Suisse : Les fondations, mieux que les anciens comptes anonymes

C’est toujours l’histoire de l’obus et du blindage… Un nouveau blindage anti fisc se révèle en Suisse

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Suisse : Les fondations, mieux que les anciens comptes anonymes

Publié le 11 octobre 2014
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Par Thibault Doidy de Kerguelen.

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À l’occasion de l’inauguration de la fondation Louis Vuitton, jeudi 2 octobre, regardons, avec Avenir Suisse ce que recouvre ce phénomène des fondations. De toutes vocations, qu’elles soient vitrines d’entreprises ou bras armés de causes universelles – écologie, défense des animaux etc. –, les fondations sont le plus souvent vouées à rester inactives, servant de simples forteresses aux capitaux. C’est le scandale ayant conduit à l’abdication de Juan Carlos qui a mis cette pratique sur le devant de la scène.

En fait, depuis déjà plusieurs années, le phénomène se développe en Suisse où l’absence de contrôle permet une absence de poursuites certifiée. Les fraudeurs y créent des fondations à but non lucratif pour cacher leurs capitaux aux yeux du monde, et leur assurer de n’être pas amoindris par l’impôt, tout cela dans la plus grande sécurité.

En Suisse, les fondations ne sont que peu soumises à l’impôt (car « seuls les bénéfices dépassant 20 000 francs – 16 000 euros – doivent être imposés chez les personnes morales poursuivant des buts idéaux ») et à « transparence limitée » par le biais du mandataire, ces organisations à but non lucratif et pour la plupart inactives sont le refuge idéal des fraudeurs, cherchant à éviter la ponction de leurs richesses capitalistiques. Pour preuve, Avenir Suisse précise dans son étude que « 80% n’emploient pas du tout de personnel salarié ».

Selon les statistiques, c’est près de 13 000 fondations, dont un grand nombre ont leur siège à Zurich, Lausanne, Berne et Genève, qui détiendraient au total plus de 70 milliards de francs suisses (58 milliards d’euros). Une manne considérable que nos amis helvétiques sont particulièrement satisfaits de voir consignée chez eux.


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  • Cela me paraît complètement stupide comme outil d’évasion fiscale. On ne paye pas d’impôts, d’accord, mais l’argent ne nous appartient plus, et donc on ne pourra jamais le faire revenir pour financer sa retraite.

    • Et si justement le but de la fondation est de supporter des retraites  » necessiteux  » ?

    • Allons, le but d’un retraité n’est pas d’échapper au fisc pour payer sa baguette et son saucisson, mais par exemple pour offrir des études à ses petits-enfants. La bourse d’une fondation bien disposée peut aider dans ce cas. Je vous laisse trouver d’autres applications…

      • Mon pauvre ami, vous etes completement dans les nuages ou vous avez abuse des psychotropes. Le montant MOYEN des retraites francaises est 800 EUR. Vous faites quoi avec ca ? Surtout avec des depenses medicales A CHARGE qui vont croissantes… Du saucisson ? Pauvre clown ! De la pate pour chiens, oui … C’est NOTOIRE. Retirez vos lunettes ROSES…
        Ils auraient du se constituer une retraite personnelle ? Apres l’ecumage des ponctions obligatoires il ne restait rien dans l’escarcelle. Le montant TOTAL des prelevements obligatoires sur un SALAIRE sont de plus de 50%. En sus viennent TVA, IRPP, taxe habitation, impot foncier, etc etc etc…Aujourd’hui la France est un pays de MISERABLES. Ce n’est pas MON opinion. C’est l’opinion INTERNATIONALE, qu’elle soit des de l »ouest » ou de l »est »…

        • Figurez-vous qu’il y’a encore des retraités qui ont de l’argent. Au-delà de ça, essayez d’être un peu moins méprisant, ça nuit au débat.

  • Cette manne serait elle mieux utilisee pour les depenses somptuaires de l’Etat francais, par exemple ?

  • « Fondation pour l’amaigrissement du moloch via la préservation de mon patrimoine et de celui de mes enfants », à votre avis ça peut passer comme nom ?

    • C’est ça. « Fondation MOI, pour mettre mon fric à gauche et faire un gros doigt au fisc Français ». C’est une oeuvre humanitaire, comme le prouve la fin de l’intitulé. Vous pouvez envoyer vos dons chez Moi, je m’occuperais de transmettre.

  • Attention quand meme avec les fondations: tout contribuable belge doit mentionner s’il est beneficiaire d’un montage quelconque (donc fondations incluses) dans sa declaration d’impot. Je ne sais pas ce qu’ils comptent en faire, mais ce n’est, a mon avis, pas anodin!

  • Les commentaires sont fermés.

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