Alarmisme climatique : caramba, encore raté !

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Alarmisme climatique : caramba, encore raté !

Publié le 7 janvier 2015
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Je crois l’avoir mentionné dans de précédents billets, mais il est parfois nécessaire de le répéter pour bien enfoncer le clou : nous allons tous mourir. Et pour ceux qui veulent vraiment savoir comment, n’imaginez même pas que ce sera suite à une déflation terrible, une hyperinflation carabinée, une crise économique mondiale abominable. Non, rien de tout cela. Nous allons tous mourir, oui, mais de chaud.

C’est dit, c’est écrit, vous le savez, cela a été suffisamment répété et l’année 2015 sera d’ailleurs propice à le rappeler dans tous les médias puisqu’afin de faire oublier ses performances catastrophiques en matière économique, le gouvernement français a tout fait pour (et obtenu que) le prochain grand raout des climato-alarmistes se tienne à Paris, à la fin de l’année. Non seulement, on va donc mourir de chaud, non seulement on va devoir supporter surpopulation et déforestation maousse, non seulement, le peak-oil qui n’en finit pas de ne pas arriver va pointer son nez tout d’un coup, mais en plus, ce sera au milieu des bouchons parisiens dantesques que cette conférence ridicule va inévitablement entraîner.

Time : freezing or warming ?

Vous êtes prévenus.

Rassurez-vous cependant pour ce qui concerne les abominations climatiques : il vous reste encore quelques années avant que la catastrophe soit complète. Cependant, et c’est là que cela devient croustillant, il y a quelques décennies, les mêmes climato-catastrophistes annonçaient déjà que les abominations météorologiques auraient lieu dans quelques années, c’est-à-dire … à présent. Et 2015 était souvent présenté comme une date importante dans ces prédictions qu’il est de bon ton de passer en revue maintenant, histoire de comparer.

Ainsi, l’ONU avait construit de fort jolis modèles climatiques qui prévoyaient tous qu’arrivé 2015, la Terre se serait réchauffée d’au moins un bon degré Fahrenheit (plus d’un demi degré celsius, disons). Las. En ce mois de Janvier 2015, on enregistre officiellement une dix-septième année sans réchauffement. Zut.

Ainsi, le docteur Paul Ehrlich, le président du Center for Conservation Biology à l’université de Stanford aux Etats-Unis, célèbre pour son fameux livre, « La Bombe P » (The Population Bomb) sorti en 1968 et qui prévoyait la catastrophe inévitable due à l’augmentation de la population, écrivait en 1981 un autre livre alarmiste, « Extinction », dans lequel il prévenait que toutes les espèces des forêts tropicales auraient probablement disparu suite aux catastrophes environnementales. À la page 291 de son édition américaine, on peut lire :

« La moitié des populations et des espèces des forêts tropicales humides seront éteintes au début du siècle prochain [dans les années 2000, donc] et auront toutes disparues pour 2025 »

Ça fout les miquettes, mais il a cru bon d’ajouter que ses modèles, dans les pires des cas, prévoyaient que l’extinction complète arriverait plus tôt, vers 2010, et que si aucune action n’était tentée, l’humanité ferait face à une catastrophe aussi sérieuse qu’une guerre thermonucléaire complète. Bon. C’est raté, pour le dire gentiment (et c’est tant mieux).

Concernant le pétrole, difficile de ne pas se souvenir des myriades de prédictions affolantes que le siècle précédent et même celui-ci ont produites, et qui aboutissaient toutes à des catastrophes civilisationnelles marquantes à base de Mad Max et autres joyeusetés. Entre les prédictions de Hubbert et celles qui suivirent, on ne manque pas de matière de réflexion voire de rigolade.

peak oil - nope

D’autant que les réserves prouvées s’établissent actuellement autour de 1500 milliards de barils, ce qui laisse un peu de marge (40 années de consommation courante, environ). Autrement dit, les réserves prouvées ont plus que doublé dans les dernières décennies, et les prévisionnistes devront encore repousser d’autant l’apocalypse civilisationnelle promise, ce qui nous promet encore quelques années de débats houleux où ces derniers montreront surtout que s’ils maîtrisent parfois les techniques pétrolières, ils ont bien du mal à comprendre les réalités, économiques celles-là, qui remettent fondamentalement leur raisonnement en cause.

al gore ice cap lieOn pourrait aussi évoquer les prévisions des uns et des autres concernant les glaces arctiques. Nous pouvons revenir sur celles d’Al Gore, Monsieur Prix Nobel, qui insistait pourtant en 2009 qu’au rythme des exactions humaines, on ne s’en sortirait pas indemnes en 2015, comme en témoigne cet article du Huffington Post de décembre 2009. Mais zut alors, la réalité, assez pernicieuse, ne s’est pas pliée aux desiderata du nobélisé. On pourrait évoquer aussi le rapport «Yale Environment 360», de 2012, qui disait :

« Peter Wadhams, qui dirige le groupe Physique de l’Océan Polaire à l’université de Cambridge pense que l’Arctique devrait être complètement dégelé avant 2020 et peut-être même dès 2015. »

Au point le plus bas de 2014, les données recueillies montraient que la glace recouvrait environ 4.4 millions km². Oups. Enfin bon, d’ici 2020, il reste encore cinq années de sursis à ce brave homme.

Et à ce petit passage en revue, on doit bien sûr ajouter les pires prédictions du Jour de la Terre (en 1970) qui, toutes, doivent être maintenant passées au crible de la réalité telle que nous avons pu la vivre et nous la vivons actuellement. La comparaison ne laisse guère de doute : les alarmistes ont eu, constamment, tort.

al-gore-bd-suitPartant de cette constatation, on se demande bien pourquoi tant de monde continue, obstinément, à les écouter. On se demande aussi, en regardant l’historique assez pitoyable de leurs prévisions et la facture particulièrement salée associée au suivi scrupuleux de leurs recommandations assises, finalement, sur du vent, comment le gouvernement actuel peut-il espérer la moindre crédibilité en ouvrant les portes de Paris à la mascarade climatique dont on va nous rebattre les oreilles pendant les prochains mois.

Si l’on factorise de surcroît la raison évidente (bénéficier du buzz médiatique pour redorer l’image calamiteuse de l’exécutif français), l’ensemble de l’opération s’apparente encore à une fumisterie que le contribuable paiera, en pure perte. Et mon petit doigt (assez fiable questions prévisions, lui) me dit que le buzz engendré ne suffira pas à améliorer le bilan du gouvernement. Bref, un bon gros échec global.

En ces temps incertains où le futur, même s’il est plein d’avenir, est tout de même rudement plus complexe à prédire que le passé, il serait nécessaire que nos élites auto-proclamées admettent que les prévisions à plus d’un an, surtout en matière de climat, sont à prendre en toute humilité, celle livrée avec des grandes pincettes qui évitent de se tacher avec de la grosse incertitude crasse. Malheureusement, comme cette humilité et ces pincettes ont été soigneusement rangées au placard par nos politiciens à l’ego surdimensionné, et comme en plus de cela, ces prévisions ouvrent des perspectives intarissables de pouvoir et fournissent une excuse en acier recyclé à carbone compensé pour accroître ponctions et taxes, on aura droit pour encore un bon moment aux interminables gémissements des pleureuses professionnelles gaïa-compatibles.

Au moins pourra-t-on se réjouir des nombreuses prévisions qu’ils nous fourniront encore et des gamelles qu’ils se prendront donc en conséquence.
—-
Sur le web

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  • Contrepoint m’a amené a être beaucoup plus climatoseptique que je ne l’étais et je l’en remercie. Il faut dire qu’en lycée j’avais eu un bourrage de crâne en règle (sortie au ciné voir le film d’Al gore – exposés et tout et tout).

    Il était quand même flippant ce film d’Al Gore avec ses powerpoint .

    J’étais sortie du lycée en me disant, demain la france sera l’espagne, se sera mad max à la pompe à essence, adieux les côte bretonnes l’amazonie, les glaciers etc… . Mon pays 4eme, (….uup’s 5eme… oup’s 6eme) puissance économique dominerait cependant l’europe car les allemands ne faisant pas assez de bébés était sur le déclin économique.

    Et puis j’ai appris qu’on avait découvert des bateaux vicking sous les glaces. Et eux n’avait pas des bateaux au diesel que je sache. Big bug dans mon cerveau. Et maintenant, l’allemagne écrase l’europe et je bosse pour payer la retraite des Allemands. Re-bug.

    Super l’éducation nationale !

    J’espère qu’on ne m’a pas aussi menti sur les vertus d’un système par répartition qui va m’assurer une retraite radieuse et sur l’euro.

    En attendant d’avoir le fin mot de l’histoire comme j’ai déjà le sentiment d’avoir été prise pour une « c*nne » je mets tout dans les poubelles jaunes. Absolument tout.

    • Tiens ! Je me reconnais là dedans 😉
      Pendant ce temps-là je diffuse …

    • Au moins, si votre cerveau bugue (ou bugge, ou beugue parait que les trois sont valables) face à des informations qui se veulent contradictoires, ça veut dire que vous êtes suffisamment intelligente pour remettre en question le bourrage de crâne.

      C’est bien ! 😉

      C’est loin d’être le cas de tout le monde.

    • « je mets tout dans les poubelles jaunes »

      en faisant ça vous luttez contre le chômage !
      d’ailleurs faudra m’expliquer en quoi se tromper de poubelle réchauffe la planète…

    • Le problème c’est que Contrepoint n’est pas une source scientifique. Vous vous êtes fait une opinion qui se base justement sur des articles de faiseurs d’opinions. Tout ceci n’est que de la politique.
      Vous caricaturez un peu mais sachez que demain n’est pas 2015 mais 2050 ou 2100. Je ne vois pas en quoi on vous a trompé. La science est quand même à 99% dans le sens que cet article combat. Vous avez juste choisi d’adhérer à des idées plutôt qu’à d’autres mais la question est pourquoi.

      2014 a été l’année la plus chaude dans le monde et en France (+2 à +3° par rapport à il y a 50 ans en France, ce qui est considérable, voyez nos « hivers » faméliques qui illustrent ce phénomène). Il faut quand même équilibrer les arguments en toute objectivité.

      • N’étant pas scientifique, je vois que:
        – ce que racontent les medias et vos « scientifiques » (qui, au GIEC, n’en sont pas, pour l’écrasante majorité) ne se vérifie pas dans mon quotidien, ni dans le monde (cf. Liste interminable de toutes les prévisions non vérifiées dans les faits).
        – c’est sympa de nous apprendre que 2015 c’est maintenant, mais pourquoi ne pas se souvenir de ce qu’ont dit nos catastrophistes dans le passé à des moments où 2015 était l’avenir. C’est grave de ne surtout pas tirer des leçons, refuser de voir qu’ils ont eu tort sur tout et… Continuer d’écouter leur sainte parole. En tout cas je ne vois pas la logique. Ça me rappelle la fameuse citation où il s’agit de faire et refaire les mêmes expériences en s’attendant à ce que le résultat finisse par changer. Elle est d’un âne, cette phrase, certes, mais bon 🙂
        – quand vous parlez des 99%, vous devez faire allusion à ce qu’on appelle le consensus. Sauf qu’il n’existe que pour les réchauffistes et leurs amis des différents ministères de la parole. Lâcher 99% comme ça prouve directement qu’aucune étude sérieuse n’a été faite pour montrer les proportions réelles et qu’on veut peut-être cacher quelque chose en évitant tout débat. Je rigole en pensant au procureur à 99% de Toulouse…
        – chaque année depuis 2003 j’entends que c’est la plus chaude. Je ne fais pas de mesures, mais par rapport à quotidien, mes activités et mon travail, je peux vous assurer que y a rien de bien chaud. Et pourtant ça m’arrangerait…
        Bref, je suis du genre à ne rien prendre pour argent comptant, mais quand les mêmes gens ont toujours tort, et ce, sur des décennies, je me demande pourquoi il faudrait les écouter. Perso, je n’aime pas franchement qu’on me raconte des balivernes. Que ça se traduise par perte de liberté et spoliation fait parfaitement office de facteur aggravant.

    • Ah, c’est marrant, quand j’étais au collège (il y a 10 ans) les manuels de SVT étaient assez réservés sur le réchauffement climatique : on nous expliquait que depuis quelques décennies notre planète montait en température, mais qu’à une échelle géologique ce n’était pas la première fois…

  • cela fera un bon sujet d’étude » pour les générations de sociologues dans le futur

    d’autant que cette « ambiance » a débordé dans tous les domaines
    on nous bassine avec les micro paricules, mais je serais très curieux de pouvoir consulter sur quelles bases les affirmations répétées à l’envi sont fondées?
    Il y aurait une différence d’espérance de vie en campagne et en ville?
    Pourtant, HongKong, bien connue pour ses vertes praqries a la longévité la plus élévée au monde?
    Hier, j’entendais(je n’écoute plus…) une émission, où la journaliste, auteur d’un torchon, oups d’une étude à la Séralini, sur les terribles pesticides, et de citer les ravages du DDT
    cette andouille a-t-elle un seul cas de problèmes de santé humaine dus au DDT,ou bien elle a pris en compte les millions de morts du palu, suite au bannissement du DDT?

    Bref nous vivons un problème de civilisation, le pape l’a bien compris qui prend le train en marche

    • La seule et unique voie est le libéralisme.

      Aujourd’hui, par exemple, l’Europe paye nos agriculteurs à ne pas travailler.
      Ils exploitent des plus petites parcelles et les gavent de produits.

      En nouvelle Zélande, ils ont organisé librement l’agriculture. C’est un exemple mondial à suivre.

      L’Etat est la plus grosse source de pollution et de problèmes.

      C’est valable pour le reste de l’économie. Nous pourrions être responsabilisé, recycler, mieux consommer etc… Si nous avions enfin notre liberté. Les ajustements en prix-produits- besoins-stocks dispo etc se feraient naturellement.

      L’Etat fausse le marché, truc le jeu, puis nous accuse de détruire nos ressources.
      Cette méthode est: le bâton, le bâton, et le bâton ! Épuisant.

      • Oui, l’arme de la culpabilité, imparable.

        Tous coupables! Il faut payer!!…

        • Plus facile de régner sur un pénitencier que sur une communauté d’hommes libres, ou d’ailleurs le mot régner prend une signification que les grosses têtes d’en haut ont du mal a conceptualiser….

      • « Aujourd’hui, par exemple, l’Europe paye nos agriculteurs à ne pas travailler.
        Ils exploitent des plus petites parcelles et les gavent de produits. »
        Gaver, au prix où c’est, les agriculteurs n’ont pas franchement intérêt. Ils ne sont pas plus idiots que les autres. C’est de la propagande écolo classique: on balance des chiffres sans références ou avec des normes « au doigt mouillé (comme les nitrates par exemple).
        Quant à la NZ, n’oublions pas que c’est un pays très peu peuplé, avec un marché intérieur très faible. Quand les prix mondiaux sont élevés, ils boostent leur production en utilisant autant d’intrants que les européens (cf le lait en 2014).

    • Oui cette ambiance s’insinue partout.

      Avec la bénédiction du politique : cela le pose en homme providentiel que s’auto-saisit de la noble fonction de nous protéger des pseudo-dangers qui nous menacent…

      Et c’est tout bénef : dangers fantaisistes, chiffres fantaisistes, actions non évaluées ni bornées dans le temps (le climat a l’horizon 2100, LOL!). Que du bonheur pour l’aprrenti don quichotte.

      Ah c’est plus facile que d’inverser les courbes du chomages, même en les tordants a coup de statistiques bidons…

  • Et on peut dire adieu à la croissance qu’aurait générée le trafic maritime par les routes polaires. Encore un coup de ces salauds de sceptiques !
    http://www.alaskapublic.org/2014/12/31/arctic-shipping-chills-in-2014/

  • Peut t-on avoir votre calcul et sources pour :
    « 1500 milliards de barils, ce qui laisse un peu de marge, 40 années de consommation courante »
    Merci.

  • La technique du doigt n’est valable que sur un élu qui a bien mangé. Par contre ça peut être dangereux.
    (Rejets de méthane, etc..)
    Les milliers de scientifiques et de super calculateurs essayent de prouver un truc.
    Alors il fixe un objectif (avec notre pognon) et trouve des arguments corroborants pour expliquer que oui en effet, c’est vrai !
    Ça marche aussi avec Hollande. A force de dire, ça va aller, le chômage va baisser, etc…. Un jour peut être que ça peut être VRAI.
    Voilà en gros un foutage de gueule mondial qui marche avec à peu près tout et n’importe quoi.

    Ce seul hic, est ce pognon claqué, cette pollution engendrée en brassant du vent escrologique.

    • Hollande me fait penser à ces shamans qui agitait un baton vers le ciel pour faire tomber la pluie, sauf que lui c’est la croissance qu’il attend.
      Quand j’entends que la baisse des prix du baril et la baisse de l’euro seront une bouffée d’air pour l’économie, j’en suis navré. On est obligé de s’en remettre à ça. C’est pathétique…

      En attendant, la baisse de l’euro ne profiterai que très peu puisque les entreprises importatrices payent leurs matières premières plus chères. Pas besoin de faire Harvard pour comprendre ça !

      • Au moins le shaman ne fait qu’agiter son bâton vers le ciel. Hollande, lui, fait distribuer des coups de bâton sur le dos et dans les roues de ceux qui pédalent.

  • Je pense qu’il devient urgent de rendre obligatoire l’installation d’un détecteur de bobards à proximité de son téléviseur.

  • m’enfin , on a prévu la venue du messie , et il est arrivé le divin enfant ,comme quoi être sceptique ne change rien a l’avenir . si ils disent qu’il fera chaud , il fera chaud . en 1976 il faisait chaud a 19 C° dans l’appart du pauvre alors pourquoi pas à 15C° demain !

  • Les normes de communication de l’écologisme sont maintenant bien rodées : 1) on relate une étude « scientifique » à la méthodologie obscure sans préciser de marge d’erreur, avec une présentation destinée à choquer le public ; 2) on évoque la possibilité de conséquences catastrophiques, en général sans aucune preuve ; 3) on demande des lois liberticides destinées à limiter les activités humaines, puisque l’homme, « c’est mauvais pour la planète ».
    Donc « 2014 est l’année la plus chaude » (quelques centièmes de degré de plus que 2010, avec une marge d’erreur de… 0,1°).
    Pour justifier leurs actions, les défenseurs de l’écologisme mettent en avant l’avenir des générations futures. Cette interrogation sous-entend toujours l’environnement naturel, rarement l’économie et leur niveau de vie, jamais leurs libertés.
    L’écologie, en tant que gestion des ressources et des déchets, doit irriguer de façon pragmatique les décisions. L’écologisme, en tant qu’idéologie néo-malthusienne, s’appuie sur la désinformation, la peur et souvent, la discréditation des adversaires. La première est partie intégrante des processus démocratiques, la seconde est un totalitarisme qui ne dit pas son nom.
    Ainsi parlait Stephen Schneider (collègue de Paul Ehrlich cité dans cet article) en 1989: «Nous devons présenter des scénarios effrayants, proférer des affirmations simplistes et catastrophiques sans prêter attention aux doutes que nous pourrions avoir. Chacun d’entre nous doit choisir entre l’efficacité et l’honnêteté».
    C’est le tour de force des militants écologistes d’avoir subverti la science pour convertir le politique. C’est exactement ce qui était annoncé par les grands-prêtres du club de Rome dans les années 70…
    Le pire est que la France fait du zèle pour redorer le blason de son « président »…

  • Malgré les preuves que le réchauffement climatique c’est de la pignoufferie de politiciens, on peut encore lire dans la presse (subventionnée, ceci expliquant bien entendu cela), pas plus tard que cette semaine, que c’était troporrrribe, la France n’a jamais connu d’année plus chaude que 2014, depuis que les relevés existent dans notre beau pays.
    Personne ne parle bien sûr du terrible froid qui s’est abattu sur l’Amérique du Nord au même moment.

    • Une moyenne annuelle vaut plus qu’une habituelle vague de froid américaine qui arrive chaque année à de multiples reprises. « Personne ne parle du terrible froid »; vous en avez d’autres dans le genre? Pardon mais les médias inventent des vagues de froids en France aussi. Il fait terriblement froid lorsqu’on a enfin des températures de saison. Pour le coup, ça, ça me fait réagir.

  • Hollande incapable, totalement désemparé s’auto-promeut maître d’oeuvre du sauvetage de la planète!!!
    Ce réchauffement climatique tourne à la farce burlesque !

  • Bon vous rigolez tous, et bla-bla-bla, la terre se porte bien, on va tous mangez bio et roulez à vélo pendant la conférence des naturistes à Paris …ok! Mais quel est le rapport du libéral à sa planète?Écoute-t-il son environnement, l’observe-t-il? Chasse? Pêche? Cueillette? Cultivation? Élevage? Enfin les liberaux existant, ou finalement autant il y allait franchement une fois qu’il n’y aura plus rien on ira ailleurs?

  • Vu que le climat de la terre bouge constamment depuis qu’il y a de la vie carbonée à la surface, je ne vois pas pourquoi ça changerait aujourd’hui.
    Donc, le climat continuera de changer avec ou sans nous, reste que certains d’entre nous nous en accuse.

  • Comme les conseillers du Président sont Nicolas Hulot, connu pour sa nullitude scientifique et son idéologie environnementale radicale, et Jean Jouzel, prisonnier de ses mensonges et de sa fonction au sein du GIEC/IPPC, il est clair que notre bien-aimé Président ne connaît pas la dure réalité des faits qui réfutent les thèses foireuses du GIEC, et il gobe benoîtement les mensonges de l’ONU, de l’OMM, de Météo France, de l’AFP, des médias, et des khmers verts… Bref, l’année 2015 sera rude pour les citoyens, soumis à un feu roulant de propagande lyssenkiste, et elle se terminera par un bide de la Grand’Messe du COP21 Paris (au coût pharaonique, aux frais des pôvres contribuables qui commencent à s’énerver).

  • La NASA est capable d’envoyer des hommes sur la Lune mais ce qu’elle dit sur le rechauffement climatique est bidon ?
    Les académies des sciences des pays du G8 ont donc torts ?
    L’American Geophysical Union ment ?
    Etc…

    C’est le Complot des Grandes Températures, brr. *peur*

    http://ecologie.blog.lemonde.fr/2012/01/26/la-nasa-illustre-le-rechauffement-climatique-de-1880-a-2011-%E2%80%8E/

    • Entre concentrer les ressources d’un pays sur UNE fusée vers UNE destination (aussi éloignée soit elle) et comparer (avec des moyens plus limités) des millions d’échantillons provenant de milliers de stations météorologiques en évolution sur des centaines d’années, on franchit un pas dans la complexité.

      Alors vouloir ramener toutes ces données à une seule cause qui est l’émission de dioxyde de carbone par l’espèce humaine grâce à un effet (de serre) qui n’a jamais été prouvé scientifiquement ou empiriquement, mais estimé par extrapolation des données obtenues sur une planète étrangère, on franchit un pas dans l’absurdité.

      Tout cela pour éluder, même sur leur propre graphique, le fait qu’entre 1945 et 1978 et depuis 1998 les températures n’augmentent pas du tout, et ce bien que les émissions de dioxyde de carbone ont augmenté de 35% pendant cette dernière période (et n’ont donc jamais été aussi élevées), on franchit un pas dans l’obscurantisme.

      Les crédits de ces instituts comme le GIEC ou le GISS dépendent de l’existence du réchauffement climatique qu’ils défendent : Ils ont donc tout intérêt à corroborer cette théorie le plus possible.
      Quant aux gouvernement, prenez la France par exemple : en 2015 se tiendra la conférence internationale sur le climat. Imaginez un peu si François Hollande ou un membre de son gouvernement se mettait à exprimer son scepticisme quant à l’existence même du problème (ou de notre capacité à le résoudre) pour lequel on a dépensé tant d’argent.

      Car c’est aussi le problème : Aucun membre de gouvernement n’ira annoncer à son peuple que la raison pour laquelle ont été investis des dizaines, centaines de milliards était en fait une bonne blague.

      Mais vous avez sûrement raison, personne ne nous a jamais affirmé que « notre système de santé est le meilleur au monde, tout le monde nous l’envie » ou encore que « notre système de retraite est le meilleur au monde, c’est une chance pour la France », « Les idées économiques libérales sont incompatibles avec notre système de valeur ». Et aucun pays majeur sur la scène mondiale n’a vu révélé ses agissements d’espionnage d’envergure gargantuesque de tous les pays, alliés ou non, derrière leur dos.

      Non vraiment, les gouvernements, ce sont tous de gentils affables honnêtes (qui font des bisous)

  • mieux vaut en effet s’alarmer du climat social
    j’écris cela car c’est un triste jour pour la liberté d’expression

  • Je lis H16 depuis maintenant quelques mois avec une satisfaction presque toujours renouvelée. Je considère ses analyses comme réellement pertinentes. Sous leur ton caustique, voire cynique, elles sont profondes et à la mesure des problèmes posés..
    Il y a cependant un sujet sur lequel je ne le suis pas. C’est celui du dénigrement permanent de toute réalité de la problématique environnementale. C’est comme cela, en tout cas, que je lis ses interventions sur ce sujet.
    C’est, à mon sens, regrettable à plus d’un titre. Premièrement parce que, s’il se trompe, ce que je crois, il le fait sur un sujet lourd de conséquences où les enjeux sont énormes pour nous-mêmes et ceux qui nous suivront. Je le déplore aussi car ses positions en la matière affaiblissent un peu la grande crédibilité que je lui accorde en général, en ce sens qu’il apparait finalement semblablement à ceux qu’il dénonce comme les ayatollahs de l’apocalypse. C’est à dire pétris de certitudes (sur ce sujet).
    La clairvoyance d’H16 est, selon moi, guidée par un grand et libre sens de l’observation. Il sait se départir des idées toutes faites avec une grande lucidité. Je crois qu’il devrait mettre à profit cette qualité et faire appel à sa propre expérience/mémoire pour contribuer à faire émerger, autant que possible, une réalité objective sur les questions liées à l’environnement. Effectivement la désinformation, là aussi, est quasi permanente. Elle n’est pas toujours où l’on pense. Le revirement de la gauche face aux questions environnementales est récent (très récent). Pour avoir depuis longtemps beaucoup lu sur ce sujet, je peux dire que c’est à gauche que j’ai toujours trouvé les oppositions les plus fortes, les plus anciennes (et les plus lamentables) à l’émergence d’une problématique environnementale (pour des raisons idéologiques, politiques et historiques qu’il est facile de comprendre).
    Quoi qu’il en soit, je remercie sincèrement H16 pour ses chroniques.

    • La prétendue problématique environnementale n’est qu’un levier pour obliger les individus à faire des choses qu’ils ne feraient jamais de leur propre chef s’ils étaient livrés à leur logique et à leur libre-arbitre. L’environnement fluctue, l’homme s’adapte et de lui-même cherche à réduire ses pollutions parce que personne ne vit dans un dépotoir s’il peut faire autrement. La nature fait bien moins de victimes que par le passé, et il n’y a besoin d’aucune action collective coercitive, sauf pour entretenir les parasites de la liberté qui en vivent.

    • Je vous propose une vidéo d’un humoriste américain George Carlin sur le sujet « Sauvons la planète  »

      https://www.youtube.com/watch?v=JA5ftCNunRE
      😉

    • Qu’est-ce que « la problématique environnementale » ?

      Les citoyens européens sont sensibles dans une très grande majorité aux questions d’environnement. Personne n’a envie de vivre dans un air pollué, de se faire intoxiquer en se baignant, de voir des dépotoirs au bords des routes. Mais la question de l’environnement est si large qu’elle donne lieu à toutes les récupérations : maltraitance des animaux, biodiversité, épuisement des ressources, manipulations génétiques … Et à toutes les interprétations : dangers multiples, surpopulation, destruction de la planète, fin de l’humanité …

      Il est indispensable d’avoir un esprit critique sur les interprétations (ce qui manque totalement dans les media) et de dénoncer les récupérations (les media ont une large responsabilité dans ces récupérations – ça fait vendre !). Et c’est indispensable tout simplement parce que l’on ne va nulle part avec tout ça. L’ensemble est incohérent à la fois au niveau écologique où les différentes sensibilités sont souvent en opposition, que sur le plan économique et même sur le plan sécuritaire : les dangers sont innombrables (chimie, toxiques, travaux dangereux, pollution de l’air, radiations mais aussi famines, processus non maîtrisés, catastrophes sociales …)

      Chacun essaie d’attirer l’attention des autres par une surenchère dans la peur de l’avenir. Mais comment classez vous les problèmes et définissez vous les priorités si vous ne commencez pas par dénoncer les faussaires. Et je vous rappelle la devise des pilotes de la RAF durant la 2e guerre mondiale : le boche qui te descendra sera celui que tu n’a pas vu venir !

    • « Premièrement parce que, s’il se trompe, ce que je crois, il le fait sur un sujet lourd de conséquences où les enjeux sont énormes pour nous-mêmes et ceux qui nous suivront. »

      Il serait donc interdit se se tromper, d’avoir une opinion divergente, de prendre du recul en constatant que ce n’est pas la première fois qu’on crie au loup, avec à chaque fois la même ferveur religieuse, incluant l’apocalypse, les péchés mortels, la rédemption par le sacrifice ?
      En quoi tout cela serait lourd de conséquences ?

      Ce qui serait lourd de conséquences, c’est qu’on laisse une bande de fanatiques dont les théories sont franchement faibles nous dicter leurs lois, nous taxer nos revenus pour rien.

      Considérez-vous que les solutions socialistes qui ne fonctionnent pas, n’ont jamais fonctionné, pas même par hasard fonctionneront dans le cas du réchauffement climatique et qu’il faut tenter le coup ?

      • Re-bonjour,

        Ce petit nouveau message en réponse (non polémique) aux co-lecteurs de Contrepoints qui ont bien voulu réagir à mon post du 7 janvier.

        Je souhaite dire gentiment à ph11 que, sur le site de Contrepoints, sur les questions environnementales, force est d’observer que ce sont les idées que je défends qui sont « divergentes » et qui, en conséquence, réclament de l’écoute et de la tolérance.
        Je ne suis ni un scientifique, ni même un intellectuel (je m’en défend d’ailleurs au vu de la définition qui en est donnée aujourd’hui par la doxa dominante).
        Contrairement à beaucoup d’autres lecteurs de Contrepoints, je suis incapable de me fonder une opinion ex nihilo sur le changement climatique par exemple.
        Mon approche est simple, voire simpliste, mais il se trouve qu’elle s’est vu légitimer sur d’autres sujets pour lesquels vous me rejoindriez, j’en suis sûr.
        Ma vision de la problématique environnementale a 3 sources principales, en premier lieu, mes propres observations (je ne suis plus tout jeune et je suis curieux). Je suis, depuis de nombreuses années, un pratiquant assidu et fidèle de la montagne et des grands espaces. Secondement, j’ai beaucoup voyagé et côtoyé d’autres cultures. Enfin , la dernière source qui a forgé mes convictions, c’est la lecture des fastidieuses publications, de toutes nationalités, qui, depuis plusieurs décennies, tentent d’éclairer ce sujet.
        Quand j’agrège ces différentes données, en comptant les publications scientifiques non tendancieuses qui , contrairement à ce qui est dit sur ce site, dénoncent très majoritairement les problématiques environnementales y/c en matière climatique, j’en arrive aux constats qui sont les miens.

        Le fait que la gauche se soit emparé récemment (à l’échelle de l’histoire contemporaine) de ce sujet avec la sincérité et l’opportunisme qu’on lui connait ne peut me conduire à penser que les problèmes n’existent pas. Je le répète, la gauche a toujours rejeté jusqu’à récemment, pour des raisons consubstantielles à sa pensée (énoncée initialement dans la fameuse formule de Protagoras), l’idée même que des questions environnementales puissent se poser.
        La fait que la droite ait déserté tout le champ des idées et de la réflexion depuis longtemps ne peut me conduire non plus à penser que les problèmes environnementaux n’existent pas.

        Il y a quelques années, certains ont essayé de résoudre les problèmes environnementaux avec une démarche pragmatique, de droite dirons-nous, en tentant de faire rentrer ces questions dans le champ du marché. Laissant la régulation aux acteurs économiques et sociétaux. Je crois qu’il faudrait poursuivre cette approche. Je ne plaide évidemment pas pour les solutions socialisantes.

        Enfin, je voudrais dire à Pragmat que la conscience écologique est, contrairement à ce qu’il avance, déplorable, tout particulièrement en France. Par rapport à nos aïeux, nos grands-parents et même nos parents (souvenons-nous, ils faisaient de l’écologie sans le savoir), cette conscience s’est délitée à mesure que la bêtise gagnait du terrain. Notre conscience écologique est proche du zéro pointé, comme, je le crains, toute autre forme de conscience.
        Prendre en compte ce qui apparait a priori comme des contraintes ou une limitation de la liberté ne peut se concevoir qu’avec des esprit bien formé qui acceptent de tempérer une toute partie de leur plaisirs immédiats, futiles, au profit de leur propres descendance, de la collectivité (sans K) et, je le crois, à leur propre profit, mais sur la base de considération de nature à les élever plutôt qu’à les maintenir comme des ventres mous.

        Dernier mot pour Black Mamba. Si la gouaille suffisait à transformer un discours déclamé en vérité, je voterais pour Mélenchon.

        Bien cordialement,

  • Les commentaires sont fermés.

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