« Égalité » : le retour du totem français selon Valls

Selon Manuel Valls, l’exigence d’égalité différencie la gauche de la droite. En y regardant à deux fois, est-ce vraiment le cas ?

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« Égalité » : le retour du totem français selon Valls

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 25 décembre 2014
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Par Christophe de Voogd.

Totem credits kris krug (licence creative commons)

À une gauche en perte accélérée de repères, d’identité, et d’adhésion(s), la semaine passée semble avoir offert un répit, voire un ballon d’oxygène. Avec le discours de Manuel Valls à la fondation Jean Jaurès, voici qu’elle se ressource auprès de son totem tutélaire : l’Égalité. Discours conforté par l’étude de l’OCDE, peu suspecte de marxisme militant, sur les effets négatifs des inégalités sur la croissance, qui a été habilement sollicitée dans ce retour aux fondamentaux.

À première vue comment ne pas donner raison au Premier ministre sur la différence fondamentale entre la droite et la gauche sur le rapport à l’égalité ? La première ne privilégie-t-elle pas l’ordre comme valeur cardinale ?

Et comment ne pas lui donner raison lorsqu’il constate les limites de la redistribution et prône une politique de « pré-distribution », c’est-à-dire de prévention et non de correction des inégalités ?
Sauf que c’est aller un peu vite en besogne : d’une part le saint Graal de l’égalité pourrait bien être très difficile à conquérir pour le preux chevalier Manuel : peu de chances que la suppression des notes à l’école y contribue. Cette autre actualité de la semaine, dont Pierre Duriot, dans les colonnes d’Atlantico, vient de démontrer le caractère aussi hypocrite que contreproductif… D’autre part la politique du Premier ministre reste massivement une politique de redistribution, qu’il vient lui-même de renforcer en supprimant la première tranche de l’impôt sur le revenu !

Sauf encore que cette notion d’égalité est fondamentalement ambiguë, voire contradictoire : égalité des droits ? Mais celle-ci est un héritage du libéralisme (classique) de Locke à Hayek et non du socialisme. Égalité des opportunités ? C’est ce que semble recouvrir l’appel à la « pré-distribution » de Manuel Valls. Mais là encore un petit hic : cette « égalité des chances » est-elle aussi un héritage du libéralisme (progressiste), de John Stuart Mill à John Rawls… Le « cas Valls » décidément s’aggrave et son libéralisme pourrait bien être une maladie (honteuse) encore plus grave que ne la diagnostiquent ses pires ennemis à gauche ! Reste « l’égalité des conditions » : c’est-à-dire l’égalité des revenus, rêve bel et bien socialiste celui-là, marxiste même, et dont on connaît le résultat historique : la pauvreté pour tous, nomenklaturas exceptées !

Sauf, de plus, que la lecture dominante de l’étude de l’OCDE, sur fond de « Pikettisme » triomphant, traduit une inquiétante dérive de l’esprit critique, où les règles élémentaires de la logique et de l’analyse statistique sont bafouées : corrélation entre inégalités et croissance qui n’a rien de linéaire ; exceptions gênantes comme… la France précisément, aussi peu inégalitaire (eh oui !) qu’en panne de croissance ; rôle finalement modeste des inégalités sur le niveau effectif des taux de croissance (la Nouvelle-Zélande, le pire élève en matière de croissance des inégalités dans l’OCDE, est l’un des pays les plus dynamiques du monde !). Eh bien, tout cela n’empêche pas le chœur des commentateurs de décréter une causalité directe et unilatérale : les inégalités tuent la croissance ! Sans se demander si la causalité dominante ne jouerait pas exactement en sens inverse : le manque de croissance renforce les inégalités, par un mécanisme aussi simple que redoutable, le chômage de masse et de longue durée. Et c’est au passage ce que démontre le même rapport de l’OCDE : l’inégalité nocive est celle des plus pauvres, non par rapport aux plus riches, mais rapport aux classes moyennes.

Sauf, enfin, que « ce grand retour à l’Égalité » fait l’impasse sur des enjeux capitaux, opportunément oubliés dans la démonstration : celui, par exemple de cette agaçante liberté : Valeur de droite ? Valeur de gauche ? Incertitude insupportable ! Or pas un mot de Manuel Valls sur le conflit lancinant entre égalité et liberté dans nos sociétés démocratiques, la première menaçant d’écraser la seconde sous un « despotisme doux », dont la France d’aujourd’hui pourrait bien être le meilleur exemple historique.

À entendre tant de déclarations, punitives, menaçantes ou accusatrices des ministres eux-mêmes ; mais aussi à voir tant de réalités déprimantes, du délire fiscal au si pénible « compte de pénibilité », on ne peut que penser à ces lignes terribles de Tocqueville, dont j’invite le lecteur à méditer chaque mot :

« Au-dessus [des citoyens] s’élève un pouvoir immense et tutélaire, qui se charge seul d’assurer leur jouissance et de veiller sur leur sort. II est absolu, détaillé, régulier, prévoyant et doux. Il ressemblerait à la puissance paternelle si, comme elle, il avait pour objet de préparer les hommes à l’âge viril ; mais il ne cherche, au contraire, qu’à les fixer irrévocablement dans l’enfance ; il aime que les citoyens se réjouissent, pourvu qu’ils ne songent qu’à se réjouir. Il travaille volontiers à leur bonheur ; mais il veut en être l’unique agent et le seul arbitre ; il pourvoit à leur sécurité, prévoit et assure leurs besoins, facilite leurs plaisirs, conduit leurs principales affaires, dirige leur industrie, règle leurs successions, divise leurs héritages ; que ne peut-il leur ôter entièrement le trouble de penser et la peine de vivre ? (…)

Après avoir pris ainsi tour à tour dans ses puissantes mains chaque individu, et l’avoir pétri à sa guise, le souverain étend ses bras sur la société tout entière ; il en couvre la surface d’un réseau de petites règles compliquées, minutieuses et uniformes, à travers lesquelles les esprits les plus originaux et les âmes les plus vigoureuses ne sauraient se faire jour pour dépasser la foule ; il ne brise pas les volontés, mais il les amollit, les plie et les dirige ; il force rarement d’agir, mais il s’oppose sans cesse à ce qu’on agisse ; il ne détruit point, il empêche de naître ; il ne tyrannise point, il gêne, il comprime, il énerve, il éteint, il hébète, et il réduit enfin chaque nation à n’être plus qu’un troupeau d’animaux timides et industrieux, dont le gouvernement est le berger. »

Aussi vrai que glaçant ! « La liberté, voilà l’ennemi ! » : tel serait donc le vrai consensus secret de notre pays ? Tant est forte la tentation liberticide de notre culture politique : au nom de « l’égalité », à gauche ; mais aussi à droite, au nom de « l’ordre » !

Et ce n’est pas la petite hirondelle de la « loi Macron » qui fera le printemps retrouvé de la liberté…

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  • les lignes térribles de tocqueville…..punaise , il ne s’est pas trompé le bonhomme….déjà sous de gaulle les français étaient des veaux , à ce jour on nous compare à des moutons ; jaime à réver que le troupeau bélant français se transforme en troupeaux furax de tauraux prêt à foncer sur le berger pour lui apprendre à faire correctement son métier ;

    • Lui apprendre à faire correctement son métier? Mais le berger ne fait qu’on ce qu’on lui demande. Les gens se plaignent d’un coté, mais en réclament toujours plus de l’autre. Donc ils ont ce qu’ils veulent.
      Ils trouvent les dépenses de campagne scandaleuses, mais ne voteront qu’en faveur de celui qui aura le plus dépensé en artifices.
      Ils disent que les caisses sont vides, mais ne rechigneront pas à accepter une prébende quelconque en toute connaissance de cause…
      Ils trouvent que la politique c’est pour les gens mauvais, mais eux, en tant que gens biens, se garderont bien d’y mettre les pieds. S’il y a une place à prendre et qu’on la laisse vide, il ne faudra pas s’étonner d’y trouver quelqu’un à son retour. Et pas forcément la bonne personne.
      Ils trouvent les politiques incompétents, mais eux même ne se donnent pas la peine de lire et de réfléchir aux programmes de chacun. Si nos politiques sont des guignols, c’est avant tout parce qu’ils sont issus de et parlent aux guignols. Pourquoi s’embêter à faire tout un programme quand trois éructations dans un micro suffisent à faire bander mou l’ancêtre de campagne et le jeune capricieux?

      Il suffit de voir tout ces gens qui se plaignent que « le système est opaque », qu’ils ne comprennent rien à l’économie, à la politique, tout en sachant pertinemment qu’en vérité, ils n’ont jamais réellement cherché à savoir non plus. C’est étrange, ils ne se plaignent pas que leur ordinateur ou leurs chaussures soient fait de manière « opaque ». Mais l’économie devrait apparemment être une science sans efforts. Eh bien non, c’est comme tout, quand on veut comprendre, on comprend, et si on s’en fout, il ne faut pas se plaindre de ne pas comprendre.

      Peut être que nos dirigeants sont incompétents, mais ils ne sont le fruit que du jemenfoutisme des uns et de l’idiotie des autres. Le vrai coupable est donc bien le troupeau, pas le berger. Et le taureau peut ranger ses cornes. Qu’il réfléchisse déjà à sa propre culpabilité.
      Henri Guainot, que je n’apprécie guère, certes, disait il y a quelques jours à la radio « on a les politiques qu’on mérite ». Bah je suis d’accord avec lui, pour une fois.

      • Pleinement d’accord.
        Ce qui préoccupe le moins l’homme est sa propre condition. « Amusons-nous, faisons les fous « . Il passe l’essentiel de son temps à tenter de l’oublier en s’abrutissant de dérivatifs plus stupides les uns que les autres au motif qu’il ne faut pas se laisser submerger par ses soucis, tout en récriminant sans cesse sur son propre sort.
        Du vulgum pecus à l’élite, souffrant d’une absence criante d’esprit de synthèse, il se complaît dans le ragot et la polémique, s’en nourrit jusqu’à l’indigestion et s’y perd.

  • Il y a quelques temps, au « 20 heures » de la Pravda, on a eu un reportage sur l’évolution du système scolaire britannique qui démontre l’efficacité du triptyque liberté- responsabilité-mérite. Et ensuite Valls avec une incantation incessante sur le thème de « la réduction des inégalités ». Cela se passe de commentaires…

  • Liberté:mon cul Egalité:mon cul Fraternité:mon cul . P Katerine

  • « l’exigence d’égalité différencie la gauche de la droite »
    Ce n’est pas l’exigence d’égalité mais la conception qu’en ont les uns et les autres qui les différencie. Encore égalité devant la loi républicaine pour les uns, elle est devenue égalitarisme à tout prix pour les autres. C’est ainsi que la gauche s’est laissée entraîner à imposer que chacun trouve son bonheur dans cet égalitarisme généralisé, alors que la droite pense que le bonheur de tous ne peut être que la somme des bonheurs de chacun.

    • La droite « libérale » (non jacobine) et la gauche « socialiste » ont une approche diamétralement opposée du rapport hiérarchique qu’une démocratie doit établir entre la liberté et l’égalité. Un régime socialiste, où l’égalité prime sur la liberté, ne produit dès lors ni l’une ni l’autre. ll est liberticide et aggrave les inégalités comme le démontrent tous les régimes ainsi configurés, à l’instar de la France depuis 1981.

      Pour espérer obtenir une mesure raisonnable des deux, la liberté doit pédaler en tête du tandem.
      ‘A society that puts equality before freedom will get neither. A society that puts freedom before equality can expect a fair measure of both » (Milton Friedman).

  • L’égalité est un leurre ; en effet pourquoi je ne suis pas champion de natation ou de course à pieds ???? Donc pour être égaux il n’y a que le nivellement par le bas puisque par le haut c’est impossible !!! Ce qui est vrai en sport pris comme exemple l’est évidemment en économie seul critère d’égalité retenu par nos socialistes !!! Ils négligent qu’un trépied pour être stable a besoin que ses trois pieds soient d’égales longueurs !!!! Hors notre trépied c’est notre devise nationale LIBERTE , EGALITE , FRATERNITE !!! et point d’égalité sans les deux autres ; point de liberté sans les deux autres ; point de fraternité sans les deux autres ….Chaque parti qui ne s’appuie que sur un élément du trépied ne peut conduire qu’au déséquilibre ; ce que nous voyons chaque jour avec la soviétisation rampante de notre société !!!!!

  • Egalité, comme:
    Meme droits, devoirs, privilèges spéciaux, etc… ?
    Égalité, comme:
    Faire des lois et les subir soi meme ?

    Non, vous devez perdre la tête.

    Il y a égalité pour les pauvres et privilèges pour certains.
    La nature étant bien faite, ceux qui ont des privilèges décident de l’egalité des autres: les pauvres.

  • L’homme naît égal en droits.
    C’est après que ça se complique, car la compétition naturelle commence dès le primaire, en classe et dans la cour. Elle convoque le caractère et l’éducation familiale en sus des acquits scolaires (qu’on veut maintenant lisser).
    Valls et les siens veulent réfréner la nature en y substituant la caporalisation des relations sociales par l’Etat de proximité. Souvent, ça peut finir mal, comme dans les pays de l’Est, avec chez nous une propension historique à « brancher » les notables !
    Irremplaçable Tocqueville !

  • « La liberté, voilà l’ennemi ! » : Absolument pas! C’est un contresens et jamais Tocqueville n’a proféré pareille sornette. Mais cet auteur est absent des programmes en France, il est méconnu, comme tous les penseurs libéraux, alors que sa lecture est de rigueur dans le reste du monde, y compris en Chine.
    Ce texte clôt le premier livre de la Démocratie en Amérique et mérite d’être lu in extenso. C’est une ode à une liberté bien fragile, certes, mais c’est une évidence, et qui nécessite des efforts constants pour la préserver. Or la tentation est grande de l’abdiquer car l’individu est faible, pour s’avachir paresseusement dans une douce torpeur sous la tutelle d’un état qui se prétend bienveillant (comme quand il supprime les notes) mais c’est une imposture car il est omnipotent. Sa bureaucratie envahissante est contrôlée par une Nomenkaltura endogame, puisque son recrutement n’est pas fondé sur la compétence mais sur la connivence clanique (gdes écoles, piston) et idéologique (franc-maçonnerie, réseaux divers).
    « …Ils deviendront bientôt incapables d’exercer le grand et unique privilège qui leur reste. Les peuples démocratiques qui ont introduit la liberté dans la sphère politique, en même temps qu’ils accroissaient le despotisme dans la sphère administrative, ont été conduits à des singularités bien étranges. »

    Entre égalité et liberté, il n’y a qu’une configuration possible pour les préserver l’une et l’autre, celle qui confie le guidon de tête du tandem à la liberté. L’égalité doit être seconde mais elle n’est pas pour autant secondaire et Milton Friedman a formulé ainsi cette équation: « A society that puts equality before freedom will get neither. A society that puts freedom before equality will get a fair measure of both.”

    La répugnance viscérale des milieux enseignants et médiatiques envers les canons de la pensée libérale dont ils ne connaissent qu’une vulgaire diabolisation est responsable de l’incapacité des socialistes à comprendre le monde actuel et de ce fait à guérir la France de ses maux. La débâcle actuelle est une illustration éclatante de cette ignorance aux conséquences désastreuses, notamment pour l’emploi

    Toucher aux inégalités ‘naturelles’ est l’antichambre obligée (ou pédiluve) de la servitude
    Loin de tuer la croissance, ces inégalités la dynamisent, mais uniquement dans un contexte de liberté, et la faillite du système français démontre que la causalité dominante joue « exactement en sens inverse : le manque de croissance, (causé par cette politique absurde fondée sur l’idéologie) renforce les inégalités ».

  • Puisqu’on en est aux citations en voici quelques autres:
    ——Celui qui ose entreprendre d’instituer un peuple doit se sentir en état de changer, pour ainsi dire, la nature humaine, de transformer chaque individu qui, par lui-même, est un tout parfait et solitaire, en partie d’un plus grand tout dont cet individu reçoive en quelque sorte sa vie et son être. Jean Jacques Rousseau
    —–Mon idée était de persuader – ou devrais-je dire de corrompre – la classe prolétarienne pour qu’elle voie en l’État une institution sociale érigée pour elle et veillant à son bien-être. Bismark fondateur de l’état providence a l’européenne.
    —-L’administration de l’ancien régime avait d’avance ôté aux Français la possibilité et l’envie de s’entraider. Quand la Révolution survint, on aurait vainement cherché dans la plus grande partie de la France dix hommes qui eussent l’habitude d’agir en commun d’une manière régulière et de veiller eux-mêmes à leur propre défense ; le pouvoir central seul devait s’en charger, de telle sorte que ce pouvoir central, étant tombé des mains de l’administration royale dans celles d’une assemblée irresponsable et souveraine, et de débonnaire devenue terrible, ne trouva rien devant lui qui pût l’arrêter, ni même le retarder un moment. La même cause qui avait fait tomber si aisément la monarchie avait rendu tout possible après sa chute.”— Alexis de Tocqueville, L’ancien Régime et la Révolution,
    —-Oublie-t-on ce que la France a fait subir à la Hollande, à la Suisse, à l’Espagne ? On prétend que Napoléon a propagé, les armes à la main, les idées de liberté et d’égalité de la Révolution française ; mais ce qu’il a principalement propagé, c’est l’idée de l’État centralisé, l’État comme source unique d’autorité et objet exclusif de dévouement ; l’État ainsi conçu, inventé pour ainsi dire par Richelieu, conduit à un point plus haut de perfection par Louis XIV, à un point plus haut encore par la Révolution, puis par Napoléon, a trouvé aujourd’hui sa forme suprême en Allemagne. Il nous fait à présent horreur, et cette horreur est juste ; n’oublions pas pourtant qu’il est venu de chez nous.
    simone weil en 1940

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