Charlie Hebdo : tous bêtes et méchants

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charlie hebdo credits valentina cala (licence creative commons)

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Charlie Hebdo : tous bêtes et méchants

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 9 janvier 2015
- A +

Par Guy Sorman, depuis les États-Unis.

charlie hebdo credits valentina cala (licence creative commons)

L’attentat contre Charlie Hebdo à Paris coïncide avec l’ouverture à Boston du procès du terroriste qui, en avril 2013, fit exploser une bombe à l’arrivée du marathon, tuant et blessant des centaines de coureurs. Dans les deux cas, les meurtriers se réclament de l’Islam : ils prétendent venger l’agression occidentale contre des nations musulmanes, contre leur civilisation, contre leur religion. En France comme aux États-Unis, les auteurs semblaient bien intégrés à la culture majoritaire. À partir de ce simple et banal constat, chacun sera tenté de rationaliser, de proposer quelque explication logique à la folie meurtrière.

Il se trouve des Occidentaux à mauvaise conscience qui feront porter par les victimes la responsabilité de ces crimes : « il n’aurait pas fallu envahir l’Irak, l’Afghanistan »… ni conquérir l’Algérie en 1830. Les mêmes diront que Charlie Hebdo « l’a bien cherché » (le porte-parole de Barack Obama, dans ce sens, a regretté les erreurs de jugement de Charlie Hebdo). À suivre ces défaitistes de la pensée, Charlie Hebdo n’aurait jamais dû ironiser sur l’Islam, mais s’en tenir à son fonds de commerce initial, comme caricaturer le Pape, par exemple : un anticléricalisme sans risque !

Cette autocritique qui transfère la responsabilité de l’assassin vers les victimes est une forme de culpabilisation de soi bien connue en psychanalyse : mais si les Occidentaux cessaient de se mêler des affaires du monde, de vouloir exporter la raison et d’ironiser sur tout, seraient-ils encore des Occidentaux ? Charlie Hebdo serait-il encore Charlie Hebdo s’il s’autocensurait et devenait politiquement correct ? Cette tentation d’expliquer le crime par le comportement de la victime me rappelle ce que les Français demandaient à mes parents qui fuyaient les Nazis : « Vous avez bien dû leur faire quelque chose aux Allemands pour qu’ils vous en veuillent à ce point ? ». Mes parents n’avaient que le tort d’être Juifs, de même que Charlie Hebdo a le tort d’être « bête et méchant », qui est la devise du journal, son devoir d’être, en somme.

À l’opposé des donneurs de leçons qui culpabiliseront les victimes, se situent les pseudo-rationalistes anti-islamiques. Eux nous disent : « puisque à Boston comme à Paris, les assassins se réclament d’Allah, l’Islam est donc la cause de leur acte ». Sauf que se réclamer d’Allah ne veut pas dire qu’Allah ait armé les terroristes. Si Allah est Allah, on l’imagine occupé à des tâches plus hautes que de gérer la folie de ses adeptes proclamés.

Sur un milliard de musulmans dans le monde, qui n’obéissent à aucune autorité centrale, ni locale, je doute qu’il s’en trouve beaucoup pour approuver les attentats de Paris ou Boston. Une victime de l’attentat de Paris est d’ailleurs un policier d’origine arabe et de religion musulmane. L’Islam dans ces drames n’est que l’alibi de la folie meurtrière : se réclamer d’une cause qui vous dépasse – une religion ou une idéologie – confère à l’assassin une raison d’être, une raison de vivre, une raison de tuer. Dès lors, il n’est plus un banal meurtrier, mais devient dans son propre regard, un noble combattant.

On envisagera donc, au rebours de toute emphase, que les crimes de Paris et Boston sont des crimes avant tout, qu’il est possible d’en décrire les circonstances et les acteurs, qu’il est possible de tracer des parallèles, de constater le détournement de l’Islam, la difficulté de certains immigrés à s’intégrer, le conflit latent entre les valeurs occidentales et une certaine humiliation dans le monde arabe qui peine à entrer dans la modernité et dans la mondialisation qui lui est imposée. Mais tous ces constats, de fait indéniables, n’expliquent rien parce qu’au fond il n’y a pas d’explication. À Primo Levi, incarcéré à Auschwitz, et qui voulait comprendre l’extermination des Juifs, un soldat nazi avait répondu : « Ici, il n’y a pas de pourquoi ».

En d’autres termes, le Mal existe en soi, de même que la folie meurtrière existe par elle-même. Ce qu’avait écrit Hannah Arendt sur Adolf Eichmann lors de son procès à Tel Aviv : sur l’horreur de la Shoah, régnaient des petits bureaucrates, ou la banalité du mal.

Qualifier les crimes de Boston ou Paris « d’attentats terroristes », revient déjà à accorder une quasi-distinction honorifique aux assassins. Ce terme d’attentat terroriste, auquel on peut ajouter, en cas de besoin, l’adjectif islamiste, ne sert qu’à nous rassurer, à introduire de la rationalité historique, à faire entrer l’inconcevable dans une petite case étiquetée à l’avance. Car il est plus rassurant de dire « attentat islamiste » que d’admettre la folie des hommes.

À Boston ou Paris, cette folie s’est exprimée sous une forme et avec le vocabulaire de notre époque, de même qu’il y a un siècle, des assassins lançaient des bombes dans des enceintes politiques ou tuaient des chefs d’État au nom de l’anarchie, en hurlant « Vive l’anarchie », équivalent aujourd’hui suranné de « Allah est grand ». Un sommet de cette folie meurtrière inhérente à toutes les sociétés humaines fut sans doute atteint en Espagne quand, dans les années 1930, le militant fasciste Jose Millan-Astray imposa comme cri de ralliement à ses troupes « Vive la mort ». Cette pulsion de mort qui se drape dans l’idéologie du moment, elle sera toujours avec nous. Vouloir l’expliquer revient à la légitimer, alors qu’« ici il n’y a pas de pourquoi ».

La réponse juste aux assassins de Charlie Hebdo sera de rester « bête et méchant », en d’autres termes, ironiques, sans peur et sans illusion sur la nature humaine. Vouloir expliquer par la terreur, l’Islam, l’immigration, la mondialisation, l’abus de jeux vidéo, etc., c’est faire l’intelligent et prendre la pose. Aux manifestants partout dans le monde qui proclament leur solidarité avec Charlie Hebdo, j’invite à partager la bêtise délibérée et la méchanceté ironique de Charlie Hebdo, rien de moins.


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  • « Bête et méchant », ce n’était pas plutôt la devise de Hara-Kiri ?

  • Hara-Kiri et Charlie Hebdo c’est la même chose. HK a du changer de nom après leur Une sur la mort de De Gaulle et ils ont changé en CH

    • Oui, bien sûr, mais historiquement, Charlie Hebdo n’a jamais utilisé la devise « bête et méchant », qui était celle d’Hara-Kiri. La devise de CH, c’est « journal irresponsable ». Maintenant, ça ne change rien au fond de l’article, c’est juste une précision… Et « Soyons tous irresponsables », ça le faisait moins comme titre d’article…

  • « Sur un milliard de musulmans dans le monde, qui n’obéissent à aucune autorité centrale, ni locale, je doute qu’il s’en trouve beaucoup pour approuver les attentats de Paris ou Boston. »

    Voilà un sondage intéressant à faire. Par contre il existe un sondage de Pew Research qui montre la proportion (souvent importante) de musulmans à travers le monde qui souhaitent la peine de mort pour ceux d’entre eux qui se convertissent à une autre religion:
    http://www.washingtonpost.com/blogs/worldviews/wp/2013/05/01/64-percent-of-muslims-in-egypt-and-pakistan-support-the-death-penalty-for-leaving-islam/

    Voilà une question qui montre le degré d’ouverture d’esprit (ou de fermeture) chez les musulmans dans le monde. Malheureusement, il n’y a pas de chiffres pour la France, et on peut en effet espérer que le pourcentage soit bas ici. Mais le mieux serait de savoir au lieu de se réfugier dans ses propres certitudes comme le fait notre cher Guy Sorman.

    D’ailleurs, on peut considérer que l’après-attentat est une opportunité pour les musulmans de France et du monde de montrer qu’ils rejettent ces terroristes sans ambiguité.

  • On cherche tous des excuses et des moyens intellectuels pour échapper à l’horreur qui nous frappe tous symboliquement ou personnellement, mais rien n’est pire que ne ne pas regarder la réalité en face : l’hydre à 100 têtes sur un corps de chien.

    La suite est le Cheval de Troie.

    • Les musulmans sont victimes d’une secte.
      Apostasie et blasphème se terminent par la mort.

      • Comme les allemands l’ont été du nazisme.

        • Tous les allemands n’étaient pas nazis et ceux qui étaient nazis n’étaient pas nécessairement des victimes.
          Les musulmans ne sont pas plus des victimes de l’islamisme, c’est à eux d’abord de se situer par rapport aux actes commis au nom de leur religion et certainement pas à des non musulmans qui les victimisent d’office.

          • I y a eu des nazis français, tchèques, suisses, italiens, polonais, hollandais, belges, russes, américains, anglais… juifs, chrétiens, musulmans, bouddhistes.

            En ce moment encore une erreur fondamentale sur les médias : « Les terroristes n’ont que très peu de liens entre eux. Il n’ y a pas de complot global ».

            Personne ne fait d’amalgame, la lucidité est mature. Mais ils oublient la jurisprudence Ben Laden : tous sont franchisés, même s’ils n’ont aucun contact entre eux, entre cellules. C’est un aspect fondamental du terrorisme moderne et qui rend son analyse et son appréhension, même juridique et judiciaire, si difficile. En ce moment, les agents dormants, dorment, de leur plus profond sommeil. Dans les terriers. Par besoin d’attirer l’attention sur nous, alors que les chars et les hélicoptères de combat sont sur le terrain.

            On assiste sur France Télévision à un phénomène hallucinant en ce moment même : à 13:23. Les réseaux sociaux informent les médias, les alimentent. La parole est libérée, les médias et l’État surfent sur la vague.

            Un scoop : France Télévision lit les médias en ligne (dont Contrepoints), les réseaux, pour s’informer.

            L’attaque de l’épicerie cachère montre en ce moment même les motivations fondamentales.

            La pensée unique est morte et enterrée.
            La rue de Solférino met la clé sous la porte.

          • Je n’ai jamais dit : « musulmans victimes de l’islamisme ».
            J’ai dit : secte qui dure depuis 1300 ans.

            Nuance.

        • Les juifs, les allemands et les russes ont payé leur prix infâme des idéologies qu’on a voulu ignorer jusqu’aux accords de Munich, et bien après, ici même en France. O recommence « pas d’amalgame », « vivre ensemble ». Désolé on ne vit pas ensemble, nous n’avons pas les mêmes valeurs ! Le prix du manque de courage dans ces moments historiques, vous l’avez payé très cher, Guy, vous et vos familles, les peuples européens.

          – juifs 6 millions
          – allemands 9 millions
          – russes 13 millions

          Je dis tout cela avec immense respect et tristesse profonde pour votre famille, car j’ai de nombreux amis juifs dans votre cas qu ont vécu cette horreur innommable qui va marquer toutes ces familles – les survivantes à l’image des koulaks, kmers, chinois, arméniens… disparus – pour des générations.

          Le Hamas est du même ordre. Reconnait sa filiation philosophique avec Hassan el Banna, Saïd Ramadan, François Genoud, Le grand Mufti de Jérusalem. Supprime de son drapeau l’État d’Israël.

          J’enjoins de tout cœur tous nos amis démocrates et libéraux de Contrepoints de lire toutes ces biographies pour comprendre les racines du problème. Ce qui sous-tend toute cette folie meurtrière. Les Nuits de Cristal à Berlin furent du même ordre, les mêmes avertissements.

    • Permettez mon impertinence mais il me semble que le cheval de Troie est dans Troie depuis quelques decennies et qu’il a déjà été vidé de ses occupants.

  • « Cette pulsion de mort qui se drape dans l’idéologie du moment, elle sera toujours avec nous : vouloir l’expliquer revient à la légitimer, alors qu’« ici il n’y a pas de pourquoi ». »

    Ben… parler de pulsion de mort c’est précisément donner une explication via la psychanalyse.

  • Une solution possible: que toute la presse réédite les caricatures en réponse et prouver que les intégristes n’auront jamais raison.

    • Pourquoi encore NOUS… C’est à eux de se montrer. Ils sont 4.000.000 en France. Ca ferais du bruit s’ils prenaient la parole, sortaient dans la rue, publiaient les fameuses caricatures, ridiculisaient ces cons. Certains dans le monde font bien des vidéos pour se moquer des cons de la deche… pourquoi pas en France ? Pourquoi… ils ont peur d’une fatwa de la part du peuple(non de la justice) de France ?… Osez pour une fois enfin nous vous suivrons.

  • Mouais.
    Charlie Hebdo a(vait?) une ligne éditoriale socialiste pure et dure, mauvais goût en plus.
    Bien sûr je défends le droit d’exprimer ces c..ries, et au surplus celui de n’être pas massacré pour avoir exprimé ces opinions.
    Mais aussi celles exprimées dans Minute.
    La censure aujourd’hui est omniprésente, pas seulement dans les lois scélérates, mais aussi dans les subventions : Je paie par mes impôts des écoles et des journaux qui endoctrinent dans le socialisme.
    Dans le mépris de ma liberté de conscience.
    Et ce sont aussi des idées qui tuent.

    Donc oui, élevons-nous contre l’islamisme qui détruit la liberté.
    Mais sans oublier que le socialisme aussi, tous les jours, fait de même.
    Du reste je dénonce depuis longtemps cette communauté de vues qui explique la connivence, malgré des divergences évidentes.
    Je m’attends à ce que ce massacre de socialistes par des islamistes entraîne un nouveau recul de la liberté – avec ou sans cynisme: Les socialistes ne savent que restreindre la liberté, quoi qu’il arrive…

  • Ils seraient nés 50 ans plus tôt, on les aurait retrouvés dans les rangs des terroristes marxistes et anarchistes, c’est certain. Demain on aura peut-être le terrorisme vert qui surpassera l’islamiste.

  • Comme a dit Lik, la pulsion de mort serait déjà une explication…
    Mais j’interviens pour rappeler qu’expliquer n’est pas excuser et encore moins légitimer. Expliquer, à supposer qu’on y parvienne, aiderait plutôt à combattre le terrorisme.
    Il ne faut pas confondre les lâches « explications » de ceux qui attaquent les victimes et une soif de comprendre inhérente à l’être humain et à mon avis utile pour combattre les phénomènes qu’on déplore.

    Sinon je viens de découvrir ce blog , bloc interressant et article digne contrairement à d’autres où on ne voit jamais que du ressentiment contre l’Occident et non la défense des victimes dans lesquels ils se drappent. Comme le dit Marc Ferro dans le ressentiment dans l’Histoire, on a longtemps sous-estimé le rôle du ressentiment dans l’Histoire… Je crois qu’il ne faut pas commettre la même erreur en politique.

  • « Sur un milliard de musulmans dans le monde, qui n’obéissent à aucune autorité centrale, ni locale, je doute qu’il s’en trouve beaucoup pour approuver les attentats de Paris ou Boston. »

    Plusieurs de mes contacts sont sidérés de constater que des musulmans qu’ils cotoient (des élèves à l’école, mais aussi des collègues de travail adultes et éduqués) approuvent les attentats sur le mode « ils nous ont insultés, ils l’ont bien cherché », ou alors ils partents sur le complot du mossad et de la CIA. Quelques-uns tirent comme seule conclusion que les attentats risque d’augmenter « l’islamophobie » sans même un mot pour les victimes.

    Ce qui est intéressant c’est que les gens qui se rendent compte de ça sont des bien-pensant qui baignent dans le politiquement correct et qui sont brutalement confrontés à la réalité. Cette affaire va avoir l’effet d’une « révélation » pour beaucoup de gens.

    Pour répondre à Guy Sorman, je pense qu’il se leurre (ou essaie de nous leurrer), une partie significative des musulmans approuvent les attentats ou ne les condamne pas.

    http://www.noelshack.com/2015-02-1420825183-b67oc1hcmaaklgh-jpg-large.jpg

    • Dans mon services, les personnes musulmanes presentes ne pouvaient pas observer à midi la minute de silence. Vous comprenez il y avait les soldes à la défense. Elles y était déjà allé la veille… 🙂

    • « Cette affaire va avoir l’effet d’une « révélation » pour beaucoup de gens »

      Comme tout est mis en oeuvre pour maintenir fermée la boîte de Pandore et que le naturel revient toujours au galop, la révélation se sera le score du FN aux prochaines élections. Alors, on fera tout pour maintenir encore la boîte bien fermée jusqu’à la grosse baffe dans la tronche. En 2015, les Français sont plus pétainistes que jamais.

  • Stéphane Boulots
    9 janvier 2015 at 23 h 52 min

    Liberté : concept qui désigne la possibilité d’action ou de mouvement.
    Transgression : action de ne pas respecter une obligation, une loi, un ordre, des règles.

    La morale est l’ordre le plus simple à transgresser : pas risqué, difficile à prouver, difficile à établir…

    Mais attention : il n’est admissible que de transgresser que la morale des autres. La sienne : pas touche, où alors attention au déluge moralisateur intégriste !

    La religion aussi est facile à transgresser. La religion chrétienne considère même que c’est inéluctable.

    L’homme libre n’a pas besoin de transgresser pour se prouver qu’il est libre, et encore moins pour le prouver aux autres.

    Ou alors il transgresse en privé, car la transgression, c’est un peu comme ce que l’on transgresse : la religion, la morale : ca ne regarde que soi, pas les autres.

    La transgression n’est pas la liberté, c’est même plutôt l’inverse :

    La transgression institutionnalisée, la transgression obligatoire, la transgression sans danger, la transgression politiquement correcte, le droit à transgresser, l’obligation de transgresser … bref, la transgression publique, c’est comme la morale ou la religion publique … ça s’appelle le socialisme.

  •  » mais si les Occidentaux cessaient de se mêler des affaires du monde, de vouloir exporter la raison et d’ironiser sur tout, seraient-ils encore des Occidentaux ? »
    Le mec justifie l’ingérence des états, okkkkk. Bête et méchant, ton article, oui. Il aurait fallu ne pas envahir l’Irak, non : c’est pas comme si cette guerre préventive a été basée sur un mensonge (« Ils ont des armes de destruction massive ») ; on a la mémoire qu’on veut… Bref, j’ai vomi.

  • « Bête et méchant, » c’est ainsi que vous vous définissez. C’est vous qui le dites
    Le problème est bien lié à l’Islamisme, un mélange d’Islam et de votre nihilisme avoué. .
    Ce n’est pas le premier attentat . A ce nihilisme vous n’avez rien, mais rien à opposer, si ce n’est votre bonne conscience arrogante. Ce nihilisme , c’est vous qui secrètement l’avez nourri en détruisant la substance de l’homme. Vous êtes un personnage de Dostoïevski, un de ces pères libéraux, adepte des Lumières qui par leur inconsistance satisfaite engendre des monstres . Relisez  » les Démons » vous êtes croqué .
    Serviteur.
    s

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