L’ineptie fordiste

Ce que certains socialistes désignent comme fordisme est une ineptie qu’il faut dénoncer comme telle.

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Henry Ford With 1921 Model T (image libre de droits)

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L’ineptie fordiste

Publié le 22 décembre 2014
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Par Hadrien Gournay

Henry Ford With 1921 Model T
Henry Ford et son modèle T. Ce véhicule, l’un des premiers, est massivement produit grâce au principe du fordisme.

 

Henry Ford fut à la fois un industriel de génie et un antisémite notoire au point d’être une référence pour Adolf Hitler. Une personnalité aussi controversée aurait pu servir de repoussoir à une gauche à la fois antiraciste et réticente à l’égard du capitalisme. Mais ce ne fut paradoxalement pas le cas. En effet, le fordisme, nom donné à la stratégie industrielle qui lui valut son succès, a souvent été salué par des personnalités de gauche comme l’exemple de ce qu’il faut faire pour redresser un pays et contenter à la fois travailleurs salariés et capitalistes.

Deux critiques sont possibles quant à l’emploi d’une telle notion pour qualifier une pratique industrielle.

Tout d’abord, un industriel, plus généralement un entrepreneur, est davantage un homme d’action qu’un homme d’analyses et de théories. Il se démarque davantage par sa capacité à agir dans les circonstances spécifiques qu’il rencontre que par le don de produire des théories générales valables dans un très grand nombre de cas mais qui doivent toujours être adaptées dans les détails. S’il est vrai que certaines recettes dont il est aisé d’expliquer le succès « après coup » ont contribué au succès d’Henry Ford, il n’en reste pas moins qu’elles constituaient avant tout une pratique adaptée à sa situation entrepreneuriale et non un modèle à appliquer en toutes circonstances. Le terme peut être accepté à condition de préciser qu’il désigne un ensemble de pratiques plus qu’une théorie.

Ensuite, la seconde critique est que l’entreprise Ford n’était pas la seule à appliquer chacune des recettes particulières qui constituent le concept de fordisme de sorte que l’on ne pourrait lui en attribuer spécifiquement la paternité. Toutefois, le concept ne considère pas chaque pratique isolément mais comme constitutive d’un ensemble plus à même de caractériser une originalité et justifier une dénomination spécifique.

Au total, c’est le succès rencontré plus que la rigueur de l’élaboration et de la présentation de la théorie qui légitime le concept de fordisme.

Toutefois, ce qu’un certain nombre de commentateurs ou acteurs situés à gauche de l’échiquier politique, à commencer par Michel Rocard, désigne comme fordisme est plus spécifique. C’est l’idée que le succès d’Henry Ford reposerait sur la pratique consistant à donner à ses ouvriers des salaires plus élevés afin de leur permettre d’acheter ses voitures. L’idée ne vient pas de nulle part puisque c’est l’industriel qui l’a popularisée. Les partisans de cette conception du « fordisme » pourraient certainement nuancer cette idée en montrant qu’elle n’a pas été la seule recette du succès d’Henry Ford mais qu’elle a été une recette importante.

Avant de suivre le raisonnement prêté à Henry Ford, la logique traditionnelle selon laquelle les salaires des ouvriers sont fixés à un certain niveau tient compte de leur qualité de producteurs et non de consommateurs des produits de l’entreprise :

  • Moins l’ouvrier qui travaille dans l’usine est payé cher au regard de sa productivité, plus le profit sera important,
  • S’il n’est pas assez payé il risquera d’aller ailleurs pour l’être davantage.

C’est en fonction de ces deux contraintes et dans un environnement concurrentiel que se fixent les salaires.

L’hypothèse fordiste suppose que le salaire de l’ouvrier sera fixé à un niveau supplémentaire par rapport à ce qui résulterait des contraintes liées à la fixation des salaires énoncée plus haut et que cela augmentera les profits de l’entreprise. Nous appellerons ce sur-salaire le salaire supplémentaire fordiste (SSF).

La question que l’on peut se poser est de savoir si une telle politique est profitable et si les salaires des ouvriers des usines Ford étaient réellement fixés en raison de ces considérations, les deux questions étant vraisemblablement liées.

Il faut noter que ce SSF n’est guère différent de l’idée consistant à donner de l’argent à des quidams au hasard dans la rue, en leur laissant le choix de l’employer comme ils l’entendent et en espérant qu’ils l’emploieront en achetant des produits du commerçant qui leur fait ce cadeau intéressé. Henry Ford ne conditionnait pas l’attribution du SSF supposé à l’acquisition d’une Ford T.

Pour qu’une telle stratégie soit rentable pour un commerçant en général, il faut que la consommation supplémentaire induite par une telle pratique au profit du commerçant qui y a recours soit supérieure à la somme allouée. Si donner 1000 euros à un quidam conduit celui-ci à augmenter de 200 euros sa consommation d’un produit, cela aura augmenté le chiffre d’affaires mais fortement réduit le profit du commerçant qui aura entrepris cette démarche… Il faudrait que le quidam augmente sa consommation d’un montant supérieur à 1000 euros pour rendre l’opération rentable.

Il est évident qu’une telle stratégie n’est pas apparue comme particulièrement efficace à la majorité des commerçants depuis qu’il en existe. Or, les conditions dans lesquelles l’expérience fordiste est présentée n’est guère différente.

La page wikipedia consacrée au fordisme, confirme, si on la lit attentivement, ce raisonnement. En réalité, la hausse des salaires a été rendue possible par la hausse de productivité permise par ces nouvelles techniques, et nécessaire parce que le même temps de travail était devenu plus pénible. Il s’agissait donc avant tout d’attirer des ouvriers, de manière classique.

Il faut souligner que le raisonnement fordiste est assez différent d’un raisonnement keynésien. Dans le raisonnement fordiste, les entrepreneurs ont un intérêt direct à « redistribuer » aux ouvriers pour faire plus de profits. Dans le raisonnement keynésien, leur intérêt collectif est contraire à leur intérêt particulier car un entrepreneur qui distribuerait de l’argent à ses salariés ou à des inconnus augmenterait la demande globale mais nullement ses propres profits, la consommation supplémentaire se répartissant sur un très grand nombre d’industries ou entreprises. En revanche, si tous les capitalistes pratiquaient cette discipline, cela serait favorable à leurs intérêts compte tenu des effets réciproques induits et de l’augmentation de la demande globale. Individuellement, le meilleur choix de chaque industriel est de ne pas prendre une telle initiative mais tous ont intérêt à ce que les autres la prennent. Il s’agit en fait d’un cas classique de « passager clandestin ». Voilà pourquoi selon les keynésiens, l’intervention publique est nécessaire dans l’intérêt des capitalistes comme de l’ensemble de la population alors que la conséquence du fordisme est qu’elle est inutile puisqu’une telle initiative correspond à l’intérêt direct de l’entrepreneur. Il est vrai que les promoteurs socialistes du fordisme n’ont pas toujours aperçu la conséquence immédiate de leur théorie. Ils ont également pu supposer que les entrepreneurs étaient trop stupides pour percevoir leur intérêt. Toujours est-il que la réfutation du fordisme n’est donc pas la réfutation des idées de Keynes. Ils ne présentent pas le même degré d’absurdité.

Ce que certains socialistes désignent comme fordisme est une ineptie qu’il faut dénoncer comme telle. Tout libéral se doit de respecter son adversaire socialiste et ce ne serait pas le respecter que lui laisser croire plus longtemps des balivernes.

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  • Ford a fait plusieurs choses dont le « five dollars day ». C’est pas étonnant que des gens peu précis comme les politicards qui prétendent gérer la macroéconomie ne sachent pas faire la différence les actions de ford et ce qu’on appelle vraiment le fordisme c’est le mix de taylorisme et avec le concept de la production qui bouge d’un atelier l’autre au lieu des ouvriers qui bougent d’un atelier à l’autre.

    Le reste, sur les ouvriers bien payés pour qu’ils achètent des fords, c’est venu après dans la compréhension du fordisme. Par ailleurs le succès de ce modèle est bien plus facile à comprendre à la lumière de la théorie su salaire d’efficience.

    • De manière générale on se demande à quel point nos politicards étaient attentifs à quoi que ce soit en cours d’économie, s’ils en ont jamais eu !

    • Merci Michel Rocard !
      J’ai enfin compris l’économie !
      Dassault aviation devrait donc payer ses employés plusieurs millions pour qu’ils puissent s’acheter un Falcon !

      Ford avait simplement une productivité suffisante pour payer ses ouvriers mieux que les autres employeurs, et ainsi les motiver. Il se trouve que ce faisant il rendait ses voitures abordables pour ses ouvriers et que c’était plutôt une innovation. Mais c’est une coïncidence.

      Croire dans la fable du fordisme est vraiment un des plus navrants exemples d’absence totale d’esprit critique.
      Rocard s’est aussi illustré dans ce domaine en affirmant devant l’AN que l’Église a longtemps nié que les femmes aient une âme…
      On peut donc bien être énarque, PM, et un imbécile.

  • C’est la contradiction du capitalisme.
    Le capitaliste doit baisser au maximum ses charges et donc les salaires.
    Et en même temps, le capitaliste doit augmenter ses ventes et avoir en face de lui des clients ayant de l’ argent, donc le meilleur salaire possible.
    Le problème est que les travailleurs salariés et les clients sont les mêmes.

    Actuellement, on fait travailler des asiatiques pour pas cher, on taxe les entreprises qui les font travailler pour indemniser les chômeurs qui achètent les produits asiatiques.

    Et ceux qui bossent encore ne comprennent pas pourquoi ils bossent.

    • et toi t’as rien compris à l’article !

      • Permets-toi d’ argumenter.

        • Le capitalisme est la mise à disposition de capitaux privés pour la production.
          Il ne peut pas y avoir de contradiction dans ce simple énoncé.

          Sinon, un capital qui ne produit pas se dévalue. Un capital qui produit génère un chiffre d’affaires qui couvre les coûts de production et procure un profit qui rémunère le capital.

          La baisse de charges et la maximisation du profit que tu mets en avant sont simplement le fait d’une saine gestion qui sont les conditions de vie de l’entreprise
          Si pour le même résultat tu as le choix entre 2 prix, choisiras-tu le plus cher ?
          Si un salarié ne sert à rien dans le circuit de production, le conserves-tu sachant qu’en raisonnant ainsi tu mets en danger l’entreprise et ses 500 salariés ?

          Tu sembles avoir oublié que seul le salaire minimum – SMIC – est réglementé et que pourtant des employés sont payés 2, 3, 5 ou 10 fois ce salaire sans que ce soit une réglementation qui les y pousse… c’est donc qu’elles y ont un intérêt par rapport à leur compétence et non pour que ces personnes puissent acheter leurs produits sinon comme le dit l’auteur il vaut mieux distribuer les billets dans la rue, ça aura le même effet sur les ventes de l’entreprise c-a-d aucun.

          Si un truc se vend c’est que ça s’achète. Le prix des premières machines à laver était de près de 2,000h de travail d’un ouvrier et il s’en vendait et c’était profitable. Si on en est arrivé à une distribution en masse de l’électroménager ce n’est pas parce qu’un beau matin un fournisseur s’est réveillé en se disant qu’en en fabriquant un million il allait permettre à plus de gens d’en acheter. Sinon nous aurions tous notre Ferrari ou équivalent.

          Avec ce travail des asiatiques on sent dans ton discours l’opposition entre les travailleurs et tu ne vas pas tarder à dire « travailleurs de tous les pays unissez vous! ».

          Il faudrait que tu étudies un peu la formation des prix et l’allocation des ressources.

          • « Le capitalisme est la mise à disposition de capitaux privés pour la production.
            Il ne peut pas y avoir de contradiction dans ce simple énoncé. »

            Dans ce strict énoncé, en effet, mais il n’est pas fait état de la demande.

            « Sinon, un capital qui ne produit pas se dévalue. Un capital qui produit génère un chiffre d’affaires qui couvre les coûts de production et procure un profit qui rémunère le capital. »

            Pour produire, un capital a besoin de clients.

            « La baisse de charges et la maximisation du profit que tu mets en avant sont simplement le fait d’une saine gestion qui sont les conditions de vie de l’entreprise
            Si pour le même résultat tu as le choix entre 2 prix, choisiras-tu le plus cher ?
            Si un salarié ne sert à rien dans le circuit de production, le conserves-tu sachant qu’en raisonnant ainsi tu mets en danger l’entreprise et ses 500 salariés ? »

            Totalement d’accord.

            « Tu sembles avoir oublié que seul le salaire minimum – SMIC – est réglementé et que pourtant des employés sont payés 2, 3, 5 ou 10 fois ce salaire sans que ce soit une réglementation qui les y pousse… c’est donc qu’elles y ont un intérêt par rapport à leur compétence et non pour que ces personnes puissent acheter leurs produits sinon comme le dit l’auteur il vaut mieux distribuer les billets dans la rue, ça aura le même effet sur les ventes de l’entreprise c-a-d aucun. »

            En effet, je suis d’accord.

            « Si un truc se vend c’est que ça s’achète. Le prix des premières machines à laver était de près de 2,000h de travail d’un ouvrier et il s’en vendait et c’était profitable. Si on en est arrivé à une distribution en masse de l’électroménager ce n’est pas parce qu’un beau matin un fournisseur s’est réveillé en se disant qu’en en fabriquant un million il allait permettre à plus de gens d’en acheter. Sinon nous aurions tous notre Ferrari ou équivalent. »

            L’exemple de la machine à laver est intéressant car 2000 h de travail correspondent environ à une année de travail. C’est à dire que l’achat d’une machine à laver était remboursé au bout d’un an en considérant un temps plein, 5 ans en considérant un travail d’une journée par semaine ».
            C’est un investissement rentable !

            « Avec ce travail des asiatiques on sent dans ton discours l’opposition entre les travailleurs et tu ne vas pas tarder à dire « travailleurs de tous les pays unissez vous! ». »

            Il existe un transfert de la production industrielle entre le vieux monde et l’asie.

            « Il faudrait que tu étudies un peu la formation des prix et l’allocation des ressources. »

            Je suis là pour ça !

            • Vous ne semblez pas comprendre pas la Loi de Say.

              La contradiction n’est que dans votre tête, pour vous la solvabilité du système n’est permise que par le « capitaliste ».
              Si c’était le cas il n’échangerait pas son capital pour du travail, et à la fin des fins s’il n’avait plus besoin d’échanger c’est qu’il se serait enrichie au point de devenir autonome.

              On peut aisément imaginer qu’avec les changements démographiques et les avancées techniques, l’autonomie sera permise (du moins relativement pour tous) après on peut s’amuser à palabrer avec un point de vue le maximaliste et débattre du sexe des anges…

              Je n’ai pas encore vu de modèles mathématiques qui démontraient la contradiction « fatale » du capitalisme.

              On dirait des discussions sur la « baisse tendancielle du taux de profit » et le « taux d’exploitation » de la méthodologie communiste

              • Et la contradiction fatale, l’effondrement à venir du capitalisme, ça fait 150 ans qu’on l’attend…
                Et quel système s’est effondré en 89 ?

                « On dirait des discussions sur la « baisse tendancielle du taux de profit » et le « taux d’exploitation » de la méthodologie communiste»

                Surtout que Piketty apporte une contradiction à la théorie marxiste. 🙂

              • L’économie est donc un système couplé à rétroaction.
                L’offre crée la demande qui crée l’offre.

                ça me fait plutôt penser à l’équations de Lotka-Volterra qui modélise l’évolution des proies et des prédateurs.

                Il me semble possible de l’appliquer à l’économie, et selon les paramètres du système, mener à une divergence ou à une stabilité.

                • Mieux : la demande n’existe pas indépendamment des contingences matérielles de la production préalable. Ainsi, peu importe les hausses de salaires, en l’absence d’offre supplémentaire, il n’y aura rien de plus à consommer. Il n’y aura que de l’inflation à consommer. La hausse des salaires sans hausse de la production, c’est du vent !

                  Encore mieux : l’offre crée la demande. Avant l’apparition d’un nouveau produit, il n’y a aucune demande pour ce dernier. Et soudainement, du fait de l’apparition du produit, la demande émerge comme par miracle. En dehors de la survie élémentaire, soit l’état de pauvreté absolue, l’offre précède nécessairement la demande.

                  Les équations de Lotka-Volterra ne sont pas adaptées à la description de l’économie de marché. Le marché libre s’analyse en terme de coopération qui est le sens profond de la notion d’équilibre de l’offre et de la demande. C’est plutôt aux idéologies collectivistes (socialismes) que les notions de prédation et de parasitisme s’appliquent. Intéressante perspective… Nous allons explorer cette piste pour décrire l’état de la France socialiste, en 2014.

                  • Je ne pensais pas à l’application du modèle proie prédateurs, je pensais à la formulation de ces équations: une partie demande dépendant de l’ offre et une partie offre dépendant de la demande avec des paramètres régulateurs (exemple plus d’ offre que de demande dans les pays développés et l’inverse dans les pays où la demande est excédentaire)

                    • Mais l’offre ne dépend pas de la demande. L’offre dépend exclusivement de l’offre dans un cercle vertueux permanent. Les consommateurs purs qui ne produisent rien, bref les parasites, on s’en passe sans difficulté. Passé un certain seuil, ils deviennent même intolérables.

                    • Dans le cas où la demande est inexistante (surproduction), l’ offre disparaît (faillite du producteur). Le fabricant de Blackberry risque de disparaître s’il ne réussit à convaincre personne d’acheter ses produits.

                      Les consommateurs purs (chômeurs, retraités) ont été ou seront des producteurs.

                      J’ai beaucoup de mal à ne voir que l’aspect offre sans demande.

                    • La richesse de chacun crée la richesse de tout le monde.
                      Plus on crée de richesse, plus il y aura de richesse à échanger.

                    • Hormis quelques ajustements de court terme, une crise de surproduction généralisée au sein de marchés libres n’a aucun sens logique. C’est tout simplement une impossibilité économique, ce qui explique qu’il n’y a aucun exemple historique de crise de surproduction sans intervention étatique. En fonction du degré de collectivisation de la société, les rigidités artificielles empêchent les prix et les quantités de donner leur information aux acteurs qui ne peuvent plus s’adapter. En l’absence d’ajustement par les prix et les quantités, une part plus ou moins importante de la population est alors amenée à ne plus produire, volontairement ou involontairement. C’est le chômage de masse par incapacité d’adaptation.

                      Les retraités et des chômeurs ne parasitent pas l’économie dès lors qu’il sont placés sous régime de capitalisation pour les premiers, d’assurance privée concurrentielle pour les seconds. Le parasitisme vient uniquement du caractère contraint des systèmes sociaux publics. Comble de l’ignominie, retraités et chômeurs sont doublement victimes du système collectiviste, d’abord parce que leur épargne a été volée quand ils étaient actifs, ensuite quand ils ont été contraints de parasiter l’économie parce qu’ils n’avaient plus d’autre choix pour survivre. On se souvient que les droits à la retraite par répartition sont des faux droits, des promesses politiciennes, mais certainement pas une épargne individuelle sagement accumulée et investie. Quand l’Obèse fera faillite, puisqu’il n’y a pas un centime en réserve, les intéressés qui croient avoir des droits vont apprendre à leurs dépens que ces droits sont fictifs. Et plus ils sont nombreux, jour après jour, plus la probabilité de faillite de l’Obèse augmente.

                      Enfin, les principaux parasites sont les politiciens et leurs clientèles, fonctionnaires non régaliens ou capitalistes de connivence, qui vivent sans produire la moindre valeur ajoutée, en détournant par la force la production du reste de la population. Concernant les fonctionnaires, on peut leur trouver l’excuse de la survie dès lors que l’omnipotence de l’Obèse interdit de produire en dehors de sa pesante sujétion. Toutefois, ce n’est pas une excuse pour ne pas les convier à devenir enfin productifs, tout simplement en rejoignant le secteur privé : privatisation des secteurs économiques concernés (éducation, santé, énergie, logement, transport, culture), changement de statut, fin des subventions publiques, mise en concurrence, etc.

                      Bref, retour à la vie normale !

                    • « Je ne pensais pas » : c’est dommage mais pas d’inquiétude, d’autres s’en occupent pour vous.

                      « demande est excédentaire » : encore un concept farfelu qui ne veut rien dire, qui fait pschitt. Vous voulez consommer ? Il vous suffit de produire. En quoi l’expression ‘au boulot » est-elle si difficile à comprendre ? Toute demande est nécessairement solvable et le devient uniquement parce qu’elle produit avant de consommer.

                    • Merci Cavaignac pour ces éléments.

                      Ça va me donner du grain à moudre.

                      J’ai encore du mal à intégrer l’axiome : « Toute demande est nécessairement solvable et le devient uniquement parce qu’elle produit avant de consommer. »

                      Par exemple, Van Gogh a produit beaucoup de tableaux sans qu’il n’y ait de demande de son vivant (un seul tableau a été acheté par son frère).
                      On peut produire sans créer instantanément de demande.

                    • Van Gogh subissait-il une crise de surproduction selon Keynes ?

                      Préalable indispensable, le travail n’est pas suffisant pour qu’on puisse parler de production. Il faut en plus qu’il ait de la valeur, qu’il soit utile. Pour que la valeur émerge, le travail doit se bonifier dans l’échange volontaire. Tant que l’échange volontaire n’a pas lieu, le travail n’a pas (encore) de valeur, comme le montre ce pauvre Van Gogh dont l’art n’a pas séduit ses contemporains. Il en va de même pour le passionné de bricolage : il s’investit dans son hobby sans compter ses efforts mais ne produit rien au sens économique. S’il veut vivre de sa passion, il va devoir entrer dans l’échange, c’est-à-dire accepter de satisfaire les besoins d’autrui et non plus seulement rechercher sa satisfaction personnelle. Les économistes modélisant l’offre et la demande confondent implicitement le travail et l’échange. Mais sans échange volontaire, on ne sait rien a priori de la valeur d’un travail. Seul l’échange volontaire permet de découvrir si le travail est utile. Les variations de prix et de quantité nous informent en continu sur les fluctuations de la valeur, à condition qu’on laisse les prix apparaître : marché libre, concurrence, échange volontaire…

                      C’est l’absurdité des thèses de Keynes, avec son imaginaire surproduction, et des collectivistes en général, avec leurs monopoles, leurs taxes, leurs règlements, leurs manipulations monétaires et budgétaires, qui veulent nous obliger de force à consommer leur production. Ce n’est pas parce qu’une usine existe qu’on doit nécessairement consommer sa production, échanger notre production contre la sienne. Et si on ne veut pas consommer sa production, l’usine ne produit rien d’utile. Quand l’usine produit sans trouver sa demande, ce n’est pas de la surproduction. Produire des choses inutiles est juste un cruel manque d’adaptation à la réalité qui confine parfois à l’obsession pathologique.

                      Observez par exemple l’actualité des taxis : certes, ils travaillent, mais en défendant mordicus leur monopole, ils refusent d’entrer pleinement dans l’échange volontaire. Alors que la demande leur dit que leur travail est de moins en moins utile compte tenu des progrès de la concurrence, ils ne veulent rien entendre et font l’impossible pour nous obliger à consommer leur travail. Il en résulte une perte sèche pour tous, un appauvrissement généralisé. En effet, contrairement à l’échange volontaire, l’échange contraint détruit au moins autant sinon plus de valeur qu’il n’en crée par hasard.

                      En imposant de force ses monopoles, ses règlements, sa collectivisation, ses manipulations monétaires ou son secteur public, l’Obèse limite l’échange volontaire. Ce faisant, il réduit dramatiquement le potentiel de création de valeur dans le pays et les possibilités de travailler utilement. Eh oui, ce n’est pas parce qu’un politicien ou un fonctionnaire décrète l’utilité que cette utilité est pour autant réelle. La création de valeur ne se décrète pas. Cela ne veut pas dire qu’il faut supprimer les filets sociaux pour les cas désespérés, mais, en toute hypothèse, ces filets sociaux ne doivent pas dépasser 5% du PIB, certainement pas atteindre 57% ou plus. A 57%, et même au-delà de 20%, c’est du parasitisme, de la prédation, du vol en bande organisée, choisissez le terme qui convient.

                      L’Obèse et ceux qui en vivent sont les principaux responsables du chômage de masse et de la pauvreté qui étreignent une part grandissante de la population française.

    • le capitaliste doit accumuler du capital.

      lechef d’entreprise doti proposer à ses clients les produits les mieux adaptés. Ce n’est qu’après que l’entrepreneur calcule ses charges et lessalaires qu’il peut proposer.

      Encore un qui croit que le capitalisme libéral est pétri d’antagonimes … (conséquence d’une conception de la société conflictuelle basée sur la lutte des classes, alors qu’une société marchande est par nature apaisée)

    • « le capitaliste doit augmenter ses ventes et avoir en face de lui des clients ayant de l’ argent, donc le meilleur salaire possible. » Même pas en rêve ! Il suffit au capitaliste d’avoir en face de lui d’autres capitalistes ayant de l’argent. Autrement dit, c’est grâce à l’effort, à l’échange volontaire, à la division du travail et à la concurrence, en résumé grâce au marché libre que l’on peut espérer consommer.

      C’est la production qui fait l’économie, pas la consommation. La consommation n’est que la récompense agréable de l’effort préalable de production. Tant que vous ne comprendrez pas que la consommation est parfaitement accessoire à la production, tant que vous n’admettrez pas l’exposé de Say (« l’achat d’un produit ne peut être fait qu’avec la valeur d’un autre »), qui n’est jamais que la mise en lumière d’une loi plus universelle encore (« tu gagneras son pain à la sueur de ton front »), vous vous interdirez de comprendre le fonctionnement de l’économie.

      Vous voulez consommer ? Produisez d’abord !

    • « C’est la contradiction du capitalisme. »

      Euh non. Faut-il rappeler qu’un prix est déterminé par des intérêts divergents entre les agents économiques ? Un offreur à intérêt à de plus gros prix, un demandeur a intérêt à de moins gros prix.

      Relis ce passage : « Pour qu’une telle stratégie soit rentable pour un commerçant en général, il faut que la consommation supplémentaire induite par une telle pratique au profit du commerçant qui y a recours soit supérieure à la somme allouée. Si donner 1000 euros à un quidam conduit celui-ci à augmenter de 200 euros sa consommation d’un produit, cela aura augmenté le chiffre d’affaires mais fortement réduit le profit du commerçant qui aura entrepris cette démarche… Il faudrait que le quidam augmente sa consommation d’un montant supérieur à 1000 euros pour rendre l’opération rentable. »

      Quel intérêt pour l’employeur de payer 1 en plus si c’est pour avoir moins que 1 en retour ? En quoi il sera plus riche ? En quoi il augmentera son profit ?

      De plus, je rappelle que la valeur de la monnaie dépend de sa contrepartie. Sans compter que ces salaires ont été financé au détriment de l’investissement…
      S’il n’y a pas de produits supplémentaires, les prix augmenteront de facto.
      Cette augmentation des salaires se répercutera ailleurs, et ceux qui ne peuvent pas suivre ces augmentations seront évincés…

      La fixation des prix, ça ne fonctionne pas.

  • Ford payait mieux ses ouvriers juste pour diminuer le turnover de 400% par an et l’absentéisme.
    Un jour, il a dit qu’un ouvrier bien payé était un bon client… d’où la légende. Ses voitures ont juste été les premières à portée de la classe moyenne. C’est fou comment les socialistes sont capables de propager des idéalakon, spécificité qu’ils partagent avec les escrologistes.

    • Les socialistes ont des courtes vues sur tous les domaines et filtrent les idées pour ne retenir que celles qui vont dans leur sens. Les écologistes ont des filtres beaucoup plus puissant pour tout rejeter en bloc en matière économique, car on trouve toujours une conséquence anti-écologique.

      La production de masse qui découle du fordisme ne peut qu’être rejetée puis qu’elle est la base de la société de consommation. (Horreur, malheur, pollution, épuisement des ressources, assassinat de Gaïa). En plus, si on associe le fordisme à la production de voitures, ça tient du blasphème.

      Cependant, je m’étonne que l’on ne se focalise pas un peu plus sur l’amélioration de la productivité. Et en particulier sur la productivité personnelle au delà de la productivité des entreprises. Le fait que les ouvriers de Ford possèdent une automobile ne les rend pas directement plus productifs au travail. En revanche cela permet à l’ouvrier d’habiter plus loin de son travail, et donc de diminuer la pression sur le coût du foncier, d’étendre l’urbanisation, de développer les infrastructures. Il y a une vraie dynamique économique non pas parce que l’on consomme ou qu’on augmente le niveau de vie (qui ne sont que des conséquences heureuses – ce qui permet à Ford d’augmenter les salaires), mais parce qu’on génère un vrai développement et que ce développement est financé par les consommateurs et non par des taxes.

    • @Gameover: +1
      C’est clairement un exemple banal de démonstration de la théorie du salaire d’efficience. Je vois pas en quoi ca démontre les théories keynesiennes. Il s’agit juste de payer mieux que la concurrence pour pouvoir garder uniquement des gens motivés…

      La théorie keynésienne se fonde sur la « révolution de la pensée économique de Keynes » qui nous a dit que « On vend plus facilement à des gens riches. ». Merci Keynes…
      La conclusion de Keynes c’est qu’il faut rendre les gens riches pour que tout aille mieux. Au début ça plait comme idée, et après il dit comment il faut faire… Et c’est là que ça dérape.

      • Conditions d’applications des idées de Keynes d’après Keynes lui-même: l’Etat ne doit pas représenter plus de 25 % .
        Autrement dit, il ne peut s’appliquer dans quasiment aucun pays.

  • Le concept du fordisme keynésien, si promut à gauche, est juste la répétition béate et ignorante de ce qui n’a jamais été qu’un discours de propagande destiner à couvrir les vrais motifs des augmentations de salaire chez Ford : pénibilité, concurrence, etc..

    Merci d’avoir contribué à abattre ce mythe.

  • Le COMPROMIS fordiste est bien résumé dans feneuille-ses-fordisme.blogspot.com/…/le-compromis-fordiste.html

    Rocard ne fait que regretter qu’il ait été rompu, ce qui est tout à fait exact

  • Quand on y pense, le mythe fordisme tel que fantasmé par les Keyniaisiens est une stupidité sans nom. Comment peut-on croire que les ouvriers de Ford puissent faire augmenter les ventes de Ford, si ce n’est que dans une proportion infinitésimale vu ce qu’ils représentent en % par rapport à la population US au pouvoir d’achat équivalent ? Ford est un homme d’affaire avisé, il ne peut pas croire à une telle foutaise.
    Pour la petite histoire, un des ingénieurs de Ford s’est inspiré de la méthode du travail à la chaîne des abattoirs, où les animaux défilent devant les bouchers qui sont affectés à la découpe d’un seul morceau de viande spécifique. En adaptant la chaîne à la production automobile, Ford a fait bondir la productivité de ses ouvriers, seule condition permettant d’augmenter les salaires en maintenant les profits. Rien de plus banal dans le monde du business d’autant plus que si l’on prenait ce critère de redistribution du profit, Ford serait un minusculissime petit joueur comparé à Bill Gates, qui a fait des milliers de multi-millionnaires parmi ses employés mais bizarrement, les gauchistes n’évoqueront jamais le « Gatisme » pour défendre leur modèle keynésien chéri.

    Bref, ce mythe fordiste illustre une fois de plus le raisonnement typique du gauchiste : tout dans l’anecdotique, l’exagération, le révisionnisme historique et l’émotion, absence totale d’esprit critique, de logique et de mise en perspective par des ordres de grandeurs et des faits réels.

    • « tout dans l’anecdotique, l’exagération, le révisionnisme historique et l’émotion »

      Et en plus de l’attribution à une politique socialiste de résultats économiques qui ont une cause extérieure (l’essor de l’automobile dans le cas du fordisme). Souvenez vous des 35 heures : avec le boom de la « crise de l’an 2000 », du passage à l’euro, de la bulle informatique on a pu croire que c’était sans conséquences pour l’économie. Hollande pensait qu’une reprise cyclique allait financer ses largesses et a dépensé sans compter. Vous verrez qu’ils s’attribueront la bouffée d’air due à la baisse des cours du pétrole.

  • Trés intéressant cet article pour illustrer une théorie économique et je ne me permettrai pas de le commenter car la macro économie ce n’est pas mon domaine. En revanche en tant que dirigeant d’entreprise industrielle (et oui il en reste encore…) je trouve l’approche de Ford dans le contexte historique trés actuelle. Je m’explique. Avant le Fordisme les ouvriers détenaient le savoir faire et il était alors difficile pour l’actionnaire d’imposer la productivité nécessaire à la rémunération du capital. Les produits étaient cher et de mauvaise qualité. Pour imposer l’organisation scientifique du travail il a bien fallu à moment donné proposer un « deal », certes à l’instant t une écart substantiel de salaire mais rapidement compensé par l’embauche de nouveaux ouvriers moins qualifiés et donc au final moins payés. Que se passe t’il aujourd’hui dans nos entreprises? Comme les ouvriers disposent aujourd’hui d’acquis sociaux importants et un code du travail et constante expansion, on en arrive à la situation pré-fordienne. Donc la solution actuelle loin de monter les salaires est de remplacer les ouvriers par des robots afin d’augmenter la productivité, et de ce fait comme les bas salaires disparaissent le salaire moyen tend à augmenter avec l’accroissement des compétences. En revanche c’est un excellent levier pour augmenter la rémunération du capital.

    • il n’est pas certain que chaque unité de capital soit mieux rémunérée aujourd’hui qu’hier. On est même sûr que ce n’est pas le cas.

      C’est l’ordre naturel de l’économie que le capital remplace progressivement le travail. On parle ici du travail au sens de l’analyse classique du terme, distinguant travail et capital, séparation que nous savons inopérante pour comprendre l’économie. En effet, investir, c’est tout bonnement travailler. Investir est même la forme supérieure du travail, sa forme ultime. Il convient de se réjouir du phénomène : plus de robots, plus de capitaux, signifient une charge de travail allégée pour une productivité supérieure, au bénéfice de tous.

      Evidemment, c’est sans compter avec l’Obèse qui éloigne chaque jour un peu plus les Français non seulement du travail mais également du capital, les condamnant à la pauvreté pendant qu’il engraisse.

    • Bonjour EL

      Chouette, un entrepreneur !

      Sur le rendement du capital : le capital ne peut pas imposer un rendement; le capital ira juste là où le rendement est le meilleur sauf à ce qu’il soit investi autrement et pour raisons personnelles de par la volonté de l’investisseur (compétences particulières par exemple).

      Hors industrie parler de rendement du capital ne concernait certainement que le foncier incluant l’immobilier et l’agriculture ou les expéditions maritimes. Avant l’ère industrielle, l’industrie se limitait aux forges pour les outils agricoles ou l’armement (fusils, canons).

      Sur la qualité : la qualité étant la capacité d’un produit à satisfaire sont utilisateur, je ne dirais pas qu’avant le fordisme ou le taylorisme les produits étaient de mauvaise qualité mais plutôt que leur mode de production n’était pas adapté à une production de masse qui va de pair avec la nécessité de la standardisation pour permettre l’assemblage et la maintenance… mais la production de masse n’existant pas, cette propriété n’était pas recherchée.

      Il fallait certainement une bonne dizaine voire vingtaine d’années pour former un ouvrier qui devait maîtriser toutes les tâches de production d’un bien depuis sa conception jusqu’à sa fabrication : armurier, charpentier de marine, horloger par exemple.

      C’est bien le développement de l’industrie qui a poussé à une nouvelle organisation du travail avec division du travail et travail à la chaîne. Il ne s’agissait pas d’un deal au niveau salarial puisque ces emplois pouvaient alors être occupés par des ouvriers avec peu de qualification car la division du travail permettait l’apprentissage rapide de gestes simples dans un environnement mécanisé donc des travaux peu pénibles. Il ne s’agissait donc pas d’une sous-enchère salariale mais plutôt d’adapter le travail au plus grand nombre, ce que l’on a appelé ensuite les OS : ouvrier spécialisé dans une tâche mais néanmoins non-qualifié. La seule sur-enchère salariale étant celle pour conserver les meilleures éléments. A qualification égale, c-a-d sans qualification, un ouvrier dans l’industrie avait un meilleur salaire qu’un ouvrier agricole si tant est que ce soit comparable vu que ce dernier avait le gîte et le couvert.

      Quant aux ouvriers qualifiés leur emploi était soit dans l’encadrement soit dans l’artisanat : il n’y avait pas de concurrence entre ces 2 types d’ouvriers. D’ailleurs actuellement le problème ne se pose pas non plus puisque le taux de chômage de ceux qui ont BAC+2 n’est que de 4% environ soit 6 fois moins que c eux sans aucune qualification, même si certains sont certainement employés à des tâches peu en rapport avec leur diplôme, puisque diplôme ne veut en aucun cas dire qualification. Ne parlons même pas des diplômes peu en rapport avec les besoins, genre histoire de l’art.

      Le point où on en est arrivé aujourd’hui vient simplement du fait que l’état est incapable de faire respecter la propriété et s’est invité depuis trop longtemps dans les négociations entre employeurs et employés en faussant le rapport de forces à cause de lois et réglementations contreproductives puisqu’elles vont contre le développement des entreprises, donc contre l’emploi, donc contre les salariés.

      Comme dit Cavaignac plus bas, les robots sont du capital et sont une réponse à un problème qui peut être de coût, de qualité, de flexibilité et sont donc aussi une réponse face à une réglementation inflexible comme le sont les distributeurs sur internet pour contourner le travail du dimanche ou les badges de télépaiement pour contourner les grèves des employés d’autoroute ou Uber pour contourner le monopole des taxis ou l’optimisation fiscale pour échapper à une taxation confiscatoire.

      C’est pourquoi la seule réponse finale possible de l’état contre la capitalisme privé est et sera le totalitarisme. L’autre partie de l’alternative étant le laissez-faire. Entre les 2 il n’y a rien d’efficient, sauf le nivellement par le bas et la pauvreté.

  • En fait Ford a effectivement monté les salaires des ses ouvriers, mais parce que le turn over était trop élevé, ce qui était nuisible à la production. Longtemps après, il a prétendu dans ses mémoires l’avoir fait pour qu’ils puissent être ses propres clients, ce qui est strictement impossible en termes de pouvoir d’achat (en tout cas au début, avant la grande démocratisation de l’automobile).

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