Laïcité à l’école : Najat et ses ex (prédécesseurs)

Najat Vallaud belkacem (Crédits : René Le Honzec/Contrepoints.org, licence Creative Commons)

Le regard de René Le Honzec.

Najat rené le honzec

Najat, ministre de la Déséducation et de l’Ignorité réunies est un fin animal politique. Après avoir essayé de minimiser les refus lacrymalistes d’élèves en grande difficulté d’insertion républicaine, elle ouvre les vannes de la repentance : « 20% des élèves sont analphabètes » (ah, non, c’est pas ça), non, elle a avoué : « 20 % des élèves croient dans les théories du complot » et, re-paf : « l’école n’est pas à la hauteur pour défendre la laïcité et les valeurs de la République ». Notez que ce n’est pas faute de l’avoir prévenue dans les colonnes de notre illustre revue (évidemment, nous on ne tire pas à 5 millions, mais on hésite) où l’aimable lecteur a pu comprendre tous les rouages du complot (aïe !) visant à détruire l’école traditionnelle, pour la remplacer par des rêves socialo-marxistes. Dernier avatar, excusez du peu, le frère Peillon qui voulait arracher les élèves à tous les déterminismes « politiques, religieux, familiaux, sociaux ». Et voilà qu’hypocritement, la rouée Najat d’embrayer en excusant les familles qui n’élèvent plus leurs enfants qu’à 10%, le reste étant assuré par la société médiatique.

D’où la nécessité de contrôler notre dernier espace de liberté, le Net, pour notre bien. Tout en devant rénover le mammouth incompétent. Et là, elle ouvre un parapluie de mammouth pour accueillir la fine fleur des échecs cumulés de la politique scolaire de la Vème : tous les décatis ex-ministres de l’éducation, presque tous auteurs de lois idiotes, aucun n’ayant réussi, pas pu, pas voulu dégraisser la Bête (menaces de grève, comme Bayrou dont on dit qu’il avait fait aménager une table de ping-pong…). Et c’est à eux que la ministre demande ce qu’il faudrait faire pour réparer des ans l’irréparable outrage (pas mal ce clin d’œil lettré, non ?).

Bon, bien, je vais me dévouer : j’ai 40 ans d’expérience de fréquentation du milieu enseignant, de la primaire à la fac. Je suis convaincu qu’il faudrait virer tout de suite 25% d’enseignants parce que incompétents ; faire retravailler les 25% qui en font moins que le minimum syndical (si, c’est possible). Encourager les 25% suivants qui font correctement leur boulot, et, enfin, récompenser (primes) les 25% qui se dévouent pour un métier qu’ils aiment et qui est certainement un des plus beau du monde, comme ma femme me l’a montré pendant toute sa carrière d’instit’.

Ah oui, j’allais oublier : nommer Meirieu ministre de l’Éducation quelque part entre la Papousie-Nouvelle Guinée et le Guatemala.