La recette britannique de la réduction du chômage

La politique économique de David Cameron est en train de porter ses fruits.

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La recette britannique de la réduction du chômage

Publié le 9 décembre 2014
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Par Valérie d’Emploi 2017.

Special Address: David Cameron

La politique en faveur de l’entreprise menée par David Cameron, Premier ministre britannique, continue de porter ses fruits. Les dernières statistiques du marché du travail constatent la poursuite de la baisse du chômage depuis décembre dernier. Les créations d’emplois sont en hausse dans le secteur privé, alors que dans le secteur public des centaines d’emplois continuent d’être supprimés ou privatisés.

« L’emploi continue à croître et le chômage continue à baisser au Royaume-Uni » – sur cette note positive débute le dernier rapport sur l’évolution du marché du travail publié par l’Office for National Statistics, l’organisme des statistiques officielles britanniques.

Depuis quelques années le gouvernement de Cameron poursuit une politique en faveur de la création d’entreprises, notamment grâce au dispositif fiscal efficace l’Enterprise Investment Scheme, l’EIS, dont le plafond d’investissement a été revu à la hausse pour atteindre 1 million de livres pour les investisseurs individuels. Contrairement à son homologue français, l’Avantage Madelin, qui se montre comme peu efficace puisqu’il n’aboutit qu’à des défiscalisations avec son plafond ridiculement bas et sans contrôle préalable des entreprises bénéficiaires de l’investissement, l’EIS se traduit par des créations de vraies entreprises à risque, qui créent des emplois marchands et aident à remonter la courbe du chômage.

Les statistiques du marché du travail britannique pour le troisième trimestre 2014 témoignent du succès des politiques encourageant l’entreprise, menées par le gouvernement de Cameron :

  • 30,79 millions d’emplois dans l’économie britannique, soit 694 000 emplois supplémentaires par rapport à l’année dernière ;
  • 22,52 millions d’emplois à temps plein, soit 589 000 emplois à temps plein supplémentaires par rapport à l’année dernière ;
  • 1,95 million de chômeurs, soit 529 000 chômeurs de moins par rapport à l’année dernière ;
  • 9,03 millions d’inactifs (personnes qui n’ont pas d’emploi et qui n’en cherchent pas ou qui ne sont pas disponibles pour reprendre le travail dans les 15 jours), soit 16 000 inactifs de moins par rapport à l’année dernière.

Résultat, le chômage au Royaume-Uni poursuit sa baisse depuis décembre 2013. Son taux actuel est de 6,0%, alors qu’il était encore de 7,6% au troisième trimestre 2013. Le chômage est ainsi descendu jusqu’à son niveau d’août 2008. Pour rappel, le taux de chômage français actuel de 10,2% reste toujours au plus haut depuis le début de la crise ; il n’a pas évolué depuis l’année dernière malgré toutes les promesses du gouvernement.

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Plus d’emplois privés, moins d’emplois publics

emploi royaume uni rené le honzecLa politique de David Cameron se focalise essentiellement sur la relance de l’économie marchande, parce que c’est elle qui crée la croissance et conduit à l’assainissement de tous les autres secteurs. La création de nouvelles entreprises dans le secteur privé permet de produire rapidement des emplois marchands, qui vont créer la richesse dans l’économie, contrairement aux emplois publics qui pèsent lourd sur la collectivité.

L’idée de David Cameron est donc de privilégier les emplois privés et de supprimer ou de privatiser les emplois publics.

L’économie britannique compte actuellement 25,22 millions d’emplois dans le secteur privé et 5,39 millions d’emplois dans le secteur public. Cela représente 1 million d’emplois supplémentaires créés dans le secteur privé et 282.000 emplois publics supprimés par rapport au troisième trimestre 2013. Une série de privatisations a eu lieu au cours de cette période, notamment au sein de la Royal Mail (décembre 2013) et du Lloyd Banking Group (mars 2014). Si l’on exclut l’effet de la restructuration, le secteur privé a connu une augmentation de 704.000 nouveaux emplois, alors que le secteur public a perdu 21.000 emplois par rapport au troisième trimestre 2014.

La diminution de l’emploi dans le secteur public britannique, dont le poids est actuellement de 17,6%, reflète bien l’intention du gouvernement de Cameron de relancer la machine de la création d’emplois tout en réduisant la dépense publique.

En effet, depuis l’élection de David Cameron en 2010, 2,4 millions d’emplois privés ont été créés et 900.000 emplois publics ont été supprimés au Royaume-Uni.

La France, dont le secteur public représente 25% de l’emploi et pèse très lourd sur la collectivité, alors que les créations d’emplois marchands stagnent au niveau de 100.000 emplois créés par an, doit certainement s’inspirer de cet exemple d’outre-Manche.

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  • Avec de nouvelles recettes le gouv. du R.-U. va pouvoir grandement réduire son déficit et peut-être même diminuer le montant de ses dettes mais tant qu’on vivra vieux avec des dépenses de soin très importantes, j’ai bien peur que le problème de dépense publique ne disparaisse pas comme ça. Très content pour les britanniques néanmoins !

    • Pourtant c’est simple, plus on crée de richesses, plus il sera facile de couvrir les dépenses de santé.
      C’est vrai, il y aura un début difficile du fait de l’inertie des systèmes, mais in fine, tout le monde sera gagnant.
      Le seul problème est de ne pas gérer à la petite semaine, mais ce sera difficile à faire comprendre aux décérébrés du gouvernement et du parlement.

      • Le RU a et aura pour encore quelques longues années un très gros problème de dépenses publiques. Qu’importe le résultat de la prochaine election en Mai, il y aura un deuxième tour de vis budgétaire, qui sera violent si les conservateurs sont reconduits, déguisés et minimisés si le Labour a sa chance. Aux Anglais d’en decider en Mai. Le RU est seulement le pays le moins mal barré d’Europe. Ce ne sera pas suffisant pour espérer des jours meilleurs. Aucun parti politique n’a encore osé mettre un objectif et un cap aux dépenses publiques (idéalement, avec la démographie EU actuelle, il faudrait viser un max de 35%). Comparé a la France, c’est beau. Comparé avec l’Australie par exemple, qui a 25% de dépenses publiques lance un programme d’austérité. c’est autre chose. En attendant, c’est le recours a la dette, et nos générations futures qui vont trinquer.

    • il y a les élections, si les travaillistes gagent je doute que le R.U va réduire son déficit

  • il y a bientôt de nouvelles élections au Royaume uni savez vous qui est donné favori ?? si c’est le parti conservateur ou le parti travailliste ??

  • Rendre profitable l’investissement dans une nouvelle entreprise, c’est la voie de la prospérité, elle passe par une fiscalité incitative. Ceci nécessite de passer sur le corps de l’égalitarisme et de la redistribution fiscale, jouets préférés des politiciens français, qui misent sur la jalousie de l’électorat. C’est une question de morale de l’Etat : confiscation, retro-activité, clientélisme.

    Pour des libéraux ou même des chrétiens, l’inégalité des situations n’est pas un problème, c’est la pauvreté et davantage encore le chômage et la misère qui en est un grave.

    Le Décalogue nous le rappelle « Tu n’enviera pas la maison de ton voisin. » La séparation (1905) de la République et de l’Eglise, qui faisait vivre la morale judéo-chrétienne, a-t-elle été un progrès ? Dans la France concordataire le citoyen avait déjà son entière liberté de culte (DDHC Art. 10). Par contre le Gouvernement depuis 1905 n’est plus lié par aucune sorte de morale. C’est quoi la morale républicaine en ce début de XXIe siècle ?

  • Et pourtant, il va perdre les prochaines élections…

  • Et bien sur pas un mot sur la dévaluation de 2010.

    lol.

  • Elle est belle la reprise britannique :http://www.lefigaro.fr/international/2014/12/08/01003-20141208ARTFIG00135-la-faim-un-autre-visage-du-royaume-uni.php
    Avec la banque centrale qui detient 1/4 de la dette nationale , une megabulle immobiliere , un deficit a 7% , 8 millions de contrats 0h , une baisse de la productivité , une perte de competitivité a l export etc etc

  • Verites partielles dans l’article et dans les commentaires. L’economie au RU est trop diversifiee pour se preter a une analyse rapide. En revanche, le contexte structurel et culturel, post Thatcher, est pro business, Labour ou pas. Tony Blair, lors de son 2eme mandat, a ouvert les vannes publiques, notamment au niveau des hopitaux. Les britanniques ont déjà paye le prix de cette ‘generosite’ et ne sont pas dupes. En creation d’emplois marchands en revanche, la politique Cameron est un incontestable succes. Il est a craindre qu’il n’en tire pas les dividendes sur 5 ans. Il est difficile a apprecier, mais lui a su preferrer sa patrie a son parti. Un club tres restreint en EU. Le dernier francais dans ce club? Pompidou?

    • Un succes ?????? 7% de deficit + 1 000£ de QE + une gigabulle immobiliere + une montée en fleche de la precarité et de la pauvreté + un deficit commercial qui se creuse du à une perte de competitivité et une faible productivité + une consommation atone si on enleve l’effet immobilier . Et une croissance qui commence a ralentir alors qu le niveau du PIB vient juste de repasser son niveau de 2008. Cameron a juste precipité son pays dans le mur . On en reparle d’ici 3 ans quand le Royaume Uni sera au niveau de l espagne

      • heu … le RU n’est certainement pas idéal, mais au cas ou vous n’auriez pas remarquer en France c’est pire dans toutes les cases
        * déficit bien pire si on n’oublie pas de réintégrer les dettes implicites, qui continuent à s’accumuler encore plus vite
        * gigabulle immobilière + pénurie !
        * précarité et pauvreté pire qu’au RU
        * déficit commercial monstrueux
        * productivité trafiquée par suppression des emplois des moins productifs

      • N’ayant pas le privilège de lire régulièrement vos sources (Figaro..), seulement de vivre, travailler et créer au RU depuis mon départ de la République Démocratique de France, je n’ai pas la prétention de tout savoir. Néanmoins, en création net d’emploi marchand, il n’y a absolument aucun débat, ne vous en déplaise. Sur le reste de vos propos, votre ignorance vous autorise visiblement non seulement a juger hâtivement d’un sujet complexe et très divers, mais en plus, de prédire l’avenir. Mazette. Il faudra penser a avertir les milliers de jeunes français arrivés depuis Mai 2012 dans mon quartier qui n’en comptait aucun.

      • Bonjour Antoine, je croyais qu’on vous avait perdu…

        Bulle immobiliere ?

        En France on a meme pas besoin de bulle immobiliere. On a Holland et sa clique. Duflot. le massacre joyeux du secteur immobilier (l’un des derniers remparts de l’epargne individuelle des Francais – en attendant la degringolade des retraites) et de l’industrie du batiment. L’asymetrie reglementaire entre proprietaires et locataires. La competition deloyale du secteur public. Les nouvelles taxes sur les terrains a batir, la taxe hallucinante sur les abris de jardin, la preemption ?

        En France, on est deja dans le mur… mais, apparemment, vous vous ne vous etes pas fait trop mal dans l’accident ? Vous faites encore partie des happy few – fonctionnaire sans doute ? N’ayez crainte, cela viendra bientot.

  • Les politiciens Français se fichent du chômage, ou plutôt ils en vivent. Ça fait partie de l’automatisme de tous leurs discours, ce qui leur évite de réfléchir. La croissance du chômage a permis de justifier la création d’une infinité de bidules, de trucs et de machins tous plus coûteux et inefficaces les uns que les autres. La « lutte »( toujours ce mot, quel que soit le sujet) contre le chômage justifie les interventions dans la gestion des entreprises, le blocage de tout mouvement grace a la complexité du code du travail, le financement d’un paquet d’associations, la création d’un tas de sociétés de « formation » dirigées par des amis, et pour les politiciens et fonctionnaires retraites mais méritants du fromage, la rédaction de rapports aussi inutiles que chers.
    Si ils avaient le moindre souci de réduire le chômage, malgré leur degré zéro de compréhension de l’économie, ils auraient accepté de que voir l’interventionnisme croissant depuis trente ans que c’est un problème n’a pas marche. Je suppose donc qu’ils s’en trouvent fort bien, et en fait seraient même désespérés de voir ce problème résolu.

  • En matière d’emplois , savez vous pourquoi les émigrés en provenance d’Afrique veulent absolument se rendre sur le sol anglais ?
    Est-ce du à de fausses informations dont il disposent, qui leur font croire que les possibilités d’emploi, pour des non-qualifiés, en Angleterre, sont énormes ?
    Ou s’agit-il d’y trouver plus facilement, que dans les autres pays européens, un réseau de mafieux qui pourront les employer sans avoir trop de souci avec la police britannique ?

    • Non, je ne sais pas. Je ne connais pas des masses d’émigrés de cette provenance. Des Grecques, des Espagnols, des Portugais, des Pakistanais, beaucoup de Français (effectivement brimés et exploités par la mafia locale, comme il se doit). Le rapport avec la choucroute?

  • si passé de 200000 personnes a 1 million de personnes dépendant de l’aide alimentaire en deux ans est une réussite , comme vient de le déclaré les services concerné au paradis anglais , alors les chômeurs français doive baigné dans le bonheur

    • Les chomeurs Francais sont payes a credit. Grace a l’argent emprunte. Les robinets risquent fort bien de se tarir bientot. Alors la distribution d’aide alimentaire risque de durer plus longtemps au U.K. que la distribution du chomage et des aides sociales en France…

    • Mais enfin, l’article traite de la reduction du chômage. Anglophobe? Socialiste? Les deux? Ou en plus d’être fâché avec l’orthographe, vous ne savez pas très bien lire? Qui dit que le RU est un paradis? Certainement pas l’article, et certainement pas moi. Effectivement, certaines villes, dans certains cas, des regions entières dépendent a 80% de dépenses publiques. Diminuer les dépenses globales de l’état comme le RU l’a réussi (de 20%) et la France refuse de faire a eu des effets très inégales selon le ratio de dépendances aux aides publiques. Ceci dit, ces villes sinistrées en sont arrivées a cette situation catastrophique après quelques décennies de…socialisme. C’est magique, le socialisme, ca ne marche nul part. Et c’est toujours la faute aux autres quand l’accident tant annoncé arrive. Et c’est douloureux, et ca prend du temps, de re-créer de la richesse et des emplois. Promettre n’importe quoi a n’importe qui avec le portefeuille du voisin et 2000 milliards de dettes, ca, c’est plus facile.

      • +1000
        Je reviens du UK, concernant la consommation, il suffit de se balader dans une galerie marchande le DIMANCHE (eh oui chez eux c’est ouvert et on en fait pas toute une histoire!!!) pour constater que les British consomment allègrement!!!
        C’est sur que ce pays n’est pas parfait, ni comme la Suisse par exemple, mais une chose est sûre: en France, on est dans la mouise, et ce pour un bout de temps. Je ne vois pas comment on pourrait s’en sortir tant certains commentaires ou même manque de réaction sont désespérant….

  • le RU n’est pas un exemple de bonne santé, comme tous les autres pays, les chiffres du chômage sont bidonnés (et pourquoi ceux cités dans l’article seraient + crédible que ceux Français ?). Le mal être est global et va en se dégradant, le RU n’échappe pas à la règle.

    • En somme, l’évolution différente des chiffres vient de ce que les bidonneurs français sont moins doués que les bidonneurs anglais.

      • Je ne parle que des chiffres bidons du chômage. Personnellement et malgré que je sois un contributeur copieusement chargé d’IS, d’IR et autres joyeusetés, je préfère la France à l’Angleterre, le système Anglo Saxon n’est pas un modèle, même avec un delta de chômeurs défavorable à la France dont il convient de ramener à sa juste réalité le nombre. Pourquoi, ceux qui pleurent sans arrêt sur le modèle Français (avec raison) et semblent encenser celui anglo saxon, ne vont-ils pas vivre dans ces contrées ? par confort de rester un sempiternel râleur ? Pour parfaire, les râleurs sont la plupart du temps ceux qui profitent le plus des largesses sociales Françaises.
        Le monde est open et, un libéral devrait soit faire changer les choses sans pour autant regarder des modèles ou il n’y en a pas, ou bien choisir de vivre ailleurs…

        • Je ne sais pas qui truque. Je suis sur que si les politiques françaises avaient obtenu le quart du tiers des résultats des politiques Anglaises, bidouillages compris, nous serions assourdis des cris des politicards en train de s’auto congratuler. Manque de chance leur truquage n’a pas été suffisamment efficace. En fait l’interventionnisme à outrance ne march pas depuis trente ans, Il serait peut être temps de changer de politique.
          Accessoirement, chaque chômeur et chaque fonctionnaires de moins est une charge de moins au budget. Il y a donc des chances que les comptes du R U s’améliorent sérieusement dans les années a venir.
          Si ça vous amuse de payer des taxes pour payer un système bloqué, dirigé par des ânes contents d’eux, libre a vous. Moi pas.

          • curieuse réaction que la votre. Qui vous dit que j’aimais payer beaucoup d’impôts ? Par contre si vous pensez sincèrement que le RU offre de meilleures conditions, pourquoi ne pas partir y vivre ? Pour ma part mon pays c’est la France. Vous allez comprendre très vite que le RU et l’Allemagne vont couler comme tous les autres, in fine observez avec attention les chiffres et écarts avec les pays tels que la France, l’Allemagne avec l’euro Deutschemark commence à coincer, le RU est en piteux état malgré une monnaie flexible.
            Ma réflexion est que le RU n’est pas un modèle, même si la France n’est pas en bon état, et comme dit plus avant, vous êtes libéral, le monde est open, allez ou le ciel vous parait plus clair !

            • En somme, vous voulez bouter dehors les Anglois, ou du moins tous ceux qui ont l’outrecuidance de ne pas être d’accord avec vous et de penser que si il y a des solutions qui semblent avoir des résultats ailleurs, ça vaut peut être la peine de les examiner.

        • « je préfère la France à l’Angleterre » ce n’est pas l’avis de bcp de francais qui immigrent au RU sans oublié les clandestins en france qui veulent allé au RU. la situation économique du RU est nettement meilleure à celle de France. cela ne veut pas dire que le RU est un paradis ou doit être pris comme modèle

        • @MDR,

          « …le systeme Anglo-Saxon n’est pas un modele… »

          Le systeme Anglo-Saxon, Britannique, ou Neo Zelandais, ou Americain est un model – de liberalisme – comme le systeme Francais, ou Venezuelien, ou Cubain, pour ne citer que les socialismes « light » (encore que le modele Francais soit clairement en phase de durcissement) est un modele de collectivisme etatique.

          On a effectivement le systeme que l’on merite; tous les systemes possedent leurs failles – on a les failles que l’on choisi. Si vous pensez que le systeme Francais va se retablir tres vite de ses petits problemes – qui ne sont pas si importants – je vous cite : « le mal etre est global », vous me faites penser a un ami troskyste qui pense, tres serieusement, que la crise actuelle, et a venir, marque l’echec et la fin du systeme capitaliste (sic) et comme vous habitez et travaillez en France, je vous souhaite un bonheur socialiste bien merite. Personnellement je suis parti en Irlande en 1988 (pays encore principalement liberal, qui s’est retabli tres correctement depuis la crise de 2007-2008; les affaires – vous serez ravi d’apprendre, ont ete excellentes en cette fin d’annee – l’occasion parfaite pour tester la flexibilite et la resilience d’un pays liberal, de son economie et de sa population) et je ne le regrette pas.

          Pour autant, la France est ma patrie, et j’ai bien l’intention de revenir un jour m’y installer. Si ce n’est que partiellement a la retraite. Que cela plaise aux anti-raleurs – ou pas. J’espere, selon toute logique, que d’ici la les socialistes aient ete relegues aux oubliettes de l’histoire. S’ils sont encore la, ce dont je doute abondamment, au musee Grevin peut-etre… je me permettrai de redoubler mes rales – lugubres et rauques – en leur honneur.

          Je vous souhaite une bonne soiree, aussi liberale que possible.

          • « Le systeme Anglo-Saxon, Britannique, ou Neo Zelandais, ou Americain est un model – de liberalisme  » pas vraiment d’accord avec vous. les pays anglosaxons sont certes plus libéraux que la france et que bcp de pays. mais de là, à aller les considérer comme des modèles de libéralisme il faut pas exgérer. L’austrlie, la nouvelle zélande sont sans doute parmi les pays les plus libéraux au monde. les usa sont plus libéraux que l’europe mais ils sont loin d’être un modèle de libéralisme. ils ne sont même pas dans le top 10en terme de liberté économique d’Heritage Foundation. http://www.heritage.org/index/ranking (le Danemark est avant les usa qui sont 12). l’état providence existe aussi aux usa: http://www.libres.org/component/abook/book/7-annee-2013/160-a-nation-of-takers-.html je ne parle même pas du capitalisme de connivence. http://www.zerohedge.com/news/2014-11-18/60-households-get-more-benefits-they-pay-taxes
            Aux US, 60% recoivent plus en aides de l’Etats qu’ils ne paient en impots, 20% sont neutres, les 20% restants payant la totalite du systeme de redistribution et des depenses de l’Etat federal.

            • « L’australie, la nouvelle zélande » L’australie, la nouvelle zélande et le Canada

              • Bonjour Jacques,

                Nous sommes entierement d’accord sur votre analyse de l’imperfection liberale des pays cites. C’est egalement le cas de l’Irlande ou j’habite, mais qui est un veritable paradis liberal comparativement a la France. Et pour encore pratiquer regulierement les deux, j’ai l’occasion de faire regulierement la difference.

                Il faut dire que je me concentrais seulement, dans mes propos, aux pays adeptes – certes imparfaits – d’un liberalisme approximatif mais pratiquant.

                Je ne prenais meme pas en compte les paradis fiscaux (en constraste avec les enfers fiscaux…) qui sont certes les exemples les plus approchants – je repondais par ailleurs surtout aux inepties provocatrices de MDR.

                Le fait qu’il y ait – sur Contrepoints – de plus en d’interventions, antiliberales (outre le trollisme habituel), est sans doute bon signe quant a l’etat de confusion de la clientele habituelle de la gauche, qui se cherchant un peu partout dans des propositions nouvelles, en arrivent meme a s’echouer jusqu’ici… Je crois que le nom du site y est pour beaucoup. Les adeptes d’une ideologie surannee se prenent encore pour des novateurs (et rebelles) de la pensee politique. Petits ringards hexagonaux, rescapes de la chute du mur de Berlin, et constituants encore – sous subventions – les quelques 20% de clients satisfaits du socialisme Francais de gouvernement.

                L’exception Francaise que le monde entier – bouches bees – nous envie !

        • Entièrement d’accord que les râleurs sont généralement ceux qui ont bien compris le système, patrons compris, et trouvent naturellement leur place au mangeoire. Egalement qu’un libéral est un esprit libre, et un esprit libre, que ce soit dans la prison collectiviste française ou ailleurs, le reste. En revanche, il me semble évident que quitter son pays, sa famille, ses amis, est un acte de dernier recours face a une violence d’état que rien ne justifie. Comment dans ces conditions pouvez vous préférez la France, qui, elle, préfère faire de ses jeunes par centaines de milliers des apatrides? Et aux jeunes qui restent, n’offrir comme héritage qu’une montagne de dettes et aucun des avantages que vous touchez ou allez toucher?
          Les 400 a 600 000 Français a Londres ne sont pas la pour le climat. Ils sont la pour la vie. C’est profondément déprimant.

    • C’est la raison pour laquelle il ne faut pas regarder les chiffres du chômage, mais ceux de l’emploi.
      L’emploi, qui augmente au RU pendant qu’il baisse en France.

  • incroyable cet article !

    commencez par lire ça : http://www.capital.fr/carriere-management/actualites/les-contrats-ultra-precaires-se-generalisent-au-royaume-uni-863696

    et vous comprendrez comment on fait disparaitre un million de chômeurs avec un contrat de travail sans travail !…

    bref l’article passe à coté d’une chose qu’il aurait été très chouette de développer…

  • En parlant de recette, la faim touche de plus en plus la GB, belle réussite :

    « le nombre de personnes faisant appel à l’aide alimentaire est passé de 128.697 en 2011/2012 à 913.138 en 2013/2014. »

    http://www.lefigaro.fr/international/2014/12/08/01003-20141208ARTFIG00135-la-faim-un-autre-visage-du-royaume-uni.php

    • la situation du RU est loin d’être rose mais elle est toujours meilleure qu’en France. ce n’est pas pour rien s’il y a une immigration des francais (et pas seulement les riches) vers le RU et non l’inverse. bcp de clandestins en France veulent aller au RU et non pas rester en France

  • A lire l’article, on jurerait que l’emploi est le but de la vie…alors qu’il n’est qu’un moyen.
    Admettons qu’il y ait plus d’emplois de créés, mais est-ce à des rémunérations à la hauteur d’une digne vie (c’est à dire, ne se contentant pas d’assurer juste la survie) ? L’article sur ce sujet, se fait bien muet.
    Que les emplois marchands créent de la richesse est une chose, toute autre en est de la manière de la répartir à part acceptable entre les acteurs
    N’oublions pas que la Grande Bretagne est le triste inventeur de la notion de working poors…preuve que l’emploi seul n’est pas forcément synonyme de welfare economy.

    • Avec 2 millions de Francais ayant moins de 651 euros disponibles pour vivre par mois (dans un pays SOCIALISTE…) sans que le gouvernement ait rechigne precedemment sur les ponctions fiscales tout azimut (57% de prelevements – quand-meme…), vous etes tres tres mal places – « est-ce des remunerations au seuil d’une digne vie » – pour donner des lecons aux liberaux et aux britanniques…

      • Il est a craindre, Inanutshell, que vous ayez en face de vous, bien droit dans leurs bottes et raides comme la justice dans leurs convictions, des socialistes, dans l’exercice qu’ils adorent le plus: se jucher sur un tabouret pour mieux juger. Peu importe que le tabouret affleure un océan de médiocrité et d’appauvrissement financier et culturel. Qu’importe. Cela fait longtemps qu’a l’instar de La Fontaine, je me contente de grimper en ignorant les mouches. Depuis quelques années, c’est vrai, je le fais de l’autre cote de la Manche, il y en a bien sur, mais beaucoup moins.
        Beaucoup moins, car le RU est loin de 57% de dépenses publiques. A ceux d’ailleurs qui aiment les chiffres bidon, ce pourcentage officiel date de 2012. Il est depuis la spoliation fiscale de trop largement au dessus. Soyons exhaustifs. Rajoutons les associations dépendantes du publique (au bas mot, quelque 700 000 « emplois ». N’oublions pas tous les machins pondus par état. Encore quelques 300 000 emplois. Cela change méchamment la donne. La France est au dessus de 60% de dépenses publiques a ce jour. et compte largement plus d’emplois bidons et non productifs que n’importe quel pays d’EU.
        L’URSS était a 67% en 1989.
        La ou le pessimisme est de mise est que tout le monde sous estime le pouvoir corrupteur de la collectivisation du pays. A l’instar des autres économies socialistes, le salut ne viendra qu’avec la faillite totale du système. Et cela prend du temps, il y a encore, malgré tout, de l’argent dans la poche du voisin.
        Cela permet des discussions philosophiques sur la nature de l’emploi… Enfance, quand tu nous tiens!

    • « Que les emplois marchands créent de la richesse est une chose, toute autre en est de la manière de la répartir à part acceptable entre les acteurs »
      MdR
      et la manière acceptable c’est quoi ? qui décide ?
      zutalors dans sa grande sagesse acquise par une courte vie ? Hollande et Valls, ou Sarko, ou Juppé, de par leur grande expérience d’engraneurs de cons, acquise sur les estrades politiques ?
      Et pourquoi donc pas simplement les gars qui la crée, la richesse, hein ? Mais c’est vrai, ce sont sans doute des abrutis, les gens qui ne créent pas la richesse sont certainement bien plus compétents pour décide à qui elle doit aller, n’est-ce pas ?

  • Reprise certes, mais reprise néolibérale

    La situation outre-Manche peut sembler paradoxale. Les myopes néolibéraux ne retiennent que le fort taux de croissance, à 3% cette année, et la baisse du taux de chômage, à 6%. Il est sûr que de telles statistiques sont enviables pour le reste des pays européens, coincés dans la dépression et un chômage de masse qui s’incruste. Mais, comme le rapporte le Monde dans un papier bien argumenté, la reprise britannique est très déséquilibrée. En effet, les emplois créés outre-Manche sont précaires et peu payés. Du coup, les recettes fiscales progressent moins rapidement que la croissance, avec des recettes d’impôts sur le revenu qui sont carrément en légère baisse depuis le début de l’année !

    D’où le paradoxe qui voit la Grande-Bretagne dans une situation budgétaire moins bonne que la France puisque son déficit ne devrait pas baisser cette année, alors qu’il est à un niveau bien plus élevé que chez nous (5,9% du PIB pour le dernier exercice, contre un peu plus de 4% dans l’hexagone). Et dire que David Cameron avait promis l’équilibre à la fin de son mandat, qui arrive l’an prochain ! Pour un peu, François Hollande et Michel Sapin paraissent de meilleurs prévisionnistes que leurs homologues britanniques. Pire, comme le rapporte le Figaro, c’est la faim qui se développe le plus vite outre-Manche : une multiplication par sept des personnes aidées par les Restos du Cœur locaux…

    • Bonjour Parousnik,

      Le Royaume Unis n’est pas neoliberal – c’est un terme a la mode chez les marxistes – mais liberal, depuis Thatcher. Le court sejour du Labour Party au gouvernement n’a absolument pas entame – Dieu merci – cette identite, qui demeure la marque economique du pays depuis 1981.

      « Du coup les recettes fiscales progressent moins rapidement que la croissance, avec des recettes d’impots sur le revenu qui sont carrement en legere baisse depuis le debut de l’annee. » (sic)

      Il faut vraiment etre socialiste jusqu’aux bouts des ongles – taxatoires – pour y voir un probleme. Pour vous, Apparachik – ou pardon – Parousnik (on voit clairement l’inspiration derriere le pseudonyme), le succes d’un systeme economique se remarque a son efficacite taxatoire.

      « La reprise Britannique est tres desiquilibree… »

      La reprise Francaise – totalement inexistante – sera suivie bientot par un naufrage spectaculaire.

      Vous serez – a l’evidence – aux premieres loges.

      Profitez en bien.

      • C’est d’ailleurs educatif de remarquer comment un pseudonyme comme le votre, a la fois d’une impolitesse a peine – oui volontairement pas – dissimulee, et avec une connotation marxisante dure – tres claire – a pu passer aisement a travers les filtres.

      • je ne suis sur que l’on peut considéré le RU comme libéral. pour moi, le seul pays d’europe que l’on puisse considéré comme libéral s’est la suisse (après, il y a les pays baltes qui sont aussi plus ou moins libéral et les pays scandinaves malgré les dépenses publics très élevés sont sous certains aspects plutôt libéral)

      • Ce n’est qu’un article du monde.. néolibéralisme
        nm libéralisme économique dans lequel l’état peut intervenir de façon limitée… c’est la définition des dictionnaire… y compris le Larousse.

        • Dans votre definition – comme dans celui du Larousse – il n’existe pas, dans le mot « neoliberalisme » ou « neoliberal », de difference substantielle entre l’application de ce que l’on peut choisir d’appeler indifferemment, neoliberalisme ou liberalisme. Pour qu’il y ait necessite absolue et differentielle du prefixe neo, il s’agirait que ce mot qualifie une nouvelle conception du liberalisme. Ce qui est totalement inutile puisqu’il s’agit de la notion de la non intervention de l’etat dans les affaires des citoyens – un pays est donc liberal ou ne l’est pas. Les mots, neoliberalisme et liberalisme, veulent dire dans leur signification exactement la meme chose. le prefixe neo n’apporte dans le sens rien de plus a l’initial. Il est meme totalement anachronique au contexte puisque la decision d’utiliser neo pour parler de la reintroduction du concept liberal devrait suggerer une periode de disparition de l’application du modele – alors que cela est loin d’etre le cas – a l’echelle mondiale puisqu’il n’y en a pas d’autre. Liberal et neoliberal sont donc des synonymes. C’est l’utilisation systematique du mot neoliberal par la gauche qui introduit l’element pejoratif.

          A la fin, l’utilisation du mot neoliberal (ou neoliberalisme) pour parler de la pratique du liberalisme avec une presence interventioniste de l’etat minimisee dans ce systeme, est aussi inutile que d’introduire le mot neomarxiste pour qualifier le marxisme.

          Le marxisme ne change pas…

    • le néolibéralisme n’existe pas. personne ne se dit néolibéral c’est juste un terme péjoratif utilisé par les antilibéraux. on peut pas vraiment dire que la politique de Cameron est libéral même si les libéraux approuvent son projet de big society. les socialistes eux sont complétement aveugles. partout, le socialisme a échoué. ce qui est fascinant avec ces gens c’est qu’ils proposent des mesures (encadrement des loyers, taxe tobin,….) qui ont déja été mis en place autre part et qui à chaque fois ont échoué. il faut comme même précisé que lorsque David Cameron a gagné les élections, en mai 2010, le déficit public était de 10,9% du PIB.

      • Merci pour la précision, elle est de taille!

        C’est étrange que LeMonde n’ait pas jugé utile de rappeler la situation catastrophique héritée de 10 ans de socialisme.

        Des guerres ruineuses et hasardeuses sans aucune légitimité morale ou juridique, très impopulaires du début a la fin.
        Un soudain revirement a gauche pour gagner le deuxième mandat compte tenu de ces guerres et l’impact négatif en terme électoral.
        Une dépense et un recrutement faramineux lors du second mandat, a très courte vue, sur des secteurs qui au contraire ont besoin d’une vision a long terme (santé notamment).
        Aucun contrôle du secteur financier, baisse du budget et des moyens légaux du législateur (he oui).
        Rachat massif par le contribuable de banques sans discriminations et sans conditions.

        N’oublions pas que c’est pendant la pire crise que le royaume ait connu depuis 1978 que Cameron a pris ses décisions, tranchées.
        Peut être pas les meilleures, peut être pas les plus sociales, mais sans aucun doute, les plus courageuses.
        Je ne vois pas un seul homme ou femme politique Français qui lui arrive a la cheville.

        LeMonde est un torchon très bien écrit par des fonctionnaires qui prétendent ne pas l’être.

        En tant qu’ancien journaliste, je vous invite a le comparer au « Guardian », de gauche, avec lequel je ne suis pas souvent d’accord mais que je lis souvent car il a le mérite de soulever des problématiques complexes que les autres journaux esquivent, et surtout, d’assumer a 100% sa ligne éditoriale.

    • Le RU, libéral?
      Il faut bien lire ce torchon légitime subventionné par l’état Français pour en sortir, des aussi bonnes.
      Apres, l’étaler sur Contrepoints, c’est de la plaisanterie.
      Merci pour le fou rire en tout cas.
      Sinon, le vilain néolibéral qu’est Cameron a aussi exempté les plus bas revenus de l’impôt sur le revenu. Quel sacré coquin. Pire, vous allez frémir, il a promis de récidiver au prochain mandat. On ne peut décidément compter sur personne pour se conformer aux fantasmes des incrédules et des illettrés. Ca va faire un énorme mankagagner pour l’état, et ça, c’est le mal absolu.
      Sur ce, encore merci, sale journée en république populaire aujourd’hui, vivement le retour demain au royaume archi libéral, j’ai hâte de fouetter mon armée de travailleurs clandestins pour me passer les nerfs. Le chef de la police a promis de m’assister dans cette tache si je paie la première pinte.

      • @Tintincan,

        Si cela peut un peu vous consoler, il pleut encore plus en Irlande que dans le sud de l’Angleterre – 200 jours par an pour etre precis – mais au bout de 26 ans on finit par s’habituer au climat, et aux taxes pluto light – surtout pour les artistes. Pour le foncier aussi, du moins jusqu’a present. Bon retour demain, comme vous le savez deja, ce que vous allez gagner en pluviometrie vous le perdrez proportionnellement surtout en vexation meme si le R.U. n’est pas une panacee liberale – ni l’Irlande – ces deux pays make more sense et leurs habitants egalement. Cela va de paire. Je crois qu’on est plutot gagnant pour finir. Et la nostalgie finit par s’attenuer au fil des annees.

        Bon courage et bonne pint.

      • Tintincan, vous le voyez où alors votre modèle libéral ?

        • Modèle libéral? Tout dépend par rapport a quoi et quel niveau.

          Le RU, culturellement, est libéral. Les Anglais n’ont pas recours incessamment aux lois (cf le nombre très restreint de nouvelles lois par an comparé a la France). Ne serait ce que l’exemple de la loi sur le voile, parmi des montages d’autres lois liberticides, a comparer au Bobby qui peut porter le turban ou une douanière le voile… C’est une culture du live and let live. Au lieu d’avoir des milliards de lois que personne ne respecte, il y en a peu, que vous avez intérêt a respecter parce que tout le monde se sent en droit de vous le rappeler (par exemple, les propriétaires de chien nouvellement arrivés a Londres apprennent très vite a ramasser). C’est un compromis entre la liberté individuelle et le vivre ensemble. Ce n’est pas parfait, mais contribue également a l’attractivité du pays.

          L’autre grande différence culturelle, et celle la est bien due a Thatcher, c’est le consensus qui veut que l’individu doit s’assumer en premier avant de contribuer aux bien être des autres ou s’en reclamer. Cela suppose deux choses: que l’individu soit libre de pouvoir s’assumer, et il faut qu’il ait fourni des efforts pour bénéficier de l’argent des autres. A 21 ans, au chômage, si je refusais un job a l’époque, mes allocations étaient également refusées. En France, c’est un mini débat qui resurgit de temps en temps. C’est pourtant primordial.

          Economiquement, c’est autre chose. Les dépenses publiques depuis WWII sont énormes, les engagements publiques également. Contrairement a beaucoup de fantasmes véhiculés par ignorance ou mauvaise foi, ces dépenses et ces engagements n’ont jamais été remis en question (sous Thatcher, elles ont augmenté). La seule chose qui a réellement changé est qu’a partir de 1981, comme les Allemands, le consensus politique est « what’s good for business is good for the country ». En d’autres termes, il faut être pragmatique et s’occuper avant tout de faire grossir le gâteau avant de penser a distribuer les parts. La encore, en France, notre classe politique a juste 50 ans de retard sur les Allemands, et bientôt 40 sur les Anglais. A frémir. Les 35 heures a la fin des années 1990…Le reste du monde a compris a ce moment qu’il fallait attendre que la France touche le fond. Du gâteau, il ne reste plus grand chose, et les miettes ne font plaisir a personne. Alors que tant de Français ont les moyens et l’énergie pour entreprendre.
          Le fait que l’administration au RU rend des comptes aux sujets et aux entreprises, a un devoir de résultat, n’est pas exempt de plans sociaux comme dans le privé, et n’est pas trop un obstacle a la liberté d’entreprendre n’empêche pas un contexte et un environnement social et juridique complexe, très comparable aux autres pays EU, loin d’une économie libérale.

          La France est vraiment une dictature bureaucratique, qui contrôle absolument tout et corrompt absolument tout. Le clergé technocrate a la main mise sur le pays et n’obéit pas a ses propres lois. Nos free thinkers n’existent plus ou n’ont plus de voix.
          Ce que LeMonde et ses fonctionnaires ne peuvent absolument pas admettre, c’est que le modèle Français est une infamie qui n’a que trop duré et va droit dans le mur. Et le RU, avec un peu de courage et beaucoup de bon sens, est la preuve que ce n’est pas si compliqué que ça, nul besoin justement de renier les engagements sociaux.
          Cet article est impardonnable de mauvaise foi.

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