soit difficile et coûteuse, elle offre l’avantage de n’avoir rien à demander à des pays étrangers. De plus, elle laisse entrevoir des ressources quasiment infinies de « combustibles », à l’échelle humaine, pour les réacteurs nucléaires surgénérateurs.

La mer contient 3 mg d’uranium par tonne, soit mille fois moins que la croûte terrestre en moyenne (3 g par tonne1). Mais la mer est grande. La réserve potentielle est évaluée à 4,5 milliards de tonnes, soit mille fois plus que les réserves connues sur terre (environ 4,5 millions de tonnes).

Il existe aujourd’hui au moins deux procédés pour l’en extraire avec des adsorbants2. L’un utilise les courants de marées, l’autre les courants marins océaniques.

Le coût de ces méthodes de « ramassage » est de cinq à dix fois plus élevé (500€ à 1000€/kg) que l’extraction classique des mines terrestres (100€/kg en 2014). Les rendements restent faibles (environ 1g par kg d’adsorbant et par mois) et d’immenses filtres sont nécessaires (plusieurs km de long) pour extraire de faibles quantités (quelques centaines de tonnes par an), mais… ça n’a pas d’importance !

En effet, cet uranium « océanique » sera destiné à alimenter des réacteurs nucléaires surgénérateurs qui ne consomment qu’un kg d’uranium pour produire 7 millions de kWh3. Même à 1000€/kg, le coût de l’uranium dans le prix du kWh d’électricité (vendu 13 c€ aujourd’hui en France, et près de… 30 c€ en Allemagne), sera de 0,02c€, c’est-à-dire… rien.

Le coût d’extraction pourrait être multiplié par dix encore que ce serait toujours rentable.

Cependant, tant que l’uranium terrestre sera abondant, disponible et beaucoup moins cher à extraire que l’uranium océanique, ce dernier ne sera pas exploité. Il peut s’écouler plusieurs millénaires avant que les réserves d’uranium terrestre, ainsi que celles issues de l’activité nucléaire passée, commencent à se tarir pour les surgénérateurs.

Au-delà de 2050, les réacteurs nucléaires surgénérateurs commenceront à se répandre dans le monde (Chine, Russie, États-Unis, Inde, France, Grande-Bretagne,…).

En 2014, 60 tonnes d’uranium sont fissionnées par an en France pour produire 75% de notre électricité soit 420 TWh. Mais le principe de fonctionnement des réacteurs actuels, y compris les EPR, nécessite 8000 tonnes d’uranium naturel par an pour pouvoir fissionner 60 tonnes d’uranium. En France, même avec une forte augmentation de la consommation d’électricité dans les décennies à venir, il suffirait d’environ 100 tonnes d’uranium par an pour l’alimenter entièrement en électricité avec des réacteurs surgénérateurs.

Oui, vraiment, une grande partie de l’humanité (près des deux tiers) ne manquera pas de combustible nucléaire pendant plusieurs milliers d’années pour fabriquer l’électricité qui se substituera de plus en plus aux énergies fossiles déclinantes, et aussi aux énergies renouvelables diffuses, aléatoires et intermittentes.

L’humanité doit « simplement » le décider, et surmonter sa peur ancestrale de l’inconnu.

  1. Cette concentration varie selon la nature du sol, mais l’extraction de terre d’un trou de 10 m de côté dans un jardin en France contient 3 kg d’uranium, plus dans le Massif-central, en Bretagne et dans les Alpes (sol granitique), moins en Picardie.
  2. Hydroxyde de titane, ou amidoxyme, ou des composés organiques.
  3. Un réacteur surgénérateur de 1 Gigawatt fissionne une tonne d’uranium par an pour produire environ 7 TWh (térawatt-heure = milliard de kWh).
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  • D’ici là on sera probablement passé à la fusion…

    • Non probablement pas, on peut même se demander si cette technologie sera un jour au point, le confinement de plasma à plusieurs millions de degré est beaucoup plus complexe !
      De plus comme cet article l’explique la concurence (les surgénérateurs) s’affine et est aussi basée sur une ressource illimitée.

      • Vous êtes bien péremptoire !Il y a un peu plus d’un demi siècle nombreux étaient ceux qui pensaient tout simplement impossible de dépasser le mur du son…
        L’auteur parle de centaines d’années, et au vu des progrès exponentiels de nos connaissances et de nos techniques, permettez moi cet innocent espoir!

    • Des physiciens et pas des moindres pensent que la fission est l’avenir, et non la fusion, au moins pendant ce siècle.

    • Ça n’a pas d’importance, on utilise les meilleures techniques du moment. Si la fusion se réalise dans 20 ans, 50,100 so be it. On a la fission en attendant.

  • A-t-on une idée des détails de la méthode d’extraction de ce combustible océanique et surtout de son coût environnemental réel en tenant compte du cycle de vie complet du matériel d’extraction et des éventuels rejets polluants ? Prôner une solution énergétique non renouvelable (ça a beau sécuriser l’approvisionnement énergétique pendant plusieurs millénaires, ça reste une quantité finie) qui se traduise par de nouveaux désastres environnementaux c’est juste repousser un problème en l’aggravant sur le long terme plutôt que le résoudre…

    • Pour la radioactivité, l ne faudrait peut-être pas confondre « uranium » et « uranium enrichi » (ou alors inquiétez vous pour ceux qui vivent dans des régions riches en granit). Mais ce n’est pas votre faute, vu que l’article fait l’impasse sur cette distinction.

      Au mieux l’article apporte un bémol aux arguments sur la dépendance aux fournisseurs d’uranium et à la limite des ressources. De votre côté, un minimum de sérieux ne serait pas superflu quand vous considérez l’avenir dans « plusieurs millénaires » …

      • C’est l’article qui parle de ‘plusieurs millénaires’, mais quand bien même que ça soit 200 ans ou 2000 ça ne change rien au fond du problème : à savoir la dépendance à une ressource finie. Et la radioactivité je n’en ai même pas parlé quand j’évoque des désastres environnementaux. Je m’inquiète juste qu’on aille un peu plus saccager les océans qui n’ont pas vraiment besoin de ça.

        • « Et la radioactivité je n’en ai même pas parlé quand j’évoque des désastres environnementaux »

          lesquels?

        • Même pas besoin de retourner les océans ❗
          Il suffit de filtrer l’eau.

        • Molyb: « Et la radioactivité je n’en ai même pas parlé quand j’évoque des désastres environnementaux »

          Le nuage du volcan Eyjafjöll était plus radioactif que Tchernobyl et il y a 600 volcans en activité dans le monde.
          http://energie.lexpansion.com/climat/-le-nuage-du-volcan-eyjafjoll-plus-radioactif-que-tchernobyl_a-35-4448.html

          Molyb: « à savoir la dépendance à une ressource finie. »

          Qu’est ce qui vous fait croire, à peine 200 année après le début de l’ère industriel, qu’on n’aura trouvé aucune autre source d’énergie bien avant que l’uranium des mers soit épuisé ?

          Les pistes sont innombrables. L’énergie est partout sur terre le seul problème est de la capter et dans ce domaine les progrès sont réguliers et phénoménaux. On pourrait déjà commencer l’exploitation d’une multitude de sources, le seul obstacle c’est qu’actuellement celles dont on dispose ne coutent quasiment rien.

          • « Le nuage du volcan Eyjafjöll était plus radioactif que Tchernobyl et il y a 600 volcans en activité dans le monde. »

            Il ne faut pas croire tout ce qu’on lit sur Internet.

            D’après votre lien, le volcan Eyjafjöll a éjecté 600 tonnes d’Uranium et 1800 tonnes de Thorium. C’est une approximation sur base de la composition moyenne des sols, ce qui n’est pas nécessairement le cas des cendres éjectées, mais admettons ce chiffre. En calculant l’activité de ces rejets, on arrive à un total d’environ 14 TBq (TeraBecquerel). L’activité de l’Uranium et du Thorium naturels est en effet relativement faible, du fait de leur longue demi-vie.

            Par contre, l’accident de Tchernobyl a rejeté, si on ne considère que le produit de fission le plus dangereux, environ 27 kg de Cesium 137, ce qui correspond à une activité totale de 80 PBq (PetaBecquerel), soit 5000 fois plus.

            • reverb: « Par contre, l’accident de Tchernobyl a rejeté, si on ne considère que le produit de fission le plus dangereux, environ 27 kg de Cesium 137 »

              Qui a une demi-vie de 30 ans contrairement à l’uranium dont les isotopes ont des demi-vies de plusieurs centaines de milliers d’années.

              reverb: « Il ne faut pas croire tout ce qu’on lit sur Internet. »

              Il ne faut pas relayer bêtement toutes les peurs postées sur internet et remettre les choses un peu en perspective.

              Je sais bien qu’on est dans une époque post-lumière en ce qui concerne la populace mais entre Marie Curie qui joue avec des morceaux d’uranium et les gens qui ont peur de leur ombre on doit pouvoir trouver un juste milieu.

    • « Prôner une solution énergétique non renouvelable »

      Qu’est-ce que c’est « renouvelable »?

      • J’entends par renouvelable tout ce qui pourrait fonctionner virtuellement jusqu’à l’extinction du Soleil sans soustraire à la planète des matières d’un côté pour y redéposer des matières transformées et potentiellement nocives de l’autre. En ce sens, l’utilisation de combustibles fossiles soustrait du carbone et de l’hydrogène à la planète pour re-balancer du C02 dans l’atmosphère, beaucoup plus rapidement que l’écosystème ne pourrait effectuer le processus inverse, c’est donc une énergie non renouvelable. Le nucléaire consiste à soustraire des métaux lourds aux noyaux fissibles au sous-sol (ou aux océans, peu importe) pour redéposer des déchets radio-actifs, et même si on a des réserves de 2000 ans c’est une énergie non renouvelable pour moi. Et cette non -renouvelabilité est à mon sens un problème bien plus aigu encore les problèmes de contamination de l’environnement. Je m’explique.
        Même si chaque extraction mécanisée des ressources de la terre crée ce que j’appelle des désastres environnementaux (pétrole – > effet de serre, pollution, nucléaire -> mines à ciel ouvert, déforestation, déchets radio-actifs…), ces catastrophes ne sont jamais qu’un effet collatéral du cataclysme immanent que représenterait un fort stress voire une pénurie énergétique pour une civilisation entièrement bâtie sur le concept d’énergie abondante et bon marché. Dit autrement, à mon sens les déchets nucléaires et le réchauffement climatique (on va admettre qu’il existe vraiment, pour les besoins de la démonstration) c’est du pipi de chat en terme de ‘contrariété’ collective par rapport à ce que représenterait une fin plus ou moins brutale du pétrole et de l’électricité.

        Ilmryn, bien sur, moi aussi je garde quand même un mince espoir dans la technologie et le génie humain mais pour moi, une solution d’énergie totalement renouvelable et sans empreinte sur l’écosystème est à trouver d’urgence, sans attendre d’avoir épuisé toutes les autres en se disant à chaque fois que c’est inutile de chercher la martingale énergétique puisqu’on a tant d’énergie à extraire de la terre plus facilement. . Ne pas chercher de solution énergétique définitive et perdre du temps à investiguer d’autres solutions non durables c’est aller dans le mur. Et aller dans le mur c’est simplement stupide, quelle que soit notre vitesse et quelle que soit la distance qui nous sépare du mur.

        • Tout à fait d’accord avec vous.

          Dans une système à ressources finies et à croissance exponentielle, la distance qui reste jusqu’au mur n’a aucune importance, tout ce qui compte c’est qu’on continue d’accélérer.

          Visiblement il y en a qui ne sont pas familiers avec les fonctions exponentielles ici.

          http://fr.wikipedia.org/wiki/Fonction_exponentielle
          et
          http://www.fao.org/docrep/004/W0073F/W0073F02.gif

          • bof vous n’etes pas le premier à parler comme ça… mais ça reste vague, combien ? quand ?
            quand on a la prétention de voir de haut la marche quand on joue les cassandre ça change quoi?

            ce genre de truc débouche sur une dictature ..pour le bonheur du peuple inconséquent…

            alors non, je présume vous faites des trucs…. genre ne pas gaspiller ceci ou cela, recycler ceci ou cela sauf que ça n’a rien à voir avec votre vision du monde et ce n’est pas en rapport…

            ça reste donc un discours malthusien convenu…toujours « vrai » car toujours flou…
            un jour y en aura pu…
            certes..et je fais quoi?
            sois responsable..
            c’est à dire?

    • Et le coût environnemental des moulins à vent et du PV ❓

  • La technologie de la surgénération est problématique principalement par son utilisation de sels fondus (sodium). Ceux-ci sont dangereux par contact avec l’air et l’eau qui générèrent des explosions à la moindre fuite. De plus, ils se solidifient en cas d’arrêt prolongé ce qui est loin d’être pratique … Cela fonctionne déjà difficilement avec des prototypes ou des réacteurs militaires où la rentabilité et la fiabilité ne sont pas des critères déterminants. De tels réacteurs auraient malheureusement des disponibilités bien inférieures à celles des réacteurs à eau pressurisé actuels, une technologie beaucoup plus simple à maîtriser et beaucoup moins dangereuse. Même les russes ont renoncé aux sels fondus pour les réacteurs de leurs sous-marins où pourtant la compacité pourrait justifier une complexité technique bien plus grande.

    • @Deres
      Je ne sais pas d’où vous tenez qu’un surgénérateur à sodium ne pourrait pas être fiable.

      Phénix a fourni de l’électricité au réseau pendant des décennies alors que c’est un réacteur expérimental, conçu avec la règle à calculs et construit avec la techno des années 60.
      Le BN-600 russe possède l’un des taux de disponibilité le plus élevé du nucléaire civil.
      L’EBR-II de l’Argonne Laboratory a fonctionné pendant plus 30 ans sans un seul incident, PAS un seul avant d’être fermé par Al Gore, un fanatique anti-nucléaire.
      Et les Russes n’ont pas de surgénérateurs à sodium, même expérimental, dans leurs sous-marins, mais à plomb-bismuth, qui fonctionnent très bien et qui équipent toute une génération de leurs sous-marins nucléaires.
      Bref, il faudrait peut-être se renseigner un peu mieux avant d’agiter le chiffon rouge avec de vagues fantasmes.

      • Merci pour ce commentaire car répandre des informations biaisées est devenu coutumier. Les trois surrégénérateurs russes, le dernier vient d’être couplé au réseau, un BN-1000, sont refroidis avec du sodium liquide et un BN-1200 devrait être terminé dans quelques mois. La Chine termine la construction d’un surrégénérateur de type BN-1000 de conception russe, le premier exemple d’exportation de ce type de technologie ! La France a pris un retard considérable et s’est ridiculisée avec la décision de Jospin, lourdement poussé par la Miss Voynet, de fermer et démanteler l’usine de Creys-Malville. Areva ne s’en remettra pas ! La surrégénération et le thorium n’ont jamais été l’objectif ni du CEA, ni maintenant d’Areva. Le know-how pour le MOX découle directement des technologies développées par le CEA à des fins militaires. Tant que la France n’établira pas une dicotomie entre le militaire et le civil, ce sera le bordel !

    • Le sodium n’est le seul sel.

    • Le sodium est utilisé dans les centrales solaires

      • Il pourrait être utilisé dans n’importe quel centrale électrique sont principale avantage étant un transport calorifique bien meilleur que celui de l’eau.

  • C’est beau de prévoir le nucléaire du quatrième millénaire…

    Mais avant de réaliser les rêves du CEA, la filière française du nucléaire devrait d’abord finir les EPR en souffrance sur la planète puis réduire les coûts d’une filière qui pourrait disparaitre à force d’ignorer les réalités économiques. Pendant le rêve, les filières concurrentes travaillent.

    • Ahem, quelles réalités économiques sont ignorées ? Les coûts de démantèlement, de retraitement (si c’est ce dont vous parlez) sont largement provisionnées, même de l’avis de l’ASN. Ce n’est pas comme si on n’avait jamais démantelé une centrale : On sait combien ça coûte.

      • Je ne mets pas du tout les coûts de démantèlement ou de retraitement en cause. Je ne sais pas si c’est « largement provisionné », mais je sais que c’est un travail fait sérieusement.

        Mon point est la perte régulière de compétitivité de cette filière. Dans les années 80, le nucléaire était 40% moins cher que l’électricité des centrales thermiques. Aujourd’hui, le gouvernement Cameron doit garantir un prix de 92£ pour que l’on puisse construire un EPR en Angleterre, deux fois le prix de marché actuel. Même avec une prise en compte des gaz à effet de serre, cette tendance est suicidaire. Je suis convaincu qu’elle est réversible.

    •  » réduire les coûts d’une filière qui pourrait disparaitre à force d’ignorer les réalités économiques. »
      Ce ne sont pas des réalités économiques qui grèvent le coût des centrales modernes, mais politiques et administratives. Sous le pression des écolos, les normes de construction et de sécurité des centrales s’alourdissent régulièrement, au point qu’elles changent plusieurs fois, toujours dans le même sens, entre le début et la fin du chantier. Ne pas chercher ailleurs l’explosion des coûts.

      • Je l’attendais celui là ! L’argument classique du « c’est pas ma faute msieur, c’est lui qui m’a tapé »…
        Pas totalement faux. Mais je pense qu’il faut AUSSI « chercher ailleurs » la perte de compétitivité.
        Le nucléaire n’est pas le seul impacté par les règles environnementales, les centrales gaz et charbon l’ont aussi été, et durement pour les dernières.
        Je ne parlais pas d’accroissement des coûts mais de perte de compétitivité. Depuis les années 80, le coût des centrales classiques s’est réduit sous le poids d’une réelle compétition accompagnée d’une standardisation de l’offre. De plus ces centrales ont fait d’énormes progrès en matière de rendement. Une centrale à charbon transforme 45% de l’énergie primaire en électricité, contre un tiers trente ans plus tôt, le tout pour un investissement maitrisé. C’est cela qui leur a permis de tenir le coût de l’énergie.
        Rien de tout cela pour la filière nucléaire. Pour répondre à Tchernobyl, elle s’est concentrée sur la sûreté. Juste préoccupation, mais sa mise en ouvre est-elle optimale ? L’addition pas toujours cohérente des principes allemands et français dans l’EPR n’a pas été imposée par les écologistes. On a augmenté les coûts, sans compensation de productivité.
        Le monde a évolué, et si on cherche, on trouvera. Ca me semble plus urgent que de se préoccuper de l’approvisionnement des prochains millénaires.

        • Il me semble que justement l’EPR a un meilleur rendement que les centrales précédentes. Et un suivi de charge plus efficace.

  • Reste tout de même à éliminer tout ce qui peut tenir de la corruption, avant de retomber dans l’extraction d’uranium, en France.
    On a bien vu ce que ça a donné avec le CEA et la Cogema (Areva, qui tait encore la situation aujourd’hui) entre 1946 et 2001, entre les anciens travailleurs qui tombent comme des mouches, et les stériles (radioactives) qui ont été utilisées pour tout et n’importe quoi, la Cogema étant trop heureuse de s’en débarrasser, manne gratuite ou presque pour les collectivités, les entrepreneurs, les particuliers… Résultat des routes, des parking, des bâtiments, bourrés de résidus dans toute la France…
    Et ne parlons même pas des anciennes mines servant de dépotoirs de boues radioactives qui ressemblent aujourd’hui à des lacs, et qui contaminent les cours d’eau (j’aimerais pas vivre à Limoge ou autour…), et ne parlons pas des sites non protégés avec des fus de déchets (ou sans fus) enterrés dans des terrain accessible à n’importe qui ou presque…
    Bref, étant électricien de formation, je conçois bien que l’avenir énergétique ne pourra pas que passer par le renouvelable, dans une société ou la demande d’énergie est sans cesse croissante, mais redémarrer ce genre de production en France, sans tirer les leçons du passé, nous conduira au désastre, et pour l’instant les instances officielles font toujours tout pour taire l’affaire, parce que le nucléaire passe au dessus de tout, à l’époque déjà lors de la visite d’EDF pour un cours, on avait déjà du mal à avaler le fait qu’on veuille nous mettre dans la tête que l’énergie nucléaire est à ranger avec les énergies renouvelable… Propagande, dès le plus jeune âge.
    Bref, le nucléaire oui, mais avec une transparence absolue, et des précautions maximales.

    Ps : et qu’on ne vienne pas me parler de radioactivité naturelle présente partout, celle de ces déchets présents un peu partout, est tout sauf naturelle, bien au delà des seuils recommandés…

    • Vous avez des données sur les contaminations et les travailleurs?

    • Vous dites tout simplement n’importe quoi ! J’habite dans une île d’origine volcanique et tout y est radioactif y compris l’eau minérale. La France fait partie des quelques pays qui ont le privilège de posséder des ressources en uranium économiquement exploitables en raison de la lixiviation naturelle du Massif Central : la plupart des gisements se situent autour de cette région. Qu’on extraie ou non l’uranium qui s’y trouve ne change strictement rien à la radioactivité naturelle ambiante, c’est plutôt le contraire ! Dans le Limousin ou le Languedoc la radioactivité naturelle est supérieure aux zones soit-disant contaminées au nord-est de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi après le grand tremblement de terre du Kanto du 11 mars 2011. Avant d’écrire des âneries informez-vous !!!!

      • @jacqueshenry
        Vous mélangez tout et n’importe quoi pour démonter ce que j’avance, bravo, brillant de mauvaise foi, heureusement que j’ai indiqué en post-scriptum que je ne parlais pas de la radioactivité naturelle !..
        Puisque les images parlent mieux que les propos, voilà un « vieux » document pour vous => https://www.youtube.com/watch?v=S9HbgGAv-84

        Mais bon, j’imagine que tu vas t’offusquer et démonter les propos tenus, sur la forme plutôt que sur le fond. (oh, encore un coup des écolos, oh, la référence « Elise Lucet », reportages poubelle, oh mais j’ai toujours une excuse pour ne pas répondre avec des arguments répondant directement à ceux de mes interlocuteurs,etc, etc…)

        Ce site est plein de gens consciencieux qui pensent et débattent avec de juger et gueuler, mais est aussi ravagé par ceux qui pensent pur et dur aux bénéfices des actes, avant de jauger le passif, et l’avenir, du point de vue de la sécurité, et font limite preuve de lobbyisme tellement leurs propos et leur jugement seraient supérieurs à ceux des autres, parce que libéraux (l’art de mélanger les torchons et les serviettes). -_-

        • faut pas en vouloir à Mr Henry, mais à force on finit par « avoir ses nerfs »

          il y a quelques années, des zozos verts avaient eu la bonne idée de venir mesurer la terrible radioactivité sur les plages des Saintes Marie de la Mer.
          La raison, ils espéraient montrer que les centrales le long du Rhone mettaient en péril les populations
          Et effectivement, les doses le long du rivage avaient de quoi faire frémir
          Panique à bord, et de réclamer la fermeture des plages.
          Après analyse, les résidus ,que l’on peut d’ailleurs voir par ses traces noiratres sur le bord de l’eau, étaient parfaitement naturelles, dues au phénomène cité plus haut.
          ET depuis, comme d’ailleurs depuis des générations, les enfants( pensez aux enfants bon dieu) sont confrontés à cette menace, car bien entendu, cela dure depuis des siècles

          Concernant les stériles, qui ont servis de coffrage à des routes, ou des parkings, une fois enfouis, il n’y a plus aucune radioactivité mesurable,quand bien même au départ, même à l’air libre, il n’y a aucun danger.
          Concernant les décharges, des mines d’uranium ou autres, vous devriez vous intéresser aux terrils, mais aussi aux enfouisseme,nts chimiques et autres, et je ne parle pas des ordures ménagères, il suffit de voir la décharge de Marseille.
          A ce propos, le projet d’incinérateur avance bien, avec l’appui des écolos non?

          • « faut pas en vouloir à Mr Henry, mais à force on finit par « avoir ses nerfs » »

            Je comprends, mais ce genre de position est aussi nocive que celle des écolos purs et durs qui agissent davantage par conviction que par logique, ça pourri le débat.

            « il y a quelques années […] cela dure depuis des siècles »

            L’un dans l’autre, je pense que les deux positions sont mauvaises, d’un les écolos n’auraient pas du tirer des conclusions hâtives et éviter de faire de la récupération (« parfois mieux vaut se taire et passer pour un con, que ne laisser aucun doute à ce sujet »), mais les positions officielles, tout autant que la sienne, ne sont pas mieux, la radioactivité, qu’elle soit naturelle ou pas, est un danger au dessus de certaines valeurs, l’immobilisme ne vaut pas mieux, que les excès des écolos.

            « Concernant les stériles, qui ont servis de coffrage à des routes, ou des parkings, une fois enfouis, il n’y a plus aucune radioactivité mesurable,quand bien même au départ, même à l’air libre, il n’y a aucun danger. »

            Et je/nous suis/sommes censé(s) vous croire sur parole, tandis que les faits affirment le contraire, scientifiques et mesures à l’appui ?

            « Concernant les décharges, des mines d’uranium ou autres […] il suffit de voir la décharge de Marseille. »

            Effectivement, ça ne vaut pas mieux, et cette gestion calamiteuse de nos déchets est tout aussi regrettable, mais ça n’implique pas pour autant qu’il faille ignorer la situation et les dégâts provoqués par une gestion calamiteuse des déchets radioactifs, sous prétexte qu’à côté ils ne font pas fait mieux.

            « A ce propos, le projet d’incinérateur avance bien, avec l’appui des écolos non?  »

            Incinérateur de/pour quoi ? Je ne vois pas de quoi vous parlez ?

            • Quelles sont les pires doses mesurées?

            • Camille : « la radioactivité, qu’elle soit naturelle ou pas, est un danger au dessus de certaines valeurs, l’immobilisme ne vaut pas mieux, que les excès des écolos. »
              ——————–
              C’est une position dogmatique qui n’a aucun fondement scientifique, il suffit de voir la multitude de faits qui contredisent cette propagande radiophobique. La radioactivité naturelle de régions comme Guarapari ou Rahmsar est des milliers de fois supérieure à celles dans nos contrées, la radioactivité reçue par les rayons cosmiques quand on est en altitude (cf celle de Denver ou de Mexico) ou quand on prend l’avion, celle reçue lors d’une radio du corps, un radiothérapie ou de cures thermales (‘savez, celles réputées il y a encore 50 ans pour les vertus curatives de leur eau radioactive), celle provenant de cendres de charbon des centrales thermiques, celle venant du gaz naturel de nos gazinière, c… tout ça sont des ordres de grandeurs supérieur aux valeurs sur lesquels les anti sont hystériques, il vous suffit de vé.ri.fier. Tant que vous y êtes, vérifiez aussi l’existence l’hormèse, l’effet bénéfique incontestable de la radioactivité chez les gens qui font des traitements au radon (cf par exemple radonmine.com), ce n’est pas parce que vous l’ignorez que ça n’existe pas. Et je ne relève même pas les autres crétineries anti-nucléaires que vous colportez, du genre les « stériles radioactifs », les travailleurs du nucléaire qui tombent comme des mouches… C’est tellement stupide !

              Soit dit en passant, si vous prétendez savoir le seuil dangereux de radioactivité et qu’il y a un seul endroit habité sur terre où ce seuil serait dépassé, c’est que vous êtes en plein mensonge.

            • Camille: « tandis que les faits affirment le contraire, scientifiques et mesures à l’appui ? […] provoqués par une gestion calamiteuse des déchets radioactifs »

              Sources ? études et mesures qui démontrent l’impact et la gestion calamiteuse ?

              Camille: « Et je/nous suis/sommes censé(s) vous croire sur parole »

              Pareil.

          • Jusqu’à nouvel ordre on à jamais réussi à démontrer la nocivité de faible dose de radiation permanente. Et puis c’est pas comme si nous n’étions pas soumit en permanence à un intense bombardement de radiation provenant d’un énorme réacteur nucléaire : le soleil

            •  » Jusqu’à nouvel ordre on à jamais réussi à démontrer la nocivité de faible dose de radiation permanente  »

              De toute façon elle naturellement permanente partout. ça n’a pas empêché les humains à vivre de plus en plus longtemps.

              D.J

            • Et pourtant, Dieu sait qu’on a essayé; comme on a essayé de démontrer la nocivité des OGM, du DDT, du Roundup…

        • oui elise lucet est un garantie de biais … mais c’est comme les écolos, ils peuvent avoir raison parfois sauf que leur vérité ils la connaissent avant…et les scientifiques la vérité trouvent à la fin…
          j’ai rarement vu une journaliste aussi peu soucieuse de faits..
          Je me souviens de la vague de suicide dans je ne sais quelle entreprise..combien avant combien après madame lucet?..quelle question odieuse il s’agit de morts décédes!
          ou il a fallu qu’elle reprenne la consommation d’anxiolytique en hausse après les attentats??le reporter va dans une pharmacie…pose une question ça suffit…
          du bio à la cantine enfin les enfants vont manger sain…( propos diffamatoires en passant)…

          c’est ce qui me vient au debotté sur lucet…une vraie machine..

        • @ Camille,

          Depuis quand la radioactivité naturelle ne serait pas aussi dangereuse que la non naturelle. C’est la dose qui est dangereuse. Il existe des endroits en France ou le taux de radon radioactif naturelle est supérieur aux valeurs limites recommandées.

          D.J

          • « Il existe des endroits en France ou le taux de radon radioactif naturelle est supérieur aux valeurs limites recommandées.  »
            ————————-
            « Limites recommandées » qui sortent du chapeau de politiciens ou de scientifiques activistes et dont les journaleux ne savent pas distinguer de la limite léthale, basées sur une extrapolation linéaire sans seuil qualifiée par de nombreux épidémiologistes et statisticiens de « plus grande imposture scientifique du 20e siècle ». En clair, on dit que 100% de gens qui reçoivent un caillou de 1 tonne sur la tête meurent donc que 0,001% de gens qui reçoivent 10 poussières de 1g meurent donc sur une population de 50 millions, il y a 500 morts chaque semaine dus à la poussière. CQFD, la science post-moderne a parlé !

            C’est ainsi que nos escrolos et autres marchand de peur brandissent fièrement les chiffres-virtuels-de-la-mort-qui-tue-mais-qui-fiche-bien-la-trouille comme « 40.000 morts par an de pollution atmosphérique », « 20.000 morts/an d’excès de consommation de sel », « 18.000 morts/an de tabagisme passif »… morts dont on attend toujours trouver un seul corps pour pouvoir faire l’autopsie.

            • @ Minitaxe,

              Sorti du chapeau certes mais qui sont les même que celle avec les valeurs sur la radioactivité non naturelle c’était le sens de mon commentaire qui explique que naturel ou non c’est pareil.

              D.J

            • ah les morts prématurés…

              à la rigueur une espèce de durée de vie totale perdue du fait de telle ou telle chose aurait un sens, mais , sinon.. tous les morts ( à partir d’un certain âge)ont sans
              doute vu leur durée de vie diminuée par la fumée , la poussière les uv , la radioactivité naturelle , etc etc c’est absurde…la vraie question que je me pose est de savoir en pratique comment ils n’englobent pas tout le monde..

              puisque forcement ce genre de calcul repose sur la durée de vie d’une population non exposée… comparée à une exposée. peut etre que c’est une recette assaisonnée de l’incertitude là dessus mais aucune idée..pas été voir…trop con…

      • jacqueshenri : « aux zones soit-disant contaminées au nord-est de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi »
        ————
        Tout à fait, par contre c’est au nord-ouest (Namie, Katsurao, Iitate etc..) car au nord-est, on est dans l’eau et donc tout a été dissout…. façon homéopathie ^^

    • vous auriez pu parler de la fosse des casquets..c’est pas joli , les consequences c’est autre chose..effectivement mais pas vraiment français si je m’en souviens bien..

      de toutes façon c’est une impasse si on prend des précautions on avertit les gens..on va dire vous voyez c’est dangereux la preuve! si vous ne faites rien ne communiquez pas..scandale dissimulation…

  • Des espoirs sont aussi à placer dans le phénomène de « LENR » appelé plus communément « Fusion Froide » qui quitte l’utopie pour devenir une réalité:
    http://roulezelectrique.com/e-cat-et-lenr-cest-tres-serieux-le-scepticisme-excessif-nuit-a-la-science/
    http://blogs.mediapart.fr/blog/jyd13/101014/fusion-froide-lenr-la-preuve
    et les détails de la validation scientifique expérimentale:
    http://www.sifferkoll.se/sifferkoll/wp-content/uploads/2014/10/LuganoReportSubmit.pdf

  •  » Pour la radioactivité, l ne faudrait peut-être pas confondre « uranium » et « uranium enrichi » (ou alors inquiétez vous pour ceux qui vivent dans des régions riches en granit). Mais ce n’est pas votre faute, vu que l’article fait l’impasse sur cette distinction.  »

    Il existe des réacteurs nucléaire pour uranium non enrichi

    http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9acteur_CANDU

    D.J

  •  » Je m’inquiète juste qu’on aille un peu plus saccager les océans qui n’ont pas vraiment besoin de ça.  »

    Parce que quand on extrait le sel on saccage les océans?

    D.J

    • Stéphane Montabert
      30 janvier 2015 at 16 h 39 min

      Je me disais cela aussi. Apparemment aux yeux de quelques-uns filtrer l’eau des océans pour en retirer des matières radioactives, c’est mal. Laissons-la-radioactivité-dans-l’eau!!!!

      Consternant de stupidité.

  • L’électricité n’est qu’une petite partie de l’énergie consommée dans le monde.
    Elle est elle-même déjà produite à 60% à partir d’énergies fossiles.
    A ce titre, l’électricité pourra jamais se substituer aux énergies fossiles en terme de quantité.

    Ce qu’on ne nous dit jamais franchement c’est que de l’énergie il faudra en consommer moins. Beaucoup moins même.
    Certains préconisent actuellement de faire une grande campagne d’isolation thermique des logements pour faire diminuer le chômage, ils ont parfaitement raison.

    Le manque d’énergie est la raison pour laquelle le système économique mondial est en train de capoter :
    Il est basé sur une augmentation exponentielle de la production.

    C’est le système monétaire qui provoque cela: Les banques émettent la monnaie par l’intermédiaires de prêts mais ne génèrent jamais la monnaie nécéssaire au paiement des intérêts qu’elles exigent.

    Lorsque vous remboursez un prêt, vous être obligés d’obtenir le complément auprès d’un tiers (votre employeur par exemple) qui aura lui même effecué un emprunt pour monter son affaire, etc.

    Ainsi pour que le système ne s’effondre pas, il faut sans cesse produire plus.
    Un système qui s’effondre lorsqu’il ny a plus de nouveaux entrants, cela ne vous rappelle rien ?

    Revenons à l’énergie.

    Produire plus, c’est utiliser plus d’énergie pour transformer plus de matière.

    Le problème c’est que l’extraction de pétrole a déjà chuté de 15% en 6 ans (je vous engage à vérifier).

    Actuellement, les Etats-unis sont en train de pourrir leurs sous-sols pour nous faire gagner quelques années, mais ce n’est que reculer pour mieux… Pour mieux quoi d’ailleurs ?

    Les technologies permettant de remplacer les quantités titanesques d’énergies venant des combustibles fossiles que nous brûlons chaque jour ne seront certainement pas prêtes pour prendre le relais à temps, c’est à dire à l’horizon de 20 ou 30 ans.

    Quand au tout-nucléaire, ce n’est pas du tout un saut dans l’inconnu. On sait que statistiquement avec environ 550 centrales en fonctionnement dans le monde, il se produit un accident gravissime avec pollution cumulative environ tous les 20 à 30 ans.

    Pour creuser le sujet:

    Etat des lieux énergétique
    https://www.youtube.com/watch?v=nderLmgkwus

    Financiarisation de l’économie et dématérialisation du PIB
    https://www.youtube.com/watch?v=RLzX7PufDpU

    Rapport Energie / Croissance / Finance

    • Vous faites une accumulation de contre-vérités d’origine écolo ou néo-marxiste. Ne vous étonnez pas de trouver de la contradiction ici.

      La principale différence entre l’électricité et les énergies fossiles, n’est pas la disponibilité future (comme l’explique cet article l’uranium est disponible en quantités millénaires) c’est la facilité de stockage et de tranport des énergies fossiles.

      Le monde ne manque pas d’énergie, ni maintenant, ni demain.

      La production de pétrole, conventionel ou de schiste augmente pour faire face à la demande grandissante des BRICS et autres pays en dévellopement.

      Les pollutions par l’extraction par fracking sont un fantasme écolo et ont été montés en épingle (le réalisateur du fameux passage ou le robinet s’enflamme a dû avouer que c’était une fausse information), elles existent mais comme dans toute activité humaine industrielle et on peut les réduire.

      • « Vous faites une accumulation de contre-vérités d’origine écolo ou néo-marxiste. Ne vous étonnez pas de trouver de la contradiction ici. »

        Ce n’est pas moi, c’est lui 🙂

    • désolé mais isoler sa maison, c’est un choix personnel, donner du blé à une personne en le piquant aux autres pour ça…est une honte et …du vol, l’objet n’a d’ailleurs rien à voir avec l’énergie, c’est du keynésianisme peint en vert.

      • Si c’était si intéressant en terme d’économie, tout le monde le ferait.

        Les gens sont moutons, mais pas débiles. Ils verraient que d’autres l’ont fait à pas cher, et suivraient.

        Mais c’est très très cher.

    • Mmmmh la preuve empirique qu’une économie reposant entièrement sur la culture et la consommation de skunk n’est pas viable.

    • Cela fait deux siècles que Malthus se trompe, et on reprend encore les mêmes antiennes…
      C’est oublier que nous sommes dans un monde dynamique, et que les acteurs réagissent.
      L’énergie en est un bon exemple. Du temps de Malthus, on utilisait pour lancer la révolution industrielle le bois et les rivières, et ces énergies venait à manquer. On a découvert le charbon. Puis le pétrole, le nucléaire. Les vieilles énergies ne sont pas abandonnées, mais on diversifie les sources en les améliorant toutes avec le temps.
      Pas besoin de grand penseur pour ça, il suffit de laisser faire le marché. Quand la pénurie vient, les prix augmentent, ce qui rend possible des idées neuves jugées trop chères auparavant. On les perfectionne, la concurrence fait baisser les prix et on atteint un nouveau palier. Le résultat, c’est que les prix de l’énergie en monnaie constante baissent sur le très long terme.
      Toute activité humaine, en particulier énergétique, a des conséquences sur l’environnement. Mais là encore, le jeu démocratique suffit à le corriger, l’intérêt bien compris du capitaliste étant de se faire accepter s’il ne veut pas se faire interdire.

      Aujourd’hui, on vit mieux et plus longtemps dans un monde plus propre. L’eau des puits des fermes d’autrefois était bien plus « naturelle » que celle de nos réseaux, y compris dans sa qualité bactériologique. Pas partout, et en particulier pas dans les pays ou un parti estime être le seul à décider pour tous.

      C’est pourtant précisément ce que propose les mouvements écologistes. Touchés par la grâce, ils sont les seuls à détenir la vérité, et à ce titre s’estiment légitime à bloquer les projets des autres, détruire leurs biens et anéantir leurs recherches. C’est la négation de la démocratie.

    • « A ce titre, l’électricité pourra jamais se substituer aux énergies fossiles en terme de quantité. »

      Hein?

      N’importe quoi, l’électricité ne peut pas substituer pour l’instant au pétrole parce que hors réseau on n’a pas trouvé de bonne alternative (et c’est pas faute de chercher : sur les batteries, sur les PAC, capa…).

      L’électricité peut fournir de grande quantité d’énergie mais il faut un réseau. On sait produire et on pourrait produire plus. Si on construisait des centrales électriques « à la chaîne » les coûts diminueraient.

      Le monde manque d’énergie ça ne veut rien dire. Il y a plein d’énergie quelque part (ne serait-ce que le soleil), mais il faut de l’énergie à l’endroit précis où vous en avez besoin. Amener l’énergie au bon endroit est très compliqué, sauf si c’est un produit facile à stocker et sans danger comme le charbon : vous avez beaucoup vu de catastrophes lors d’un transport de charbon?

      • Il faudra aussi comprendre un jour que l’électricité n’est pas une source d’énergie, mais un vecteur.
        Il faut toujours une source d’énergie pour le produire, et il est toujours converti à la sortie ( chaleur, mouvement…)

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