Poutine ne va pas à l’Église, c’est l’Église qui vient à lui

En Russie, le clergé orthodoxe et l’État nouent des relations incestueuses.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
Poutine Pussy riots credits Thierry Ehrmann (licence creative commons)

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Poutine ne va pas à l’Église, c’est l’Église qui vient à lui

Publié le 30 décembre 2014
- A +

Par Cathy Young.
Un article de Reason.com

Poutine Pussy riots credits Thierry Ehrmann (licence creative commons)

L’événement le plus retentissant qui a eu lieu en Russie en 2012 n’a pas été le retour de Vladimir Poutine à la présidence en mai. C’était le procès des trois jeunes femmes du groupe punk Pussy Riot, accusées de « hooliganisme motivé par la haine » pour une manifestation en forme de protestation réalisée dans une église de Moscou. Leur infraction consistait en une brève chanson chorégraphiée dans la Cathédrale du Christ-Sauveur en février, commençant par une prière chantée : « Mère de Dieu, sainte Vierge, chassez Poutine ». Le 17 août, après un procès sans jury au cours duquel le juge a ouvertement favorisé la partie accusatrice, Maria Alekhina, Nadejda Tolokonnikova et Ekaterina Samoutsevitch ont été déclarées coupables, et condamnées à une peine de deux ans de prison. En octobre, deux d’entre elles ont été déplacées dans des colonies pénitentiaires éloignées.

Le procès, qui a été condamné par des personnalités allant de la chancelière allemande Angela Merkel à la chanteuse islandaise Bjork en passant par l’ancien président et dissident polonais Lech Walesa, est devenu dans le monde un symbole de l’approche brutale du Kremlin face à ses dissidents et à la liberté artistique. Mais à la base, le procès des Pussy Riot nous montre l’union malsaine de la religion organisée et de l’État autoritaire dans la Russie contemporaine.

La protestation des Pussy Riot ne parlait pas seulement de Poutine, mais aussi des liens chaleureux qui unissent le Kremlin et l’Église Orthodoxe Russe sous l’égide du Patriarche Cyrille, favorable à Poutine. L’acte d’accusation contre les rockeuses punk mentionnait non seulement l’atteinte portée aux croyances des chrétiens orthodoxes, mais aussi « l’abaissement des fondements spirituels de l’État ».

L’affaire a tout d’une affaire moyenâgeuse. La chaîne de télévision publique Rossiya a qualifié à plusieurs reprises ces femmes de « blasphématrices », et un cofondateur du groupe de jeunes pro-Kremlin Nashi a déclaré que le déclin de la sévérité des lois contre le blasphème en Europe avait mis le continent sur la voie d’un libéralisme destructeur. Durant le procès, le juge a jugé pertinent de prendre en compte que les Pussy Riot avaient enfreint les règles établies par un concile du XVIIIe siècle. Hors de la salle d’audience, l’avocat d’un des témoins de l’accusation a très sérieusement annoncé à un journal que les actions du groupe provenaient de Satan en personne.

Ces développements annoncent-ils une nouvelle théocratie russe ? Si une partie du fanatisme religieux sous-tendant le scandale était sans aucun doute sincère, l’accusation était pour l’essentiel un affichage criard de moyenâgeries de pacotille ; un théâtre politique où jouaient des staliniens se réclamant de Jésus, des clercs du KGB et des soldats du christianisme qui trempent dans le porno soft. Comme Andrei Kolesnikov, éditorialiste à la Novaya Gazeta, le faisait remarquer, le vrai rôle de la religion dans la Russie contemporaine peut être résumé par la formule de Karl Marx en 1852, dans son pamphlet Le 18 Brumaire de Louis-Napoléon Bonaparte, décrivant « la domination des prêtres comme instrument de l’État ».

« La patrie gardée par Dieu »

L’ironie n’échappera pas à quiconque se souvient à quel point les méfaits des Soviétiques ont été caricaturés en impiété par beaucoup d’Occidentaux, spécialement par les Américains. « La tentative du communiste de réaliser un homme nouveau sans l’appui de Dieu » était un thème central du célèbre discours de Ronald Reagan sur « l’Empire du Mal » en 1983 ; trois décennies plus tôt, l’addition de « sous l’égide de Dieu » dans le serment d’allégeance au drapeau des États-Unis était entre autres motivé par le désir de l’Amérique craignant Dieu de se différencier de l’URSS athée.

L’URSS méritait très certainement sa réputation d’impiété. En 1918, la Russie soviétique est devenue le premier État officiellement athée, et ses dirigeants ont attaqué la religion de manière aussi soutenue qu’impitoyable. Des milliers de prêtres, de moines et de nonnes ont été tués, et plus encore ont été emprisonnés. Les églises ont été pillées, converties en entrepôts ou en club de rencontres, ou même rasées. La cathédrale du Christ-Sauveur, démolie en 1931, en était d’ailleurs la victime la plus célèbre : le bâtiment actuel, où les Pussy Riot ont commis leur délit, est une reconstruction des années 1990. Plus tard, la violence physique a laissé la place à une propagande de guerre agressive contre la foi.

La persécution s’est allégée après l’invasion d’Hitler en 1941. Cherchant à rallier les chrétiens à sa « guerre sainte », Joseph Staline a sabordé la campagne antireligieuse et a permis à des milliers d’églises de rouvrir. Les attitudes des officiels ont fluctué pendant les quarante années suivantes, mais l’athéisme est toujours resté central dans l’idéologie de l’État. Dans les années 1970 et au début des années 1980, alors que le communisme soviétique se dirigeait clopin-clopant vers les poubelles de l’Histoire, la foi des croyants devait le plus souvent rester cachée sous peine de conséquences déplaisantes. Aller à l’église pouvait vous coûter votre emploi ou votre place à l’université. Ceux qui dépassaient les limites, comme les prêtres dont les sermons allaient trop loin, ou les laïcs qui publiaient des samizdats chrétiens, étaient harcelés, terrorisés, et parfois jetés en camp de travail ou en hôpital psychiatrique. Les baptistes et autres « sectaires » se voyaient réserver un traitement spécialement sadique.

Tout cela a changé dans les années 1980, quand les réformes de Mikhaïl Gorbatchev ont ouvert la société soviétique. L’intérêt pour la religion a fait un bond, juste au moment de la célébration du millénaire de la conversion de la Russie au christianisme en 1988 (ce qui a été l’occasion de diffuser pour la première fois des offices religieux à la télévision soviétique). Deux ans plus tard, les restrictions de l’ère communiste concernant la foi étaient formellement abolies, et l’égalité pour tous, croyants et incroyants, est devenue la loi.

L’Église orthodoxe russe, historiquement l’organisation religieuse dominante en Russie, n’a pas mis longtemps avant d’en avoir assez de la liberté religieuse. Le flux de missionnaires étrangers, et les foules compactes qui ont accompagné le voyage historique du Révérend Billy Graham en 1993 à Moscou, ont rendu les autorités nerveuses. Au début des années 1990, l’Église commença à faire pression en faveur de mesures pour freiner le prosélytisme et les autres œuvres religieuses réalisées par des étrangers, d’abord mal accueillies, à cause à la fois de la réaction de l’Occident et des conflits entre le parlement et au président d’alors, Boris Eltsine. Mais en 1997, Eltsine, à contrecœur, devait signer une nouvelle loi faisant de la religion une activité très réglementée en Russie : certaines religions étaient privilégiées, d’autres marginalisées.

Tout en affirmant officiellement la liberté religieuse et la nature laïque de l’État, le préambule de la loi reconnaissait « le rôle spécial de l’orthodoxie » et exprimait son « respect » pour le judaïsme, l’islam et le bouddhisme en tant que religions historiquement enracinées en Russie. En revanche, les nouveaux groupes religieux qui chercheraient une reconnaissance légale auraient désormais à affronter de nombreuses embûches bureaucratiques, dont une période de probation de 15 ans durant laquelle ils se verraient interdire à peu près toute activité autre que des offices dans un lieu privé et des réunions de prière. Même les organisations religieuses existantes étaient soumises à de multiples restrictions. Aujourd’hui, les religions défavorisées subissent régulièrement des discriminations et des abus : en septembre 2012, l’église évangélique de la Sainte-Trinité à Moscou a été intégralement rasée après que la municipalité ait refusé de renouveler son permis d’utilisation des lieux ; les biens de l’église, notamment un coûteux système audio, ont été évacués par l’équipe de démolition. Quelques jours plus tard, le pasteur Sergueï Romanyuk a été arrêté brièvement pour avoir mené sur le site un office de prière, qualifié de rassemblement non autorisé.

Les réglementations prenant effet, un climat nouveau de religiosité officielle s’installait en Russie. En 2001, quand George W. Bush a rencontré Vladimir Poutine pour la première fois, les deux présidents ont tissé des liens autour d’une histoire touchante qu’a racontée Poutine. Il aurait porté toute sa vie la croix que lui aurait donnée sa mère, croix qui aurait miraculeusement survécu à l’incendie de sa maison de campagne. Il est difficile de dire si cette histoire témoigne davantage de la crédulité de Bush ou du cynisme de Poutine ; l’idée même d’un officier du KGB en service actif portant une croix est hilarante pour quiconque a une connaissance rudimentaire de la société soviétique. Mais elle illustre dans quelle mesure parler de Dieu était en train de devenir une partie du discours officiel, et pas seulement à l’attention des étrangers. Quand Poutine a réintroduit le vieil hymne soviétique en 2000 avec de nouvelles paroles, la « victoire des idées immortelles du communisme » a laissé place à la « patrie gardée par Dieu ».

À la fin de la décennie, la Russie était devenu un pays où les politiciens assistaient régulièrement aux offices religieux télévisés. Les prêtres orthodoxes bénissaient tout, depuis les engins spatiaux jusqu’aux nouvelles prisons. Nashi, le mouvement de jeunesse « patriotique » qui se mobilisait pour faire mousser la ferveur loyaliste et intimider l’opposition, s’est doté d’une « division orthodoxe » (dont le chef Boris Yakemenko a exprimé sa nostalgie envers les lois médiévales contre le blasphème durant l’affaire des Pussy Riot). Et certains officiels au sommet de l’État parlaient de la foi orthodoxe comme du « noyau » de l’identité russe. Dans un débat télévisé, durant la campagne présidentielle de 2012, le réalisateur et proche de Poutine, Nikita Mikhalkov a demandé si un des rivaux fantoches de Poutine, Mikkaïl Prokhorov, était apte à diriger la Russie, étant un incroyant déclaré. L’orthodoxie est la religion de la majorité, faisait remarquer Mikhalkov, et les orthodoxes croient que toute autorité émane de Dieu.

« Essaie plutôt de croire en Dieu, ordure »

Dans le sillage de la débâcle des Pussy Riot, plusieurs commentateurs ont noté que la religion était devenue la nouvelle béquille idéologique de l’État russe, une « idée nationale » remplissant le vide postcommuniste. Sans surprise, cette religion-comme-idéologie semble souvent plus politique que spirituelle ; un credo étatiste parfaitement aligné avec la vision poutinienne du monde.

C’est ainsi que la formulation en 2008 de la « Doctrine de l’Église orthodoxe russe sur la dignité, la liberté et les droits de l’Homme » s’est résumée à un manifeste mâtiné de christianisme en faveur de la « démocratie souveraine » à la Poutine. Les droits individuels, annonce clairement la doctrine, ne doivent jamais avoir la priorité sur les intérêts de la Patrie (Otechestvo) ; le militantisme pour les droits de l’Homme ne doit pas promouvoir les intérêts de « pays particuliers » qui chercheraient à exporter leur mode de vie (une pique à peine voilée contre les dissidents, accusés d’être financés par les États-Unis) ; et l’exercice par les citoyens de leurs droits politiques ne doit en aucun cas saper l’unité sociale ou le modèle orthodoxe traditionnel d’harmonie entre l’État et la société.

Un exemple concret d’une telle harmonie entre l’Église et l’État ? L’évitement par Poutine de l’article de la constitution russe qui empêche de briguer plus de deux mandats successifs, en utilisant son fidèle poulain Dmitri Medvedev pour garder sa place au chaud. En septembre 2011, après que Medvedev ait annoncé qu’il ne serait pas candidat pour un second mandat mais se retirerait au profit de son bienfaiteur, l’archiprêtre Vsevolod Chaplin, chef du département des relations publiques du Patriarcat de Moscou, salua l’événement comme une « passation de pouvoir pacifique, digne, honorable et amicale » que le reste du monde devrait envier. Le fait que les électeurs russes n’aient pas encore ratifié cette « passation de pouvoir » était manifestement un détail mineur.

L’orthodoxie idéologique colle parfaitement avec l’animosité anti-occidentale qui imprègne le poutinisme. Regardez par exemple cette émission qui a tant fait parler, « Le Nom de la Russie », diffusée en 2008 et qui avait pour projet de choisir le plus grand Russe de tous les temps. Le gagnant (sans nul doute approuvé par le gouvernement, les votes par Internet ayant été truqués pour éviter que Staline ne finisse trop près de la première place) était le prince légendaire et saint orthodoxe du XIIIe siècle Alexandre Nevski, célèbre pour avoir fait renvoyer chez eux quelques croisés du Nord de l’Europe. Le futur Patriarche Cyrille, alors archevêque, a pris fait et cause pour Alexandre dans des débats télévisés, le présentant comme le guerrier qui a sauvé la Russie de la menace occidentale. Cyrille a même loué le choix d’Alexandre d’avoir collaboré avec la Horde d’Or mongole, dont le règne est généralement perçu comme désastreux pour la Russie, tout en rejetant une alliance avec le Pape. La Horde « n’en voulait qu’à nos bourses » affirma Cyrille, alors que l’Occident menaçait l’identité même de la Russie.

Dans un contexte moderne, cette attitude prend la forme d’une approbation totale de la politique étrangère de Kremlin sous Poutine, avec son curieux mélange de postures égotiques, de nostalgie impériale, et de piques paranoïaques. Cyrille, élu Patriarche par le sommet de la hiérarchie de l’Église en 2009, et qui est ainsi devenu le dirigeant spirituel et temporel de l’Église orthodoxe russe, a fait écho à Poutine en déplorant l’effondrement de l’Union Soviétique. Chaplin, son chargé des relations publiques, a fait se lever quelques sourcils en janvier 2012 quand il a suggéré que la Russie s’implique militairement « partout où les gens sont inquiets des expériences oranges » (le mot-code du Kremlin pour la subversion qu’ils estiment manipulée par les États-Unis, d’après la Révolution Orange de 2004 en Ukraine, qui a remplacé un président pro-Moscou en contestant la régularité de son élection).

En février 2012, dans une réunion avec des chefs religieux sous l’égide du Patriarche, Poutine a émis l’idée que « l’interprétation primitive de la séparation de l’Église et de l’État » devrait être abandonnée en faveur d’une « coopération ». Et en effet, l’Église coopérait en ce moment précis en servant de pom-pom girl à l’État face à un mécontentement populaire croissant. Le retour planifié de Poutine au Kremlin, aggravé par la fraude lors du vote parlementaire de décembre 2011, a finalement fait sortir de nombreux Russes de leur apathie, des dizaines de milliers d’entre eux étant descendus dans la rue. La réponse de la hiérarchie de l’Église (à part quelques fausses notes sur la nécessité pour l’État d’entendre les préoccupations légitimes des citoyens) a été de mettre en garde contre l’instabilité, et de glorifier Poutine comme (presque littéralement) un don de Dieu fait à la Russie.

Le mois d’avant, alors que les manifestations prenaient de l’ampleur, Chaplin a écrit, dans un éditorial pour le site web de l’agence de presse russe Interfax, que si « la volonté populaire de participer à l’activité politique ne doit pas être supprimée », il était « honteux » que les militants russes côtoient les chefs de l’opposition libérale, comme le champion d’échecs Gary Kasparov. Dans des sermons télévisés, le Patriarche Cyrille dénonçait le risque d’effusion de sang, de chaos et de destruction que représentaient ceux qui combattent pour « leurs propres petites vérités humaines insignifiantes », et affirmait que « les croyants orthodoxes ne savent pas faire de manifestations ». Durant la réunion de Poutine avec le clergé en février, le Patriarche a décrit la renaissance de la Russie depuis 2000 comme un « miracle divin », pour lequel il donnait le plus grand crédit à Poutine lui-même. Ces commentaires ont inspiré les paroles des Pussy Riot, « Le Patriarche Goundiaïev (le nom civil de Cyrille) croit en Poutine ; essaie plutôt de croire en Dieu, ordure ! ».

Quand c’est l’abbé qui embrasse l’anneau

En échange de sa loyauté, l’Église, ou au moins sa haute hiérarchie, a été largement récompensée par des richesses, du statut et des avantages. Ce qui ne veut pas dire que la partie de son programme la plus spécifique à la foi se soit vue intégrée dans les politiques officielles (à part l’interdiction de plusieurs défilés de la Gay Pride, ou de la « propagande homosexuelle faite aux mineurs », sujet sur lequel le dogme de l’Église concorde avec l’opinion de la majorité).

L’avortement, qui est aussi inacceptable dans l’orthodoxie que dans le catholicisme, reste non seulement légal, mais aussi gratuit dans les cliniques publiques. En 2011 l’appel du Patriarche à faire cesser le financement public des avortements a été vivement rejeté par le parti Russie Unie au pouvoir, et une législation introduisant des restrictions, comme le consentement de l’époux pour les femmes mariées, a été rejetée à la Douma (le parlement Russe). Le seul changement de politique a été une réglementation plus stricte après le premier trimestre. La défense par l’Église de ses positions a été pour le moins discrète et empreinte de déférence : quand Cyrille l’a évoqué en rencontrant Poutine, c’était pour concéder le basculement pro-choix de l’opinion publique, et pour demander de meilleures incitations pour que les femmes fassent d’autres choix.

Les efforts pour intégrer l’orthodoxie à l’instruction publique ont été, au mieux, mitigés. Il y a quelques années, une proposition pour mettre « les bases de la culture orthodoxe » au programme du collège a rencontré une réaction brutale, dont une lettre ouverte d’un groupe de scientifiques inquiets : l’Église les avait attaqué comme reliques de l’athéisme militant de l’ère soviétique. La Douma d’alors, soumise à Poutine, a mis son veto à une résolution condamnant ces critiques, et Poutine lui-même a prévenu que l’endoctrinement religieux dans les écoles était illégal. Comme par hasard, le porte-parole de l’Église, Chaplin, a émis une déclaration conciliante appelant à une approche pluraliste des études religieuses. La solution trouvée a été un cours appelé « éthique laïque et religions du monde » (récemment devenu obligatoire dans le pays après un essai expérimental de deux ans), pour lequel les parents pouvaient choisir diverses options. Jusqu’ici, moins d’un tiers des étudiants ont choisi l’option orthodoxe, contre plus de 40% pour l’éthique laïque, et 20% pour les religions du monde. Le Patriarche a attribué l’échec relatif de l’Église à « la presse de gauche ».

Tout ceci est bien loin de la théocratie, même si l’on voit communément des exemples perturbants de coercition religieuse. À l’été 2012, REN-TV a fait un reportage sur des gamins, dans un camp d’été pour enfants de cheminots, subissant des pressions pour se faire baptiser. Cela ressemble plutôt à un duo inégal entre un État cyniquement pieux et une Église cyniquement servile.

Bien entendu, l’obséquiosité envers le pouvoir de l’État est une vieille tradition de l’Église orthodoxe russe ; elle a commencé sous les tsars, notamment après les années 1700, quand Pierre le Grand a réduit dans les faits l’Église à une branche auxiliaire de l’administration ; tradition continuée sous l’ère soviétique, quand l’Église a été tirée de son quasi-effacement pour devenir une filiale complète du régime soviétique et du KGB.

Ce sombre héritage continue à vivre dans l’Église actuelle. En 1992, une commission d’enquête parlementaire coprésidée par le Père Gleb Yakounine, prêtre orthodoxe et dissident de l’époque soviétique, a publié des dossiers du KGB révélant un vaste réseau de collaborateurs parmi les clercs, notamment au plus haut niveau. Peu après, Yakounine a été défroqué, officiellement pour avoir enfreint la discipline de l’Église par son activité politique. Un de ces collaborateurs, dont le nom de code était Mikhailov, était selon toute probabilité Cyrille lui-même. Dans les années 1970, le futur Patriarche, alors un membre du clergé plein d’avenir, voyageait régulièrement à l’étranger pour participer à des conférences dans le cadre du « combat pour la paix » soviétique, et ricanait des accusations de persécution religieuse en URSS.

Par rapport à la période soviétique, l’Église jouit aujourd’hui d’un statut bien plus élevé. Et pourtant, il ne fait pas de doute sur celui qui domine dans le « partenariat » entre l’Église et l’État. Quelques jours avant le verdict contre les Pussy Riot, un reportage de journal télévisé a fait le tour d’Internet. En visite dans un monastère historique, Poutine recula d’étonnement quand l’abbé s’inclina devant lui pour embrasser sa main. Les médias russes ont traité l’humiliation de l’abbé comme une gaffe comique, et ce dernier a par la suite présenté ses excuses pour son zèle inapproprié : mais de nombreux Russes ont vu dans ce geste un symbole approprié.

La guerre des garces

Mis à part le fait qu’un grand nombre des serviteurs de Dieu au sommet de la hiérarchie ont aussi été serviteurs d’un État totalitaire athée, l’orthodoxie russe d’aujourd’hui a une autre particularité inhabituelle : parmi ses croyants de base, beaucoup ne sont pas du tout croyants. Aussi bien la hiérarchie de l’Église que le monde politique décrivent la Russie comme une nation hautement religieuse et très largement orthodoxe. Près de trois quarts des Russes s’identifient comme chrétiens orthodoxes, contre 30 % en 1989 et à peine plus de la moitié en 1994. Pourtant, selon le Centre Levada, le plus grand organisme de sondages en Russie, seuls 40 % de ces orthodoxes autoproclamés disent croire fermement en Dieu, et 30 % affirment ne pas y croire.

La moitié ne va jamais à l’église, et seul un sur dix prie et jeûne. Moins de 5 % connaissent les Dix Commandements. Tout ceci nous rappelle une blague russe populaire dans les années 1990, qui se moquait de cet engouement superficiel pour la religion parmi les nouveaux riches. « Un « nouveau Russe » entre dans une bijouterie, et demande une croix, la plus grosse et la plus chère disponible. La vendeuse apporte une grosse croix en or ornée de pierres précieuses, avec le Christ crucifié dessus. Le nouveau riche répond « Très bien ! Mais vous pouvez démonter le gymnaste ? » »

Sur d’autres plans non plus, la Russie ne ressemble pas à l’idée qu’on se fait d’une société religieuse. La libération sexuelle, adoptée avec enthousiasme après des décennies de pudibonderie forcée sous le communisme, bat toujours son plein. Le sexe avant le mariage est la norme ; près d’un enfant sur trois naît d’une mère célibataire, près de trois fois plus qu’au début des années 1980 ; au moins 45 % des grossesses finissent par un avortement, contre 15 à 20 % en Europe de l’Ouest. La culture populaire est saturée de sexe à un degré que les Occidentaux trouveraient étrange ; il y est normal que des sites d’information respectables contiennent des liens (y compris des vignettes érotiques) vers des potins scabreux, des photos osées de célébrités et des conseils sexuels. Nashi, ce groupe de jeunesse financé par le Kremlin et qui a une division orthodoxe, vend des gadgets osés comme des bas de bikinis jurant loyauté à Poutine, ou des « calendriers érotiques » où des beautés en lingerie dans des poses provocatrices déclarent leur passion pour leur Cher Leader, ou luttent contre la corruption avec des slogans pleins de sous-entendus comme « pas besoin de payer pour l’avoir ».

Les paradoxes de la religion à la russe ont éclaté en plein jour durant le contrecoup du procès des Pussy Riot. Le commentateur télévisé Maxime Chevtchenko, qui a dénoncé les féministes punks et l’attaque de leurs partisans contre les fidèles dans un post de son blog titré « La guerre des garces », est un admirateur dévoué de Staline, l’homme qui a fait détruire la première cathédrale du Christ-Sauveur. La chanteuse pop multimillionnaire Elena Vaenga, qui a posté sur son site un coup de gueule digne d’un demi-analphabète et largement tourné en ridicule, réclamant une punition pour « les pouffiasses » et se déclarant profondément insultée en tant que chrétienne, a récemment eu un enfant hors mariage après avoir quitté son concubin. La musique de Vaenga est aussi peu orthodoxe que son mode de vie : dans le clip d’une de ses chansons, elle se déshabille jusqu’à ne garder qu’une petite culotte de satin et un soutien-gorge, pour aller au lit avec un homme tout en conversant avec un autre au téléphone.

Quel genre de chrétiens ces gens sont-ils ? Des « chrétiens » pour lesquels, selon Konstantin Eggert, éditorialiste pour Kommersant, la chrétienté orthodoxe est « une nouvelle idéologie devant remplacer le code moral du fondateur du communisme : un étrange mélange de rituels mal compris, d’imaginaire complotiste très fouillé, de règles apprises par cœur et de patriotisme soutenu par l’État ». Certains idéologues orthodoxes concèdent volontiers cette filiation communiste. Débattant du verdict rendu contre les Pussy Riot dans une émission de radio, Roman Silantev, dirigeant de « L’assemblée du peuple russe », une organisation militante soutenue par l’Église, a prédit que la controverse attirerait davantage de « personnes à l’esprit patriotique » vers l’Église, parce que les ennemis de la Russie étaient tous alignés de l’autre côté. Selon Silantiev, « Naguère, les patriotes disaient que « antisoviétique » signifiait « ennemi de la Russie », aujourd’hui ils disent que quiconque déteste l’Église orthodoxe russe déteste la Russie. Voilà ceux qui rendront l’Église plus forte. »

Le miracle de la montre

Si les poursuites contre les Pussy Riot visaient à rallier les religieux autour de l’État, ou à creuser un fossé entre les parties laïque et religieuse de l’opposition, alors la manœuvre a raté. À terme, la controverse pourrait bien nuire et à l’Église orthodoxe russe, et à l’alliance entre l’Église et l’État. Même si peu de Russes ont approuvé l’acrobatie des féministes dans la cathédrale, les opinions ont été très divisées quant à la sentence d’emprisonnement. Dans un sondage, un tiers la ressentait comme trop dure ; à peu près autant la voyait comme adéquate ; 15% l’ont trouvée trop douce et 10% pensent qu’il n’aurait pas fallu de poursuites du tout. Nombreux furent les Russes critiquant la réponse de l’Église à l’incident, notamment ses appels à accuser le trio de crimes haineux, et à réclamer une peine suffisamment sévère pour dissuader d’éventuels mécréants dans l’avenir. À la veille du procès, seul un Russe sur cinq était d’accord avec ces positions ; deux fois plus ont dit que l’Église n’aurait pas dû tenter d’influencer la cour ; et 30% considéraient qu’elle aurait dû « faire preuve de compassion chrétienne » en demandant la relaxe des jeunes femmes. Après la sentence, l’Église y a fait écho en appelant mielleusement à la clémence.

Encore plus de gens furent choqués par les manifestations de haine de la part de défenseurs autoproclamés de la foi, comme ces téléspectateurs appelant lors d’un talk-show pour proposer des châtiments atroces pour ces femmes, de la flagellation en place publique à l’empalement, ou comme ce militant orthodoxe photographié alors qu’il donnait un coup de poing au visage d’un soutien des Pussy Riot. Aucun homme d’Église d’importance n’a cru devoir condamner ce comportement, la désapprobation fut réservée aux croyants qui appelaient à la tolérance et au pardon.

Les retombées du procès ont inclus un certain nombre de manœuvres de l’État pour serrer la vis aux opinions religieuses indésirables ; une loi qui mettrait en place des sanctions pénales, dont des peines de prison allant jusqu’à trois ans, pour « insulte aux sentiments des croyants », avait commencé à faire son chemin à la Douma. Caricaturalement, la loi ne protégeait que les croyants des quatre religions institutionnalisées dans la loi de 1997 : l’orthodoxie, le judaïsme, le bouddhisme et l’islam. Il y a eu aussi une série d’incidents dans lesquels des « militants orthodoxes » ont utilisé ce qu’il faut bien appeler des tactiques de voyous pour intimider des critiques de l’Église et d’autres personnes indésirables : harcelant des gens portant un T-shirt pro-Pussy Riot, interrompant une pièce de théâtre en faveur du groupe, et même envahissant un musée de l’érotisme pour menacer à mots couverts son propriétaire. Tout ceci ne peut qu’aggraver le fossé non seulement entre Russes croyants ou incroyants, mais entre les chrétiens qui croient en la liberté religieuse, et les fidèles qui croient dans le pouvoir de l’État.

L’image de l’Église a encore été dégradée par plusieurs révélations visant le Patriarche, concernant son appartement de luxe, un procès pour extorsion, et les maîtresses qu’on lui attribue. Si les prêtres orthodoxes peuvent se marier, les évêques relèvent d’un sacerdoce monastique qui les oblige au célibat. Fin mars 2012, le site d’information Rosbalt.ru rapportait qu’un célèbre chirurgien à la retraite a été contraint de payer à son voisin du dessus près d’un million de dollars (800 000 euros) en dommages et intérêts parce que la poussière due à des travaux de rénovation chez lui aurait endommagé les meubles de ce voisin. Le propriétaire de l’appartement n’était autre que le Patriarche Cyrille, qui a deux résidences officielles. Le logement était occupé par une certaine Lidia Leonova, à l’origine de la plainte, décrite comme amie de longue date du prélat et « cousine au second degré ». Le mois suivant, arriva ce que les esprits taquins appellent « le miracle de la montre ». Après un entretien télévisé au cours duquel Cyrille a nié posséder une montre Bréguet à 28 000 euros, et a affirmé qu’une photo de lui avec cette montre était truquée, des blogueurs ont découvert que si ladite montre avait disparu du poignet du Patriarche sur une photo du site web du Patriarcat de Moscou… on continuait à voir son reflet sur une table en acajou.

En août de la même année, le VTSIOM, le Centre panrusse d’étude de l’opinion publique, affirmait que la moitié des Russes faisait confiance aux membres du clergé, contre deux sur trois deux ans plus tôt. Le mécontentement à l’égard de l’Église est non seulement présent chez les athées, mais aussi chez les fidèles, et même chez certains membres du clergé. En 2011 trois prêtres du diocèse d’Ijevsk, dans le nord de la Russie, ont transmis au Patriarche Cyrille leurs critiques à l’égard des rapports chaleureux de l’Église avec le sommet de l’État et du patronat ; l’archevêque local y a répondu en interdisant aux prêtres de servir la messe.

Le fiasco des Pussy Riot pourrait bien accélérer cette tendance. Le jour où ces femmes ont été condamnées, Svetlana Goryacheva, de Moscou, a expliqué sur Facebook son choix de quitter l’Église orthodoxe russe après 16 ans de fidélité à la messe : « Je suis toujours chrétienne croyante, mais je ne peux pas rester dans une Église pleine de menteurs, de marchands de soupe et de fanatiques. »


Traduction de « Putin Goes to Church » par Benjamin Guyot pour Contrepoints.

Voir les commentaires (159)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (159)
  • Article qui a dû prendre du temps à traduire en français ^^
    Le retour de l’Eglise en Russie sert les objectifs de Poutine qui cherche à créer une nouvelle idéologie d’Etat derrière lequel une partie importante des russes peut se ranger, mélangeant religion et nationalisme, et ça n’amènera rien de bon.

    Ce qui risque d’être amusant c’est de voir comment Poutine va gérer les musulmans de Russie qui se sentent de plus en plus marginalisés alors même que leur nombre est en forte augmentation et représentent le seul groupe religieux à croître grâce non seulement à la natalité élevée de ceux-ci mais aussi des immigrés musulmans des ex-républiques soviétiques.
    Représentant actuellement 15% de la population et 2 millions d’entre eux vivent à Moscou, d’ailleurs à Moscou le nombre d’enfants par femme chez les musulmanes est d’environ 3 alors qu’il est de 1,1 chez les chrétiennes, ça en dit long…Bref ça pourrait devenir violent si ça va trop loin. En attendant la Russie a envoyé plus de 2000 combattants à l’Etat Islamique, devenant le plus gros fournisseur européen de l’EI devant la France, va falloir gérer..

    Et s’il n’y avait que ça, l’économie russe est clairement tombé en récession avec -0,5% en Novembre, avant même la crise du rouble en décembre et la forte remontée des taux d’intérêts à 17%. On s’attend à une baisse de PIB allant entre -4% à -6% en 2015, c’est une chute brutale pour un pays en développement. L’économie étant un instrument dictant la puissance d’un pays on peut dire que le pays est en déclin complet et au final Poutine aura totalement échoué.

    • Comme si tout était aussi simple… Lisez simplement l’article ci-dessous en gardant bien sûr votre esprit critique.

      http://zejournal.mobi/index.php/news/show_detail/4802/

      Encore une fois, facile de dire que l’économie Russe va s’effondrer… ce qui est probable si des attaques spéculatives continuent (venant du cote occidental je suppose…) mais nous pouvons tomber avec, donc le but du jeu n’est pas d’abattre la bête noire Poutine et de s’en réjouir, mais plutot de s’occuper de nos affaires qui sont extremement préoccupantes…

      • Déjà votre problème est d’exagérer les propos, je parle de récession, d’économie en difficulté mais pas d’effondrement, mais je suppose que c’est typique des fans de Vlad.

        Concernant les difficultés économiques arrêtez de raconter vos salades, la crise russe vient uniquement de Poutine et ses potes, c’est ce qui arrive quand on joue au grand sans en avoir les moyens et quand on refuse de réformer l’économie…En fait c’est l’inverse, un renforcement très fort de la mainmise de l’Etat sur l’économie et du protectionnisme auront provoqué tout cela -> Avant même la crise ukrainienne la croissance russe de 2013 n’a été QUE de 1,3% et je suis désolé de le dire mais pour un pays en développement doté de ressources naturelles immenses c’était bien minable.

        La politique économique russe est un ratage complet, à part Maduro au Venezuela on fait difficilement pire, Poutine n’y connait rien en économie et ça se voit.

        ça doit faire mal d’être un pro-Poutine, toutes ces illusions détruites, pour s’apercevoir qu’au final il s’est planté et mène son pays vers le déclin. D’ailleurs ça se sent qu’ils sont moins nombreux -> on les voit moins sur les différents sites à s’extasier ^^ »

        • déclin complet comme vous le dites = pour moi effondrement même si effectivement vous aviez parlé de récession précédemment.

          Avez-vous jeter au moins un coup d’oeil à l’article que je vous ai envoyé? apparemment non.

          je ne suis pas fan de Poutine, c’est quelqu’un qui en profite mais je reconnais que le pays a fichtrement changé en 15 ans. Après vous pourrez toujours dire pas assez, mais j’ai bourlingué de Sakhaline en passant par krasnoyarsk, Yekaterinbourg et Moscou, et la vie s’est amélioré pour beaucoup de Russes; il reste encore beaucoup de misère, mais je regarde au Turkménistan ou le pays regorge de richesses, le salaire moyen y est encore de 300 dollars. Pourtant jamais personne ne va embeter le dictateur du Turkménistan, car toutes les démocraties d’Europe ont beaucoup à gagner économiquement.

          il n’y a qu’en vivant en russie ou l’on s’apercoit que l’on est libre comme en france voire plus, et que le ratage économique complet dont vous parlez ne se voit pas au quotidien à Moscou…

          Votre vision reste néanmoins d’une étroitesse à toute épreuve au vu des railleries infondées, et sachant que vous devez être spécialiste avec de forts arguments héhé, je crois que ce n’est pas la peine de discuter..

    • C’est surement un des meilleur article sur la Russie que j’ai jamais lu, mais il y a des choses bien plus troublantes sur la Russie de Poutine:

      The very idea that the Soviet Union was defeated is disinformation in itself. The Soviet Union changed its name and dropped its facade of Marxism, but it remained the same samoderzhaviye, the historical Russian form of autocracy in which a tsar is running the country with the help of his political police.

      During the Soviet Union, the KGB was a state within the state. Now the KGB is the state. Over 6,000 former KGB officers are running Russia’s federal and local governments. The Soviet Union had one KGB officer for every 428 citizens. In 2004, Russia had one FSB officer for every 297 citizens. . . .

      Russia today is the first intelligence dictatorship in history. It is a brand new form of totalitarianism, which we are not yet familiar with. Now the KGB, rechristened FSB, is openly running Russia.

      http://dailyanarchist.com/2014/10/10/when-your-former-libertarian-hero-calls-you-a-nazi/

      • Mais vous, vous préféreriez les lettres ENA à KGB ?
        Ca n’est pas là le problème, la question est : peut-on obtenir autrement un meilleur résultat pour le peuple russe ? Et comme Poutine fait autant de satisfaits que Hollande de mécontents, je serais tenté de dire que notre track-record nous disqualifie complètement pour en juger et critiquer, au moins en tout cas tant que nous n’avons rien à proposer.

        J’ajoute aussi que le blasphème et le sacrilège dans les lieux de culte de son prochain sont éminemment anti-libéraux, aussi peu recommandable ce prochain soit-il. Et que ça pose une question de fond, en quoi la nature intrinsèque d’une démocratie respecterait-elle mieux les libertés individuelles qu’un despotisme ? Est-ce par hasard qu’on ne parle jamais de « démocratie éclairée » ?

  • J’habite à Moscou et ai vécu 5 ans en Russie auparavant. Votre article est bien documenté, mais pour moi votre interprétation est erronée. Je vois bien la vision occidentale de votre article. Cette espèce de manichéisme, car votre article est clairement en faveur des Femen. Allez chercher plutot dans l’ame Russe l’explication car les Russes ont une autre mentalité que la notre… Bien sûr, les Russes savent que Poutine en profite et instrumentalise la religion orthodoxe, mais chaque partie y trouve son compte, un état Russe renforcé, une église orthodoxe qui n’a jamais été aussi puissante depuis un siècle voire plus… et le petit peuple Russe qui n’a jamais cessé d etre tres religieux même pendant le communisme. En faisant des parallèles, la révolution orange en Ukraine a été sous l’égide de l’église Ukrainienne extremement active, cela ne vous a pas apparemment pas choqué; de plus, il serait intéressant de voir la réaction de nos politiques si les Femen allaient profaner de la même manière que cela a été fait en Russie une mosquée en France (ou en Oman, Arabie Saoudite…). Il faut être très prudent beaucoup plus en tout cas que vous ne l’êtes dans votre article avant de prendre déjà dès le début le parti des Femen. En conclusion, je pense que l’Etat Russe en la personne de Poutine, l’Eglise Orthodoxe et les Russes cis le petit peuple ne sont pas dupes des déboires, abus, corruption, et autres mais ce qui importe est la grandeur de la Russie, relent de l’époque Tsariste et Soviétique et nous avons le devoir, nous Occidentaux, d’éviter de fustiger constamment la Russie qui a déjà commencé à se tourner vers l’Asie à notre détriment… Le retour de boomerang est proche. Une dernière anecdote : j’ai perdu mon passeport en Russie et la question incessante que l’on m’a posé est : pourquoi ne nous donnez-vous pas les Mistral que vous nous devez? Difficile à avaler et à expliquer en 2 mots mais cela fait partie d’un ensemble et sous prétexte de principes qui ne sont pas appliqués dans notre cher pays, nous nous mettons à dos les autres… De même sur la comdamnation des femen

    • « Je vois bien la vision occidentale de votre article. Cette espèce de manichéisme, car votre article est clairement en faveur des Femen. Allez chercher plutot dans l’ame Russe l’explication car les Russes ont une autre mentalité que la notre… »

      Votre critique tombe mal : l’auteur est d’origine russe, née en Russie et a vécu son enfance en Russie…

      • Effectivement, je n’avais pas vu qu’elle était d’origine Russe, mais elle n’a pas vécu en Russie depuis la chute de l’URSS, donc sauf erreur de ma part en vivant 20-25 ans à l’étranger il est difficile de voir la réalité du terrain. Ce n’est pas non plus mon expérience en Russie qui peut faire foi, mais disons que j’entends une trop grande différence entre ce qu’il y a réellement en russie et ce que nous entendons en France concernant la Russie, et pour moi, nous ne sommes pas mieux que la russie sur ce plan là, je dirai que la propagande est aussi forte à l’Est qu’à l’Ouest si je peux m’exprimer ainsi.

        Après comprenez bien que je ne cherche pas à sanctifier la Russie ou les actions qui y sont menées (je le vois au quotidien en Russie et ayant beaucoup d’amis Russes pour et contre Poutine héhé); mais l’impression que donne le sentiment du quidam Russe est plus de dire que les choses se sont améliorées depuis Poutine, cela ne veut pas dire qu’ils l’aiment ni qu’ils approuvent ce qu’il fait, mais c’est la solution la meilleure pour le pays, et la politique ferme, savoir dire oui ou non ( à juste titre ou non) .

        Enfin, Rappelons que la Russie est composée de 150 nationalités environ donc la politique est évidemment assez compliquée là-bas; les personnes de la région de Tcherkessie sont totalement différents des Moscovites ou des personnes vivants à Vladivostok.

        En conséquence, et en regardant l’histoire de la Russie des 3 derniers siècles, le bond de la féodalité au semblant de démocratie est trop court pour ne pas être indulgent sur beaucoup de sujets.

        • On a pas à être indulgent face à la corruption et à l’autoritarisme. Les autres pays ont bien mieux réussis leur sortie du socialisme.

      • ha oui ? et ça ne serait pas une opposante , par hasard ?

        • C’est un problème de lire quelqu’un qui s’oppose à Poutine ? ça vous pose problème qui contrepoints publie des gens qui s’opposent à Maduro ?

          • En même temps les extrémistes, qu’ils soient de gauche ou de droite, acceptent difficilement la critique et se soucient peu du monde réel. Même si on leur mettait du caca sous le nez ils continueraient à croire que c’est du caviar tant qu’il y a un nom de mec autoritaire dessus.

            • Par curiosité, vous, vous mangeriez du caviar s’il était écrit Poutine sur le couvercle ?

              • non, mais il mangerais de la merde de chien si c’était marqué  » merde in texas  » sur la boite …

                • Je suis allé un certain nombre de fois à Houston, je n’ai pas profité de ces occasions pour aller danser seins nus dans une église, mais je n’ai pas eu l’impression non plus que ça aurait été bien vu. Houston est un peu spécial, mais je n’ai pas vu non plus d’attrait particulier : les gens sont aimables, mais c’est comme partout aux US dans l’espoir d’avoir un plus gros pourboire, alors que mes amis qui sont allés en Russie m’ont aussi vanté l’hospitalité de leurs connaissances russes. Il y a eu des fois où les Texans croyaient que c’était parce qu’on y trouvait plus facilement du boulot qu’en France, et des fois où il n’y avait personne pour poser la question, que des planches en travers des devantures, 60% des bureaux à louer, et les tumbleweeds comme uniques utilisateurs des parkings. Contre-choc pétrolier, que ça s’appelait. Est-ce que ça aurait été pire s’ils avaient eu Poutine comme gouverneur ? Je ne crois pas.

                  • Soyez sérieux le Texas et un des état les plus libéral des US, avec Poutine ça serait encore pire que le Mississippi.

                    • Il semble qu’ici le libéralisme se résume à pouvoir danser seins nus dans les églises et résister brillamment aux contre-chocs pétroliers. Le Texas que j’ai vu à Houston ne ressemblait pas à ça en 1986, et je n’ai pas vu en quoi ça avait changé la dernière fois que j’y suis allé.

                    • « Il semble qu’ici le libéralisme se résume à pouvoir danser seins nus dans les églises. »

                      Strawman.

                    • Houston, la capitale du Texas, a une maire lesbienne, on est pas près de voir ça à Moscou ^^ »
                      Et la Russie n’est même pas libéral économiquement : des sociétés appartenant à l’Etat, la corruption hyper répandue, la même proportion de fonctionnaires qu’en France, seulement 4% PME tellement il est difficile de créer son entreprise et de prospérer…Bref un pays anti libéral sur tous les points, la flat tax à 13% est une illusion vu qu’il faut être bien connecté pour éviter la « taxe corruption » qui est souvent salée.

                    • Du temps où j’avais la carte des US au mur de ma chambre, c’était Austin la capitale du Texas. Ca a changé ?

          • c’était juste une question ! tout le monde à le droit de s’exprimer … c’est vrai que les pro russes, à radio paris ment, on ne les entend pas très souvent …

      • Je souscris à l’opinion de François, ce résident familier de la Russie d’aujourd’hui !

        L’auteure « née en Russie » mais l’ayant quittée de longue date (vu son âge…). Américanisée, pro-Femen, elle ne peut objectivement savoir où en est la situation globale actuelle de « l’âme russe et du peuple dans sa grande partie », elle qui reste imprégnée de rancoeurs d’époque URSS ! D’autant que beaucoup d’ignorants en Occident nient le besoin de la Russie XXe d’exister en tant que grand parmi les joueurs géopolitiques. Soyons lucide, le grand danger pour la société et l’humanité vient d’ailleurs : cherchez bien !!!

        A toute fin utile, je vous recommande la lecture du « POUTINE » commis par Frédéric PONS, chez Calmann-Lévy ISBN 978-2-7021-5517-2.
        Côtoyant régulièrement moi-même des milieux U.E. / OTAN / politiques & diplomatiques, je peux vous confirmer la réprobation de nombre d’européens à l’égard de l’attitude U.E. calquée sur l’administration Obama et la clique des suiveurs dits pro-Ukrainiens, ce pays de toutes les corruptions …
        Mais bon, l’imprégnation des esprits populaires par les médias occidentaux mêlée à l’ignorance et aux a priori mènent pas mal d’imbéciles en ce monde !

        • Encore une perle.

          « L’auteure « née en Russie » mais l’ayant quittée de longue date (vu son âge…). Américanisée, pro-Femen, elle ne peut objectivement savoir où en est la situation globale actuelle de « l’âme russe et du peuple dans sa grande partie », elle qui reste imprégnée de rancoeurs d’époque URSS !  »

          « Mais bon, l’imprégnation des esprits populaires par les médias occidentaux mêlée à l’ignorance et aux a priori mènent pas mal d’imbéciles en ce monde ! »

          ad hominem

          « D’autant que beaucoup d’ignorants en Occident nient le besoin de la Russie XXe d’exister en tant que grand parmi les joueurs géopolitiques. »

          ad hominem et ça signifie quoi « exister en tant que grand parmi les joueurs géopolitiques. » ?

          « Soyons lucide, le grand danger pour la société et l’humanité vient d’ailleurs : cherchez bien !!! »
          « calquée sur l’administration Obama et la clique des suiveurs dits pro-Ukrainiens, ce pays de toutes les corruptions … »

          Accusation non fondée, whataboutism.

    • Justement, si vous souhaitez vivre dans un pays gouverné par des principes religieux choisissez plutôt Dubaï ils sont bien plus évolués que les russes:
      – Un état de droit fonctionnel
      – Des impôts bas
      – Des régulations non envahissantes
      – Une économie compétitive
      – Un bon niveau de vie
      – Un pays ou on est en sécurité
      – Une société ouverte sur le monde et sur les technologies
      – Un pays ou on est en sécurité
      – Un pays ouvert sur les investissements étrangers

      Même pas capable de faire mieux que les arabes du golf ce Poutine…

      • Et peu de corruption

      • et bien vas – y à dubai , on ne te retient pas …

        voila exactement pourquoi une partie des français soutient poutine : pour choisir entre deux chose négative, on préfère celle qui nous ressemble le plus …

        PLUTOT RUSSE QUE TCHETECHENE !!!

        • Justement c’est cool car on a pas à choisir… Sinon si vous voulez choisir à tout prix un pays religieux qui nous ressemble il y a les USA…

          « PLUTOT RUSSE QUE TCHETECHENE !!! »

          Slogan puissant.

      • Les contraintes économiques, géographiques et géopolitiques ne sont pas les mêmes entre la Russie et Dubai… Quand vous devez construire une route s’étendant de Moscou à Vladivostok avec des différences des températures en valeur absolue s’approchant des 70-90 degrés, ce n’est pas le même prix que de construire sur 100km une autoroute…

        Bon enfin ce n’est pas la même chose, nombre d’habitants… etc.

        • L’autoritarisme et la déliquescence de la Russie vient de ses problèmes d’infrastructures ? Sinon le nombre d’habitants et tout cela je ne vois pas ce que ça vient faire la dedans. On a un pays très peuplé (USA) qui est libéral et deux pays avec une faible densité de population (Australie, Canada) qui sont libéraux.

          • Non je voulais simplement dire que pour le pays le plus vaste du monde, les sommes à investir rien que pour le traffic est-ouest sont extremes (milliards de dollars) et que la disposition de la population en russie est en gros un peu partout ce qui expliquerait des progrès beaucoup plus lents que dans un pays tel que la Russie plutot qu à Dubai (ne pas oublier les millions dans la corruption avec… hihi

            • La population russe est principalement à l’ouest et dans le sud et il me semble que la Russie ne se ruine pas en dépenses d’infrastructures mais plutôt en dépenses militaires. Sinon la corruption ce n’est pas une excuse mais un problème que le régime devrait résoudre plutôt que de l’utiliser pour étendre son contrôle sur tout le pays.

            • Rappelez-moi les progrès récents du libéralisme à Dubaï (je ne parle pas de l’accueil des touristes ou des conteneurs, mais de la possibilité de faire des affaires sans être parent du cheik ou de trouver un travail en dehors des zones franches hors kafala)…

          • Sachant que la Russie à l’époque d’Eltsine était dans un état lamentable contrairement à l’Australie ou le Canada, USA…

            • Eltsine a fait les réformes douloureuse dont Poutine a récolté les fruits bien plus tard…

              • Oie oie oie, c’était l’anarchie totale !!!!!!!!!!!!!!!!! Même les Russes préféraient le Communisme à l’époque Eltsine. Là, le sujet n’est même pas à discussion, tout le monde est unanime, Russes, Occidentaux et autres… L’époque Eltsine a été un fiasco total, replonge-toi dans les chiffres, les commentaires, les articles qui parlent de cette époque là…

                Là vraiment soit vous en faites exprès, soit c’est très très très ironique looool

                • Non c’est Eltsine qui a fait les privatisation qui ont permis à l’économie russe de se redresser, sauf que ça a prit du temps et que c’est Poutine qui en a récolté les fruits. Vous savez bien que les réformes prennent un certain temps pour faire effet ne soyez pas ridicule.

                  • De toute façon Poutine a échoué, l’économie russe s’enfonce, il a juste profité de la forte hausse des prix du baril. Maintenant le voile est tombé et le roi est nu ^^

                  • Le bien aimé Eltsine a contribué aussi plus que fortement à étendre la corruption… En tout cas, venez faire un tour en Russie pour voir ce que c’est. Dépenses militaires : oui et heureusement pour eux, il faut savoir défendre une nation aussi grande (cf guerres de Tchéchénie qu’encore le bien aimé Eltsine avait pourri la situation avec une armée Russe sans foi ni loi commettant un grand nombre d’exactions). A part la France qui n’a quasiment plus d’armée, la Chine, les Etats Unis ont de grandes dépenses militaires, ca ne vous offusque pas? Dépenses infrastructure : petit exemple, l’aeroexpress à Moscou, qui relie les aeroports à la capitale hyper pratique, ce qu’on attend à paris depuis combien de décennies… Pourquoi, parce que c’est un énorme investissement!!!! Le train qui s’est considérablement amélioré, le wifi gratuit dans le métro de Moscou, le développement spectaculaire de ville comme yekaterinburg… Le développement spectaculaire de Sakhaline… Grâce au pétrole , et plein d’autres exemples encore… Voyez vous si vous n’avez pas voyagé en russie et ne vous référez qu a la presse, bien sur on vous montre un bus dans la campagne qui va déterrer des pommes de terre par -50… Quelle objectivité…

              • petit article vraiment sans parti pris mais qui raconte ce qu’a fait Eltsine…

                En parallèle des privatisations à tres tres tres bas prix pour ces amis, la corruption a eu son heure de gloire durant Eltsine. Je ne sais pas si cela a été tres douloureux pour lui ou les Russes?

                http://essai.gabrielperi.fr/IMG/article_PDF/article_a485.pdf

                • J’ai pas dit que c’était parfait ni prétendu qu’Eltsine a lutté contre la corruption… Mais c’est bien lui qui a fait les privatisations et il vaut mieux des mauvaises privatisations que pas de privatisations du tout. Vous tapez complètement à coté de mon argument.

                  • Les privatisations ont été faites au rabais et ont appauvri considérablement la population… C’est d’ailleurs à cause de ce libéralisme forcené que le rouble a chuté de centaine de % en 1998… Est-ce une bonne chose? Etait-ce salvateur? A discuter… Allez le dire aux russes, voir sur Wikipédia sur Boris Eltsine, la moitié des Russes pensent que c’était une période de merde.

                    https://books.google.ru/books?id=exkzEqfg_J4C&pg=PA145&dq=AMELIORATION+%C3%A9CONOMIE+RUSSE&hl=fr&sa=X&ei=Y8OiVL_sEYLkyAPP94CgCA&ved=0CCkQ6AEwAg#v=onepage&q=AMELIORATION%20%C3%A9CONOMIE%20RUSSE&f=false

                    • Des privatisations qui appauvrissent la population et un libéralisme forcené ? J’aimerais bien que vous développiez sur ces deux concepts pour le moins surprenants.

                    • Tiré de wikipédia… mais vous avez l’air très au courant de ce qui se passe en Russie sans non plus vous donner la peine de donner des arguments… très habile, mais faites un petit effort aussi!

                      Le premier président de la nouvelle Russie, Boris Eltsine donne une inflexion apparemment libérale au régime. Le fonctionnement de la société russe qui a dû abandonner le socialisme est profondément bouleversé et mène à l’enrichissement d’une minorité (oligarques), au déclin de l’outil économique, à l’affaiblissement de l’État fédéral et à une chute catastrophique du niveau de vie des Russes.

                      Au niveau économique, la planification dirigiste et centralisée de l’économie a été abandonnée sans transition au profit d’un mode de fonctionnement s’inspirant des thèses libérales des économistes de l’école de Chicago. Les moyens de production ont été en grande partie privatisés, dans des conditions souvent obscures. La réorganisation rapide de l’appareil économique combinée avec les effets de l’éclatement de l’URSS ont provoqué au cours des années 1990 un effondrement de l’économie, le PIB étant divisé par deux en quelques années, ainsi qu’une crise financière majeure en 1998, plongeant une grande partie de la population dans les difficultés (exceptée une infime minorité de nouveaux riches, surnommés nouveaux Russes).

                      L’armée est de plus tenue en échec dans le conflit qui l’oppose aux séparatistes islamistes de Tchétchénie. Les élections de 1993 complètement libres se traduisent par une montée du courant nationaliste (22,92 % des votes vont au Parti libéral-démocrate de Russie de Vladimir Jirinovski, contre 7,81 % en juin 1991) et le maintien d’un vote communiste important (12,40 % des votes, contre 16,85 % en juin 1991). Une nouvelle constitution, adoptée en décembre 1993 après une grave crise constitutionnelle et la mise au pas du Congrès des députés du peuple à l’aide de l’armée, donne un tour plus présidentiel au régime. La période est également caractérisée par de grands mouvements de population entre les États composant l’URSS (population russe des États voisins se repliant en Russie, émigration des Russes de religion juive ou d’origine allemande, fuite des cerveaux) et au sein même de la Russie (abandon des campagnes et des zones les plus éloignées en Sibérie). Le désordre économique et politique se prolonge jusqu’en 1998 date à laquelle le système financier russe s’effondre : entre 1990 et 1998 le PIB aura chuté de 45 %.

                    • Ok va voir sur le site wikipédia à Russie…

                      paragraphe effondrement et redressement politique

                      Entre 90 et 99 PIB=-45%
                      98 = effondrement du rouble
                      misère dans toute la population entre ces 2 époques

                    • Libéralisme forcené n’est pas le mot pour la distribution/privatisation en faveur des petits et gros copains. Appelons-ça de la connivence forcenée, quoi qu’en dise Wikipedia.

                    • C’est les ajustements du marché après tant de communisme, tout les pays sont passé plus au moins par la proportionnellement à leur état de déliquescence…

                    • « Libéralisme forcené n’est pas le mot pour la distribution/privatisation en faveur des petits et gros copains. Appelons-ça de la connivence forcenée, quoi qu’en dise Wikipedia. »

                      Poutine a aggravé ça et a en plus exproprié et emprisonné ceux qui étaient contre lui.

                    • il faut arrêter de fumer dire que Boris Elstine est libéral est juste absurde. certes, il est plus libéral que ces précedesseurs (ce qui est normal vu que ceux ci étaient des communistes). mais il n’est pas libéral pour auant. en terme de liberté économique, la russie est 115.  » dans des conditions souvent obscures » cela s’est le capitalisme de connivence. on privatise en vendant pour une bouchée de pain à des copains. ce n’est pas de la faute de Boris Elstine si la situation économique était desastrueuse à l’époque c’était à cause du communisme. Il a dû prendre des décisions difficiles (privatisations,…) car la situation économique était désastrueuse. dans la russie, sous Eltsine, l’économie était aux mains d’oligarches qui empêchaient qu’il ait une vraie concurrence

                    • Loukos par exemple ? Sinon vous faites quand même dans la mauvaise foi…

                    • J’étais bien sur ironique, après le pourquoi du comment, et les réels dessous, vous et moi n’en savont rien… A part une histoire d’argent et de pouvoir … entre Charybde et Scylla

    • Cher François,

      Merci d’avoir attentivement lu l’article que j’ai traduit qui traite de la condamnation des Pussy Riot, et non des Femen… Et non, les deux groupes n’ont pas grand chose à voir l’un avec l’autre : les Femen se montrent dépoitraillées, des slogans inscrits au marqueur à même leur peau ; les Pussy Riot, elles, font de la musique (bonne ou mauvaise, peu importe), et se produisent habillées et masquées (d’où l’image d’illustration).

      Accessoirement, les explications à base « d’autres mentalités » et « d’âme nationale » fleurent parfois bon le racisme (j’espère que ce n’est pas votre cas), et ont toujours servi à justifier les pires autocrates. C’est surtout une manière d’arrêter son cerveau avant de commencer à vraiment réfléchir (sur les institutions d’un pays, les représentations collectives, ou la sociologie d’un milieu, par exemple). Autant dire que j’ai tendance à les rejeter directement plutôt que de perdre mon temps à les examiner.

      • Ce sont effectivement des Pussy Riots mais la forme d’expression est la même : choquer, provoquer (remarquer que je nuance, je n’ai pas dit insulter) dans des lieux spécialement choisis. Pour le coup elles ont été sous les feux des projecteurs. Mais en réfléchissant, ne pouvaient-elles pas prévoir que la hiérarchie de l’église et les sincères croyants orthodoxes auraient la moutarde qui leur montent au nez, voire des envies d’inquisition envers elles? Et passer après pour des victimes internationales… Franchement, elles pouvaient le faire dans la rue, sur la place de la révolution ou ailleurs, mais je pense que le coup était bien monté et qu’elles ont opérées sachant pleinement et consciemment ce qu’elles faisaient. Manipulations? Peut être, peut etre pas, j’en sais rien

        « L’ame nationale, autres mentalités » sont des expressions que j’ai employé non pas bien pour marteler une sorte de racisme mais plutot pour caractériser les spécificités Russes. C’est trop facile et habile en même temps de rapporter à des sujets sensibles et chocs aux yeux de l’opinion publique comme le racisme pour se justifier. Du passé on ne fait pas table rase. Encore une fois pour moi, les améliorations sont lentes en Russie mais sont bien réelles, il faut quelques générations pour arriver à changer des mentalités. Parallèlement en France, nous sommes bien retombés en Monarchie 20 ans après la Révolution Française.

        Enfin il est toujours agréable de voir des articles qui ne sont orientés que dans un sens comme celui ci-dessus, a quand des thèse – antithèses comme à l’école?

        Pour finir,

        • Le problème c’est que la Russie n’évolue pas dans le bon sens, Poutine n’est pas libéral, il mélange extrémisme religieux et exaltation du sentiment national pour mener à bien son projet impérialiste tout en aidant son clan à s’enrichir sur le dos de la population.

          Les « spécificités russes », je ne vois pas du tout en quoi elles sont défendables, ça revient à défendre « l’exception française » qui sert à justifier tout et n’importe quoi par divers groupes de pression.

          Il faut bien voir qu’entre le culte de la personnalité (quoi de moins libéral ?) et la censure de toutes les opinions qui dérangent le régime la Russie est clairement sur une mauvaise pente.

          En imaginant que vous êtes sincèrement libéral je vous donne cet article du parti libéral russe:
          http://libertarian-party.ru/blog/an-appeal-to-western-libertarians-about-the-war-in-ukraine

      • Les Pussy Riots se montrent habillées et masquées?
        Je n’ai pas l’habitude d’intervenir mais là, les bras m’en sont tombés!
        Documentez vous un minimum avant de vous discréditer de la sorte!
        Voici quelques clichés pour les amateurs de chair fraîche (ou pas):
        http://plucer.livejournal.com/55710.html

          • « Certains membres du groupe sont liés aux activistes du groupe Voïna dont Nadejda Tolokonnikova qui s’est déshabillée et a participé à une séance filmée de relations sexuelles réelles en groupe et en public à l’intérieur du musée zoologique de Moscou3, dans le cadre d’une action anti-Medvedev »
            On omet de mentionner la séance (filmée) de godage avec une cuisse de poulet dans un supermarché à des horaires de fréquentation (par des enfants potentiellement)…

            Il est vrai que ces actes n’ont pas été commis sous la « banière » Pussy Riots mais ils ont bien été commis par des membres de Pussy Riots (si vous voulez jouer sur les mots).

        • Goturgot,

          Les actes des Pussy Riot se sont déroulés habillés et masqués. Le lien que vous exhibez montre une action du groupe Voina, dont est membre une seule des Pussy Riot (Nadejda Tolokonnikova), et dont les actes semblent tout à fait indépendants.

          La condamnation des Pussy Riot, qui a mené à leur déportation en camp de travail, et qui constitue le sujet de départ de cet article, porte exclusivement sur leur « prière punk » de la cathédrale du Christ-Sauveur de Moscou, où elles étaient complètement habillées et masquées. Merci de ne pas tout confondre.

          • C’est quand meme difficile de ne pas regarder a quel groupe ces jeunes femmes appartiennent et Goturgot a parfaitement raison de faire le lien.

            Quand on attrape un voleur, on regarde son fichier pour voir ce qu’il a fait avant… eh bien là cela donne un sérieux éclairement sur les pensées « toutes pures et sans arrière pensée » d’au moins une de ces Pussy riots.

    • Du Poutin bashing comme d’habitude sur ce site, c’est devenu un rituel hebdomadaire si ce n’est journalier 😉
      Le plus navrant est le manque total d’expérience, ainsi soit-il.

  • Il y a quelques jours je disais que la Russie de Poutine donnait un bon aperçu de ce que serait un pays s’adonnant à une « chasse aux sorcières » moderne.

    • Tout-à-fait, et c’est pas beau à voir.
      En tout cas ça donne un aperçu d’une France FN, le pays s’écroulerait définitivement car nous on a pas de pétrole pour amortir la chute ^^ » Au moins pas besoin de voter Marine pour savoir que ça échouerait : on a déjà un modèle grandeur nature qui aura tué un pays émergent prometteur et plein de ressources naturelles, d’ailleurs la Russie n’a plus rien d’émergente vu la crise, c’est plutôt une nation immergente maintenant :p

  • il y a quelques jour, dans le progrés de lyon, un intervenant dont j’ai oublié le nom, qui semblait savoir de quoi il parlait disait exactement de que je pense à propos de la crise ukrainienne ( je sais que ce n’est pas le sujet du jour … ) :

    c’est les polonais qui sont à la manoeuvre, soutenu par les USA, qui comme le reste de l’europe , ne comprennent rien au monde slave.
    que l’ukraine, ça n’existe pas …
    que la france et l’allemagne sont dans l’expectative face à cette crise qui les dépasse, et que le meilleurs moyen de la régler, c’est de s’entendre avec la russie, plutot que lui mettre des batons dans les roues et d’aller lui planter un flingue sous le nez dans son berceau d’origine …

    • Il n’y a pas de pays slaves dans l »UE ? Sérieusement…

      • c’est ce que je viens de dire, banane : la pologne …

        • « c’est les polonais qui sont à la manoeuvre, soutenu par les USA, qui comme le reste de l’europe , ne comprennent rien au monde slave. »

          Donc dans votre phrase « le reste de l’Europe » signifie « la partie non slave de l’Europe » ? A moins que l’on ai des slaves qui ne comprennent rien au monde slave ?

          • le reste de l’europe, dans mon esprit qui est surement aussi logique et objectif que le votre, c’est la france et l’allemagne , excusez du peu … c’est vrai qu’au rythme ou va la france ( en particulier ) , la france ET l’allemagne , en europe, ça pèse de moins en moins.

            vous ne pensez tout de même pas que c’est la roumanie, ou la slovaquie qui vont donner le la à l’europe ?

            • Tout cela ne donne pas plus de sens à votre phrase et le poids des pays de l’est augmente dans l’UE, ce qui est une très bonne nouvelle car ils contrebalance le jemenfoutisme du sud et l’écologisme du nord.

              • vous pouvez tourner dans tous les sens qui vous convienne, de gauche à droite ou de droite à gauche, ou mème de droite à droite, mais ce qui est sur, c’est que les européens de l’ouest, n’iront surement pas se faire tuer en ukraine, pour que la pologne, par un alléa de l’histoire encore plus étonnant que celui qui mena l’armée rouge presque jusqu’à vienne, récupère des terres, qu’elle n’occupe plus depuis pierre le grand.

                • Ben oui c’est sur que tout ça c’est de l’impérialisme polonais… Penser que des gens en Ukraine puissent ne pas être satisfait de leur gouvernement car ils souhaiteraient justement ressembler à la Pologne (ou au moins à la Roumanie…) c’est de la folie…

    • Disons que l’Europe et la Russie ont tout interet a conserver les echanges commerciaux actuels… c’est vital pour les 2 economies, apres les théories du complot… ca a toujours existé…

    • Mon Dieu, ce ramassis de bêtises, la propagande russe vous a bien ramolli le cerveau.

      • Hop là Remarques Gratuites 10eme round… je ne vais pas me la jouer au lecteur pour te renvoyer sur un site mais l’envie ne manque pas…

  • La Russie devrait s’inspirer de la laicité, grâce à laquelle chacun croit dans ce qu’il veut dans le respect des autres croyances. C’est carrément le moyen-âge, la bas.

    • Viens faire un tour a Moscou pour voir si c’est le Moyen Age hihihi, et l’Arabie Saoudite, Egypte, Yemen, Pakistan, Indonésie c’est la Chariah donc c’est aussi le Moyen Age? Rhoooo, quelle tolérance? La pensée universelle… c’est ce qui est rentré dans votre crane, laicité = bien, Poutine = mal, provocation Femen = bien, c’est assez fatiguant à la fin…

      • ça tombe mal il n’a pas parlé de ces pays la et même si c’était le cas ça ne vous autorise pas à être méprisant.

        • Vous sortez d’ou vous? venez dire aux Russes que c’est le Moyen Age chez eux : ce n’est pas méprisant??? Alors au lieu de contredire par une phrase a chaque fois, j’aimerais bien vous entendre argumenter, car vraiment vous n’avez rien apporter au débat.

          De plus appliquer la Chariah est contraire à la laicité et d’après Clement 38 la Russie devrait s’en inspirer??? Je ne vois rien de méprisant seulement une assertion factuelle… Rien de blessant, au contraire vous et Clement etes blessants…

          • « Alors au lieu de contredire par une phrase a chaque fois, j’aimerais bien vous entendre argumenter »

            Essayons…

            « Vous sortez d’ou vous? »

            On sent que ça apporte quelque-chose au débat et que l’on peut argumenter la dessus.

            « Venez dire aux Russes que c’est le Moyen Age chez eux : ce n’est pas méprisant? »

            Cette phrase n’a pas de sens, entre « Venez dire aux russes que c’est le moyen age chez eux » et « Dire aux russes que c’est le moyen age chez eux, n’est ce pas méprisant ? » il faut choisir.

            « De plus appliquer la Chariah est contraire à la laicité et d’après Clement 38 la Russie devrait s’en inspirer??? »

            Ou avez vous vu quelqu’un qui a dit que la Charia était laïque ou que la Russie doit s’inspirer le la Charia ? Strawman.

            « Je ne vois rien de méprisant seulement une assertion factuelle… »

            Une assertion ?

            « Viens faire un tour a Moscou pour voir si c’est le Moyen Age hihihi, et l’Arabie Saoudite, Egypte, Yemen, Pakistan, Indonésie c’est la Chariah donc c’est aussi le Moyen Age? »

            Ceci est une question qui au passage montre votre ignorance des pays musulmans.

             » La pensée universelle… c’est ce qui est rentré dans votre crane, laicité = bien, Poutine = mal, provocation Femen = bien, c’est assez fatiguant à la fin… »

            Ici c’est un savant mélange entre un ad hominem, un strawman et un procès d’attention.

            « Rien de blessant, au contraire vous et Clement etes blessants… »

            Et pour finir de la victimisation.

            Vous comprenez pourquoi je ne répond qu’avec une phrase ?

            • dans l’ordre

              Voulait dire dans des termes plus circonstanciés : connaissez-vous si bien la Russie que cela?Etes vous Russe? Ou etes-vous un chasseur d’articles qui se fait une idee a partir de contenu internet…

              même si la phrase était effectivement peu claire, vous avez presque parfaitement compris…

              Pas parfaitement puisque je doute qu’un Russe accepte son commentaire gentiment et le considère comme agréable. Tout comme toute autre personne.

              Il n’y a pas assez de laicité selon Strawman. Vous l’avez fort bien dit, la Chariah est le contraire de la laicité, pourtant peut-on considérer les pays où la Chariah est appliquée comme une époque Moyen-ageuse?

              je connais mal les pays musulmans, j’ai pris soin de consulter cette article, peut etre erroné me direz-vous.
              http://leplus.nouvelobs.com/contribution/326641-ou-et-comment-la-charia-est-elle-appliquee-dans-le-monde.html

              D’ou la fameuse assertion (un énoncé considéré ou présenté comme vrai), nouveau mot?

              C’est juste une constatation de la majorité de commentaires sans argumentation précise.

              pas de victimation seulement une phrase qui est médisante dans sa tournure et dans son contenu, encore une fois, c’est gratuit et cela n’apporte rien.

              • « Voulait dire dans des termes plus circonstanciés : connaissez-vous si bien la Russie que cela? Etes vous Russe? Ou etes-vous un chasseur d’articles qui se fait une idee a partir de contenu internet… »

                Argument d’autorité.

                « même si la phrase était effectivement peu claire, vous avez presque parfaitement compris… »

                J’essaie de m’exprimer de la façon le plus claire possible pour que l’on ne puisse pas mal interpréter ce que je dis, ça m’arrive aussi de m’emmêler les pinceaux et je m’excuse pour cela car ça peut provoquer des quiproquo qui empêchent d’avancer.

                « Pas parfaitement puisque je doute qu’un Russe accepte son commentaire gentiment et le considère comme agréable. Tout comme toute autre personne. »

                On s’en fou, c’est pas un argument.

                « Il n’y a pas assez de laicité selon Strawman. Vous l’avez fort bien dit, la Chariah est le contraire de la laicité, pourtant peut-on considérer les pays où la Chariah est appliquée comme une époque Moyen-ageuse? »

                J’évite d’utiliser des termes comme « moyen-ageux » (parfois ça m’arrive de m’emporter et je m’en excuse) car c’est juste un qualificatif dégradant ou chacun met ce qu’il veut dedans pour critiquer quelque-chose qu’il n’aime pas. Ce n’est pas avec ce terme que l’on peut faire avancer le débat.

                On pourrait en débattre longuement mais intuitivement je dirais que le pays qui a le moins changé depuis le moyen age c’est le Bhoutan.

  • en tout cas , poutine , qu’on l’aime ou pas , il ne laisse pas indifférent ; et beaucoup de gens apprécient de voir certains dirigeants , dont poutine , qui ne s’en laisse pas conter ; il faut quand même en avoir dans le ventre pour défier les futurs ex-grandes puissances;

  • Croissance économique :

    RUSSIE
    2013 -> +1,3%
    2014 -> 0%
    2015 -> -4,5% (prévisions)

    USA
    2013 -> +2,3%
    2014 -> +2,5%
    2015 -> +3% (prévisions)

    Désolé les pro-Poutine mais ce que vous voyez est le visage de l’échec de Vladimir le Terrible, une économie bousillée et aux performances bien inférieures à celles de son « ennemi » américain.
    La plus belle démonstration que la liberté et le libéralisme surpasse de loin l’étatisme et l’autoritarisme.

    L’autre bel exemple c’est la comparaison entre Corée du Nord et Corée du Sud -> la Corée du Sud est tellement supérieure et plus prospère que c’en est indécent.
    Qu’est-ce que c’est bon d’être du côté des vainqueurs et de voir la supériorité de la liberté ^^

    • Ah bon? donc avec un tel raisonnement, Poutine il était bien alors en 2005 par exemple? Et Hollande pas bien en 2014… c’est ballot. Si le cours du pétrole remonte, les prévisions seront à +1 alors bon une bonne partie d echec et elle s annonce passionnante

    • Parler de liberté en parlant des USA… Qu’est ce qu’il faut pas lire.
      On en reparlera de la grandeur des USA quand leurs petites experimentations monétaires enverront le système bancaire mondial dans le fossé, le leur en tête de gondole.
      Les US qui sont responsables de la crise des subprimes et qui ont apporté une réponse des plus antiliberales à cette crise.
      Clairement vous auriez pu choisir meilleur support masturbatoire.

      • Pas vraiment, les USA restent un des pays les plus libéral du monde et ou la culture de la liberté est encore très présente, certains pays libéraux ont une vision très utilitariste de la liberté. Sinon les USA sont loin d’être le pays qui a fait les pires expérimentations monétaires.

  • Des siècles de tsarisme, avec le servage en prime. 80 ans de communisme, il faut en sortir et cela prendra 2 à 3 générations.

    Mais les experts en géopolitique abondent sur ce blog et , si ils n’ont pas de solution, ils portent de curieux jjugement sur cet immense pays. Le plus grand du monde.
    J’ai l’impression déplaisante que les « experts » de ce blog régurgitent la boullie pour chat que la propagande occidentale leur met dans le cerveau. Désolé si je vous vexe, mais avant de juger, allez donc vivre quelques temps en Russie et discutez avec les Russes.

    Et je me souviens de De Gaule qui voulait faire l’Europe, la sienne, de l’Atlantique à l’Oural. Projet combattu et encore combattu aujourd’hui par les USA.

    Je nous propose cet article:

    le Slave se rebiffe

    « Loin de s’incliner devant plus fort que lui, Vladimir Poutine vient de réaffirmer sa volonté de continuer à mener en toute indépendance la politique de ses intérêts nationaux ».
    Les médias bien comme il faut notent ces derniers jours, avec une certaine surprise et une réprobation certaine, la tonalité franchement anti-occidentale des récentes déclarations et en particulier de la dernière conférence de presse de Vladimir Poutine.

    A les en croire, le « maître du Kremlin » (c’est ainsi qu’ils désignent communément le président russe comme ils appelaient Saddam Hussein « le maître de Bagdad », Slobodan Milošević « le maître de Belgrade » et comme ils qualifient Bachar el-Assad de « boucher de Damas ») assaisonnerait même son borchtch d’accents de guerre froide…

    C’est du reste parfaitement exact. Il est vrai que M. Poutine semble cultiver et exploiter sans vergogne le filon démagogique du patriotisme, voire du nationalisme, voire du chauvinisme russe et n’a pas pour l’Union européenne ou les États-Unis d’Amérique les égards qui leur sont dus. On se demande bien pourquoi.

    Voilà un homme que depuis le début de la crise ukrainienne les dirigeants, les porte-parole, les porte-plume et les porte-coton du « monde libre » qualifient d’agresseur, de dictateur, d’aventurier et à l’occasion de nouvel Hitler. Alors même que l’exemplaire démocratie cubaine est réadmise dans le cercle des nations honorables, la Russie est mise sous embargo, alors même que, dans le monde entier, on déroule le tapis rouge sous les pas des hommes politiques et des hommes d’affaires chinois, on gèle les comptes bancaires des principaux collaborateurs et des plus proches amis de Poutine. Poutine lui-même représente-t-il son pays dans les institutions et les conférences internationales, on le traite en intrus, en indésirable, en paria et les premiers ministres d’Australie ou du Canada, contre tous les usages diplomatiques, l’ignorent ou l’insultent. Le président de la République française, pour sa part, refuse sans autre forme de procès d’honorer la signature de son pays. Le président américain, quant à lui, en rajoute et décide aux dernières nouvelles que la Crimée annexée n’existe plus. Comme aux jours les plus tendus de la confrontation Est-Ouest, c’est un bras de fer qui se joue entre Washington et Moscou. Le leader de l’hyperpuissance s’est juré de faire plier jusqu’à ce qu’il crie grâce et reconnaisse sa défaite. La fuite des capitaux russes, la chute du rouble, la récession, la politique délibérée et concertée de pétrole et de gaz à bon marché devraient dans les meilleurs délais amener à la capitulation de l’insolent qui ose braver le nouvel ordre mondial.

    Or, loin de s’incliner devant plus fort que lui, Vladimir Poutine vient de réaffirmer sa volonté de continuer à mener en toute indépendance la politique de ses intérêts nationaux. Loin de reconnaître son isolement et sa défaite, loin de lécher la main qui le frappe, il tourne le dos à son adversaire, il signe de fabuleux contrats d’armements avec l’Inde, de fourniture d’énergie avec la Chine, et il jure que, pas plus face à Obama aujourd’hui qu’avant-hier devant Napoléon et il y a soixante ans devant Hitler, la Russie ne se laissera dicter la loi.

    Le Slave se rebiffe, en somme, et les conseillers qui ont assuré le président américain que les moujiks ne comprennent que le knout sont de la même race et font la même erreur que leurs prédécesseurs qui croyaient que les nègres ne sont faits que pour le fouet »

    lu sur bvoltaire.fr

    • poutine a en face de lui, ce que mao avait deja indentifié comme étant un tigre de papier… les occidentaux ne bougeront pas, et il a deja récupéré la moitié des territoire qu’il convoite. l’alliance avec la chine sera bien plus profitable pour la russie, que l’alliance avec un monde occidental gangrainé par les dettes et le regressionisme.

    • « A les en croire, le « maître du Kremlin » (c’est ainsi qu’ils désignent communément le président russe »

      Vous voudriez l’appeler comment?

      Le président d’un seul mandat (à la fois)?

  • Toute société est fondée sur une religion.
    Commençons par définir les termes: Une religion est ce qui porte une anthropologie.
    Une anthropologie est toujours arbitraire, et absolue dans sa portée (indépendante du lieu de du temps).
    Il en faut une pour fonder des institutions: Même si elles sont rationnelles, ce qui est normalement le cas, elles ne peuvent justifier leur propre fondement.
    Toute société est donc précédée par une religions d’où est tirée une vision de l’homme qui fournit la base à sas institutions.

    Le communisme et le christianisme orthodoxe sont des religions.
    Le premier est fondé sur le socialisme scientifique, et le second sur les Évangiles.

    Une société sans religion est condamnée à se déliter, c’est un constat partagé par bien des agnostiques.
    « La nature d’une civilisation, c’est ce qui s’agrège autour d’une religion. Notre civilisation est incapable de construire un temple ou un tombeau. Elle sera contrainte de trouver sa valeur fondamentale, ou elle se décomposera. » (Malraux, 1956).

    Il est donc naturel et sain que la Russie revienne au christianisme orthodoxe, même s’il n’en reste pas grand’chose après tant d’années d’endoctrinement communiste, au point qu’il est douteux qu’elle y parvienne.
    Et qu’on cesse enfin de ramener cette question à la foi: On peut parfaitement adhérer à l’anthropologie chrétienne sans croire en Dieu. Est-il permis de reconnaître l’arbre à ses fruits ?
    Faudrait-il obliger les athées à embrasser les communisme ?
    D’ailleurs le refus d’un « endoctrinement chrétien » à l’école est parfaitement hypocrite, pour ma part je le crois infiniment préférable à l’endoctrinement socialiste qu’on nous impose et qui est la raison d’être de l’école publique.

    L’auteur a tort de s’indigner de ce qu’elle considère comme une sorte de collusion entre l’Église et l’État.
    La séparation est toujours complexe et fluctuante, et notre pseudo-laïcité française, où la religion socialiste est au pouvoir et le christianisme banni de l’espace public, est encore bien plus perfide et néfaste.
    L’important est que le concept existe: C’est la seule chance de limiter l’État.

    Je trouve personnellement savoureux qu’un autocrate tel que Poutine renforce cette notion !
    Une institution est bonne lorsqu’elle force de mauvaises personnes à faire de bonnes choses.
    Car rien ne peut faire que tous les hommes soient vertueux.

    Cessons donc de nous focaliser sur les faiblesses de l’encadrement de l’Église orthodoxe – dont les causes sont évidentes, qui a peu de marges de manoeuvre, et qui est contrainte de choisir ses combats, surtout face à Poutine.
    Et je puis vous assurer que l’avortement de masse est de très loin sa première priorité, comme il devrait l’être pour tous les Russes raisonnables et pour tous les hommes de bonne volonté.
    À cet égard, il faut se rappeler que les institutions internationales sont peuplées de gauchistes absolument pas représentatifs de leur pays, et que l’État américain promeut l’avortement au mépris complet de l’opinion de ses citoyens.

    • D’accord avec vous, la tradition orthodoxe est très vivace chez les Russes, même ceux qui vivent en Europe. Etant Catholique mais ayant cotoyé des eglises orthodoxes de la cote d’azur, on y rencontre toute sorte de population de la Bentley/ Porsche ou autres à la Logan familiale… Ayant pu aussi comprendre les paroles du pope, je peux vous dire que cela ne rigolait pas, et en voyant Poutine parler, je n’ai pas pu m’empecher de penser a ce pope, meme force dans la parole avec du contenu qui est clair, sans réplique et ultra ferme.

      Que Poutine s’affiche clairement avec l’Eglise, il y a forcément une part de rassemblement de l’électorat, mais je pense et cela s’entend quand il parle qu’il est convaincu que l’eglise joue un grand role dans la tenue des moeurs en Russie notamment en réintroduisant à l’école la religion orthodoxe; rappel des us et coutumes qui n’ont pas disparu pendant le communisme, un peu comme les chrétiens durant la Révolution et la terreur dans les années 1790…

      Connaissant aussi pas mal de musulmans en russie, notamment du Daghestan, Tchéchénie, Therkessie, Tatars, et ayant bourlingués ces dernières semaines dans des auberges de jeunesse à Moscou, je peux vous dire que cela ne les dérange pas. D’ailleurs il y a une sorte de tolérance interreligieuse beaucoup plus marquée qu’en France.

    • Mon cher Fucius,

      La première phrase de votre commentaire, « Toute société est fondée sur une religion », me semble doublement fausse. D’une part, parce que la plupart des sociétés ne sont pas mono-religieuses. Les Etats-Unis sont-ils fondés sur l’évangélisme, le baptisme, l’épiscopalisme, le quakerisme ou le presbytérianisme ? L’Allemagne est-elle fondée sur le protestantisme ou sur le catholicisme ? L’Iran / la Perse, sur l’islam ou sur le zoroastrisme ? A moins que ces pays ne fassent pas société (hypothèse fort improbable) ? Et quid aussi des minorités religieuses, ne font-elles pas partie de la même société que leurs non-coreligionnaires ?

      D’autre part, et sur un plan beaucoup plus profond, une société n’est tout simplement pas fondée (hormis peut-être les cas du groupes des fondateurs d’une nouvelle cité ou d’une nouvelle colonie, par exemple ; et la fondation est limitée à ce petit groupe, et ne peut évidemment pas s’étendre à tout un pays). Les institutions sociales, et notamment les religions, émergent avec le temps, et ne sont pas données, casquées et armées, du jour au lendemain afin de nous permettre de fonder quelque chose.

  • bon….un peu déçu de commentaires sur l’économie russe,qui ne semble pas etre le fond du sujet de l’article.
    assez « choqué »de lire: »liberté artistique »concernant ce genre de manifestation(des pussy riots)
    pussy riots:émeute de chatte(imaginons dans notre occident bien pensant un groupe se nommant:les bites en furies !!!)
    n’auriez vous pas entendu parler de ce starets qui surprenait ces interlocuteurs par sa connaissance de la cour russe?
    pensez vous que poutine ne craigne pas une « révolution de couleur »….

  • « des décennies de pudibonderie forcée sous le communisme, »

    hein?

    • La Russie de Poutine, si elle n’est pas libérale (loin s’en faut), est peut être la plus libérale de l’histoire de la Russie.
      Les USA d’Obama si ils ne sont pas communistes (loin s’en faut sauf en matière monétaire et militaire) sont certainement les plus socialistes de l’histoire des États Unis.
      La croissance américaine est basée sur une politique de création monétaire appuyée par une armée plus puissante que toutes les autres armées du monde réunies.
      La croissance Russe est (était) basée sur une politique d’exportation de matières premières en échange de dollar (vous savez ce dollar qui n’est plus étalonné par l’or depuis 1971 et qui est donc produit à profusion pour un coût quasiment nul et qui un jour retournera à sa valeur intrinsèque).
      Les russes (et autres chinois et indiens) aimeraient se faire payer un jour par autre chose qu’une monnaie qui ne vaut rien et qu’ils n’ont d’autre choix que de réinvestir aux USA.
      Les USA eux ne le souhaitent pas, mais alors pas du tout! ( c’est un euphémisme, pas compliqué d’imaginer pourquoi)
      Voilà les fondements (archi-archi simplifiés) de ces guerres de désinformations et de propagande dont l’historiette dérisoire et pathétique des Pussy Riot n’est qu’un micro épisode.
      En réalité, la liberté, la démocratie, le droit des peuples à disposer d’eux mêmes, les droits des femmes, des artistes, des chattes et autres animaux poilus, ces gens s’en cognent totalement! Il s’agit juste de discréditer son ennemi quels qu’en soient les moyens (dans les deux sens). Et ça marche! La preuve: l’existence de et article…
      Cathy Young et ses Pussy Riots sont ce qu’on appellent des « idiots utiles ».

      • Je vous appuie pleinement dans cette analyse.
        Comparer en chiffres et événements deux nations-blocs historiquement aussi différents qu’USA et la Russie post-soviétique relève d’un a priori borné ou d’un total manque de pertinence.
        Nous en subirons les effets pervers de manière prolongée. Le monde cultivé n’avait pas besoin de cet affrontement d’aveuglés…

        Je suis de longue date un sympathisant de l’Alliance transatlantique, y compris sous ses aspects militaires, mais je ne peux admettre les basses manœuvres à court terme d’un Obama sur le déclin, ni l’absolu manque de vision qui caractérise les postures « gesticulatoires » de l’U.E. !

        Les clowns bureaucratiques entourant un Van Rompuy et surtout l’imbécile Mme Ashton auront démoli vingt années d’une tentative de reconstruction d’esprit européen élargi à l’Est. Ceci au profit de l’Asie en irréversible expansion et d’une montée des mouvements islamistes extrêmes qui nous reviennent tel un boomerang sur l’Europe occidentale… au prétexte d’une hypothétique défense des D.H. parmi des sphères politiques où règnent malversations et coups bas en tous genres, l’Ukraine en première ligne, pour ne pas citer la Biélorussie voisine et pays de l’ex-bloc de l’Est !!!
        L’affaiblissement continu des structures et processus abscons au sein de l’U.E. en sera accentué au plan économique, puis en conséquences sociales et tensions en matière de fragilisation DEFENSE là où l’harmonie ne règne guère et les budgets & moyens sont en contraction permanente !!!

        • « Comparer en chiffres et événements deux nations-blocs historiquement aussi différents qu’USA et la Russie post-soviétique relève d’un a priori borné ou d’un total manque de pertinence. »

          Pourquoi on ne peut pas comparer deux pays d’un point de vue absolu ?

          Pour le reste de votre argumentaire il me semble qu’une grande partie de l’est européen s’est très bien reconstruit. Vous noterez aussi que c’est Poutine qui rejette l’occident et pas l’inverse.

          •  » c’est poutine qui rejette l’occident et pas l’inverse …  »

            faux ! ou depuis combien de temps ? quand on trompe ses partenaires, on fini par etre rejeté …

            • Poutine a été trompé ? Sinon c’est bien Poutine qui définit la Russie par rapport à l’occident. C’est quand même triste que cette soit disant grande nation ne soit même pas capable d’être définie autrement que par rapport aux autres… Après je comprend bien le problème, si on essaie de réfléchir à ce que soit être la Russie en 2015 d’un point de vue non idéologique on en arrive à la conclusion que ça serait une sorte de grande Pologne, un pays qui a de bonne relation avec ses voisins et qui s’occupe de son développement économique. Mais ça ça ne peut pas plaire à Poutine, car Poutine lui son délire c’est l’impérialisme religieux.

              •  » l’impérialisme religieux  »

                n’importe quoi … pour que poutine se lance dans l’impérialisme religieux, encore faudrait-il qu’il soit impérialiste. en 18, la france était impérialiste parce qu’elle a récupéré l’alsace et la lorraine ?

                on ne voit qu’un impérialisme religieux ( encore qu’on puisse mettre en doute que ce soit de l’impérialisme ) dans le monde à l’heure actuelle, c’est le wahabisme saoudien et des autres anachronisme moyenageux de la péninsule arabique …

                • Poutine n’est pas impérialiste ? Il ne souhaite pas reconquérir les terres perdues par l’URSS pur ensuite construire la « zone eurasiatique » en contrôlant le reste de l’Europe ? Vous savez pas que Poutine écoute Douguine ?

      • « La Russie de Poutine, si elle n’est pas libérale (loin s’en faut), est peut être la plus libérale de l’histoire de la Russie.
        Les USA d’Obama si ils ne sont pas communistes (loin s’en faut sauf en matière monétaire et militaire) sont certainement les plus socialistes de l’histoire des États Unis. »

        Les USA sont nettement moins socialistes que pendant la WW2 et si on regarde la différence de liberté entre les deux pays, même sans parler de liberté civiles la Russie est un des pays les plus mal classé en terme de liberté économique à la fondation Heritage.

        « La croissance américaine est basée sur une politique de création monétaire appuyée par une armée plus puissante que toutes les autres armées du monde réunies. »

        Vous faites une crise de keynésianisme ces deux choses n’ont jamais apporté le moindre croissance, au contraire elle la ralentisse en détruisant du capital. Votre vision de l’économie est beaucoup trop basé sur la monnaie et le fait que le dollar remonte ne tend pas à appuyer votre démonstration. Vous oubliez aussi que tout les pays émergents ont bien plus manipulé leur monnaie que les USA.

        • Ma vision de l’économie est en effet beaucoup basée sur la monnaie mais je persiste. Vous avez raison, le keynésianisme n’a jamais apporté de croissance…. du moins à long terme. A court terme et tant que la demande en monnaie reste élevée, il permet de retarder les ajustements déflationnistes et de financer l’industrie d’armement (entre autre) qui exercera les bonnes pressions pour maintenir cette demande élevée. Sans rentrer dans les détails, je pense que la politique extérieur des USA a pour but de retarder au maximum ces ajustements. J’insiste encore une fois, le budget de la défense des USA représente 60% de tous les budgets des autres pays du monde réunis. Donc en effet, je pense que les USA d’Obama sont encore moins libéraux que ceux de la WW2, mais dans un autre domaine. Évidemment, le classement de la fondation Héritage ne prend pas ce critères (la monnaie) en compte. Par ailleurs, Poutine se garde bien de libérer la presse Russe (et c’est surtout ça qui lui est reproché ainsi que sont manque de complaisance pour le lobby LGBT), avec les dollars USA (pas libéraux non plus), cette presse pourrait faire un Maïdan Moscovite et le renverser en quinze jours.
          Vous trouverez peut être ma thèse complotiste, c’est parce que je simplifie. Il y a bien entendu beaucoup de choses à rajouter sur le sujet mais la tragi-comédie Pussy Riotesque, est un non événement monté en mayonnaise pour discréditer un adversaire géopolitique. Est ce que l’affaire de la tête de cochon déposée devant ( pas à l’intérieur) une mosquée de Mayotte (donc en France) à l’issue d’un pari de fin de soirée arrosée et qui avait valu à deux femmes 9 mois de prison dont 3 fermes à Mayotte avait soulevé autant d’indignation?

          • « A court terme et tant que la demande en monnaie reste élevée, il permet de retarder les ajustements déflationnistes et de financer l’industrie d’armement (entre autre) qui exercera les bonnes pressions pour maintenir cette demande élevée. Sans rentrer dans les détails, je pense que la politique extérieur des USA a pour but de retarder au maximum ces ajustements. »

            Le retardement des ajustements nui justement à la croissance, quand à la politique extérieure qui maintient l’économie c’est un mythe de socialiste, les USA ont des tas de secteurs plutôt solides et un nombre énorme de startup.

            « J’insiste encore une fois, le budget de la défense des USA représente 60% de tous les budgets des autres pays du monde réunis. Donc en effet, je pense que les USA d’Obama sont encore moins libéraux que ceux de la WW2, mais dans un autre domaine.  »

            Ce qui est normal vu la taille de leur économie et les traités qui les obligent à défendre pas mal de pays. En pourcentage il est plus bas que celui de la Russie.

            « Évidemment, le classement de la fondation Héritage ne prend pas ce critères (la monnaie) en compte. »

            Si, « Monetary freedom ».

            « Par ailleurs, Poutine se garde bien de libérer la presse Russe (et c’est surtout ça qui lui est reproché ainsi que sont manque de complaisance pour le lobby LGBT), avec les dollars USA (pas libéraux non plus), cette presse pourrait faire un Maïdan Moscovite et le renverser en quinze jours. »

            Il n’y a pas que le manque de liberté de la presse qu’on peut reprocher à Poutine, les expropriations et les camps de travail sibérien sont en bonnes places aussi…

            Sinon ce n’est pas juste la presse mais une politique de censure complète, qui passe aussi par internet ou encore les rassemblements d’opposants.

            L’idée que des investisseurs américains pourraient offrir une opinion différente n’est pas du tout une excuse, l’accès à la presse américaine n’a pas renversé le régime suédois que je sache, de la à en conclure que le régime russe est fragile et donc peu populaire (sinon pourquoi craindre une libération de la parole ?).

            • Encore une fois je ne défends pas l’idée que les politiques monétaires et extérieures ne soient un facteur de croissance à long terme. En effet, elles ont un effet désastreux sur l’épargne, l’investissement et l’innovation sur le long terme.
              Mais sur le court terme je maintiens qu’elles permettent vivre du travail des autres.
              L’empire Romain a profité d’une politique d’expansion/ pillage comparable jusqu’à ce qu’il s’effondre, sous le poids des sa dette, de l’inflation et de l’impossibilité de continuer son expansion.
              La Monetary Freedom est surtout un indicateur de stabilité des prix, pas de création ni d’expansion monétaire.
              Enfin je ne pense pas vous apprendre qu’il y a des pays plus « intimidants » que d’autres au yeux des USA. Mais je vous concède volontiers que le régime russe est fragile, au même titre que le régime de Saddam Hussein, de Kadhafi, de Assad etc… mais je crains qu’à l’instar de l’Irak, de la Lybie, de la Syrie… le régime fantoche que les USA veulent mettre à la place ne fasse bien pire.
              Attention à l’idéalisme.

              • Les politiques expansionnistes en distordant la répartition des richesses par le marché freine immédiatement les gains de productivité et donc freine la création de richesse. Même sur le cour terme les effets sont nuisibles.

                Le Monetary freedom c’est aussi la possibilité de posséder et d’utiliser d’autres devises. Pour la stabilité des prix c’est justement l’inflation qui produit les effets négatifs d’une politique d’expansion monétaire, si cette inflation n’est pas présente elle est immoral mais plutôt neutre dans les faits.

                Je ne pense pas que l’on doit soutenir à bout de bras tout les régimes sous prétexte que des pires pourraient les remplacer, ni que la volonté des USA soit déterminante dans les changement de régime des ces pays.

                Je pense aussi que même si un régime pire prend la place de l’ancien cela permet à la population d’avancer dans sa maturité politique et d’apprendre de ces erreurs (les allemands ne sont pas prêt de revoter pour un nationaliste). Un monde sans évolutions politique ne sera jamais libéral et dans ce domaine les essais et erreurs sont le seul moyen d’avancer.

                • « Pour la stabilité des prix c’est justement l’inflation qui produit les effets négatifs d’une politique d’expansion monétaire, si cette inflation n’est pas présente elle est immoral mais plutôt neutre dans les faits. »
                  Je n’ai pas compris cette phrase.
                  Veuillez reformuler s’il vous plaît.

                  • « Pour la stabilité des prix c’est justement l’inflation qui produit les effets négatifs d’une politique d’expansion monétaire, si cette inflation n’est pas présente elle est immoral mais plutôt neutre dans les faits. »

                    Pour répondre à votre remarque sur le fait que le « monetary freedom » prend en compte la stabilité des prix cela se justifie par le fait que les principaux problèmes apportés par une politique d’expansion monétaire vient de l’inflation qui en résulte. Une politique d’expansion monétaire qui ne produit pas d’inflation reste immorale et a des conséquences négatives mais qui sont moindres.

                    • Je vois que la théorie autrichienne des cycle ne vous a pas échappé. Il y a en effet distorsion de la répartition des richesses donc enrichissement des uns au détriment des autres. Y compris au niveau international puisque le dollar est monnaie de référence/réserve. Je vous laisse deviner qui vole qui en l’occurrence.
                      Pour finir, je comprends la tentation de la politique du pire mais elle est à mon sens difficilement défendable. Après coup c’est toujours souhaitable de tirer leçon de ses erreurs. Mais si on peut les éviter, c’est encore mieux.

                    • Votre analyse rate deux faits importants. Tout d’abord cela est vrai au niveau national car souvent on a qu’une seule monnaie de disponible (dans les faits beaucoup de pays disposent de plusieurs monnaies). Dans le cadre d’une concurrence monétaire ou chaque monnaie est à son prix de marché, chaque monnaie subit les conséquence de sa politique sur son taux de change, les seules personnes souffrants d’une politique expansionniste sont les possesseurs de cette monnaie.

                      Hors dans le marché international on a beaucoup de monnaies, donc la conséquence logique des choses seraient que le dollar perde de la valeur face aux autres monnaies et que sont utilisation baisse, sanctionnant les USA pour leur politique.

                      Ce qui nous amène au deuxième fait important que vous ratez, les acteurs économiques choisissent une monnaie par rapport à sa qualité relativement aux autres monnaies disponibles. Hors absolument tout les BRIC, les pays en développement et d’autres pays développés ont mené une politique expansionniste parallèlement à celle de la FED.

                      En effet ces pays étaient sur que leur monnaie n’allait alors pas baisser face au dollar ou qu’ils allaient pouvoir en contrôler la baisse, engrangeant ainsi les effet bénéfiques (pour les politiciens hein…) d’une politique expansionniste sans les effets négatifs (baisse de la monnaie face au dollar).

                      La politique de la FED a donc justement subventionné la croissance artificielle du prix des matières premières et des pays en développement qui sont pour la plupart (à part peut être la Chine) peut compétitifs même à leur niveau actuels de salaires.

                      Il suffit de voir que la léger ralentissement de la FED a provoqué une remonté du dollar et que les pays émergent son maintenant en récession pour comprendre que ces pays profitaient de cette politique. C’est ce qui explique que le dollar reste leader à l’international.

                      Sinon je ne supporte pas la politique du pire, je fais juste remarquer que chaque population a besoin d’apprendre, vous pensez que les égyptiens revoteraient pour les islamistes ?

                  • Je vois que la théorie autrichienne des cycle ne vous a pas échappé. Il y a en effet distorsion de la répartition des richesses donc enrichissement des uns au détriment des autres. Y compris au niveau international puisque le dollar est monnaie de référence/réserve. Je vous laisse deviner qui vole qui en l’occurrence.
                    Pour finir, je comprends la tentation de la politique du pire mais elle est à mon sens difficilement défendable. Après coup c’est toujours souhaitable de tirer leçon de ses erreurs. Mais si on peut les éviter, c’est encore mieux. Je pense que les familles des six millions de juifs exterminés seront de mon avis…

  •  » J’insiste encore une fois, le budget de la défense des USA représente 60% de tous les budgets des autres pays du monde réunis. Donc en effet, je pense que les USA d’Obama sont encore moins libéraux que ceux de la WW2  »

    Coût de la défense US actuelle env. 4,5% du PIB. Celui de la WW2 environ 30% du PIB.

    D.J

    • Source :wikipédia.
      Budjet de la défense américain pour 2013: 640Mds
      Budjet de la défense de tous les autres pays du monde réunis pour 2013:
      1107Mds.

      • Ben oui, c’est cher de fabriquer un avion qui « can’t run, can’t turn and can’t climb ».

        Et dire qu’il y a encore des ahuris pour dire que le Rafale est hors de prix…

        • C’est de la faute au congrès et pas à lockheed martin.

          • Pour finir et en réponse à votre dernier billet du 31. Je ne nie pas que tous les pays du monde pratiquent ces politiques expansionnistes que nous déplorons mais seul le dollar, surfant sur sa crédibilité historique et le fait qu’il était le seul convertible en or jusqu’en 71 a pu se permettre de les pratiquer dans de telles proportions sans que les effets ne s’en fassent trop ressentir. Il y a une certaine inertie et les Brics commencent à se rendre compte de la chose et passent des contrats maintenant dans leur propre monnaie, diversifient leur réservés en achetant de l’or… Il est très douteux que, comme vous l’affirmez, les QE de la fed ne profitent aux brics et que ce soit la diminution de celles ci qui génère l’amorce de dépression qu’ils subissent actuellement. Corrélation n’est pas raison. Et vous verrez que quand le dollar perdra son statut de monnaie de réserve et que sa demande baissera, les USA connaîtront de réelles difficultés. C’est pour cette raison que les USA cherchent à placer à la tête des pays producteurs de pétrole des chefs d’État qui sont là pour accepter du dollar contre leurs hydrocarbures (entre autre). Ceux qui on émis l’hypothèse de se faire payer autrement ont été rectifiés immédiatement ( Hussein, Kadhafi). Par ailleurs, vous critiques le muselement de l’opposition par Poutine mais pour ma part, je considère que la fausse alternance ( républicains/democrates) politique fait le même travail en laissant le pouvoir dans les mêmes mains à chaque fois. Ne demandez pas de choisir entre un pays qui est à mon avis à l’origine d’une bonne partie des des guerres revolutions et morts des 5 dernières décennies ainsi que de la plus grave crise economique dont on est pas encore sorti et un pays qui se sort péniblement de 70 ans de communisme avec une corruption dramatique, une démographie en berne, une population démoralisée, avec un fort taux d’alcoolisme et avec un dynamisme faiblard…
            Enfin, si c’est Poutine qui fait le boulot que le général de Gaulle n’a pas réussi à faire, je pense que l’histoire lui passera ses excès d’autorité. Et je suis convaincu qu’un poutine aussi autoritaire soit-il vaut beaucoup mieux pour les russes qu’un gouvernement désigné par les usa comme en Irak où il n’en finit pas de pleuvoir des bombes et des morts et où le peuple regrette amèrement son ex- dictateur fabriquant d’arme de destructions massives.

            • « Je ne nie pas que tous les pays du monde pratiquent ces politiques expansionnistes que nous déplorons mais seul le dollar, surfant sur sa crédibilité historique et le fait qu’il était le seul convertible en or jusqu’en 71 a pu se permettre de les pratiquer dans de telles proportions sans que les effets ne s’en fassent trop ressentir. »

              Je ne suis pas sur que la politique expansionniste de la fed surpasse en proportion la politique de Schinzo Abe (doublement de la masse monétaire) ou le secteur bancaire sombre chinois. Enfin vous loupez totalement le fait que si tout le monde fait pareil on ne peut pas voir les effets par rapport aux autres monnaies mais seulement par rapport aux prix des biens.

              « Il y a une certaine inertie et les Brics commencent à se rendre compte de la chose et passent des contrats maintenant dans leur propre monnaie, diversifient leur réservés en achetant de l’or… »

              Ils ont lancé leur propre QE sans prendre en compte ce que faisait la fed peut être ? Allons il savent très bien comment profiter de cela et l’intérêt des politiciens de ces pays était bien de faire leur propre QE à ce moment la. Enfin si vous parlez des swap entre les BRIC c’est que de la création monétaire cachée, pas de quoi être fière…

              « Il est très douteux que, comme vous l’affirmez, les QE de la fed ne profitent aux brics et que ce soit la diminution de celles ci qui génère l’amorce de dépression qu’ils subissent actuellement. »

              La politique de la fed a augmenté artificiellement le prix des matières premières ce qui permit aux BRIC, pour la plupart très peu compétitifs, d’avoir de la croissance. Il faut bien se rendre compte que même à leur niveau de salaire actuel le niveau de corruption, le poids de l’état, la qualité de la main d’œuvre et les problèmes logistiques rendent les BRIC moins compétitifs que l’occident. Sauf peut être la Chine, mais les salaires commencent à être hauts et ils ont des difficultés à continuer l’expansion des villes pour ramener des nouveaux pauvres de la campagne (échec du planisme).

              « Et vous verrez que quand le dollar perdra son statut de monnaie de réserve et que sa demande baissera, les USA connaîtront de réelles difficultés.  »

              Mais qui a vraiment intérêt à ça ? ça fait mouiller plein d’idéologues mais dans les faits aucun pays veut aller dans cette voie, car comme je l’ai dit il ne pourraient ensuite plus se servir de la fed pour cacher leur propre expansion monétaire.

              « C’est pour cette raison que les USA cherchent à placer à la tête des pays producteurs de pétrole des chefs d’État qui sont là pour accepter du dollar contre leurs hydrocarbures (entre autre).  »

              Si c’était vrai que le dollar dépend du p »trole il baisserait par rapport aux autres monnaies quand le pétrole baisse…

              « Ceux qui on émis l’hypothèse de se faire payer autrement ont été rectifiés immédiatement ( Hussein, Kadhafi). »

              Par pitié c’est si impensable de se dire que ces gens n’étaient pas si populaires dans leur population ? Rasoir d’Occam…

              « Par ailleurs, vous critiques le muselement de l’opposition par Poutine mais pour ma part, je considère que la fausse alternance ( républicains/democrates) politique fait le même travail en laissant le pouvoir dans les mêmes mains à chaque fois. »

              Reagan et Obama, même combat…

               » Ne demandez pas de choisir entre un pays qui est à mon avis à l’origine d’une bonne partie des des guerres revolutions et morts des 5 dernières décennies »

              L’URSS n’a jamais existé et c’est impensable que dans le monde non occidental des gens souhaitent changer parfois de gouvernement ?

              « un pays qui se sort péniblement de 70 ans de communisme avec une corruption dramatique, une démographie en berne, une population démoralisée, avec un fort taux d’alcoolisme et avec un dynamisme faiblard… »

              C’est précisément de la faute à Poutine si la Russie est comme ça, il fallait emprunté la voie polonaise de sortie de communisme…

              « Enfin, si c’est Poutine qui fait le boulot que le général de Gaulle n’a pas réussi à faire, je pense que l’histoire lui passera ses excès d’autorité. »

              Mais faire quoi ? Pourquoi ? Quel intérêt ? En quoi ça excuse ses exactions ? Êtes vous prêt à vous sacrifier pour cela (car tant que les excès d’autorité se font sur les autres c’est facile de les trouver nécessaires….)

              « Et je suis convaincu qu’un poutine aussi autoritaire soit-il vaut beaucoup mieux pour les russes qu’un gouvernement désigné par les usa comme en Irak où il n’en finit pas de pleuvoir des bombes et des morts et où le peuple regrette amèrement son ex- dictateur fabriquant d’arme de destructions massives. »

              C’est les Irakien qui ont élu leur nouveau gouvernement et à part les sunnites ça m’étonnerait que les irakiens regrette Saddam.

              • La démocratie n’est pas une fin en soi. Si un régime autoritaire apporte plis de paix, d’unité, de stabilité et de prospérité dans ces pays comme ceux du golfe. Ce régime est bien entendu largement préférable à un régime démocratique. L’Irak, la Syrie et la Lybie en sont des exemples.

                • L’Irak saddamiste, La Syrie assadiste et la Lybie kadhafiste sont des exemples de paix, d’unité, de stabilité et de prospérité ?
                  Ces régimes ont échoué dans tout ces domaines, ce sont que des dictatures socialistes anciennement sponsorisés par l’URSS. La démocratie n’est pas une fin en soi mais rien d’autre ne l’est (enfin c’est la liberté qui est une fin en soit d’un point de vue politique si vous êtes libéral).

                  Je pense que vous avez du mal à comprendre le processus d’évolution politique qui se produit. Chaque peuple a besoin de faire ses expériences pour améliorer sa condition et d’apprendre de ses erreurs, parfois il y a des révoltes car c’est le seul moyen pour ces gens de s’exprimer. Nous devrions plutôt nous préparer à parler aux nouveaux venus plutôt que d’intervenir pour éviter une évolution politique dans ces pays.

          • Message modéré : un effort sur l’orthographe svp

  • Qualifierez vous le la justice francaise d’imperialisme islamiste quand elle condamne à de la prison ferme deux jeunes femmes pour avoir déposé un tête de porc à l’entrée d’une mosquée à Mayotte le soir d’une soirée arrosée?

  • De toutes facon en Russie le choix est limité : 1.Ziouganov : stalinien qui apelle régulièrement à la restalinisation de la Russie. 2.Jirinovski: ultranationaliste tendence nazie. 3.Navalny : soutenu par les US mais xénophobe et ultra-nationaliste. 4.Poutine : autoritaire mais le plus modéré parmis tous ces cinglés…Donc qui choisir ?

    • On a besoin de choisir ? Sinon la modération de Poutine et la folie de Navalny ça reste à prouver…

    • @ Libre,

      Vous êtes un peu comme Goturgot. On dirait qu’en Russie il y a une limite plancher dans le degrés politique russe et que Poutine incarne cette limite plancher et qu’il ne peut pas y avoir mieux, plus démocratique ou plus libéral. Je doute qu’en Russie ne sommeillent pas des libéraux qui n’attendent que le moment choisi pour se faire entendre et connaitre.

      @ Goturgot,

       » Si un régime autoritaire apporte plis de paix, d’unité, de stabilité et de prospérité dans ces pays comme ceux du golfe.  »

      Faut pas se fier aux apparences. Il y a une unité, une stabilité parce que les régimes répriment tout ce qui pourrait mener à un désordre sociale quelconque. L’exemple des islamistes est criant. Ils ont été contenu sous pression par la force des régimes despotiques en place. ils ont crée une sorte de cocote minute. Et quand ces régimes furent tombé le radicalisme à explosé.

      L’URSS en a fait la même expérience. A partir de l’époque Kroutchev. On pouvait croire que l’URSS maintenait une unité, une paix et une stabilité. Mais quand l’URSS s’est effondré, il a éclaté parce que toutes les ethnies et les nationalités composant l’URSS étaient conditionnées sous pression.

      D.J

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Le 6 août 2014, je publiais un article sur La neutralité de la Suisse et la guerre en Ukraine. J'y rappelais que la neutralité de la Suisse trouvait son origine dans la défaite de Marignan (1515) à partir de laquelle fut mis fin à la politique d'expansion des Confédérés.

Après une courte période, entre 1798 et 1815, la neutralité de la Suisse a toujours été effective, jusqu'en 1989. Elle est devenue de plus en plus relative notamment à la suite de son adhésion à l'ONU en 2002, bien que deux articles de la Constitution suisse énoncent q... Poursuivre la lecture

Par Philippe Wodka-Gallien[1. Philippe Wodka-Gallien. Institut français d’analyse stratégique. Ancient auditeur de l’IHEDN -47e Session nationale Armement - Économie de défense-. Prix Vauban 2015 pour son livre Essai nucléaire, la force de frappe française au XXIe siècle édité chez Lavauzelle. Auteur du récent ouvrage, La dissuasion nucléaire française en action, dictionnaire d’un récit national aux éditions Deccopman].

Le Monde : « La confrontation nucléaire, un scénario évoqué avec de plus en plus d’insistance en Russie ». Le Figaro ... Poursuivre la lecture

Les dommages causés par l'invasion de l'Ukraine par la Russie aux chaînes d'approvisionnements alimentaires mondiales semblent être encore plus importants que ce que l'on craignait. Selon certaines estimations, la production agricole de l'Ukraine destinée au marché mondial serait réduite de moitié. La pénurie mondiale d'engrais, également exacerbée par la guerre, menace de réduire les récoltes. Combinée à la sécheresse, l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) met en garde : "Une action humanitaire ciblée es... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles