Deux mille milliards de dette : échec d’un pays, échec d’une génération

La dérive de notre dette publique sanctionne la faillite des élites politiques et administratives françaises.

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Deux mille milliards de dette : échec d’un pays, échec d’une génération

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 7 octobre 2014
- A +

Par les Arvernes, un groupe de hauts fonctionnaires, d’économistes, de chefs d’entreprise et de professeurs d’université.

masque de théâtre credits Vollmer (licence creative commons)

On prête à Napoléon Bonaparte la maxime : « Un bon croquis vaut mieux qu’une longue explication. » Que dire alors de ce chiffre de 2000 milliards d’euros de dette publique dans l’histoire de notre pays ? Sans aucun doute qu’il restera comme un terrible échec. Échec politique d’abord, et surtout. La gauche et la droite, au-delà de leur opposition de fond, se réunissent, jumeaux dispendieux, dans le creusement inlassable de la dette publique depuis 1974.

Échec des élites administratives ensuite. Certes, la Direction du budget du ministère des Finances et la Cour des comptes n’ont eu de cesse de tenter de contenir les dépenses. Certes, la Direction de la prévision a dû, année après année, se résigner à voir sa projection de croissance trahie par le « volontarisme politique ». Certes, l’Inspection des finances n’est pas avare de rapports clairs et précis sur la façon de mieux gérer la dépense publique. Au jeu des responsabilités, il est clair que, en démocratie, l’administration, comme l’armée, à un certain moment, obéit. On ne peut s’empêcher de se demander à quoi servent ces corps administratifs si peu écoutés…

Échec de l’Europe, encore. Au-delà des grands mots, des grandes déclarations, des traités et alors même que la France s’apprête à solliciter un nouveau délai pour revenir au fameux 3 % de déficit public (encore un déficit !), force est de prendre acte de la terrible faiblesse de l’Europe et de ses institutions, la Commission européenne en tête.

Échec des commentateurs, économistes, et plus largement de tous ceux et celles qui, dans la presse écrite, audiovisuelle, au travers de leurs ouvrages, ont cru peser sur les choix publics. Oui, trois fois oui, la France tombe ! Se contenter de le dire, même brillamment, ne la fera pas se relever.

Échec, enfin, et pour embrasser tout ce qui précède, d’une génération gâtée, celle des baby-boomeurs, qui a pris le pouvoir il y a trente ans, et qui s’apprête à laisser à ses enfants une France en faillite.

Alors que la crise de la dette publique n’en est qu’à son début, trois urgences émergent.

dette publique rené le honzecPremière urgence, entamer une vraie réflexion sur le périmètre de l’action publique. La droite et la gauche ne pourront plus se réfugier derrière les sigles technocratiques pour échapper à leur responsabilité. Ni la rationalisation des choix budgétaires, ni la révision générale des politiques publiques (RGPP), ni la LOLF, en un mot aucune de ces monstruosités technocratiques ne permettra de dissimuler la réalité de la tâche : désigner quelles politiques publiques, quels dispositifs publics doivent être abrogés ! Nous ferons bientôt des propositions en ce sens.

Deuxième urgence, modifier la loi organique sur les finances publiques pour que le chiffre de croissance sur lequel le projet de loi de finances sera bâti ne soit plus issu du ministère des Finances (et donc systématiquement surestimé sur injonction gouvernementale), mais la moyenne des prévisions pour la France réalisées par Eurostat, la Banque mondiale et l’OCDE.

Troisième urgence, enfin, commencer le travail de pédagogie sur la dépense publique que les gouvernants ont été incapables de fournir au cours des décennies récentes. Dans un monde post-Lehman Brothers, où les chiffres ont perdu toute signification tant ils sont devenus gigantesques, il faut parler aux Français un langage compréhensible. Non pas leur dire que les intérêts de la dette représentent chaque année un peu plus de 40 milliards d’euros, mais que, tous les ans, avant de commencer l’année, nous renonçons à construire tant de crèches, à moderniser tant d’hôpitaux, à construire tant de routes. En un mot, traiter les Français en adultes ! Le taux d’épargne des ménages, toujours très élevé, montre qu’ils le sont.


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  • 2000 milliards d’€ de dette de l’état , des collectivités locales , de la Sécurité Sociale et de divers démembrements de l’état ( INRA …) , c’est la dette explicite , à qui il faut rajouter le financement de la retraite des fonctionnaires par l’état , non provisionnée ( cad que les délégataires qui gèrent l’état ne se sentent pas soumis à paiement de ces retraites de fonctionnaires en cas de rupture de financement de la retraite par répartition ) , le financement de la Sécu , de la Caf non provisionnés …bref , nous sommes sur des engagements de 5000 milliards d’€ soit 250 % du PIB …

    • « ces retraites de fonctionnaires »

      Il me semble que le prive cotise egalement a la secu, non? Seules quelques retraites complementaires sont sur le mode « capitalisation » et malheureusement en desequilibre des qu’il s’agit de prestations definies avec des actuaires qui utilisent des taux delirants…

  • Deuxième urgence: arrêter la fuite en avant en comptant sur « La Croissance » pour rattrapper 40 ans de conneries.

  • Commençons par arrêter de comparer la dette au PIB qui est abstrait manipulé par l’effet de la dépense publique et permet toutes les excuses. La valeur ajoutée, dans les 700 GE serait une base bien plus sensée, et encore mieux en la répartissant par actif puisque les autres ne sont pas censés contribuer à son remboursement. La dette ressort ainsi à 77 kE par actif actif, et la richesse qu’il produit annuellement de 27 kE, dont il faut soustraire ce dont il a besoin pour vivre et ce qui est redistribué aux non-actifs.

  • Il y a deux jours, j’ai encore entendu des personnes parler de la dette mondiale qui ne serait jamais remboursée tant elle était énorme. Pour ces personnes, la dette de la France fait partie intégrante de cette masse mondiale et la France n’est pas particulièrement en danger puisqu’il suffira de ne pas rembourser la dette, trop élevée et donc irremboursable.

    Sous jacente à ces certitudes, il y a l’idée non exprimée que la faute à cette catastrophe incombe aux marchés financiers (méchants, bien évidemment) qui sont les bourreaux des gentils états, en particulier de l’état français qui n’a strictement rien à se reprocher.

    Comme ce n’est pas la première fois que j’entends ce genre de raisonnement, je m’aperçois que les Français n’ont strictement rien compris à l’origine de la dette et qu’ils se sentent victimes, tout comme leur Dieu-état, de ceux qui font rien qu’à penser à leurs profits, qui « marchandisent » toutes les activités humaines et patin et couffin. C’est désespérant.

    • Effectivement, je confirme aussi que j’entend beaucoup trop souvent ce sophisme qui dit que les financiers et la spéculation sont à l’origine de la dette; et qu’il est donc urgent de « mettre ses gens aux pas ».

      Mais chaque jour et grâce à Internet, je vois des gens qui s’informent de mieux en mieux et qui commencent à comprendre certaines réalités. Tout espoir n’est sans doute pas encore perdu.

  • Bac + 5, et très motivé, je suis au chômage depuis 1 an. Beau Pays. Et à coté de ça, la jeune génération, continue de faire semblant d’avoir LA vie idéale sur Facebook : On a notre part des responsabilité.

    • bac + 5 en quoi ? avez vous déjà travaillé ou sortez vous des études ?
      je vous propose de chercher du travail en suisse, et de vous installer à pontarlier, proche de la frontière. neuchatel, la chaux de fonds, yverdon les bains et lausanne sont à une heure de route.
      actuellement, j’ai un appartement à louer en ville qui pourrait vous convenir.
      si vous avez envie d’entrer en contact avec moi, nous trouverons un moyen.

    • moi certificat d etude ,j ai toujours travaille…. et surtout j ai tres bien gagne ma vie ,mais par contre je me levait tot et je faisait des longues journees ,je n attendait pas trouver un boulot derrierre un ordi et gagner 5000€ …il manque de travailleurs manuels ,cecycle toi …!!

  • on s’en fout de la dette , à la limite l’important est le montant de son remboursement pas rapport au PIB ( mesure du flux économique)
    sinon , notre dette représente quoi par rapport aux dettes /capital détenues par les Français sur les autres pays , on en parle jamais !

    • Il me semble que le montant a rembourser, c’est justement la dette… assortie des interets.

      • la dette , c’est comme une location de voiture , tu paies tous les mois , parfois tu changes de modèle et tu paies plus cher mais tu te fous de la valeur réelle du véhicule tu ne t’intéresses qu’a son usage ..et c’est cela l’important , est ce que notre dette rapporte (surement un peu de paix sociale) ou rapportera plus tard ( investissements ) ?

        • vu sous l’angle de la paix « sociale », ça ne nous apporte que de faire grossir le parasite.
          la paix « sociale » n’est pas la paix, c’est l’agression du corps productif par les inaptes.

        • Vous êtes debile ou vous faites exprès ? Quelle est la « valeur d’usage » de notre dette ? Simple : déresponsabiliser les gens, endetter les futures generations, maintenir un sous-emploi artificiel à coup d’indemnités chomage, maintenir un suremploi artificiel dans la fonction publique (qui ne crée aucune valeur), entretenir la gabegie dans les secteurs de la santé, sponsoriser des retraités qui se la coulent douce pendant 35 ans après avoir travaillé 40 ans, tuer notre industrie par le surcoût du travail (en attendant le tour des services), et mettre la « paix sociale » à la merci d’une remontée des taux d’intérêt. Mais bon, continuez à vous féliciter de notre haute intelligence à vivre à coup d’endettement.

          • Il y a un propos de ton discours auquel je n’adhère pas trop, et m’oblige à réagir. 😉
            Quand tu dis que des retraités se la coulent douce pendant 35 ans… Tu connais beaucoup de monde à avoir 90-95-100 ans? Personnellement dans mon entourage arriver à un âge aussi avancé est une rareté. Au delà de ça… Tu ne vas quand même pas taper sur les personnes qui justement bossent pendant 40 ans! Respect à eux. Ceux qui vivent d’allocations et d’aides publiques pendant 40 ans oui… Tu peux effectivement leur en vouloir car ils se complaisent dans leur médiocrité et de surcroit sont un exemple de fainéantise que leurs enfants risquent de suivre.
            Je t’invite vivement à regarder cette vidéo (lien à la fin de mon commentaire) qui pour moi résume assez bien le fonctionnement du système dans lequel nous vivons. Si tu comptes sur nos élus politiques, déconnectés du monde dans lequel les français (à leurs yeux le petit peuple illettrés que nous sommes) vivent pour redresser la situation… Nous pouvons attendre encore longtemps.
            http://www.divertissonsnous.com/2014/09/09/etienne-chouard-brise-lomerta-sur-le-systeme-politique-francais/

            • Désolé, je suis pas allé au bout de la vidéo apres les 30 premieres secondes de théorie du complot sur les riches.
              La génération actuelle vivra certainement au-delà de 80-85 ans. 35 ans c’était peut-être exagéré mais la plupart ont pris leur retraite à 60 ans ou avant, alors que le système a été concu à une époque où les gens vivaient globalement 5 ans après le départ à la retraite. Le travail étant la santé, vivre aux crochets de la société active durant 20 bonnes années, probablement 30 à 35 dans les décennies qui viennent, n’a pas de sens. C’est à l’intérêt, la pénibilité et la modularité du travail que l’on doit réfléchir, pas à la chimère de traîner la patte pendant des décennies entre deux visites chez le médecin…

    • sinon , notre dette représente quoi par rapport aux dettes /capital détenues par les Français sur les autres pays , on en parle jamais !

      Mais vous ne pouvez en tenir compte car ces kapitaux ne vous appartiennent pas , par contre la dette implicite française vous appartient en plein !!!!

    • Vu qu’elle est quasi a taux variable puisque en partie a cours terme,je trouve un peu irresponsable de s’en foutre…
      Surtout que la France empreinte pour payer les intérêts …..l’effet boule de neige est assez « imagé » pour stimuler la vigilance d’ un cerveau socialiste !

  • Pourquoi ne pas adopter le système Suisse du frein à l’endettement, il me semble que cela fonctionne diablement bien.
    Je m’explique : le frein à l’endettement est un dispositif dont le but est de garantir un équilibrage des comptes sur un cycle conjoncturel complet.

    Pourquoi aller chercher plus loin ?

    • Frein à l’endettement avec les élus socialistes du PS et de l’UMP, j’en doute ( ou alors , c’est de l’humour noir de votre part …) car il eusse quand même été plus logique , lorsque le merveilleux état français emprunte , via les délégataires élis qui le représentent , de rembourser kapital et intérêt , comme je le fais lorsque j’emprunte … Il faut aussi rappeler , qu’historiquement , c’est sous le couple Barre Giscard , vers 1978 , que l’on a commencé à ne payer que les intérêts et à rééchelonner le Kapital …Bref , le pb ne dure que depuis 36 ans et nous en sommes à 2000 000 000 000 d’€ d’endettement explicite !!! Herz obenau !!!

      • Mouais, c’est vrai que c’était une connerie de penser que la Socialie Française pouvait avoir une raison.

        C’est peine perdue même si l’Allemagne utilise le même principe de frein, 2000 000 000 000 d’€ c’est balaise comme dette. Il faut alors penser « out of the box » … et là … c’est la révolution assurée …

      • avec le référendum d’initiative populaire comme épée de damocles pour s’opposer à tout projet dispendieux, ça marche très bien en effet.
        et avec l’udc très vigilante sur le sujet, qui ne laisse rien passer…

  • Pouah, les élites n’ont aucun intérêt à réformé, il attende une unique décision que ce ne soit pas la leur.

    La réforme ne viendra jamais des élites française trop faux cul pour prendre des décisions qui risqueraient de les mettre a jour.

    Les décisions viendront des banquent et ou de l’Europe qui mettra un terme à toutes ces dépenses et la ce sera la misère, on accusera mais on ne se mettra en aucune manière en cause, ça pourrait bien être la fin de l’Europe si elle prend cette décision, si ce sont les marchés il se tire une balle dans le pied … Mais sachant que la connivence avec l’Europe bat son plein, ça pourrait venir des deux cumulés, dans tous les cas ça bougera pas avant 10 ans.

    • « Les décisions viendront des banques et ou de l’Europe ».

      Tout à fait, d’ailleurs cela risque déjà de se voir dans le refus du budget 2015 prochainement.
      Sinon, rien à attendre des politocards: la droite fait, la gauche défait, la droite refait, la gauche redéfait, etc.

  • Certains « intellectuels » prétendent que les marchés prêtent à l’Obèse parce qu’ils ont confiance dans sa capacité à lever l’impôt. Tout frétillant à leur découverte, ces olibrius comparent la dette (2000 milliards) avec le patrimoine des Français (10000 milliards). Sauf que…

    Les marchés savent bien que le patrimoine des Français est essentiellement illiquide car constitué de résidences principales et d’autres biens immobiliers. Croyez-vous sincèrement que les investisseurs étrangers vont se satisfaire de devenir propriétaires des immeubles des Français ? Pour les revendre à qui ? Aux Français ruinés ? Un patrimoine illiquide ne peut servir de garantie dans ce cas là. Reste le patrimoine un peu plus liquide. De quoi s’agit-il ? Pour l’essentiel des capitaux et de la trésorerie des entreprises, donc de l’emploi. Autrement dit, se payer sur la bête en cas de besoin reviendrait à mettre au chômage l’essentiel de la population active, faute de capitaux, faute d’entreprises. Autrement dit, ce patrimoine est lui aussi intouchable.

    Que reste-t-il finalement ? Les placements des établissements financiers, c’est hors de question ! L’Etat ne va pas ruiner son bras financier. Il reste alors les dépôts des comptes courants et les assurances-vie, pour moins de 2000 milliards. Autrement dit, si on compare la dette avec le patrimoine réellement liquide, on est déjà à plus de 100%. En outre, s’il devait taper dans le magot, l’Etat renierait sa raison d’être en ruinant la population. Devinez ce que deviennent les Etats qui n’ont plus de raison d’être et qui ruinent leur population…

    Enfin, taper dans le patrimoine liquide des Français est un fusil à un coup : quand le patrimoine est détruit une fois, on ne peut le taxer une seconde fois. Ce faisant, l’Etat détruirait l’assiette fiscale nécessaire à sa propre survie. Plus que jamais, il est évident qu’il n’y a pas d’alternative : l’Etat remboursera sa dette en coupant profondément dans ses dépenses.

    Rapporter la dette de l’Etat au patrimoine des Français est tout simplement un raisonnement inopérant, un tissu d’absurdités pour faibles d’esprit.

    • Cavaignac ,

      Assurance vie plus épargne liquide en banque plus quelques fonds bancaires et on arrive à 2000 milliards d’€ , certains économistes français disent qu’il n’y a pas de pb d’endettement puisqu’il y a ces assurance vie et épargne …

      Souvenez vous de ce qui s’est passé il y a deux ans à Chypre , où près de 50 % des dépôts de plus de 100000 € ont été ponctionnés par l’état chypriote , avec accord de la Grande Europe !!!

      Interessez vous à la réforme monétaire allemande en 1946 ( passage du Reich mark au deutsch mark !!!

      • Non je ne pense pas pour l’assurance vie, on est pas comme les japonais nous ne finançons pas notre dette. C’est chacun pour soi en france, à la 1er volé de taxation des économies, la seconde sera vide.

        Quand a Chypre c’est un soucis de fond détourné plus que de financement de l’état …

        Je crois plutôt que nos chères banquiers compte sur notre voisin de l’est pour financer notre dette.

        Si nous sommes en cessation de paiement il plonge avec nous à moins qu’il ne scie la branche pourrie et je crois qu’ils sont en passe de réussir leur coup, on oublie une chose depuis de nombreuses années il veulent nous lâcher, ce n’est pas d’aujourd’hui il avance tous doucement dans leur projet et petit a petit l’oiseau fait son nid et ces idiots de politicien français ne voient rien venir en ne pensant qu’a leur bien être.

        J’attend ce moment ou on fermera les portes à tous ces politiciens verreux…

        • Non je ne pense pas pour l’assurance vie, on est pas comme les japonais nous ne finançons pas notre dette. C’est chacun pour soi en france, à la 1er volé de taxation des économies, la seconde sera vide.

          Justement , vous serez comptable des dettes des prêteurs français , européens et extra communautaires et lorsque la décision de « transfert » de vos comptes à l’état français sera prise , vous ne le saurez que le lendemain , quand l’opération aura été effectuée !!!

          • Pas faux c’est possible mais on reste en france, la tu mets le feu à la dynamite 😉

          • En fait, taxer les assurances-vie qui financent un petit quart de la dette de l’Obèse revient à faire défaut partiel. Mais alors, les investisseurs étrangers seront prévenus des risques qu’ils prennent en prêtant leurs capitaux à l’Etat. Ce sera le signal de la fuite, de la panique et de la hausse vertigineuse des taux.

            L’Etat, qui a besoin de trouver 250 milliards chaque année sur les marchés pour financer ses dépenses courantes, avant même de songer à rembourser la dette LT passée, sera piégé par son défaut. 250 = 80 de déficit courant plus 170 de dettes à CT (les impôts rentrent généralement après les dépenses, pas avant).

            • mwoui , mais les titulaires de compte d’épargne et d’ass vie étant , par nature peu mobiles , mettront ce  » transfert  » dans leur poche et leur mouchoir par dessus !!! le risque pour le pouvoir est acceptable !!!

              • Le risque est vis-à-vis de l’extérieur qui, alors qu’il finance plus des deux-tiers de la dette, analysera indubitablement l’opération comme un défaut.

                Prête-t-on à un Etat qui a prouvé qu’il ne tenait pas sa parole ?

                • Pourquoi alors les marchés financiers continuent-ils à prêter à l’état français ? C’est une chose difficile à comprendre.

                  • Je m’autocite (tiré de « les questions au gouvernement que vous n’aurez pas » du 01/10/2014)

                    « Les banques sont contraintes de refinancer une partie de ce qu’elles prêtent au près de la banque centrale.
                    Les OPCVM sont contraints d’avoir un certain montant de placement en obligations d’État de la zone euro.
                    Les compagnies d’assurances sont contraintes de placer leurs réserves pour leurs polices à une très forte proportion en prêt à des États de la zone euro ou organismes garantis par ces États.
                    Les règlementation internationales sur le risque des banques (Bâle III) et des compagnies d’assurances (Solvency II) mettent des charges en capital plus ou moins grandes en fonction du « risque » du type de placement. « Étrangement » les dettes souveraines ne portent aucune charge en capital, alors que pour les dettes d’entreprises privés, ça charge vite. Résultat de tout cela, même avec un taux négatif il est parfois moins couteux de prêter à l’État Français (ou Allemand, ou Belge ou… ) qu’à une entreprise privée, si même prêter à l’entreprise privée est légalement possible.

                    Le piège est bien monté : on imprime de l’argent à tour de bras, on le colle dans les bras des banques et on les oblige (presque) à le prêter à des taux mécaniquement super bas aux gouvernements.

                    Évidemment les bulles que cela peut entrainer, les faillites bancaires, les compagnies d’assurances exsangues, les déséquilibres sur le marché du travail et le chômage qui s’en suit ne sont la faute que de l’avidité des méchants banquiers et des marchés dérégulés. Évidemment…

                    ’oubliais… Comme il y a un paquet de pognon mis dans les bras des banques et que malgré tout les Etats n’empruntent pas autant que ça, les banques et compagnies d’assurances se battent pour pouvoir tenir les obligations légales et ne pas se trouver avec des besoins en capital (couteux) qui explosent. Elles se battent donc pour avoir la « chance » de prêter à taux négatif ou du moins bien plus bas que le « taux naturel » et échapper ainsi à la « punition ». « 

    • « Rapporter la dette de l’Etat au patrimoine des Français est tout simplement un raisonnement inopérant, un tissu d’absurdités pour faibles d’esprit. »

      Je suis entièrement d’accord avec vous sauf que : par exemple un artéfact, le frais prix Nobel de littérature qui ne parle QUE de l’occupation …

      Ainsi, la croyance des créanciers est une croyance de l’occupation, les Français se comporterons toujours bien, même si le prélèvement est illégitime !

      • Le propos n’est pas de savoir si les épargnants français acceptent de rembourser la dette si nécessaire mais seulement s’ils le peuvent. Le constat objectif, c’est qu’ils ne peuvent matériellement pas rembourser la dette. Comparer la dette de l’Obèse au patrimoine des Français en sous-entendant qu’il pourrait servir à la rembourser n’est qu’une illusion économique de plus.

  • Le « Social Hollande Show », c’était peut-être amusant au début (Si ! Si ! Au second degré), mais ça commence à devenir franchement lassant. On a eu droit aux différentes scénettes : la gabegie, les réformettes, le Hollande-bashing, le libéralisme homéopathique … Je ne sais pas quel est le prochain tableau, mais je me casserais bien à l’entracte moi !

  • Aujourd’hui , une bonne partie du personnel politique ainsi que la haute administration pensent que pour relancer la croissance en France il suffit arrêter de ne penser qu’à baisser le déficit du budget et qu’il faut au contraire injecter de l’argent dans l’économie. Ils s’appuient pour dire cela sur quelques économistes (dont quelques ex-Prix Nobel).
    Ils font une confusion entre politique d’austérité et réformes de structures. L’austérité, c’est à dire : Augmenter impôts-taxes-charges… et baisser prestations sociales ont effectivement des effets récessifs sur l’activité économique. En revanche : Faire des économies de gestion en s’attaquant aux doublons innombrables dans les rouages de l’Etat, des agences publiques et des collectivités locales, ces économies n’ont pas d’effets récessifs sur l’activité économique. Au contraire ! En réduisant de cette façon les dépenses publiques, on diminue les déficits et on peut alléger les charges sur le travail. Mais pour cela, le PS manque de courage car ça diminue le pouvoir de certains barons de la Politique.

    • L’austérité des uns est la prospérité des autres, et vice-versa. Pendant quelques décennies, la dette a permis de camoufler cette vérité.

      Maintenant que l’élastique menace de rompre, Culbuto et les quarante fonctionnaires ont clairement choisi la misère pour les Français afin de maintenir leur prospérité et celle de leurs affidés. Dans le budget de l’Etat, il n’y a aucune austérité pour les parasites (baisse des dépenses) et tout l’effort est concentré sur les Français producteurs de richesses (hausse des impôts).

    • Tu vas pas taper sur ton électorats de droite ou de gauche, faudrait être fou pour ce tirer une balle dans le pied.
      Le système t’elle qui l’ai peut durer des 10 années, c’est tous simplement les banquiers qui sonneront le glas et le début des réformes. Avant rien de rien de rien ne se passera que du blabla.
      Après faut ce mettre à leur place ca fait 50 ans qu’on promet tous et n’importe quoi, comment est il possible de dire demain stop ca on financera plus ou stop les allocations diminueront.
      C’est tous bonnement impossible certain gens se suicideront, il ne supporterai pas la pression de rentrer dans le marché du travail du vrai de celui ou tu as une concurrence ou demain tu perds ton entreprise ou demain tu dois trouvé du boulot pour tes employés sinon tu mets la clé sur la porte et tu mets en péril des familles. Comment leur dire, moi je n’ai pas la solution mais ce n’est pas possible et malheureusement a force d’attendre la marche sera encore plus haute .

      Non les réformes ne sont pas possible si tous le mondes tirent la couverture donc un jour le banquier dira stop et la patatras tu auras 2 millions de personne dans les rues pour dire, je l’avais dis, et encore une fois tous le monde tirera la couverture mais la le problème c’est que le robinet sera fermé et la couverture bien fine.

      Non malheureusement, il n’y a pas de solution à moyen terme, les français pauvre vont vers la misère et les moyens vers la pauvreté .

      ce pays est foutu

  • Cette machine a prélever de l’argent dans la poche des français puis a le dépenser est folle. Il faut lui imposer un changement structurel contre son consentement. C’est la rue qui le fera. Sinon le FN.

  • Il faut surtout basculer du « prévisionnel/prévisionnel » pour passer au « réalisé/prévisionnel ».
    Bref arrêter de voter en n-1 des dépenses pour n, reposant sur des estimations d’entrées pour n, avec toute l’incertitude que cela comporte et toutes les incitations à dérapage, l’emprunt venant « rattraper le coup ».

    Qu’on constate les recettes de n-1 et qu’on les affecte alors pour les dépenses de n. Qui ne pourront pas dépasser le montant « provisionné »/ »accumulé ».
    L’emprunt, passé les deux premières années (de bascule), ne sera plus possible que voté par une majorité de 2/3 des deux chambres réunies en congrès (au moins) ou par une majorité des 2/3 à un référendum (au mieux). Les changements de taux d’imposition et les créations de taxes nouvelles seront soumis à la même approbation référendaire.

    Si on rajoute l’inéligibilité des fonctionnaires, ça devrait arranger les affaires assez vite.

  • Echec d’ 1 géné ? non mais
    tiens un exemple auriez vous achetez des actions à l’ OPV il y a au moins 30 ans de ce Parc ? à combien ? vous avez touchez beaucoup de dividendes ? elles valent combien à ce jour 2 ou 3 bof on est plus à 1 € près
    Cette grande réussite c’ est une volonté politique . VGE baby boomeur ? mais non il est solide le gars

  • Ça y est, la dette de la France a franchi le seuil symbolique de 2000 milliards d’euros, et ce malgré des prélèvements publics qui sont déjà parmi les plus élevés du monde.
    Encore ne s’agit-il la que de la dette de l’État :
    Elle ne comprend ni la dette sociale, ni la dette des collectivités locales, ni les dettes hors bilan, comme les engagements de pension.
    Il n’est pas possible de continuer indéfiniment ainsi, et il à craindre que face à une dette devenue monstrueuse des spoliations massives ne se préparent, que ce soit sur le modèle chypriote, ou par un alourdissement supplémentaire d’une fiscalité déjà devenue folle.
    Il faut briser le cercle vicieux : plus l’État rackette ses sujets, plus ceux-ci sont dépendants de lui, donc plus il a besoin de moyens, et plus il s’endette, et plus il rackette…
    Interdire tout déficit nouveau par voie constitutionnelle, faire confiance à l’initiative privée partout où cela est possible, et donc réduire les besoins de l’État, engager un vaste plan de cessions pour accélérer le désendettement.

  • Les commentaires sont fermés.

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Je reprends ce que je disais il y a quelques articles à propos de l’inflation qu’on voit repartir gaillardement à la hausse aujourd’hui : s’il ne s’agissait que d’un contretemps purement conjoncturel, résultant uniquement des goulots d’étranglement qui se sont formés dans la chaîne de l’offre consécutivement au redémarrage brutal des activités après la pandémie de covid et maintenant du fait de la guerre russe en Ukraine et des confinements en Chine, les banques centrales n’auraient nullement besoin de s’en préoccuper.

Or elles s’en pr... Poursuivre la lecture

10 plaies
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Étatisme

C’est certainement la plaie la plus nocive qui a touché notre pays à l’arrivée au pouvoir des socialistes en 1981, même si le mal était latent avant cette date. Souvenons-nous du célèbre « Mais arrêtez donc d’emmerder les Français » de Georges Pompidou en réponse à un certain Jacques Chirac.

Déjà à cette époque le ver était dans le fruit, la machine à loi et décrets commençait à faire des ravages, mais au lieu de la stopper elle s’est emballée pour arriver à 400 000 normes et décrets actuellement, là où nos amis ... Poursuivre la lecture

Les gens ignorent souvent ce qui se passe au jour le jour sur les marchés obligataires qui brassent pourtant des sommes considérables. Ainsi, le marché obligataire en euros pèse 2775 milliards.

L’indicateur clé de ce marché est le taux d’intérêt des emprunts d’État à dix ans considérés comme l’actif financier le plus sûr. Or, les taux d’emprunt des différents pays de l’Union européenne recommencent à diverger comme il y a dix ans. L’écart se creuse depuis que la Banque centrale européenne a indiqué qu’elle allait mettre fin à ses racha... Poursuivre la lecture

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