Liberté d’expression : une question de principe

Eric Zemmour (Crédits : René Le Honzec/Contrepoints.org, licence Creative Commons)

Le regard de René Le Honzec.

contrepoints 005 Zemmour

En 1970, Guy Béart constatait en chantant « Le premier qui dit la vérité doit être exécuté », reprenant le thème de Cassandre, fille de Priam qui annonçait les malheurs en étant condamnée à n’être jamais crue. Zemmour est-il notre moderne Cassandre ? Pour le savoir, il faudrait qu’il restât en vie médiatique, ce qu’un grand nombre des compagnons de route léninards ont bien l’intention d’empêcher. Dénoncé par Mélenchon-Tinville, tribun vulgaire et non populaire, invectif et non démonstratif, on imagine les réseaux qui vibrent pour s’attaquer à celui qui les écrase de son best-seller, de son intelligence structurante, de sa vision de l’Histoire, de sa culture. (Non, je ne suis pas pro-zémmourien, j’y reviendrai). En reprenant la vieille tactique « calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose », Ils ont essayé de dissuader de la valeur de réflexion du livre, en brandissant 6 pages sur Pétain sorties du contexte, comme ils ont essayé d’empêcher les Le Pen de parler programme économique en ne parlant que de racisme et de camps.

Grâce à Mélenchon, une autre campagne a été lancée, en dénaturant des propos d’interview, Zemmour accusé d’avoir parlé de la déportation d’une partie de nos citoyens, sauf qu’à aucun moment de l’interview ce mot n’a été utilisé. Pourquoi tant d’acharnement ? Parce que Zemmour dénonce une situation de lutte civilisationnelle, qui peut se discuter, qui doit se discuter. Prétendre qu’un présence massive d’une culture radicalement différente ne pose aucun problème de fond est une insulte à l’Histoire. Précisément où des États se déchirent et se désagrègent sous nos yeux pour ces raisons.

Libéral, les idées économiques de Zemmour m’atterrent, libéral, j’exige qu’il puisse s’exprimer.