Liberté d’expression : la contre-attaque des Bisounours

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Marisoltouraine (crédits Ludovic Lepeltier derivative work: M0tty, licence Creative Commons)

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Liberté d’expression : la contre-attaque des Bisounours

Publié le 21 janvier 2015
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Le 11 janvier dernier, le monde entier, France en tête, communiait dans le recueillement et une ferveur inouïe jusqu’alors pour la liberté d’expression, la liberté de la presse et parce qu’en se rassemblant tous, pacifiquement, pouf, le terrorisme disparaîtra. Dès lors, plus rien ne serait comme avant.

Avant, on tergiversait au sujet des unes de Charlie Hebdo, comme le firent beaucoup trop d’individus tièdes qui s’empressaient de les dénoncer sans comprendre l’importance d’une liberté d’expression pleine et entière. Avant, on découpait cette liberté en petits morceaux faciles à appréhender, faciles à avaler, à mâchouiller et à recracher dans différents contextes. Mais ça, c’était avant.

Après les attentats, les cartes devaient être rebattues, les différences et les clivages oubliés, l’unité devait prendre le pas. Quant à la liberté de la presse et celle, concomitante, d’expression, elle devaient être à nouveau indiscutables. Le monde entier, à nouveau éclairé par le phare bien français de la Liberté, allait voir ce qu’il allait voir, scrogneugneu.

Et en quelques jours, il a vu. Après un véritable feu d’artifice communicationnel axé sur un renouveau de la politique antiterroriste à pas cadencé, quelques mises au point furent rapidement faites, sur le mode « La liberté de la presse ne se négocie pas », suivi d’un « mais » bien gras et appuyé, parce qu’il ne faut pas oublier qu’on est en France, hein, tout de même.

Il faut dire que, l’espace d’une semaine, l’unanimité fut totale. Pendant sept jours, les censeurs ne pouvaient plus rien dire. Pendant cette semaine tragique et exceptionnelle, la liberté de la presse fut rappelée, louangée, défendue corps et âme puis érigée en rempart infranchissable dressé par la démocratie, la République et la civilisation, contre la barbarie, l’obscurantisme et aussi les méchantes idées qui piquent, parce qu’il ne faut pas oublier qu’on est en France, hein, tout de même.

Seulement, une semaine, c’est long quand on est un compulsif du petit cri strident à chaque bobo imprévu. C’est tellement long qu’une fois ce laps de temps écoulé, les bonnes habitudes sont revenues aussi sec, notamment celles qui consistent à bien mesurer les expressions, les opinions et les avis à l’aune du politiquement correct et des lois qu’on aura préalablement fait voter dans un temps où l’outrance était plus simple, parce qu’il ne faut pas oublier qu’on est en France, hein, tout de même.

marisol touraineBilan des courses : si Charlie Hebdo a bien le droit de montrer un prophète tout nu avec une étoile coincée dans l’anus, le tout, tiré à plusieurs dizaines de milliers d’exemplaires, et disponible sur la place publique, il en va tout autrement avec les fresques murales d’une salle de garde, lieu à la fois privé et notoirement connu pour, justement, abriter des grivoiseries au son de chansons paillardes. Dans le cas d’espèce, c’est la salle de garde du CHU de Clermont-Ferrand qui a déclenché une vague de protestations : selon le collectif « Osons le féminisme » dont l’objectivité, le calme et la pondération ne sont plus à démontrer, la fresque qu’on y trouve représente Marisol Touraine subissant un viol en groupe. C’est abominable, il faut absolument la faire effacer !

En pratique, la scène salace, peinte là il y a plus d’une dizaine d’années, représente un quintuplet de super-héros (trois hommes et deux femmes) en pleine orgie. Sur celle-ci ont été apposées il y a quelques jours trois bulles dans le style d’une bande-dessinée faisant directement référence à la loi Santé de Marisol Touraine. La ministre n’est pas citée, son nom n’apparaît pas et tout porte à croire que c’est plutôt les internes auxquels la fresque fait référence plutôt qu’à la ministre. L’horreur étant totale et le collectif « Osons Le Féminisme » particulièrement bien introduit auprès des médias, la presse s’est emparée de l’affaire pour la faire mousser. Libération, oubliant un de leurs précédents articles sur les salles de garde documentant clairement la paillardise des lieux, reporte l’affreuse affaire sans distance ni analyse. C’est sûr, c’est un viol collectif (obligé !) …

tweet rossignol salle de garde

Vite, il faut censurer et châtier les auteurs, parce qu’en France, on a le droit d’insulter publiquement la foi de millions de personnes et ce, de façon aussi graveleuse que possible, mais il est tout de suite plus délicat d’exprimer son mépris pour une loi depuis un lieu privé.

fluide glacial le péril jauneDans le même temps et avec une synchronicité qui montre une délectation assez géniale pour la polémique facile, c’est la Une de Fluide Glacial qui occupe à son tour les petits censeurs à la gueule de bois d’une semaine passée sans pouvoir l’ouvrir. Et cette fois-ci, les irritations bruyantes et médiatisée proviennent de Chine, où l’on goûte peu que ce mensuel sur la bande-dessinée se laisse aller à des titrailles racoleuses sur « le Péril Jaune ». Au passage, on pouffera en constatant le rapprochement du comportement en République française de celui en Démocratie populaire chinoise (ami lecteur, tente de repérer la dictature). On attend avec impatience les déclarations gênées de nos diplomates qui devront faire comprendre que si l’on peut se foutre grassement de la bobine d’un prophète, il va falloir procéder avec plus de tact et de doigté avec nos amis Chinois qui, au passage, ont la bombe atomique et un fichu pouvoir d’achat.

Et pour parfaire une situation devenue bien glauque en la poussant carrément dans l’ornière du grotesque le plus abouti, on apprend, même plus consterné tant tout ceci semble maintenant aussi normal qu’un Président, qu’un juge d’instruction a décidé de poursuivre Arno Klarsfeld pour avoir osé affirmer qu’avec l’extrême-droite, une partie de l’ultra-gauche mais surtout une partie des jeunes de banlieues pourraient être carrément antisémites, ce qui porterait un grave préjudice à ces derniers (aux jeunes de banlieue, hein, pas aux antisémites, ni, bien sûr, à l’extrême-droite ou à l’extrême-gauche – suivez, quoi).

cerfabobo.jpgDécidément, la France « après Charlie » est particulièrement cocasse. Magma gluant d’émotions à fleur de peau, elle prétend n’avoir pas du tout eu peur des méchants terroristes mais regroupe ses membres transis d’effroi dans de grandes processions collectives médiatisées. Elle ne cédera rien à la liberté d’expression mais, une fois la stupeur retombée, laisse s’exprimer tous les groupuscules en mal d’exposition médiatique qui demanderont que cette liberté soit sérieusement encadrée, avec barreaux, pain sec et eau croupie. Cette France de l’après-Charlie se découvre remplie de petits êtres faibles et chétifs, choqués à la moindre atteinte au politiquement correct, à leur définition du bon goût, du bon humour ou de la bonne opinion. Le 11 janvier, tout le monde était transi d’amour pour cette liberté de pensée et d’expression. Et alors que tous les censeurs auraient dû disparaître, le 12 a accouché, discrètement, de la plus puissante armée de Bisounours choqués qu’aucun Cerfa ne pourra jamais consoler.

À défaut d’avoir été tirée, la chasse est donc ouverte : le Bisounours Censeur s’en donne maintenant à cœur joie. C’est, bien évidemment, parfaitement contradictoire avec la liberté d’expression, mais à présent, tout le monde s’en fiche. C’est, aussi évidemment, parfaitement contre-productif : par Effet Streisand, cela amplifie l’audience et la visibilité de ce qui peut choquer nos moelleux dictateurs. C’est enfin parfaitement con et d’autant plus contre-productif que ça clive les gens entre ceux qui aiment la provocation, ceux qui aiment la liberté d’expression, et les quelques-uns qui sont directement choqués. Pire, cela renforce par opposition frontale et grossière les convictions des uns à provoquer, des autres à défendre la liberté d’expression tant elle est attaquée, et excite les derniers à vouloir fermer le caquet de tous les déviants, par la force s’il le faut (et bien sûr, il le faut !). Le problème, c’est qu’être choqué est facile. Il suffit de vivre. Il y aura donc toujours plus de raisons de museler celui qui choque que de raison de le laisser parler.

En tout cas, l’attaque de Charlie aura été un magnifique révélateur d’imbéciles.

—-
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  • A propos de Charlie Hebdo, je suis effaré par ces gens-là qui disent que le magazine est responsable des violences récentes antichrétiennes et antifrançaises dans le monde musulman.
    Ainsi donc, la responsabilité du viol incombe à la gonzesse aux tenues trop aguichantes et non au violeur ? la responsabilité d’un vol sans effraction revient à l’étourdi qui a laissé sa porte ouverte et non au voleur ?
    Cela dit, qu’on me permette d’être un peu mesquin. Pendant des décennies, CH a croqué méchamment les chrétiens et ceux qui s’inquiétaient en France de l’islam et de l’immigration.
    Aujourd’hui, des fils d’islam et de l’immigration (une chance pour la France, à e qui paraît !) leur ont peut-être fait comprendre, à coup de kalachnikov, qu’être bêtes et méchants ne dispensent pas d’être lucides.
    CH comprendra peut-être maintenant qu’il y a obscurantisme religieux et obscurantisme religieux et qu’il y a fils de la France avec les valeurs qui vont avec et fils de la France avec juste des papiers qui vont avec.

    • Moi je suis éffaré par des gens qui se disent pour la liberté d’expression totale et indivisible et qui ensuite s’offusquent des réactions des « bisounours » qui ne font qu’exprimer leur droit de ne pas penser comme eux.
      De plus « ekoulemaneng » vos exemples sont complètement réducteurs. A vous suivre, on peut aller loin dans le délire : un mec qui se noie en surfant sur le spot de jaws à hawaï, c’est pas de sa faute, c’est de la faute à la vague…
      Un mec qui sort à la tombée de la nuit pour surfer et qui se fait bouffer une jambe par un requin, il n’est pas responsable, c’est la faute au requin…
      A tous les grand défenseurs de la liberté d’expression, cesser de jouer les vierges effarouchées lorsque vous découvrez que le monde est pluriel, dangereux et que tout le monde ne pense pas comme vous.
      La liberté d’expression c’est aussi savoir assumer ses prises de positions et pouvoir encaisser les coups sans retourner pleurnicher dans les jupons de sa maman au premier retour de bâton.

      • Pour vous un musulman est un animal à sang froid, littéralement.

        Je le note.

        • Je reposte puisque visiblement mon dernier commentaire a été censuré (pour une réponse à un article sur la liberté d’expression c’est un comble).
          à Simple touriste, si vous relisez attentivement mon commentaire, à aucun moment je ne prononce le mot musulman, ni ne fais par ailleurs allusion aux évènements tragiques du début d’année.
          Il semble que cette maladroite association d’idée provienne directement de votre esprit.

          Je le note

  • Entièrement d’accord, finalement ce qui aurait pu etre une bonne occasion (c’est dans les pires situations que NORMALEMENT on évolue) d’aplatir la liberté d’expression, de la faire devenir une et indivisible, égalitaire car sans limite, sans aucun « mais »… mais non c’est le contraire… les censures vont augmenté, et elles augmentent deja nettement sur internet… et ce depuis début janvier. (une centaine de gosse condamné pour n’avoir pas éxécuter une minute de silence (priere laicarde) non inscrite dans la loi, des gens sur twitter se retrouvant derrière les barreaux pour apologie de terrorisme dans un tweet de 140 caracteres, une nouvelle loi pour interdire les sites racistes et antisémites qui vont etre déterminé grace a la loi divine du seigneur PS, tous les partis réfléchissent a leur patriot act qu’il nomme différement mais ca sera le meme,…)
    On va la payer cher cette tuerie… très cher.

  • Pour faire écho au passage sur la Chine, ma femme qui en est originaire apprécie particulièrement mes explications sur le sujet de la « liberté d’expression à la française », où on peut dire tout ce qu’on veut à condition que ça ne choque pas Pierre, Paul, Jacques et que ça soit conforme avec ce qui est décidé par une brochette de membres d’une élite auto-proclamée (ou élue). Son commentaire est que ce n’est pas très différent de la Chine, la seule chose en plus que nous avons ici est la possibilité de taper de façon mesurée sur le gouvernement…

    • Essayez seulement….

      Imaginons qu’un libéral pas content content fasse une action de grande ampleur et porte plainte contre l’Etat.

      L’Etat ne transige pas avec sa sécurité, le fou serait enfermé dans un hôpital psychiatrique !

      Liberté pour certains, la camisole pour d’autres.

  • La liberté d’expression cache un autre sens : celui du niveau « de puissance » de cette expression. Il suffit de comparer un effet d’annonce de la presse qui constitue bien une liberté de divulgation autant qu’une liberté d’exprimer quelque chose, avec le droit de réponse (et la réparation d’un préjudice éventuel ) pour s’en convaincre. Qui connaît la suite de l’affaire Quick Burger d’Avignon ? La liberté d’expression supposait qu’on puisse affirmer qu’un adolescent ayant dîner la veille dans un restaurant, était décédé de ce repas ! Les conséquences furent dramatiques pour le directeur de ce restaurant. La simple étude épidémiologique des faits (1 cas dans un lieu de restauration collective! ) suffisait à supposer la sottise du propos.
    Je laisse les lecteurs chercher la réponse finale de cette histoire…La société de consommation produit de tout: y compris de la sottise médiatique, de l’irresponsabilité médiatique, de la vulgarité… C(‘est bien le problème de la puissance de la médiatisation d’un sujet (appelé liberté d’expression) qui pose un problème. Des dizaines de salle de garde sont concernées par des fresques « coquines ». Pourquoi le tapage sur l’une d’entre elles ? Plutôt qu’une autre? Et pourquoi s’en mêler? Puuisque cela n’a pas de conséquences.
    Comme dans un fable de La Fontaine, vous serez fait, ce que les médias veulent bien faire de vous, coupable ou innocent et sans réparation dans le deuxième cas…Ce qui traduit de surcroît une vanité judiciaire. Car le problème devient par la différence de traitement judiciaire de différents propos et de leurs conséquences, un problème de l’impunité de « l’expression ».
    Cela étant la nature de « l’expression » constitue un symptôme d’un niveau de « perfectionnement » d’une société. Comme dans la TV réalité !
    Merci pour votre liberté d’expression.

    • La loupe médiatique serait donc une distorsion de la liberté d’expression ? pourquoi pas !

      • Beaucoup d’informations n’existent pas, bien qu’elles soient exprimées car les médias ne les abordent pas ou peu ou mal ( qui connait le détail des rapports de la cour des comptes !) . Le gout de la provocation, du pathos, du jugement simplet, l’appétit d’audience conduisent à se stimuler certains aspects de l’humain qui ne sont pas flatteurs. Et une médiocrité est bien plus contagieuse que la réflexion ! Il faut moins d’effort pour dire des bêtises que des choses sensées.
        Il y a des différences entre le fond et la forme. Le mode d’expression de Voltaire n’est pas celui de Charlie hebdo. Cela s’appelle le style.
        Les médias sont le problème de l’expression et non pas sa liberté.
        Le jeune garçon du Quick burger est décédé d’une cardiopathie ! Quel média s’est excusé (il ne s’excuse jamais ou à la sauvette), quel réparation judiciaire civile et pénale ont eu lieu? Aucunes…
        Le goût de la liberté ressemble souvent à l’irrespect des autres. J’ai le droit de faire du bruit…de rouler vite…de stationner en double file….Ce sentiment va de pair avec l’impunité. On m’a endetté, ce jour là il pleuvait, c’est la route qui est devenu dangereuse…etc…
        Une salle de garde est un lieu réservé aux internes en médecine (un lieu privé donc ou même les patrons de l’époque ne pouvaient rentrer qu’invités). Le corps n’est pas glorieux en médecine, il est malade ! Pour stimuler l’imagination représentez-vous la journée, les mois, les années de pratique d’un proctologue, quand à la libido supposée….que les patients s’imaginent parfois. Si il est normal de comprendre la pudeur d’un patient, celui-ci n’imagine guère le dégout que peut ressentir un jeune médecin…qui se libère quelquefois dans des graffitis…

  • Le crime ne paie pas, sauf pour l’Etat.

    Celui ci a tout intérêt à faire en sorte que le terrorisme fleurisse, puisqu’il lui rapporte de la sympathie du peuple.

    Donc, il fait en sorte que nous devenons tous et toutes terroristes en faisant de lois !

    L’Etat fait l’apologie du terrorisme. La prison !

  • « À défaut d’avoir été tirée, la chasse est donc ouverte »

    Exceptionnel !!!

    Merci H16 !!!!

  • « le collectif « Osons Le Féminisme » particulièrement bien introduit auprès des médias, »
    vous prenez des risques,mon cher h16,une interprétation un peu tordue pourrait y voir un esprit graveleux et machiste.(bien que chacun soit libre de se faire introduire avec des trucs tordus,hein,tout de meme)

  • Bon tout ça c’est de la tchatche.
    Ce qui ressort quand au va au fond
    c’est qu’elle doit être bonne
    élève de la ré publique
    Ouverte aux manipulations de tous genres
    Pénétré dans sa Ford intérieure
    Et Jacques, faciale, lui a montré ses arguments.

  • Pour nos gouvernants, la liberté d’expression (la liberté tout court aussi d’ailleurs) n’est pas un droit inaliénable de l’homme, mais une faveur octroyée ou non par l’État.
    C’est ainsi que la loi de liberté de la presse de 1881 a été « bricolée » pour défendre certaines catégories que l’État a décidé de protéger. Des esprits simples et sans doute endoctrinés ne comprennent pas ce traitement inégal, qui criminalise les propos déviants sur la Shoah et permet la dérision à l’encontre de leur prophète. Les grands principes doivent rester des principes sous peine d’évoluer en lois à géométrie variable.
    Après avoir délimité à leur convenance la liberté d’expression, nos gouvernants « Charlie » prônent une liberté sans limites ni responsabilité (version « il est interdit d’interdire »). Ce faisant, ils tuent eux-mêmes la liberté d’expression qu’ils prétendent défendre: la liberté sans responsabilité s’appelle la licence et elle entraîne irrémédiablement des lois liberticides. La boucle est bouclée…

    • Le terme responsabilité revient souvent à propos de la liberté d’expression. Je rappelle que cette responsabilité ne peut être déterminée que par la loi. Et chacun est libre d’attaquer en justice des dessins ou des propos.

      • Ou même d’exiger des résultats tangibles à l’Etat. Enfin en théorie, bien sûr.
        Mais également la constitution donne le pouvoir au peuple de virer les fonctionnaires et les élus corrompus.

        La théorie !

      • « La responsabilité n’est déterminée que par la loi »
        Il me semble que c’est une définition trop restrictive de la responsabilité, qui a l’inconvénient de ne laisser comme juge que la puissance publique.
        Être en capacité de répondre de ses actes peut se faire devant un tribunal bien sûr, mais aussi devant ce tribunal intérieur qu’est la conscience. A chacun d’accepter aussi que cette conscience soit éclairée par une altérité, que ce soit une morale, une foi, ou plus simplement autrui.
        Je comprends votre phrase si on ne limite pas la loi à son sens le plus juridique.

    • Exact, l’Etat est libre de faire souffrir à loisir ce petit peuple d’esclaves pathétiques que nous sommes.

      Nous sommes libres de souffrir selon un code de loi très précis.

      En gros, nous pourrions même en théorie, quantifier notre souffrance assez facilement.
      La taxes et la loi c’est l’équilibre. C’est un peu le yin yang politique.

      Je crois quand même qu’à force de se faire broyer les couilles, certains pourront commencer à être violent.
      Ce qui rendra service à l’Etat. La boucle est bouclée.

  • Plus on sacralise une opinion, plus on s’expose à la provocation et au blasphème. Quand on ferme les yeux sur les limites et les contradictions d’un point de vue, d’une croyance, d’une idéologie, les incohérences et les contradictions deviennent de plus en plus fortes et de plus en plus perceptibles. Il suffit alors de mettre au jour ces contradictions pour que ceux qui s’accrochent à cette opinion et sont dans le déni ressentent une provocation – la où il n’y a que le rétablissement d’une simple vérité, non sur le fond mais sur les limites.

    Imaginez que l’on fasse un dieu de Napoléon, Clemenceau ou de Gaulle par exemple. Le simple fait de rapporter un fait historique réel devient une provocation. La provocation ne vient pas de l’acte présent, mais du mythe que l’on a construit auparavant. Ceux qui se sentent (réellement) blessés (dans leur croyance et non dans leurs désirs) devraient réfléchir d’abord à comment ils ont pu prêter le flan à ces attaques en n’intégrant pas au préalable d’eux-même les limites de leurs opinions. Si l’incohérence du mythe n’était pas clairement perceptible, l’acte provocateur n’aurait aucune portée. Si on considère détenir une vérité relative et non une vérité absolue, alors toute attaque n’est qu’une simple opinion contraire et non une provocation. Et on peut alors clairement dissocier la malveillance (répréhensible) de la simple contradiction.

    C’est en amont – dans la fabrication de l’idéologie – qu’il faut chercher le problème, et non dans le présent où l’incohérence devient impossible à dissimuler. La liberté d’expression n’est pas un problème du présent mais du passé : quand on a construit l’idéologie sans en définir les limites et la portée.

  • Une fois de plus, bravo à H16 !
    A sa liste d’attaques à la fois ridicules et inadmissibles contre la liberté d’expression, on pourrait ajouter la charge unanime contre Philippe Tesson, qui n’a fait qu’exprimer (maladroitement il est vrai, mais depuis quand la maladresse est-elle un délit ?) ce qui n’est qu’une évidence ?

    • Ne mélangeons pas les ennemis de la liberté d’expression comme Tesson et ceux qui la défendent. Je veux bien me battre pour la liberté d’expression de Zemmour, Dieudonné,… par exemple (car eux la défendent) mais me battre pour la liberté d’expression de censeur ce n’est pas possible.
      Tout comme je ne me battrais pas pour la liberté d’expression des dirigeants de Corée du Nord et du Turkménistan je n’ai pas de raison de me battre pour quelqu’un (Tesson) qui demande la mort d’une personne pour une opinion (Dieudonné) au moment meme ou celui-ci critique les fanatiques qui tuent pour des caricatures… donc meme combat.
      Et peu importe le fond et la forme, quand on combat contre la liberté, il faut accepter les conséquences de ces actes.

  • C’est le propre du militantisme que de bousculer, dénoncer, agiter pour faire bouger les choses.

    Ce que le féminisme à parfaitement compris c’est que la loi ne peut pas tout. IL faut aussi agir très en profondeur et donc culturellement. A l’école, dans les livres, les films, les jeux, les publicités, les dîners en ville, les journaux, les forums …. les fresques des salles de garde,… partout, absolument partout.

    C’est un combat idéologique, donc politique et culturel et qui ne doit pas être mené uniquement au niveau de l’égalité des droits.

    C’est donc le rôle du militantisme féministe que de dénoncer tous les comportements « machistes » « phallocrates », de lutter contre la culture du viol, (et donc la pornographie – peu importe que se soit un viol ou une partouze) de mettre la pression sur ceux qui ont des comportements inadéquats, de les montrer du doigt. C’est comme ça aussi qu’on gagne un combat idéologique. Le féminisme l’a théorisé à la fin des années 90 et le met en pratique dans son action militante.

    Maintenant d’un point de vue libéral.

    Dans cette affaire, ce que je constate c’est que ce n’est pas l’état qui a agit. Mais une association privée (Osez le féminisme !), des entreprises de presse privées qui ont relayé, un conseil de l’ordre d’une profession libérale, un directeur d’hôpital.

    Alors de quoi se plaint le libéral ?

    Si l’hôpital, le conseil de l’ordre considèrent que cette fresque est inadmissible elle doit être enlevée. Point.

    C’est l’hôpital qui décide et le conseil de l’ordre. Du point de vue libéral c’est parfaitement valide…c’est ça que j’aurai aimé lire d’un libéral.

    Parler de censure en omettant de signaler ce point me semble un raccourci un peu facile. La censure chez soi est admise par les libéraux on l’a assez répété ici même.

    On est pour ou contre cette fresque (blague potache ou apologie du viol) mais en dernier lieu c’est le directeur de l’hôpital qui décide. C’est lui qui décide du règlement intérieur. Et il a décidé.

    Je pense que ce petit rappel était nécessaire.

    • « de lutter contre la culture du viol, (et donc la pornographie – peu importe que se soit un viol ou une partouze) »

      J’adore ce peu importe : rien de mieux pour lutter contre la « culture du viol » que de mettre sur le meme plan un viol et des rapports consentis !

      « C’est l’hôpital qui décide et le conseil de l’ordre. Du point de vue libéral c’est parfaitement valide…c’est ça que j’aurai aimé lire d’un libéral »
      Dans la mesure où l’hôpital est un établissement public et où le conseil de l’ordre est un organisme disposant d’un statut legal privilégié octroyé par l’Etat, il n’y a rien de spécialement libéral à les voir restreindre la liberté d’expression.

      • Vous aurez du mal à me convaincre que le conseil de l’ordre des médecins est à la botte de l’état.

        ET voici ce que dit le conseil national de l’ordre :

        « Le Conseil National de l’Ordre des Médecins condamne fermement et sans réserve la réalisation et la diffusion d’une fresque représentant une agression sexuelle découverte dans la salle de gardes des étudiants internes du CHU de Clermont-Ferrand. »

        En toute hypothèse, il y a un règlement intérieur et une hiérarchie et soit on l’accepte soit on va travailler ailleurs. Ils ont choisi de repeindre… V

        Seriez-vous moins libéral si vous interdisiez à vos invités de dessiner sur vos murs ? Non ! alors ….

        • « En toute hypothèse, il y a un règlement intérieur et une hiérarchie et soit on l’accepte soit on va travailler ailleurs. Ils ont choisi de repeindre… »

          La hiérarchie n’a rien dit avant que la ministre s’en offusque, la décision de censure ne vient donc pas de la hiérarchie mais de l’état lui même.
          Et pourquoi est ce remonté jusqu’à l’état si la hiérarchie suffisait à interdire selon vous ? Vos hypothèses me paraissent donc plutôt simpliste dans le cas présent.

          • Vous ne répondez pas sur le Conseil de l’ordre …. Ce que je pense c’est que la direction n’osait pas mettre fin à une tradition en complet décalage avec notre époque et la féminisation des professions médicales.

            Pour que Osez le féminisme ait été prévenue je pense que cette fresque ne devait d’ailleurs pas faire l’unanimité ;). Il y a bien quelqu’un qui les a prévenu non ?

            Et oui … les féministes sont partout y compris dans les salles de garde …

            • Le conseil de l’ordre n’a rien à faire dans cette histoire, il ne s’agit pas d’un acte médical mais d’un dessin. Si ce dessin dérangeait une ou plusieurs personnes (ce que je peux comprendre vu la nature de la fresque) pourquoi allez si loin dans la dénonciation. Après nous ne connaissons peut-être pas toute l’histoire, la direction n’a peut être pas désiré s’immiscer dans les affaires privées de ses médecins mais dans ce cas vouloir en référer à l’état par sa censure n’est en rien libéral.

              • La déontologie vous connaissez ?

                • « La déontologie vous connaissez ? »

                  C’est quoi ça?

                  • Adele utilise ici le mot deontologie de maniere errone. La deontologie medicale est strictement de l’ordre de l’ethique professionnelle, gerant les rapports patients – familles – medecins, et ne concerne donc ni les preferences decoratives ou para-artistiques des internes ni leurs inclinations sexuelles.

                    • C’est la création d’un militaire … Dans les années quarante….une période Liberale et les représentants sont élus par la minorité qui vote encore ….

                    • Il y a aussi l’image de la profession et la le conseil a bcp de pouvoir….

                    • « Adele utilise ici le mot deontologie de maniere errone. »

                      Est-ce qu’Adèle utilise un mot ou un concept de façon correcte?

                    • « Il y a aussi l’image de la profession et la le conseil a bcp de pouvoir…. »

                      L’Ordre a en effet beaucoup de pouvoir pour dégrader l’image des médecins après avoir torpillé sa propre image.

                      Je suis sûr qu’ils vont se passionner pour cette histoire de porn.

                • « La déontologie vous connaissez ? »
                  Pas vous apparemment !

            • Adèle: « une tradition en complet décalage avec notre époque »

              Vous avez bien raison, le rire, la satire, la transgression sont dépassés. Il est temps de préparer un gigantesque autodafé. Que l’art et les lettres, après des siècles d’impertinence, se plient enfin au règne de l’Homme nouveau la Feministe nouvelle qui durera mille ans !

              Adèle: « Pour que Osez le féminisme ait été prévenue je pense que cette fresque ne devait d’ailleurs pas faire l’unanimité »

              Tout le monde s’en foutait et avait bien saisi la portée de l’œuvre avant qu’elle n’attaque le socialisme. On ne rit pas avec le socialisme non plus, c’est verboten !

              • Mais vous le savez bien le rire est le propre de l’homme ;).

                • Bonjour Adele.

                  Vous m’avez fait l’autre jour le meme signe, qu’a Ilmryn, ci-dessus.

                  ;).

                  J’imagine qu’il doit s’agir d’un face palme. Mais pratique par vous, la symbolique du point virgule, qui prend elle-meme dans cette utilisation la dimension anatomique d’un corps principal, associe au point separe du point virgule par la parenthese, donne etrangement a cette parenthese l’allure d’un tranchant separant par la force excercee le point du corps initial.

                  Symbolique et signification evolent, ensemble et dans le temps, avec l’utilisation qu’on veut bien en faire dans un contexte potentiel associe a l’utilisateur du symbole qui sont ensemble responsables de l’evolution semiotique.

                  On associe le symbole a son utilisateur.

                  Comme ici a son utilisatrice…

          • « La hiérarchie n’a rien dit avant que la ministre s’en offusque, la décision de censure ne vient donc pas de la hiérarchie mais de l’état lui même. »

            Entre parenthèse, on voit qu’on a là une belle brochette de kollabos prêts à toutes les saloperies.

        • Dans une profession libérale, il n’y a pas de hiérarchie. Le conseil de l’Ordre est le conseil élu qui dirige l’ordre. L’Ordre fait respecter son propre règlement déontologique entre les médecins, il n’est absolument pas supérieur aux autres médecins. Tout au plus il gèrera la justice du monde médical, conflits entre médecins, comportements anti-déontologiques, conflits avec les patients pour les erreurs déontologiques.

        • « Vous aurez du mal à me convaincre que le conseil de l’ordre des médecins est à la botte de l’état. »

          Vous ne comprenez rien à rien, vous!

        • « Vous aurez du mal à me convaincre que le conseil de l’ordre des médecins est à la botte de l’état. »

          Ce n’est pas la question.

          Le conseil de l’ordre dispose d’un monopole et d’un pouvoir disciplinaire qui lui ont été octroyés par l’Etat. Il ne s’agit en aucun cas d’un simple association de volontaire soumis au droit commun (ce n’est pas une association « loi 1901 »). A partir de là toute décision de sa part doit se soumettre aux mêmes obligations que celles qui incombent à l’Etat, et notamment l’obligation de respecter la liberté d’expression.

          Si l’Etat ne doit pas faire X (comme punir telle ou telle personne pour ses propos) alors il ne doit pas confier à un tiers le pouvoir de faire ce X, que ce soit directement ou indirectement.

          Pour donner un autre exemple : le conseil de l’ordre est également soumis à la laïcité, et à ce titre il ne peut pas conditionner son adhésion (et donc l’exercice de la médecine) à un serment religieux. Alors qu’on pourrait très bien imaginer une association de médecin catholique qui imposerait une telle condition.

    • Moui, enfin, c’est la minustre qui a demandé que ce soit retiré… et là, ce n’est plus libéral.

      « Ce que le féminisme à parfaitement compris c’est que la loi ne peut pas tout. IL faut aussi agir très en profondeur et donc culturellement. A l’école, dans les livres, les films, les jeux, les publicités, les dîners en ville, les journaux, les forums …. les fresques des salles de garde,… partout, absolument partout. »

      Plus je vous lis, plus je suis convaincu que votre compréhension du libéralisme est proche du néant… parce que là, quand même, vous dépassez les bornes des limites.

      • Et…. en avant la reductio ad feminem 😉

        • Adèle sera heureuse quand ses données médicales et le secret médical qui va avec seront confiées aux fonctionnaires des ARS (agences régionales de santé). Et oui, c’est un des buts de la loi santé….

          • Déjà fait pour la vaccination H1N1, pour vacciner en premier les immunodéficients, les ARS connaissaient la sérologie VIH de tous les patients.

        • Ah mais ce n’est pas parce que vous êtes une femme. Vous seriez un reptilien raëlite que j’aurais eu la même réaction…

          Agir en profondeur partout et tout le temps, c’est de la propagande… et vous n’êtes partisane du libéralisme que dans la mesure où cela satisfait vos intérêts. Je reconnais l’individualiste en vous, mais en voulant imposer un point de vue à tous, vous sortez du cadre libéral.

        • @Adele,

          Sans doute en reaction a votre reductio ad hominem.

          Vous etes la reine de l’amalgame.

          On est meme assez souvent tres proche d’une incitation a la haine des hommes de votre part.

          Et vous en remettez encore une deuxieme couche apres votre recente intervention fondamentaliste castratrice dans les commentaires de l’article intitule « Marissol Tourraine choquee par une fresque paillarde ».

          • Un homme ne pourrait jamais tomber aussi bas, par nature nous aimons les femmes.
            J’ai l’impression que cette personne nous compare à des sex toys en plus mou.

            Pauvre femme qui ne pourra jamais connaitre l’amour, le partage et la joie de vivre en tant que femme.
            Mais pourquoi vouloir argumenter contre elle.

            Il faudrait faire comme les psy préconisent : lui donner à moudre le grain qu’elle nous donne.
            Je propose du constructivisme machiste contre elle.

            Traitons la comme elle nous traite. Finalement, c’est peut être cela qu’elle attend. Je pense qu’elle a souffert de l’absence d’un père lors de son enfance. Elle a été couverte par une mère haineuse (trompée par son mari).

            Petit à petit Adèle a créé un univers construit sur cette haine de l’homme en général. Pour appuyer cela elle trouve des arguments dans le féminisme.

            Bref, un cas triste de régression féminine.

    • Moi, j’aime bien la pornographie parce que c’est avant tout du fantasme et que fantasme s’écrit toujours avec deux femmes.

    • Idem Arn0 et Wimo… donc j’en rajoute pas sur le coté « liberal ». Je rajouterais tout de meme, que la preuve que ce n’est pas libéral, c’est que cette fresque était la depuis un bout de temps, que le directeur dont vous croyez qu’il a une totale autonomie, ne l’a jamais retiré, et pourtant personne ne me fera croire qu’il ne connaissait pas sa présence… donc non un directeur libéral l’aurait retiré avant, ou l’aurait laisser… mais n’aurait certainement pas agit après ce que la ministre soit bouleverser.

      Sur le fond, je ne crois pas une minute qu’un dessin puisse encouragé qui que ce soit a réaliser une action, par contre je pense que celui qui a dessiner cela est legerement décérébré, et celui qui a fait les annotations, limite mais bon c’est de la deconnade sur un fait qui les touchent directement (loi santé).
      En fait, je pense que vous vous trompez de combat. Tout comme vous je trouve cela detestable, et j’irais meme plus loin, ma femme ne se ferait jamais opérer par ces medecins, encore plus sous anesthésie générale… Mais pour que ma femme le sache, il faudrait qu’elle soit exposé, et donc, je serais pour que cette fresque soit affiché à l’entrée de la partie « adulte » de l’hopital, avec les noms des medecins qui cautionnent cela. Comme cela, libre a ceux que cela ne dérange pas d’etre opéré par ceux qui cautionnent cela de le faire et réciproquement.

      Bon plus largement, ce n’est pas en mettant les pulsions dessinés sous le tapis, que vous les retirerer, tout comme les politiques veulent lutter contre le terrorisme en s’attaquant aux conséquences, jamais aux causes… Je vous citerais 2 exemples type de ce que je dis, et qui est représentatif car plus extreme… mais un ministre qui passe 2 mois sur un humoriste a vouloir a tout prix retirer sa liberté d’expression et c’est +130% d’augmentation d’actes antisémites, des assasins tuent 17 personnes pour retirer leur droit a s’exprimer au nom de l’islam et c’est +130% d’actes islamophobes en France.

      Ce n’est pas en cachant les problemes qu’ils n’existent plus, vous les marginalisez, donc les extremiser….

      • Liberté Adorée: « et j’irais meme plus loin, ma femme ne se ferait jamais opérer par ces medecins »

        Ne vous informez surtout pas sur les étudiants en médecine sinon vous êtes bon pour aller faire toutes vos opérations chez des marabouts.

        Liberté Adorée: « je serais pour que cette fresque soit affiché à l’entrée de la partie « adulte » de l’hopital, avec les noms des medecins qui cautionnent cela. »

        Bah, une bonne lettre de dénonciation à la kommandature sera bien plus efficace.

        • Euh oui, mettre un nom en bas d’un dessin c’est ce qui se fait, a part si vous estimez que tous les journaux sont des « kommandature » vu qu’il y a le nom du journaliste, du dessinateur,… Dans la vie il faut assumer ses paroles et ses actes.

    • Je vous donne le bâton pour me taper, mais au diable…

      Je vous imagine avec une tenue en simili cuir. Une cravache à la main.
      Vous avez à vos genoux un homme avec une boule rouge dans la bouche.

      Ah, vous me faites rêver !
      Avec vous, c’est sur, la femme a vraiment du mauvais « sens »(humour avec sang) à se faire.

      Mais bon, quand on aime les sapins, ça ne compte plus. (aie, ça pique un peu)

    • « IL faut aussi agir très en profondeur et donc culturellement. A l’école, dans les livres, les films, les jeux, les publicités, les dîners en ville, les journaux, les forums ….  »

      Au moins c’est clair maintenant, je comprends pourquoi vous polluez le forum avec vos posts féministes à 2 balles …

    • « un conseil de l’ordre d’une profession libérale »

      Vous êtes tellement fondamentaliste et extrémiste que vous ne voyez pas ce que vous écrivez n’a AUCUN SENS.

  • Heureusement que l’on utilise pas un chinois pour faire le couscous !

  • Je connaissais pas ce gars.

    Très intéressant comme on peut le voir dans l’extrait de Wikipédia, suivant, rien à voir avec ce que nous voyons de visu avec le regard nos yeux :

    « Apport méthodologique de Willi Münzenberg

    Willi Münzenberg a fixé certaines des règles les plus durables de l’agit-prop et plus généralement de la communication politique1 :

    L’émotion l’emporte toujours sur la raison. Il faut choisir des activités à forte charge émotionnelle comme le secours et des instruments qui font la part belle à l’image comme la photo et le cinéma. Le noyautage des milieux culturels est extrêmement efficace pour créer et diffuser des impressions et des sentiments utiles à la cause ;
    Le mensonge en communication est à égalité avec la vérité. Il ne faut pas hésiter à mentir et à décrire des situations rêvées qui n’ont aucune relation avec la réalité. Pendant que la dékoulakisation et la collectivisation de l’agriculture entraînaient une famine épouvantable et des millions de morts, la propagande du Komintern relayée par la presse communiste, amie ou achetée décrivait un véritable paradis ;
    Mieux vaut faire parler des « compagnons de route » que des militants. Des dizaines d’organisations faux-nez ou noyautées ou faussement indépendantes permettront de faire passer le message soviétique comme s’il s’imposait aux grandes consciences occidentales. La pénétration des universités a été systématique, notamment au Royaume-Uni, permettant de se cacher toujours derrière l’avis d’un « grand scientifique ». Le faire à l’échelon mondial permet des jeux de miroirs et le renforcement de l’argument d’autorité. Le concept d’« agent d’influence » prend toute son acception moderne. Lorsqu’on ne dispose pas d’agent, on peut récupérer les grands noms de la science : Albert Einstein sera par exemple instrumentalisé à sa grande colère comme président d’un congrès antifasciste monté à La Haye. « Münzenberg organisait des comités, des congrès et des mouvements internationaux comme un prestidigitateur sort des lapins de son chapeau : Comité pour l’Aide aux Victimes du Fascisme, Comité de Vigilance, Congrès de la Jeunesse, que sais-je encore ? Chacune de ces organisations s’abritait derrière un paravent de personnalités hautement respectables, depuis des duchesses anglaises jusqu’à des éditorialistes américains et des savants français, qui n’avaient jamais entendu prononcer le nom de Münzenberg et croyaient que le Komintern était une invention de Goebbels2. » ;
    Le débat est inefficace : il faut écraser la contestation. L’adversaire doit être vilipendé pour que sa parole voire sa personne soient déconsidérées. On mobilise tous les milieux noyautés et les compagnons de route ainsi que toutes les sources d’influence pour saper la crédibilité d’un intellectuel ou d’un opposant. Jusqu’au renversement de perspectives de 1932, les socio-démocrates sont des socio-fascistes. Ensuite, tout opposant à la propagande soviétique sera un fasciste. Cette accusation rituelle depuis 1932 demeure encore aujourd’hui un réflexe conditionné. Elle a entraîné un peu partout dans le monde une auto-censure dans les milieux intellectuels et journalistiques vis-à-vis du communisme, personne ne souhaitant encourir une campagne de stigmatisation infamante. Celle qui a frappé Albert Camus après-guerre en donne un bon exemple. Ce procédé est aujourd’hui connu sous le terme de « Reductio ad Hitlerum ».

    Ces méthodes sont d’autant plus efficaces qu’il n’existe pas en face de politique de désinformation et d’influence comparable. »

    • « Pendant que la dékoulakisation et la collectivisation de l’agriculture entraînaient une famine épouvantable et des millions de morts, la propagande du Komintern relayée par la presse communiste, amie ou achetée décrivait un véritable paradis »

      Certains occidentaux, bien qu’ayant de leurs propres yeux vu des morts au bord des routes, aveuglés par leur conviction, n’en avaient pas moins déduit que ces malheureux ne pouvaient être que victimes « d’un défaut momentané » d’approvisionnement en denrées alimentaires…

      [Cette famine épouvantable et ces millions de morts : Holodomor pour les Ukrainiens].

  • Déjà quand on voit que 40% des citoyens « charlie » français se déclarent favorable à un encadrement plus strict d’internet, dernier espace de liberté, on sent que la pensée paradoxale n’est pas loin. Je dénonce tout comme vous le ridicule de tous ces gens qui vont faire les beaux dans les manifestations et qui recommencent à pousser des cries d’oies blanches dès le lendemain.

  • Toto est un ado comme les autres.

    Il fume du shit gratos avec son copain momo. Il est sympa momo.

    Un jour toto rentre en traînant les pieds, les yeux un poil rouge, l’air con (plus que d’hab): il a des mauvaises notes à faire signer, et deux ou 3 absences pour raisons obscures (genre réveil qui réveille pas)

    Le père embarrassé par cet ado fainéant, lent, et albinos des yeux lui dit:

    – » mon fils, si tu n’en branles pas une, tu vas finir à la rue »

    Le toto, regarde avec son regard aussi affûté qu’une moule en train de cuire dans du vin blanc.

    – » papa, t’es con. Regarde, je peux au moins faire President de la république. »

    Finalement, le fils et le père sont allés ensemble chez momo, car bon, autant etre déchiré !

  • Il n’y a pas de liberté d’expression en France. Les tabous sont nombreux : homosexualité, porter u t-shirt de « la manif pour tous », le caractère bénéfique de l’immigration…..
    Autant de vérités officielles à ne pas contredire sous peine de prison.

  • Yves: « Je pense, au contraire, que la gauche a développé depuis des décennies une machine de guerre communicationnelle terrible et sans égale pour notre plus grand malheur. Directement imprégnée des théories sur la propagande de Willy Münzenberg »

    Tout à fait d’accord, c’est pour cela qu’ils peuvent discourir sur la liberté d’expression sans aucune arrière pensée. Légalement elle est quasiment libre, mais le premier qui l’ouvre sera cloué au pilori hystérique d’un moralisme destructeur.

  • +1

    et si gogoland annonce qu’il a une liaison avec sophie marceau, sa cote de popularité dépassera rapidement les 60 % …

    mais surtout, qu’on mette un peu plus de mélasse dans la ration biquotidienne des veaux …

  • @Yves mais oui ! autre exemple 41 ans aligné de budget d’ Etat déficitaire incroyable mais vrai c ‘ est possible ils ont des médias ce que j’ appelle une pretrise qui est une aristocratie c’ est là ou les socialos/communistes excellent
    Maintenant si cela intéresse des auteurs de bd y compris CH je donne gratos une bonne idée
    Aix Pression c’ est un personnage à créer femme ou homme

  • Les commentaires sont fermés.

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