Plaidoyer pour la légalisation de l’ecstasy

En quoi l’interdiction de l’ecstasy entraîne de sérieux problèmes de santé publique ?

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
Pilules credits epsos. de (licence creative commons)

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Plaidoyer pour la légalisation de l’ecstasy

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 9 janvier 2015
- A +

Par Édouard H.

Pilules credits epsos. de (licence creative commons)

Début janvier, le Royaume-Uni a vu la mort de 4 personnes suite à la consommation de ce qui semblait être de l’ecstasy (MDMA).

Avant de comprendre pourquoi la prohibition des drogues est responsable de la mort de ces 4 personnes, attardons-nous sur l’ecstasy en elle-même. La MDMA a été synthétisée pour la première fois en Allemagne en 1912 comme un médicament pour perdre du poids, mais elle fut ignorée jusque dans les années 1960 où elle fut utilisée comme aide à la psychothérapie. On surnommait alors cette drogue « empathie », et il ne serait venu à l’idée de personne de l’utiliser pour des usages récréatifs. C’est dans les années 80 qu’on a commencé à la vendre sous le nom d’ecstasy dans les boites de nuit et qu’elle est devenue populaire.

Comme les amphétamines, l’ecstasy donne à ses utilisateurs d’énormes quantités d’énergie, ce qui la rend particulièrement attrayante pour ceux qui souhaitent faire la fête. Comme les drogues psychédéliques, elle crée aussi des ressentis de chaleur et d’empathie envers les autres. Un « rush » d’euphorie peut aussi être ressenti.

L’ecstasy permet ces effets en stimulant la production de sérotonine et de dopamine dans le cerveau et le système nerveux. La sérotonine est un neurotransmetteur naturel qui sert à réguler le sommeil, l’appétit, les contractions musculaires, l’humeur et les mouvements intestinaux. La dopamine est, elle, le neurotransmetteur du plaisir. Les utilisateurs ressentent les effets de la MDMA 30 à 60 minutes après sa prise, et ses effets durent de 4 à 6h.

Est-ce que l’ecstasy tue ? Les premières morts qui impliquèrent l’ecstasy vinrent surtout de jeunes qui mourraient de déshydratation. De nombreuses études ont en effet montré que la neurotoxicité de la MDMA vient de la hausse de la température du corps1. Cette hausse de la température est particulièrement importante dans des boites de nuit fermées et peu ventilées où dansent les utilisateurs d’ecstasy.

Pour minimiser les risques liés à la MDMA, il est donc nécessaire de veiller à la température de son corps et à s’hydrater correctement. Il est à noter qu’il faut aussi veiller à ne pas s’hydrater de manière excessive, ce qui peut causer la mort comme dans le cas d’une jeune fille qui pensait lutter contre les effets néfastes de la MDMA. Pour éviter cet effet, il est aussi recommandé de consommer de l’acide alpha-lipoïque et de la vitamine C qui sont des antioxydants. Une étude a montré que l’acide alpha-lipoïque empêche la neurotoxicité de la MDMA, même si la température du corps augmente.

L’ecstasy, en augmentant le rythme cardiaque et la pression sanguine, a pu causer la mort par hémorragie cérébrale chez certaines personnes. Ces réactions rares mais fatales sont similaires aux allergies. Bien que ces morts soient tragiques, elles sont immensément moins communes que d’autres allergies fatales telle celle à l’arachide.

Outre ces effets néfastes rares mais mortels2, l’ecstasy cause-t-elle des dégâts au cerveau ? Il a été montré que les utilisateurs de quantités importantes de MDMA souffrent de déficience cognitive et de pertes de mémoire, mais les effets sont légers et temporaires, et la situation revient presque toujours à la normale après l’arrêt de l’utilisation de l’ecstasy.

Un des problèmes avec les études des utilisateurs d’ecstasy était l’impossibilité de savoir si les effets néfastes qu’ils subissent sont liés à l’ecstasy elle-même ou aux autres drogues qu’ils consomment en même temps. Une étude d’adolescents Mormons, qui consomment de la MDMA mais aucune autre drogue ni alcool, n’a trouvé aucune différence dans leur fonctionnement mental par rapport à ceux qui ne consommaient aucune drogue.

Au niveau des usages thérapeutiques, une étude a montré des résultats très prometteurs pour le traitement des troubles de stress post-traumatique avec 10 des 12 sujets qui ne souffraient plus après 2 sessions de psychothérapie alliée à de l’ecstasy. On permet aux patients atteints de cancer d’être traités avec des médicaments hautement toxiques qui peuvent endommager leurs organes ou causer des cancers secondaires plus tard dans leur vie s’ils survivent, mais à cause du statut légal de l’ecstasy, on ne permet pas à des milliers de personnes qui souffrent de troubles de stress post-traumatique de choisir une médication bien moins risquée.

Ainsi la réalité scientifique de l’ecstasy est bien loin des fantasmes ancrés dans l’imagerie populaire. Il ne s’agit pas de nier les risques et dégâts, qui sont bien réels. Mais au-delà des usages médicaux il est possible, de la même manière que pour l’alcool, d’avoir un usage récréatif modéré de la MDMA, relativement peu dangereux pour la santé. Il existe énormément de ressources en ligne qui recensent des conseils d’usages et l’utilisation d’apports complémentaires en vue de limiter les risques.

Pourquoi donc 4 personnes sont-elles récemment mortes au Royaume-Uni suite à l’utilisation d’ecstasy ? Très rapidement, les analyses ont permis d’établir que ces comprimés avec un logo superman n’étaient en réalité pas de la MDMA mais de la PMA, une drogue similaire mais beaucoup plus toxique. Ces personnes décédées ne savaient pas ce qu’elles consommaient : elles rejoignent la longue liste des victimes de la prohibition des drogues.

Dans une société où les drogues seraient légales, les consommateurs auraient accès à de réelles informations précises sur les substances. En maintenant les drogues dans un marché noir illégal aux mains de criminels, l’État a empêché la mise à disposition d’informations et a donc indirectement tué ces 4 personnes.

Au-delà même de cette absence d’information, la réémergence de la PMA est la conséquence directe de l’interdiction de l’ecstasy. Pour comprendre ce phénomène, il faut faire un peu d’histoire. Comme l’explique le Dr David Nutt dans un article du Guardian, la PMA et son dérivé proche PMMA ont été créés dans les années 50 et avaient pour but d’influer positivement l’humeur. Cependant leur effet positif ne fut pas clair, et ces drogues furent interdites.

La réapparition de la PMA et de la PMMA est liée aux efforts de la communauté internationale pour lutter contre l’ecstasy. En effet en 1988, alors que l’interdiction ne fonctionnait pas, les Nations Unies ont tenté de nuire à la production en s’attaquant au safrole, produit chimique servant à la création de MDMA. 50 tonnes de safrole furent saisies en Thaïlande. Les chimistes se mirent alors à utiliser une alternative, l’huile essentielle d’anis. Cependant, lorsqu’on utilise cette huile avec les processus de production de la MDMA, le résultat est la création de PMA ou de PMMA.

Ce n’est pas la première fois qu’on voit un tel phénomène où des drogues plus dangereuses et toxiques remplacent des drogues plus sûres lorsque ces dernières sont prohibées. L’exemple le plus connu est celui de la Prohibition des années 20 aux États-Unis, où de nombreuses personnes substituèrent à l’alcool des liqueurs fortes ou même du méthanol, ces 2 produits étant beaucoup plus toxiques.

Pour lutter contre ce phénomène mortel pourrait être mise en place la solution proposée par l’organisation Tranform. Elle suggère qu’on rende disponibles des doses raisonnables de MDMA (80mg/jour) à des utilisateurs déclarés de manière réglementée. Cette solution serait une avancée considérable vers une plus grande liberté individuelle.

Combien d’autres morts faudra-t-il pour qu’on puisse enfin remettre en cause l’interdiction de l’ecstasy ?

  1. Molecular Neurobiology August–December 1995, Volume 11, Issue 1-3, pp 177-192 ; Drug Alcohol Depend. 2012 Feb 1;121(1-2):1-9 ; Journal of Pharmacology and experimental therapeutics
  2. Le Dr David Nutt estime dans Drugs without hot air que l’ecstasy cause un effet néfaste conséquent une fois pour 10.000 pilules
Voir les commentaires (15)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (15)
  • Ces drogues de synthèse contiennent n’importe quoi (mort au rat, aspirine, etc…)
    Il faut etre deja bien taré pour avaler un truc comme ça.

    Il serait en effet beaucoup mieux de rendre légal cette merde, comme les autres drogues légales (prozac, valium, balcotruc, etc…)

    Les dommages sur le corps sont réels, légale ou pas, une drogue détruit.

    Mais un petit joint en vaporette pour faire un bon dodo, pourquoi pas !
    C’est presque naturel….

    • Nul ne devrait s’ériger en juge des bonnes et mauvaises molécules, sinon un médecin qui aurait pour seule préoccupation la préservation du bien être de son patient (et encore). La politique du tout répressif française ne prend pas en ligne de compte les coûts sanitaires d’une substance (les coûts sanitaire du tabac et de l’éthanol restent très lourds en dépit de leur bonne tolérance culturelle), et non l’origine naturelle du cannabis ne le rend pas moins dangereux dans le cadre d’un usage chronique, loin s’en faut.

      Et malheureusement l’état déplorable du marché des substances prohibées (produits de coupe non inertes, intermédiaires de synthèse, catalyseurs, contaminants) sont une conséquence directe de la politique du tout répressif. Il est donc impossible d’imputer directement les accidents à la molécule en question (MDMA) tant il est impossible de connaître la composition de ce qui circule sur le marché.

  • Absolument d´accord.

    Pour ceux qui lisent l´espagnol, un auteur trés intéressant : http://es.wikipedia.org/wiki/Antonio_Escohotado

  • vous êtes sans doute aussi pour la légalisation du dopage des sportifs ..une société sans interdits n’est malheureusement pas une société durable !

    • Vous avez un exemple de société sans interdits ? Alors comment pouvez-vous estimer qu’elle ne peut etre « durable » ?
      Prenons l’exemple le plus pris en exemple pour bafouer les libertés, il est interdit de tuer, cela empeche t’il les assasins de tuer ? N’y a t’il plus aucun meurtre dans le monde depuis qu’on a interdit cet acte ? Et si demain on légalise le meurtre, cela veut juste dire qu’on retire l’interdiction de tuer… vous allez tuer quelqu’un ? vous allez, vous, retirez la vie a quelqu’un ? Ba moi personnellement non ! désolé, j’ai pas envie de retirer la vie a quelqu’un, et si j’en ai envie, vous croyez que c’est une loi qui va m’en empecher ? Je vous rappel comme çà qu’il est interdit de violer, de voler, de tuer, de…. a moins de vivre au pays des bisounours, tout cela existe.

      Pour la drogue, autorisé drogue par drogue n’aura qu’un seul effet, reporté la consomation sur une autre drogue… vous légalisez uniquement le Canabis, l’homme libre cherche les interdits, et ira vers la cocaine,… etc… si on lui autorise tout, alors il n’aura plus d’interdit. Rappelez-vous, si vous fumez, pourquoi avoir allumer votre première cigarette, celle qui a fait débuter en vous l’addiction, l’interdit. La première goute d’alcool si vous aimez boire, avec vos potes mineurs, pour le gout de l’interdit….

  • Y deviennent un peu noeud-noeud chez Contrepoint…..

  • Solution de bon sens évidement.
    Inutile de vous dire qu’avec les hypocrites et bras cassés actuels ou futures (UPMS+FN),
    cela n’arrivera pas !!

  • Un plaidoyer bien loin de l’hystérie anti-stupéfiants populaire

    Pour un pays peuplé de personnes plus responsables, capables s’informer, de calculer les risques et de les réduire, sans céder à l’hystérie collective, merci.

  • « Repeated administration of the metabolic antioxidant alpha-lipoic acid (100 mg/kg, i.p., b.i.d. for 2 consecutive days) 30 min prior to MDMA did not prevent the acute hyperthermia induced by the drug; however, it fully prevented the serotonergic deficits and the changes in the glial response induced by MDMA »

    Eh quoi? on ne sait pas lire les négations en anglais? L’acide Alpha-Lipoïque NE prévient PAS l’hyperthermie. Merci de ne pas diffuser d’information fausse qui pourrait être préjudiciable aux consommateurs de drogues. Si un consommateur d’ecstasy achète de l’acide Alpha-Lipoïdique en pensant de pas faire d’hyperthermie, vous serez responsable.
    Contentez vous d’écrire des articles sur l’injustice énorme que constitue l’impôt servant à financer des professionnels qui fournissent une véritable information pouvant sauver des vies

    • « Une étude a montré que l’acide alpha-lipoïque empêche la neurotoxicité de la MDMA, même si la température du corps augmente. »

      Et vous tâchez de contenir votre bile, au moins le temps de lire l’article en entier, avant de passer pour plus bête que vous ne l’êtes.

      • « Est-ce que l’ecstasy tue ? Les premières morts qui impliquèrent l’ecstasy vinrent surtout de jeunes qui mourraient de déshydratation. De nombreuses études ont en effet montré que la neurotoxicité de la MDMA vient de la hausse de la température du corps1. Cette hausse de la température est particulièrement importante dans des boites de nuit fermées et peu ventilées où dansent les utilisateurs d’ecstasy.

        Pour minimiser les risques liés à la MDMA, il est donc nécessaire de veiller à la température de son corps et à s’hydrater correctement. Il est à noter qu’il faut aussi veiller à ne pas s’hydrater de manière excessive, ce qui peut causer la mort comme dans le cas d’une jeune fille qui pensait lutter contre les effets néfastes de la MDMA. Pour éviter cet effet, il est aussi recommandé de consommer de l’acide alpha-lipoïque et de la vitamine C qui sont des antioxydants. Une étude a montré que l’acide alpha-lipoïque empêche la neurotoxicité de la MDMA, même si la température du corps augmente »

        L’article ne fait que se contredire en permanence.
        Argument développé par l’auteur 1: la neurotoxicité de la mdma vient de la hausse de température (bon l’article cité ne dit pas ça mais bon)
        Argument 2: Pour contrecarrer cet effet, il faut boire de l’eau mais pas trop (la c’est juste)
        Argument 3 : pour éviter cela (L’hypersensibilité à l’eau induite par la mdma ou la déshydratation? ) il faut prendre de l acide lipoique et de la vitamine c (aucune référence n’en parle) car cela empêche la neurotoxicité (donc l’argument 1)
        Argument 4: l acide lipoique ne permet pas d’éviter la déshydratation

        Sérieusement, on est dans de la confusion totale. On dit un truc puis en fait non c ‘est pas ça. L’information est confuse et finalement que retient on? Que l’ecstasy n’est pas dangereux si on prend l’acide lipoique….
        Aprés, il y a encore d’autres erreurs, sur la durée des troubles cognitifs, par exemple. La référence citée n’a rien à voir avec l’argument.
        Le passage sur les déficit des mormons qui prennent de la mdma est également faux. Cela n’est pas la conclusion de l’étude citée qui explique simplement que les déficits cognitifs existent mais ne sont pas trés important. Cela ne signifie pas qu’il n’y en a pas.
        De plus, UNE seule étude ne prouve pas grand chose. Actuellement, l’état des connaissances sur les déficits à long terme de la consommation d’ecstasy est assez faible. Peu d’étude, peu de moyen de comparaisons, difficulté à recueillir des sujets, etc…
        Ce genre d’article fait finalement l’inverse du but, cela décrédibilise complétement les pro légalisations Je suis pour la légalisation des drogues mais pas en se basant sur des fausses informations. L’aspect « j’explique que c’est pas si dangereux » est pour moi complètement or de propos.

        • « L’aspect « j’explique que c’est pas si dangereux » est pour moi complètement or de propos »

          Je suis d’accord, mais la démarche de l’auteur est justement de se positionner en contrepied de l’hystérie commune au sujet des psychotropes et de leurs dangers. L’idée est d’inciter les gens à s’éduquer (la littérature médicale est foisonnante sur les bienfaits de la MDMA en psychiatrie) pas de leur donner carte blanche pour gober des pilules (ce n’est pas vraiment le profil du lecteur moyen de Contrepoints de toute manière)

  • Je suis d’accord avec le fond de l’article, à savoir que la prohibition permet la diffusion de produits modifiés et dangereux. Alliée à une désinformation terrible sur les drogues (un intervenant au collège pendant une heure et un au lycée qui vous disent que la drogue c’est le diable), les jeunes sont soumis à un fort risque. Une légalisation permettrait effectivement de diminuer drastiquement de tels effets, mais en revanche je ne suis pas d’accord sur la non-toxicité desdits produits. Tout dépend de la santé mentale latente de l’utilisateur. Une drogue, même sans effets physique durable, peut déclencher des troubles obsessionels compulsifs, une anxieté généralisée, et même chambouler durablement la neurochimie du cerveau, ce qui peut avoir des effets terribles pour peu que le consommateur dispose d’une adn à risque psychiatrique. Et cela est vrai même pour un type en excellente santé à la base. Attention donc. Les gens sont inégaux. Légaliser oui, banaliser non.

  • Je ne suis pas sûr qu’à défendre ce type de combat et à passer pour des intégristes libéraux, on fasse beaucoup avancer la cause du libéralisme en France. C’est pas en crispant un peu plus une société figée que l’on gagnera en liberté sur les quelques sujets vitaux qui pourraient permettre de démontrer le bien-fondé de la démarche libérale. Ça me fout un peu en rogne…

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

L’hôpital ? Suradministré ? La France entière l’est et pas d’hier et le positionnement très à gauche du président ne laisse rien augurer d’encourageant. Un fonctionnaire supplémentaire implique trois chômeurs de plus dans le secteur privé, selon le calcul de l’infaillible Charles Gave et j’apprends que le taux de croissance de la France bénéficie du nombre d’agents d’État, selon un énième arrangement avec les statistiques.

Au-delà d’un certain seuil largement dépassé, tout impôt supplémentaire implique travail dissimulé, chômage et exi... Poursuivre la lecture

2
Sauvegarder cet article

Paraphrasons : personne ne sait comment fabriquer un comprimé de Doliprane…

Hier, le grand Milton Friedman prenait l’exemple du crayon jaune, afin d’exposer sa vision du libéralisme.

https://www.youtube.com/watch?v=SDUB4Pw39sg

 

Hélas, je ne dispose ni de son talent, ni de sa vision. Je ne suis qu’un chirurgien de province mais cela m’offre un minime avantage : les inconvénients, je les vis. J’ai même le nez dans les diverses ruptures de stock dont souffrent plus cruellement les patients qui comptent sur un sy... Poursuivre la lecture

Les EHPAD existent dans les sociétés devenues prospères, et où les progrès médicaux, l’abondance alimentaire, l’amélioration des conditions de vie ont permis le vieillissement. Malheureusement, certains sont devenus dépendants. De manière concomitante la prospérité a donné les moyens matériels de prendre soin de ces personnes, dont la prise en charge est trop lourde pour les familles... quand famille il y a.

L’État maltraitant

« En 2018, la dépense de soins de longue durée aux personnes âgées s’élève à 11,3 milliards d'euros. L’essent... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles