Quand la démographie française défie les prévisions

famille credits magw21 (licence creative commons)

Contrairement aux attentes les plus pessimistes, la démographie française se porte bien !

Par Aymeric Pontier.

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Au cours des dernières décennies, la démographie française n’a cessé de surpasser les attentes de l’Insee qui prévoyait un retournement inéluctable de la population, supposé avoir lieu durant la première moitié du 21ème siècle. Cette analyse pessimiste était basée sur les données récoltées dans les années 1970 et 1980, qui semblaient indiquer une chute sensible de la fécondité et une stagnation de l’espérance de vie, causant l’arrêt forcé de la croissance démographique.

Sauf que… rien ne s’est passé comme prévu ! Après avoir atteint son plus bas niveau au début des années 1990, la natalité française a soudainement retrouvé des couleurs pour devenir la plus élevée d’Europe (à égalité avec l’Irlande). De même, alors que les démographes anticipaient une « saturation » de l’espérance de vie aux alentours de 75 ans, celle-ci a augmenté à un rythme soutenu et régulier contre vents et marées : un an de plus par décennie environ.

Au fil du temps, l’Insee a donc été forcée de réviser ses prévisions successives afin de prendre en compte ces nouvelles données venues infirmer les analyses précédentes. Comme on le voit sur le graphique, les hypothèses de 1979 et 1986 prévoyaient un fort retournement de la population française à 55 millions d’habitants, tandis que les hypothèses suivantes de 1995 et 2003 (plus prudentes) projetaient une stabilisation à 65 millions d’habitants. Et désormais, il n’est même plus question d’une baisse mais bien d’une hausse continue de la population française qui devrait atteindre 75 millions d’habitants en 2060.

pontier

Source : Insee – « Retour vers le futur, trente ans de projections démographiques ».