L’État islamique est-il un camp scout ?

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L’État islamique est-il un camp scout ?

Publié le 28 novembre 2014
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Par Loïs Henry.

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Je suis étonné de voir la manière avec laquelle en France nous traitons le cas des « revenants de l’auto-proclamé État Islamique ». Nos politiques ont l’air inquiet d’être trop radicaux avec les djihadistes, trop méchants pour ainsi dire. L’idée que l’on ne puisse rien faire pour contrôler ces personnes qui seraient susceptibles de circuler librement dans la rue après avoir commis des actes atroces les interpelle à peine. Parfois, nous croyons vivre dans un autre monde.

Comme si cela était une nouveauté, une joute oratoire, ou mieux encore, un acte osé, Le Figaro titre : « Bruno Retailleau compare Daech au régime nazi ». Cela témoigne d’un dessaisissement de nos contemporains d’une pensée de l’Histoire. Nous semblons vivre hors-sol, en dehors du temps et de l’Histoire. Pierre Desproges s’était confié en expliquant qu’il ne comprenait pas comment les camps de concentration avaient pu exister ; avec humour, il avouait comprendre le mode de fonctionnement des négationnistes. Desproges ne pensait pas si bien dire : pour lui, penser que cela n’avait pas pu être était un acte de prise de conscience sur notre présent. Aujourd’hui, tout cela semble différent. De plus en plus d’individus minimisent toutes les horreurs de l’Histoire. De plus en plus associent ces horreurs à un autre temps. Ce qui devait être une éternelle prévention contre la barbarie, ce qui devait être une éternelle alerte contre les atrocités humaines, tout cela s’est transformé en un sentiment d’impunité, en une croyance tenace qui consiste à imaginer que nous vivons hors de l’Histoire.

Il faut dire que nos régimes idéologiques ne sont plus les mêmes. Les marxistes vivaient dans l’Histoire qu’ils pensaient accomplir. Les anti-marxistes s’inscrivaient dans cette Histoire en marche. La fin des idéologies politiques tranchées et la croyance que toute guerre n’est plus possible ont radicalement changé la donne. Nietzsche disait à propos de l’Histoire qu’elle nous enseigne que ce qui a été possible une fois doit l’être encore. Mais pour lui, il y avait de la jouissance à oublier notre présent historique pour vivre l’Histoire au présent. Aujourd’hui, force est de constater que nous n’oublions rien : les lois mémorielles sont là pour en attester. Mais si nous n’oublions pas, nous avons cessé d’en faire une partie de nous. Nous sommes tels ces grecs qui s’agenouillent devant des Dieux auxquels ils ne croient pas, par souci de maintenir présent dans la cité un peu de l’ancien sentiment du sacré.

Une guerre qui n’est pas la nôtre

camp scout jihad rené le honzecCes djihadistes français qui rentreront bien assez tôt de cette guerre qui ne semble pas être la nôtre, nous n’avons pas à leur ménager notre compréhension. La France a toujours réservé à ses déserteurs et à ses ennemis le conseil de guerre. Ils reviendront avec des consignes, avec de la Haine après avoir commis des atrocités sur nos propres ressortissants. Il est temps de faire comprendre à ces terroristes que nous ne sommes pas dans un jeu vidéo ; qu’il ne suffit pas de sauvegarder pour revenir en arrière comme si de rien n’était. Ils seraient bien trop heureux de voir la France se prostituer à nouveau en leur tendant les bras, ils seraient bien trop heureux d’entendre nos chers intellectuels trouver une excuse ou parler des droits de l’Homme pour justifier des peines clémentes. Ils seraient bien trop heureux de savoir que ces Français qu’ils haïssent tant sont toujours ce peuple endormi. Untel suggère l’éloignement forcé : nous pouffons, la main sur la bouche, comme s’il fallait avoir honte ! Nos politiques conçoivent le djihad du côté de l’Irak comme un voyage Erasmus en famille d’accueil : tout comme l’on mange une saucisse à Francfort, l’on torture et l’on tue en Irak. Jugeons-les comme des traîtres : qu’ils ne foulent plus jamais le sol français en tant qu’hommes libres. Tout comme nous n’aurions pas toléré de voir Himmler bras-dessus, bras-dessous avec sa femme en sortant d’un musée, flânant dans les rues berlinoises une nuit d’été, ne tolérons pas ces criminels du désert former des milices dans nos villes. Ils ne furent pas victimes de leur sort, ils ne furent pas ces enfants soldats que l’on drogue et que l’on force à tuer. En toute conscience, ils ont fait le choix de la guerre contre tout ce que la France peut symboliser, ils ont choisi leur camp, ils ont pris leur billet d’avion. Ce n’est pas une « erreur de jeunesse ». C’est trop grave, c’est un point de non-retour. Ayons conscience de ce que la presse nous laisse apercevoir : ce n’est pas parce que nous avons l’impression que c’est plus proche de nous que ce n’est pas barbare. J’emploie le mot à bon escient : ces gens ne parlent plus ma langue, cette langue française éclairée, drôle et fine. Ils ont choisi les mots qui ne sont que des bruits sourds : les cris, les balles et les pleurs.

Nous n’avons jamais conscience de l’Histoire en marche. Pourtant, la seule vraie leçon de l’Histoire, est que c’est lorsque nous perdons notre rapport très pragmatique à ce qu’elle incarne que nous laissons libre la voie vers la barbarie et les crimes qui feront honte aux générations futures. Regardons l’État Islamique pour ce qu’il est. Agissons envers ses membres comme nous aurions agi avec un S.S. ou un haut dignitaire nazi. Nous sommes en guerre. Dans L’insoutenable légèreté de l’être, Milan Kundera voyait déjà juste :

Comme la Révolution parle d’une chose qui ne reviendra pas, les années sanglantes ne sont plus que des mots, des théories, des discussions, elles sont plus légères qu’un duvet, elles ne font pas peur. Il y a une énorme différence entre un Robespierre qui n’est apparu qu’une seule fois dans l’Histoire et un Robespierre qui reviendrait éternellement couper la tête aux Français (…) Dans ce monde, tout est cyniquement permis.

La barbarie fait un éternel retour dans l’Histoire de l’Humanité, elle n’est jamais une théorie ou un concept, elle vit parmi nous quand nous la croyons aux portes de l’Enfer.

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  • @L’auteur tres beau texte !Je suis heureuse de voir que notre jeunesse sort de la torpeur idéologique paralysante ambiante .

  • Je n’ai pas connu les nazis, personellement. Pas besoin de reductio ad Hitlerium pour « prouver » que les djihadistes sont des méchants.

  • Youpi, combattre la violence par toujours plus de violence sur des problemes qui n’en sont pas… la sagesse de la jeunesse.

    Si vous etes en guerre avec l’EI, grand bien vous fasse! Mais, de grace, faites la tout seul. On en reparle dans 30 ans.

    Nos politiques sont directement responsables de l’état catastrophique du Moyen Orient. Il est grand temps d’arreter de leur donner notre consentement servile et dégradant, de refuser leur communication avilissante, de sortir de ce bourbier, de laisser ces peuples s' »autodeterminer » et guérir de toutes ces propagandes.

    En attendant, ces « terroristes » qui rentrent au pays n’ont commis aucun crime sur nos territoires.

    Que conseillez vous? Un emprisonnement « préventif »?

    • C’est le principe de précaution, on devrait emprisonner tout individu jusqu’à ce qu’il prouve qu’il n’a jamais enfreint la loi.

    • « En attendant, ces « terroristes » qui rentrent au pays n’ont commis aucun crime sur nos territoires. »

      La justice française poursuit les auteurs de crimes qui ont eu lieu hors de son territoire. Si vous allez dans un pays étranger ou dans une zone internationale commettre un crime et que vous vous en vantez de retour au pays, vous serez jugés. Même si par ailleurs le crime en question n’en n’était pas un dans le pays en question.

      L’idée que nos politiques sont directement responsables de l’état catastrophique du MO est non-seulement fausse (en quoi l’EI est la faute de Hollande ?), mais en plus elle est injurieuse pour les populations concernées. Les sunnites de l’EI sont des adultes capables de tuer sans qu’un occidental ne leur guide la main, merci pour eux.

      La GB a il me semble mis en place un système de déchéance de nationalité on pourrait mettre en place un tel système, ou juger les revenants pour terrorisme etc. La France n’a pas spécialement de difficulté à mettre en place les régimes pénaux qu’elle veut.

      • Je connais ces lois mais, selon moi, la question n’est pas la.

        Par ailleurs, je reprouverai toujours l’idée selon laquelle la justice pourrait déchoir un francais de sa nationalité. En particulier pour des raisons politiques.

        Comme si on avait pas ouvert assez de boites de pandore judiciaires ces derniers temps…

        • Il est un fait que c’est la France qui doit « se débrouiller » avec ses ressortissants alors que leur en interdire l’accès, même si automatiquement arrêtés, comme si c en’était pas de sa responsabilité: c’est inélégant pour le pays-frontière et l’absurde chauvinisme persistant de cette France « sans tache et qui se veut « lumière » du monde » (sic). Non! Ç a fait rire tout le monde!
          Maintenant que faut-il faire de ces jeunes gens? Je crois que la réponse ne peut être générale si ce n’est un contrôle attentif.
          ▻Il est clair que celui qui reste convaincu du bien-fondé d’un islamisme de « régression », par rapport avec la religion musulmane respectant, ici, les lois de la nation, restent dangereux.
          ▻Le cas de celui qui est revenu bien avant terme, fuyant cette barbarie nouvelle sans avoir accepté d’y participé s’est sans doute trompé de bonne foi (Que celui qui n’a pas lu l’expression « libération de la Libye » ou « printemps tunisien » lui « jette la première pierre »!)
          ▻Les plus jeunes, dont le cerveau a été « lavé », devraient être contraint à des contre-mesures psychologiques pour sauver ce qui reste à sauver: ils sont dans le cas des « enfants-soldats » manipulés sans scrupules tant que leur libre arbitre reste dépendant d’adultes à l’autorité respectée. Cela demande une prise en charge longue pour détruire l’influence de toute nouvelle autorité répétant, ici, les consignes vécues sur place au nom des mêmes principes, menaces et promesses de félicité.
          Donc suivant les circonstances des faits et l’âge, il est important d’assumer les actions adéquates, à l’aide de l’arsenal existant.

          • Donc suivant les circonstances des faits et l’âge, il est important d’assumer les actions adéquates, à l’aide de l’arsenal existant.

            Belles paroles. Mais combien de temps faut-il pour être adulte ❓ 75 ans ❓ être à l’aube de la mort pour savoir que l’on tue pas des innocents impunément ❓

            • 75 ans? Probablement (ça rappelle J. Brel: « il nous fallut bien du talent pour être vieux sans être adultes » de « les vieux amants »).
              Non, mais la définition d’un adulte? Dans nos contrées, avec une éducation et une instruction habituelle, il y a en tout cas un âge de la responsabilité pénale, entre 16 et 18 ans, qui me semble raisonnable.
              C’est bien pourquoi, on se demande ce qui convainc ces jeunes à partir se battre dans un conflit largement condamné et considéré comme barbare, alors que souvent, ils « glandaient » ici: ils ont sans doute été fanatisés par des manipulateurs très habiles suivant des textes anciens et une dialectique simpliste: « il faut détruire les hérétiques et les infidèles ».
              Nos pays ont connu cela aussi, il y a quelques siècles ou beaucoup moins, sans ignorer que toute guerre de religion (ou d’opinion, de nationalité, d’ethnie) cache mal un conflit pour le pouvoir, si possible, exclusif.
              Et chaque fois, on constate que les participants se croient du côté du  » bien » et combattant le « mal ».
              Considérer l’autre comme un autre soi, en tolérant naturellement ses différences et donc en défendant ses droits identiques, cela ne va pas de soi!
              Il y a donc une satisfaction d’appartenir à un groupe, entre « soi », avec un ennemi commun, clairement étiqueté et défini, qui renforce notre appartenance au groupe du « bien », forcément!
              Mes constations ont renforcé ma conviction: la réalité répond mieux à une multitude de points de vue! Et toute rencontre avec une personne « autre » permet d’améliorer votre perception du réel: c’est un enrichissement surtout quand ça ébranle vos convictions les plus établies, non pas pour les détruire, simplement pour vous exposer que vivre autrement n’empêche pas de vivre: vos convictions ne sont pas la vérité mais le fruit de votre choix qui vous convient.
              C’est notre destin de devoir décider et agir, selon nos idées; cela n’empêche pas de se remettre en cause, de temps en temps.
              Les volontaires (+/-) communistes qui sont allés se battre en 1936 en Espagne contre Franco (dictateur laissé longtemps en place après la guerre mondiale contre le fascisme!) ont-ils quelque chose à voir avec ces combats en Syrie? Une motivation idéologique? Ont-ils moins tiré pour tuer? Les actions de la résistance n’ont-elles pas été payées par le sacrifice des otages?
              Et qu’est-ce qui pousse F. Hollande à aller se battre en Afrique, le droit à l’auto-détermination des peuples ou des raisons moins avouables?
              L’attaque franco-britannique du trio comique (N. Sarkozy, D. Cameron et B.H. Levy), contre la Libye, justifiée a posteriori, par l’O.N.U. où ces deux pays occupent un siège permanent, devait-elle aboutir au « bordel » actuel ou la production de pétrole a-t-elle joué un rôle?
              Qui s’est inquiété du rôle de M. Kadhafi comme gendarme veillant à la sécurité de ses pays voisins, en action et comme bailleur de fonds, et qui regrettent sa disparition et, avec lui, ces 2 choses?

              • Les volontaires (+/-) communistes qui sont allés se battre en 1936 en Espagne contre Franco (dictateur laissé longtemps en place après la guerre mondiale contre le fascisme!) ont-ils quelque chose à voir avec ces combats en Syrie?

                Ils ne coupaient pas les têtes à la hache comme cela se passe ces temps-ci. Or aujourd’hui, les prisonniers sont massacrés, sans exception, par les fanatiques. Comment peut-on faire une comparaison telle que vous la faites ?

          • « Les plus jeunes, dont le cerveau a été « lavé »… »

            Manifestement vous ne savez rien de ce qu’est un lavage de cerveau, qui n’est en rien comparable à une propagande, ou une politique de communication si vous préférez, ni même une volonté de convertir l’autre à sa religion. Pour opérer des lavages de cerveaux, il faut un camp prisonnier et un long « travail » qui utilise pêle-mêle l’épuisement physique et moral, la malnutrition, les menaces, la torture physique et mentale, jusqu’à briser totalement l’esprit des prisonniers, les rendant ainsi malléable à souhait pour leur inculquer n’importe quelle doctrine. Cela a été mis au point et mis en pratique par les communistes.

            http://www.anai-asso.org/NET/document/le_temps_de_la_guerre/la_guerre_dindochine/les_camps_du_viet_minh/index.htm

            Il n’y rien de tel en France, et ces « jeunes gens » savent très bien où trouver les infos sur les sites internet des djihadistes, où trouver les lieux et les personnes pour se former et rejoindre leurs rangs. Les djihadistes ne sont pas une secte enfermant leurs membres, ils sont un réseau bien organisé, et ceux qui les rejoignent savent très bien à qui et à quoi ils ont affaire, dire le contraire est au mieux de la naïveté, au pire de la lâcheté.

            • Je connais votre méthode brutale de lavage de cerveau qui nécessite, comme vous le dites bien, que la victime soit captive (N’étant plus jeune, je suis au courant des Soviétiques et des goulags, de Mao et des humiliations de son régime, de Pol Pot ….
              Elle est (mais en partie, seulement: un certain épuisement par manque de sommeil, par exemple, des exercices inutiles et injustifiés qui élimineront les révoltés) encore utilisée dans certaines unités « d’élite » de différentes armées où l’action prime sur la réflexion et où les ordres ont besoin d’une obéissance immédiate afin d’obtenir ce conditionnement qui, dans des circonstances particulières, leur permet d’agir « contre nature » (la crainte du danger, par exemple).
              Sinon, la brutalité et la souffrance (négatives) se sont toujours montrées moins efficaces que la promesse d’un bénéfice ou d’une satisfaction (positif), dans la motivation à obéir aux ordres (Et c’est vrai, même pour les chiens en dressage, comme dans une étude récente).
              Il semble bien que les personnes sélectionnées soient plutôt des « glandeurs » sans but et sans repères qui ne réfléchiront pas trop à ce qu’on leur offre, dans une logique simpliste où se battre « à mort » contre des « mauvais » quand on est désigné comme un « bon » justifie ce qu’on aura à faire. Néanmoins, le conditionnement demande des manipulateurs performants et sélectifs: si la forme du « lavage » est différente, le fond reste le même: détacher la victime de ses croyances d’origine (« tuer, c’est mal »), pour d’autres, convaincantes: « tu feras partie des « bons »et gagneras ton paradis et seras heureux entouré de X vierges….: c’est écrit! ».
              Voir aussi ma réponse à « MichelC », ci-dessus, qui me permet aussi d’apporter certaines nuances au débat. Bon weekend!

              • Il semble bien que les personnes sélectionnées soient plutôt des « glandeurs » sans but et sans repères qui ne réfléchiront pas trop à ce qu’on leur offre

                Plutôt des glandeurs ❓ C’est important de savoir si c’est bien 99% de glandeurs, parce que si c’est seulement 70%, il faut se poser d’autres questions, la promesse du paradis étant alors un peu courte.

        • C’est déjà un peu le cas, voir l’art. 25 du code civil. C’est rarement utilisé, mais une telle mesure s’inscrirait dans une telle logique.

        • En particulier pour des raisons politiques

          Vous politique la participation à une guerre ❓

    • En droit si un ressortissant français commet un acte qui en France est pénalement répréhensible il peut être jugé et condamné en France. C’est exactement ce qui se passe avec Lee Zeitouni qui était citoyenne israélienne, tuée par des chauffards français à Tel Aviv. Les deux chauffard sont actuellement jugés en France pour un crime commis à l’étranger. Il est donc facile de poursuivre les djihadistes.

      • Je suis au fait de la loi. Simplement, je la désapprouve.

        • vous désapprouvez le fait qu’on juge un meurtrier parce qu’il a pressé la gâchette de l’autre coté d’une frontière ?

          • Croyez que je vous veux du bien: ne dites plus « pousser la gâchette », comme tous ceux qu’une arme n’a jamais intéressés. La gâchette est la pièce qui retient le percuteur de frapper la balle ou la cartouche. Par contre le doigt presse la « DÉTENTE » qui mobile la gâchette et libère le percuteur. Le bon Français voudrait donc qu’on dise « presser la détente ».

    • On peut effectivement, comme vous dites, laisser les populations musulmanes sunnites et chiites s’entretuer (pardon : s’autodéterminer). Cependant, je pense qu’on ne peut pas laisser nos compatriotes aller s’entrainer à tuer et torturer au Califat pour revenir ensuite en Europe chargés de haine du mécréant pour reproduire cela chez nous.

      • Évidemment d’accord! Il convient donc de surtout les empêcher de partir et arrêter ceux qui les envoie (on compte qu’un sur trois sera tué!).

  • En tant que scout je proteste contre le titre de cet article qui associe un mouvement d’éducation populaire et une organisation terroriste 🙁

    • Pour voir dans ce titre une assimilation entre organisations terroriste et les scouts, il faut vraiment avoir du flan à la place du cerveau.

      • Mon cerveau va bien, merci. Ce titre fait un parallèle que je trouve inapproprié. L’association des deux me dérange d’autant plus qu’il n’est aucunement question de scouts dans l’article.

        • C’est ce que j’ai aimé dans l’article : vous avez cherché des scouts et n’avez trouvé que leur antithèse et la barbarie des islamistes partis vers la Syrie comme on part en camp de vacances. Le voyage doit être sans billet de retour.

        • Le titre ne fait pas de parallèle, il montre une manière de considérer l’état Islamique comme quelque chose d’inoffensif. C’est ce qui est dénoncé dans l’article. C’est plutôt un bon titre bien qu’il soit peut-être un peu tape à l’œil. Faudrait apprendre à analyser un tout petit peu avant de causer. Parce que monter au créneau dés que deux mots clefs sont utilisés, ça s’appelle du politiquement correct, et c’est l’inverse de la réflexion.

    • D’autant plus que le scoutisme est censé développer plusieurs valeurs:
      ➤ esprit d’équipe d’enfants d’âges différents
      ➤ le plus grand ou le plus fort protégeant le plus vulnérable (symbole: salut par 3 doigts levés, le pouce protégeant l’auriculaire)
      ➤ l’éducation par le jeu mimant des aventures adultes (jeu de piste, avec ou sans carte « tous terrains » mimant le style militaire)

      On est bien loin de tout ça quand, armés, on tire sur des civils désarmés; hommes, on lapide des femmes sans droit; pères, on a droit de vie et de mort sur ses enfants! Vue comme ça (ce qui n’est plus le cas pour la majorité des musulmans de nos pays), c’est une religion imposée historiquement par des mâles dominants, sans justification bien précise, et devenue obsolète depuis longtemps, dans nos civilisations qui ont reconnu (sans en adopter encore toutes les conséquences(!), le droit des femmes et les droits de l’enfant!)

      • Et tout le propos de l’article est de dénoncer l’attitude qui consiste à considérer l’EI comme un camp scoot. Je ne vois clairement pas ou est le problème.

  • Passer du djihad à la saucisse de Francfort sauce torture, j’ai l’estomac tout barbouillé.

  • Pour les traîtres revenant de cette région : conseil de guerre.
    Pour ceux convaincus de meurtres, peloton d’exécution.
    Pour les autres, une bonne vieille prison militaire, avec le trou pour les rebelles.
    Durée : 20 ans.

    Il va y avoir des branleurs pour me critiquer. Préfère-t-on le meurtre de surveillant civil ❓

  • Et si on ramener toutes nos troupes pour sécuriser NOTRE territoire et non foutre sur la gueule aux autres pays?

    On pourrait aussi libéraliser la drogue et les armes (pour ces dernières, ne les autoriser que pour les personnes avec casiers vierge et sain d’esprit).
    L’avantage serait de foutre une méchante claque économique aux terroristes.

    Et pour éviter que des foyers de terrorisme ne se crée en France c’est simple: libérons les énergies indispensable à la prospérité.

  • Cet article est le résultat de LA PEUR. C’est un article de peureux.

    Pour caricaturer voici son raisonnement :

    A, B, C partent à l’étranger.

    C commet un crime à l’étranger (il décapite un innocent.)

    A, B, C, sont de retour.

    A, B, C, doivent TOUS êtres sanctionnés, doivent TOUS être punis par la loi.

    Seul C a décapité un innocent, mais d’après la logique de l’article : A et B sont eux aussi des criminels. Quel est donc leur crime ? De quoi sont-ils coupables ? D’être des « traîtres », d’avoir pris un « billet d’avion »

    • Sophisme ou angélisme, vous illustrez parfaitement l’article

      • Il est raisonnable de commencer par connaitre les filières qui conduisent ces jeunes en Syrie: qui sont les bailleurs de fonds? et ceux qui achètent les billets? et ceux qui les ont endoctrinés?
        Car il serait pourtant plus simple de les empêcher de partir quand la destination semble claire.
        Je n’ai donc évidemment pas aimé le discours de R.T. Erdogan qui, peu démocratique dans son pays, a accusé l’Occident d’être anti-Islam alors que cette religion est acceptée (et aidée) dans nos pays, au contraire de persécutions anti-kurdes (quelle que soit leur religion, y compris sunnite) en Turquie, et dans d’autres pays concernés par la présence du Kurdes qui revendiquent une terre en bien propre. (Que la Turquie n’entre pas dans l’Europe!)

        Une fois identifiées ces filières, il pourrait être plus simple de voir qui a acheté le billet et « d’arrêter » discrètement l’un ou l’autre de ces voyageurs pour obtenir les renseignements (ce doit être possible avec l’un ou l’autre service secret, sans envoyer les « époux Turange », bien sûr)

        • Car il serait pourtant plus simple de les empêcher de partir quand la destination semble claire

          Facile à dire. Faut-il les faire passer au détecteur de mensonges dont on connait la fiabilité ❓
          Vous n’arrêterez pas les gens.

          • Non, je ne dis pas que c’est facile!

            Mais il y a des « conversions » (« douteuses ») des « curiosités » internet, des contacts avec des personnes, de nouvelles fréquentations etc …

            Oh! Bien sûr, ce n’est détectable que par un proche (mais y-en-a-t-il?) qui s’intéresse à ce (souvent) jeune homme (+/- désoeuvré et peu impliqué dans une vie réaliste …) qui a (étonnamment?) un projet de voyage, avec des achats préalables.

            Non, ce n’est pas facile: c’est un faisceau de signes! Un jeune homme seul, partant en Turquie, alors qu’il n’a pas de réservation de vacances?

            Mais la France a-t-elle encore les moyens d’organiser cette prévention dans bien des directions (internet, les mosquées, des réseaux(?), que sais-je?), je ne crois pas. Il faudra alors « payer » quand ils reviendront!

    • A et B sont coupables d’avoir collaboré à une entreprise terroriste par exemple ?

    • A et B peuvent être coupable de quelque chose qui va de rien du tout à complicité de meurtre, selon ce qu’ils ont fait dans le pays. S’ils y sont allé pour du tourisme, pas de raisons qu’ils soient inquiétés.

      S’ils sont allez dans un camp d’entrainement terroriste, ils s’associent à des gens ayant des activités criminelles parfaitement connus et même revendiqués. C’est suffisant pour être coupable d’association à une entreprise criminelle puisqu’il est difficile de prétendre ne pas être au courant de leurs actions. Ils peuvent même, éventuellement, être coupable d’avoir participer à la préparation d’une entreprise criminelle. Dans tous les cas, il y’a motif à condamnation.

      S’ils étaient présents pendant la décapitation, ils sont bien évidemment complices de meurtre.

      Il y’a un énorme pas à franchir entre fréquenter des Islamistes ou se rendre en Syrie (ce qui n’a évidemment rien de répréhensible) et participer à un camp d’entrainement.

  • La barbarie du Daesh n’est pas hors sol, et ceux qui la servent ne sont pas victimes d’une maladie mentale qui transplanterait étrangement les mêmes idées folles dans des têtes éloignées les unes des autres.

    Certes il faut sévir, mais il faut surtout sortir de la chape de plomb des interdits, et retrouver la liberté d’expression d’un J-F Revel, ou d’un Jacques Ellul, des libéraux qui tenaient il y a moins de 10 ans des propos qui aujourd’hui sont interdits jusque dans les commentaires de Contrepoints.

    Rien ne sert de haïr ces jeunes, ni tous ceux qui adhèrent aux mêmes idées, et qui sont des centaines de millions.
    La cause qu’ils ont embrassée n’est pas de leur invention, elle est apparue alors que notre propre civilisation, celle que le socialisme s’emploie à anéantir, était balbutiante.

  • « Une guerre qui n’est pas la nôtre »

    Quand comprendrons-nous que nous n’avons pas la possibilité de décider quelles guerres sont les nôtres ?
    Non, il n’y a pas de dérogation pour la France.

    Je suis effondrée par l’incurie qui se manifeste dans l’étonnement devant le fait que de jeunes français embrassent cette cause.

    Car la même cécité, le même refus, le même déni à front de taureau empêche de comprendre que ce conflit concerne déjà notre sol.
    Il le concerne depuis le tout début, depuis quinze siècles.

    Ils n’ont pas fini d’être étonnés !

    • +1 @fucius. « Une guerre qui n est pas la notre.. » tordant en effet. Il faut vraiment vivre sous cloche pour énoncer cela …

  • les hommes sont t-ils foncièrement bons ou méchants ? ….ni l’un ni l’autre , il y a une part des deux en chacun ….jusqu’au jour ou une occasion qu’une partie prenne le dessus sur l’autre au hasard des circonstances , par bêtise , calcul , ignorance , sadisme , ect… oui la barbarie peut émerger à tout instant et n’importe ou car l’homme est toujours égal à lui-même et ne varie pas au cours des siècles :possible à la fois ange et démon !!!…alors : VIGILANCE PERMANENTE !!!

  • Il serait amusant de leur appliquer la même loi qu’ils prétendent faire appliquer : la charia. Celle-ci est claire ; pour les kharijites, c’est sentence de mort…

    Plus sérieusement, le cas par cas s’impose. Si un « djihadiste » revient, c’est rarement anodin. Il faut savoir distinguer le jeune manipulé qui, dégouté des horreurs dont il a témoigné a alors deserté, du combattant convaincu qui rentre au pays pour cause de blessure.
    De plus, ces personnes doivent sûrement détenir des informations stratégiques qui peuvent se réveiller cruciales.

  • Ton article est très intéressant et soulève un enjeu très pertinent qui mérite l’intention nationale! J’en suis d’autant plus fier que c’est un jeune de mon âge qui écrit ce texte. Cependant je ne peux m’empêcher de penser que ta manière de voir le problème est très restrictive et ne résout en rien les problématiques de fond. Tu évinces la problématique sociale et diplomatique: n’oublions pas que ces jihadistes, sans leur trouver d’excuses, basculent en raison de l’absence de repères, du laxisme étatique, de l’échec des politiques d’intégration et des non-dits identitaires, sans parler de la responsabilité occidentale dans la création qu’est l’EI. Je n’en dis pas plus, je viens d’ailleurs d’écrire un article à ce propos, c’est avec grand plaisir que j’accepterai la critique. http://sowtalarab.com/analyse-etat-islamique-et-france/

  • et qu’aurions nous dû faire de nos soldats revenant d’indochine et d’algérie qui n’ont pas manqué de se distinguer par toutes sortes d’atrocités , y compris envers les civils ? ….à ma connaissance il n’y a eu ni ni prison , ni jugements , et personne ne s’est inquiété de leur aptitude à retrouver « sagement  » la vie civile , or il y avait pourtant pas mal de « dérangés  » parmi tous ces revenants de l’enfer ……

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