Que représente Manuel Valls ?

La gauche française est-elle mûre pour se doter d’un « Tony Blair à la française » ?

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Manuel Valls (Crédits : Parti Socialiste, licence CC-BY-NC-ND 2.0), via Flickr.

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Que représente Manuel Valls ?

Publié le 16 décembre 2014
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Par Pascal Perrineau.
Un article de Trop Libre

Manuel Valls credits Parti Socialiste (licence creative commons)

Manuel Valls fait entendre, depuis de longues années, sa musique particulière au sein de la gauche socialiste. Entré jeune en politique puisqu’il adhère, en 1980, à l’âge de 17 ans, au Parti socialiste, il le fait en épousant des choix minoritaires puisqu’il soutient alors l’éternel opposant de François Mitterrand, Michel Rocard, le chantre de la « deuxième gauche ». C’est dans ce courant d’idées qu’il fera ses premiers pas politiques d’attaché parlementaire, de responsable partisan et d’élu régional.

Puis il intégrera en 1997 le cabinet du Premier ministre Lionel Jospin en charge de la communication et de la presse pour ensuite s’enraciner électoralement et prendre son envol politique au début des années 2000 : maire d’Évry en 2001, député de la première circonscription de l’Essonne en 2002, réélu avec constance jusqu’en 2012.

Tout au long de ces années, le responsable politique qu’il est fait sentir sa différence à la fois sur le terrain économique et social où il appelle de ses vœux une conciliation de la gauche avec la pensée libérale et sur le terrain culturel et politique où il prône un ordre républicain sans faille. Cette tentative de synthèse du libéralisme économique et de l’autorité républicaine ne va pas lui attirer beaucoup d’amis dans un parti socialiste encore très marqué par les thèses de « la rupture avec le capitalisme » et le « libéralisme culturel ».

Le meilleur symptôme de cet écho marginal sera le niveau modeste (5,63% des suffrages) qu’il atteindra lors des élections primaires socialistes de l’automne 2011 qui touchent pourtant davantage l’électorat socialiste que l’appareil et où il sera largement dépassé par les représentants de la synthèse (François Hollande), de l’orthodoxie (Martine Aubry) ou de l’alternative radicale (Arnaud Montebourg).

Mais la victoire socialiste de 2012 et le retour de l’exercice du pouvoir prolongé et des contraintes qui l’accompagnent, vont donner au réalisme vallsiste toute sa place. Celle-ci lui est faite par sa nomination en mai 2012 au poste de ministre de l’Intérieur du gouvernement de Jean-Marc Ayrault où son réalisme sur les enjeux de l’insécurité est censé rassurer un électorat populaire déjà très ébranlé par la crise économique et sociale.

Une place beaucoup plus large lui est accordée deux ans plus tard lorsque le Président de la République le choisit, fin mars 2014, au poste de Premier ministre. Il s’agit symboliquement d’ajouter au réalisme sécuritaire le réalisme économique. Cette onction primo-ministérielle va donner au marginal du socialisme français une place centrale. Il est aujourd’hui un des leaders socialistes les plus populaires : 61% des personnes interrogées par l’IFOP (tableau de bord politique Paris Match, novembre 2014) déclarent avoir une bonne opinion de lui à 11 points devant Martine Aubry et à 35 points devant François Hollande. Cependant, cette avance est plus courte au sein de l’électorat des sympathisants du Parti socialiste où il ne devance que d’une courte tête (81%) Martine Aubry (77%) et François Hollande (75%).

Mis en concurrence, dans la même enquête avec les deux, il parvient à les dominer largement au sein de l’ensemble de l’électorat et de manière plus étroite au sein de l’électorat socialiste : 66% des personnes interrogées (50% des sympathisants socialistes) déclarent préférer Manuel Valls à François Hollande, 59% (65% des sympathisants socialistes) font de même vis-à-vis de Martine Aubry.

En termes d’image, l’association de Manuel Valls à l’exercice du pouvoir socialiste l’a sorti de la marginalité et l’a imposé au rang des poids lourds de la gauche socialiste. Ainsi, Manuel Valls fait partie des très rares Premiers ministres de la Vème République dont la popularité a dépassé celle du Président de la République. Ce dépassement est même impressionnant et touche à la fois le terrain de la confiance (+19 points au profit du premier ministre), celui de la proximité avec les Français (+17) et celui de la vérité du discours (+18). Il est frappant de constater que la domination est même outrageante (+24) sur le terrain de « l’action » comme si les Français dissociaient l’action du Premier ministre et celle du Président alors que l’action du premier trouve sa source et son impulsion dans celle du second, pièce maîtresse du dispositif institutionnel sous la Vème République.

perrineau
la question posée est la suivante : « Faîtes-vous tout à fait confiance, plutôt confiance, plutôt pas confiance ou pas du tout confiance à [nom du 1er Ministre] pour résoudre les problèmes qui se posent en France actuellement ? »

Cependant, quand on analyse dans la longue période la confiance primo-ministérielle, celle vis-à-vis de Manuel Valls reste dans les basses eaux et connaît même une évolution baissière rapide. Dès sa nomination, Manuel Valls n’a bénéficié que d’une confiance modérée (46%) plus faible que la moyenne des Premiers ministres du dernier quart de siècle mais assez caractéristique de la confiance modérée dont sont investis tous les seconds premiers ministres qui arrivent aux responsabilités dans les heures difficiles (Édith Cresson, Dominique de Villepin). L’érosion subie au cours des neuf derniers mois (-12 points) est forte sans s’apparenter aux vrais processus d’effondrement qu’avaient connu dans le passé Édith Cresson (-23) et Alain Juppé (-30).

Cela permet au Premier Ministre de disposer encore d’une confiance significative dans les milieux socialistes où il parvient à incarner et à capter un cours clairement réformiste qui n’avait jusqu’alors que difficilement trouvé un porte-voix crédible. Seul Michel Rocard avait pu incarner cette culture de la réforme dans les années 1980. Tout comme son aîné, Manuel Valls bénéficie d’un écho au-delà de la seule gauche dans les milieux centristes et dans certaines catégories de l’électorat souvent réticentes à la gauche (personnes âgées, catégories plutôt aisées).

Mais, à l’heure des choix décisifs, la gauche française sera-t-elle mûre pour se doter d’un « Tony Blair à la française » ? Rien n’est moins sûr. Pour l’instant le Premier ministre tente d’éviter que ne se forme contre lui une majorité de socialistes hostiles, perturbés ou dubitatifs vis-à-vis de l’actuel cours du socialisme gouvernemental.


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  • Allez je me lance : Valls ne représente… rien.
    A part lui-même.

    Dire qu’il a la confiance du partie du PS… est un mythe.

    Manuel a obtenu combien de % à la primaire avant les présidentielles, hum ?

    Le Catalan rapidement c’est:
    -un jeune aux dents longues, pas particulièrement brillant, qui a traîné dans le gang de la Mnef, pur produit des jeunesses socialos
    -un maire pressé… qui ne voit pas assez de « blancos » sur le marché le dimanche
    -un politicien qui participe à une réunion pro palestinienne, avant de se déclarer « éternellement attaché à Israël »… « merde quand même ! »
    -un arriviste qui joue les matamors, l’oreille et la queue, habillé d’un juste au corps, et en donnant seulement des coups de menton
    -et qui se défoule, à défaut d’autres cibles plus conséquentes, sur… un humoriste
    -enfin un menteur qui cache sa famille du côté suisse, et ses moyens financiers

    Brisons là. La liste est longue.

    Manuel Valls ne roule que pour lui-même.

    Il se sent investi d’une seule mission : sa carrière.

    Tony Blair a su manoeuvrer le Labour dans les années 90. Valls demeure prisonnier des carcans mentaux de sa famille politique.

    S’il avait une once d’honnêteté il n’aurait pas participé au gouvernement Ayrault, véritable pantalonnade gauchiste, et il n’aurait pas rampé pour avoir le poste de Premier Ministre… sans véritable majorité à l’Assemblée.

    En clair : Valls est une fraude.

  • Valls n’a pas de ligne politique, encore moins de programme. Il a commis la même erreur que Fillon, accepter un poste où il s’use sans montrer de qualité. Il joue 2022 me direz-vous. Alors que veut dire un sondage de 2014 pour 2022 ?

  • On peut parler bilan plutot que théorie :

    Libéralisme sociétal :
    – Envoi de policiers pour gazer des familles qui manifestaient tranquillement (je suis pour le mariage homo, mais pour que ceux qui sont contre puissent s’exprimer librement)
    – Passé au dessus de toutes les instances juridiques dans l’affaire Dieudonné. C’est la première fois dans l’histoire qu’un ministre passe 2 mois a interdire un humoriste et une quenelle (peu importe encore le fond, il y a bien pire qui est dit tous les jours et il n’intervient pas) mais cassé une décision de justice qui demandait a ce que Dieudonné puisse s’exprimezr, en 2H avec ces amis du conseil constit.

    Economique : (j’avoue c’est le boom de libération de l’économie, au moins çà)
    – au lieu de7 dimanche travaillés en plus (youhou, si avec çà on atteind pas le plein emploi)
    – la libéralisation du car (cumulé avec les 7 dimanche, je crois qu’on va atteindre le sur-emploi et qu’on va se retrouver avec beaucoup trop d’impots, d’emplois,…)
    on pourrait parler de la mesurette sur les prof. reglementé mais voila elle est vide et sans interet, et surtout cela ne touchera personne

    – Rien sur le fait que l’actionnaire archi majoritaire de toutes les entreprises francaise, est l’etat avec 65% de parts (imposition, charges,…) bref le fond du probleme
    – rien sur le contrat de travail et sa libéralisation, et son assouplissement.
    – et je pourrais continuer sur l’essentiel très longtemps, des mesurettes pour donner a manger a des gens qui sont dogmatisés et qui pensent qu’il faut mieux des miettes que des vrais mesures, mais qui ne voit pas que ce sont des mesures politiciennes qui diaboliseront encore plus le libéralisme.

    Bref, plus qu’un beau discours sur le super libéral Manuel Valls, les faits nous montre surtout le ministre qui a atteint le plus la liberté d’expression en France, un ministre qui sait communiquer sur des mesurettes sans interet pour se faire passer pour libéral alors que c’est au mieux de l’appat a poisson, au pire du bon gros foutage de tronche. Et quand je lis cet article je me dis, que finalement il est bon, certains arrivent a gober ses paroles, alors meme que ces actes parlent d’eux-memes.

  • Même « analyse » (mauvais article) que la presse en général. Vous sortez du chapeau un Manuel Vals, bien incapable de réformer quoi que ce soit, d’une part car il ne connait rien à l’économie, d’autre part parce qu’il n’a aucun pouvoir, pas plus que notre président. Pire encore, il n’a aucune intention autre que de se faire élire, comme le disent d’autres commentaires, il roule pour lui seul.
    La politique est un métier, se faire élire est l’enjeu, le clientélisme est la clé de la réussite, Vals n’échappe pas à la règle.
    Dites, vous n’allez pas tous nous les faire ?

  • Il faut reconnaître qu’on préfère voir des Valls au PS que des Filoche, quand même, hein.

    • Eh bien non.

      Filloche au moins n’est pas hypocrite. Il est bien entendu borné, irrémédiablement à côté de ses pompes… mais il annonce la couleur. Cash.

      Valls est borné, irrémédiablement à côté de ses pompes, mais en plus il est veule, lâche, sournois.

      Valls est un politicard avec une personnalité bordeline (dans la même veine que S.Royal, F.Hollande etc.).

      Valls n’a qu’une seule obsession : soi-même.

      Qu’un grand leader soit un peu bordeline, on peut l’admettre, mais Valls n’est pas un grand leader.

      C’est un type qui envoie les CRS contre des mères de famille. Et qui se déclare « fier » de tout ce qu’il peut raconter, ou faire, et qui passe son temps à cracher les grands mots « république », « France » etc. pensant ainsi se créer une… stature.

      Mais le catalan ne sera jamais qu’un pathétique… torero. Sans colonne vertébrale, ni cérébrale.

      Et souffrant de plus d’évidents problèmes d’identité, et ayant développé en réaction une violence intérieure patente.

  • Je viens de donner à Manuel VALLS l’occasion d’améliorer son image en le mettant en copie de la lettre « Guerre du Golfe 1991 : lettre à Michel SAPIN » !…

    Il manque seulement 7 milliards 600 millions d’euros dans les comptes de la Défense :
    http://euroclippers.typepad.fr/alerte_ethique/2014/12/guerre-du-golfe-1991-lettre-%C3%A0-michel-sapin.html

    Notre Premier ministre pourra peut-être, enfin, révéler cette affaire aux Français :

  • Réponse à la question: « lui-même » comme tous les autres.
    Cette croyance en l’homme providentiel est follement infantile…

  • La seule chose qui intéresse Valls c’est son plan de carrière.
    C’est un enfumeur du même acabit que le bouffon en chapka qui nous sert de président.
    Le champion des discours creux enfonceurs de portes ouvertes, un pur apparatchik socialo bon teint qui n’a jamais bossé en dehors du PS et qui ne connait rien du quotidien de millions de français.
    Le 1er ministre d’un « président » qui ose dire à la TV « c’est pas cher, c’est l’état qui paye ! » et il faudrait que l’on gobe la fable « du plus lucide d’entre eux » ? Non mais c’est une blague !!

  • Je suis assez d’accord avec les commentaires précédents. Valls n’a rien accompli de très significatif ni comme ministre de l’Intérieur ni comme Premier ministre.

    Malgré cela il tire son épingle du jeu dans les enquêtes d’opinion. Enfin, autant qu’il est possible. Il s’en sort en tout cas mieux que son patron. Au royaume des aveugles… Qu’on le veuille ou non, qu’on apprécie son action ou pas, c’est maintenant un poids lourd de la politique française.

    • C’est totalement faux, Valls est au plus bas dans l’opinion des francais, il est 11e derrière Dupond Aignan et Xavier Bertrand et juste devant Gilberd Collard. Mais le produit médiatique « Valls » est porteur. Vous ne voyez pas que l’on vous sert uniquement du sondage intra-PS depuis quelques mois ? Que, comme par hasard, une nouvelle société de sondage ODOXA a fait son apparition debut 2014, que l’on voit partout tout le temps, qui est la seule qui met Valls toujours premier…
      Mais cette société ne diffuse aucun sondage mettant en évidence la 11eme place de leur petit protégé… car en réalité, la meilleure méthode pour faire apprécier quelqu’un ou quelque chose, c’est qu’on dise qu’il est apprécié… Si on rappelait aux francais sa 11eme place, croyez moi il descendrait encore ses prochains mois. Et vous me laisser parler 2 minutes face a Hollande et je suis sur d’etre devant lui dans les sondages, meme une huitre serait devant.

      Bref non, quelqu’un qui veut bafouer toutes notions de liberté ne peut etre apprécier par le public, maintenant vu la propagande qui en découle, dont ses sondages biaisés, il va monter, et c’est la logique du produit médiatique… ca monte artificiellement.

  • « réalisme vallsiste »….lol

  • Un Tony BLAIR n’a pu exister que parce qu’il y a eu une Margaret THATCHER…
    Et nous sommes très loin d’en avoir eu une… ne serait-ce que pendant cinq ans!

  • Un « Tony Blair à la française » ? mais qu’est ce que c’est que cette fable ??? Tony Blair avait une vraie compétence économique (déclaration de Tony Blair devant le parlement français: « une politique économique n’est ni de droite, ni de gauche: elle est bonne ou elle est mauvaise » on ne saurait être plus explicite !)
    Manuel Valls au contraire n’a absolument aucune compétence économique:
    Sa biographie est celle du socialiste typique: études d’histoire, puis adjoint au maire, attaché parlementaire, etc… bref il a passé sa vie dans la sphère publique pure et dure. Jamais il n’a travaillé en entreprise, dans l’économie réelle de sa vie. Jamais il n’a créé un seul emploi. Quant à monter une affaire… Cette image est donc fabriquée de toute pièce, et colportée par des journalistes aux ordres !

    • Manuel Valls me fait penser à un poisson chat : « tout en gueule »(pour la sienne).
      Pur produit de la propagande des socialos qui contrôlent les médias, comme la
      majorité de nos élus passés de la fac au grenouillage politique…sans passer par
      la case travail (la vraie vie).
      Des carriéristes méprisants, bornés dans leurs certitudes !
      Eux seuls détiennent la vérité et se servent de l’Etat pour leur caste.
      Il faut dire qu’avec l’enfumeur en chef, la médiocrité est de mise.
      Des princes de l’esbrouffe…

      • Valls ?
        Un islamiste dangereux, une marionette pathétique qui est entrain de ruiner notre pauvre pays…
        A vomir…

        • Vous avez un quota du mot « islamiste » a placer ? Valls est incompétent, étatiste, liberticide, raciste, communautariste,… mais islamiste n’a aucun sens avec lui… mais bon une mode c’est comme çà, incohérent, elle se créée sur rien, s’applique n’importe comment… et disparaît comme elle est venu dès qu’une autre apparaît.

          • @Libertée Adorée
            Je n’ai pas de quota…(!)
            Par contre, je vous recommande la lecture du livre d’Emmanuel Ratier « Le vrai visage de Manuel Valls »
            A vous de juger si c’est « une mode »…

          • Amazon:
            En moins de trois ans, Manuel Valls est passé de l’anonymat (5,6 % lors de primaire socialiste de 2011) à Matignon. L’histoire de Manuel Valls est une espèce de bluff très largement reconstruit : Issu de la plus haute bourgeoisie catalane par son père et d’une famille suisse enrichie dans le trafic de l’or par sa mère, ce fils d’un célèbre peintre catalan nullement anti-franquiste a grandi dans un milieu huppé, dans une maison située en face de l’île Saint-Louis. Ce qui lui a permis de fréquenter le gratin des beaux-arts mais aussi de la politique. Dès ses 18 ans, alors qu’il n’était même pas encore naturalisé français, il a passé un accord secret avec deux camarades au très brillant avenir : Stéphane Fouks, aujourd’hui pape des communicants socialistes et responsable du CRIF, et Alain Bauer, ancien Grand Maître du Grand Orient de France. Son ascension doit beaucoup à ces deux hommes avec lesquels il est demeuré étroitement lié. Le nouveau Premier ministre est aussi l’incarnation même du nouveau Parti socialiste tel que défini par son think tank Terra Nova : un pur apparatchik rompu aux jeux d’appareil, à la fois « boboïsé », social-démocrate modéré en apparence mais surtout haineux vis-à-vis de ses adversaires politiques, prêt à toutes les compromissions avec les milieux sarközystes recentrés, libéral rallié au mondialisme, à l’européisme, au métissage et au multiculturalisme. Ce que d’aucuns pourraient appeler l’« after-socialisme » ou socialisme « à l’eau de rose ». Il est bien évidemment membre du club d’influence Le Siècle, mais aussi du groupe mondialiste de Bilderberg. Semblable aux néo-cons américains, en général venus de l’extrême gauche, il est également un soutien fanatique d’Israël, pays avec lequel il s’est déclaré « éternellement lié ». C’est cet individu qui se voit évidemment trôner en 2017 ou 2024 à la présidence de la République.

  • On se demande ce que Pascal Perrineau vient faire sur Contrepoints.
    Dans une reprise d’un blog de la gauche molle Fondapol Un Think Tank libéral, progressiste et européen.
    Fondapol n’a pas peur de la contradiction.

    Pascal Perrineau est un des invités permanents de C’est dans l’air, le forum de propagande de la bien-pensance de goche.

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