Terrorisme islamique : agir sur les causes

Tout le monde parle du terrorisme, peu perçoivent ses causes réelles au-delà du brouillard médiatique.

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grenade terrorisme credits Israel defense forces (licence creative commons)

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Terrorisme islamique : agir sur les causes

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 1 octobre 2014
- A +

Par Farhat Othman.

grenade terrorisme credits Israel defense forces (licence creative commons)

Le terrorisme tout le monde en parle, mais peu le font à bon escient, ciblant ses causes immédiates. En voici deux des plus agissantes aujourd’hui. Sans être les seules, elles sont prolifiques d’une myriade de causes secondes et leur solution est de nature à transfigurer le monde islamique pour le moins.

Le conflit palestinien

La cause palestinienne nourrit l’imaginaire terroriste, en ayant de plus des prolongements dans l’inconscient collectif arabe islamique, faisant des modérés ou supposés tels des radicaux en puissance. À ce propos, à la tribune de l’ONU, le président iranien Hassan Rohani a critiqué sévèrement « la stratégie erronée » de l’Occident au Moyen-Orient. Il urge, en effet, pour l’Occident de trouver à ce drame une issue en revenant à la solution inévitable du partage, seule légalité équitable à défaut de la solution idéale d’État fédéral multiconfessionnel. Autrement, cette question continuera de permettre la jonction entre les modérés et les extrémistes, donnant à ces derniers une arme redoutable dont ils usent contre l’Occident et sa prétention au légalisme et à la primauté des valeurs.

Les extrémistes en Syrie et en Irak ne manquent d’ailleurs pas de s’en servir dans leur œuvre de lavage de cerveaux des jeunes Maghrébins venant du Maghreb même ou d’Europe. Ils sont les plus nombreux à rallier les rangs des faussaires criminels du Levant au nom, pour la plupart, de la cause palestinienne venant donner un sens à leur désespérance et à une stigmatisation intériorisée.

La désespérance est vécue dans leur pays où la jeunesse est toujours brimée, vue comme un péril et non une promesse par des classes dirigeantes inféodées à l’Occident. Celui-ci est l’auteur de la stigmatisation qui commence par une politique migratoire insensée avec la complicité active pour sa mise en œuvre des dirigeants des pays du Sud.

Aussi, quand le président iranien s’interroge : «Les extrémistes du monde entier s’unissent, mais sommes-nous unis contre les extrémistes ?», il met bien le doigt sur le nœud de la question : les appels à contrer l’extrémisme et la violence relèveront du vœu pieux tant qu’on n’aura pas osé poser les vraies questions pour apporter les réponses qui s’imposent.

Toutefois, la question de la Palestine est loin d’être la seule qui alimente le terrorisme, même si elle le fait de manière directe et flagrante. Il en est d’autres qui agissent insidieusement, comme ces matières relevant en apparence du droit interne des États souverains et qui ne peuvent continuer à échapper au droit international au nom d’une solidarité internationale effective, tout aussi bien que du droit humanitaire. C’est la seconde cause que nous signalons ici.

Les lois nationales scélérates

Ces lois sont supposées relever de spécificités culturelles étant dites d’inspiration islamique alors qu’elles ne sont que le résultat de l’arriération en termes de valeurs humanitaires et de dictature des régimes en place soutenus par l’Occident.

Si la démocratie ne devait être transplantée de l’étranger selon son rythme et son modus operandi, comme l’a soutenu M. Rohani et confirmé par le roi du Maroc dans une diatribe prononcée en son nom contre l’Occident à la même tribune onusienne, les valeurs universelles ne doivent pas moins être les mêmes en Occident et en Orient. Car ce sont les lois scélérates des dictatures qui favorisent le rejet d’autrui, base du terrorisme.

Les dictatures ne font pas, pour certaines d’entre elles du moins, que financer les groupes terroristes ; elles propagent aussi leur idéologie dans les têtes en renforçant une illusoire spécificité culturelle ou morale, avec une législation liberticide en matière d’état civil et de vie privée supposée être musulmane et qui ne l’est point au vu d’une interprétation selon les visées de la religion.

Aussi, il ne sert à rien que les musulmans de par le monde se disent indignés et dénoncent la barbarie s’ils ne commencent pas déjà par réclamer l’abolition des lois scélérates qui constituent le vivier mental pour ces barbares.

En France, l’assassinat d’Hervé Gourdel a été condamné unanimement ; mais outre le fait que cela a mis du temps pour prendre forme, une telle dénonciation restera de pure forme si elle n’est pas suivie d’actes concrets tels ceux évoqués ci-devant.

L’imam de Drancy Hassen Chalgoumi a bien parlé de « malades mentaux qui salissent notre religion, on n’a pas le droit de massacrer au nom de l’islam quelqu’un qui croit à la vie ». Pour être crédible, il lui faut ajouter que « les musulmans français (qui) sont touchés dans leur chair » exigent aussi de leurs États l’abolition immédiate de toutes les lois qui salissent l’islam en prétendant s’en inspirer alors qu’il n’en est rien. Il s’agit de toutes ces lois de discrimination contre les femmes et les minorités, comme celles autorisant l’Iran et l’Arabie saoudite à punir de mort les homosexuels, ou de restriction des libertés personnelles, comme cette loi marocaine punissant de prison quiconque jeûne en public.

Ledit imam appelle à « une marche contre la haine ». Qu’elle soit utile en étant l’occasion pour appeler les États arabes et islamiques, ceux du Maghreb en premier, les plus proches de l’Occident, à décréter un moratoire à l’application de leurs lois anti-humanistes et finir par les abolir au plus vite, car il s’agit de graines et de fertilisant pour le terrorisme.

Avant le dernier assassinat en date, un appel a déjà été lancé par les fédérations de l’islam en France, condamnant Daesh et ses exactions, soulignant que ses agissements « sont en totale contradiction avec les principes élémentaires de la religion musulmane ». Préparant un rassemblement dans le même but, elles devront oser y démontrer que leur volonté est sincère pour un monde de paix et d’humanité en osant contester les lois scélérates en vigueur dans leurs pays d’origine ou celui de leurs parents.

La campagne web #NotInMyName (« Pas en mon nom ») doit agir de même pour couper à la racine les sources irriguant l’idéologie de la haine qu’incarne Daesh. Il est impératif de désigner du doigt ces lois, appeler à les abolir, car elles n’ont rien d’islamique, ne servant que les intérêts de sectaires, nourrissant la haine et l’exclusion de l’autre, balisant le terrain au terrorisme mental. C’est par là qu’il importe de commencer !


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  • Au nom de l’Islam, on interdit à un homme adulte et une femme adulte de sortir ensemble sans l’autorisation de l’état (mariage civil). l’Islam ne demande pas à ce que le contrat de mariage soit autorisé par un tiers, comme pour n’importe quel autre contrat.
    Les gens gouvernés par ce genre de lois, soit ils se retournent contre l’Islam, c’est au nom de celui la qu’on nous gouverne, soit, ils l’utilisent à leur faveur, pour s’acquitter de la violence accumulé et l’interprètent à leur gré. Mais rare ceux qui osent critiquer l’institution même des états, pas les personnes mais les lois.

  • Un pays musulman peut difficilement sortir de sa législation ce qui est écrit noir sur blanc dans le Coran et les principales hadiths. Par exemple le Coran interdit l’apostasie (changer de religion) et demande de le punir. Aucun texte législatif d’un pays musulman ne peut donc permettre cette liberté. Il y a des dizaines d’autres prescriptions du Coran qui limitent les libertés individuelles, les religieux ne pourront jamais accepter que la législation de leur pays les contredisent.

    • Non le coran n’interdit pas l’apostasie.

      • Coran:
        sourate IV,89: « Mais s’ils tournent le dos, saisissez-les alors, et tuez-les où que vous les trouviez »
        Tourner le dos = renier l’islam (mais il y a d’autres interprétations)

        Mais dans les hadiths (aussi source de droit pour les musulmans):
        Bukhari 9-83-17 « Le sang d’un musulman, qui accepte qu’il n’y a d’autre Dieu qu’Allah et que Mahomet est Son prophète, ne peut être versé que dans trois conditions : en cas de meurtre, pour une personne mariée qui s’adonne au sexe de manière illégale, et pour celui qui s’éloigne de l’islam et quitte les musulmans »

        Bukhari 9-84-57 « Celui qui change de religion, tuez-le »

        C’est clair, non?

        • NON…
          C’est une question d’interprétation, voyons.
          D’ailleurs en relisant Bastiat j’ai compris que j’avais là le livre de chevet de Hollande, sa référence absolue. Mais avec une interprétation particulière.
          Ensuite j’ai relu Karl Marx et je me suis dit, avec une interprétation que j’ai auto-proclamée correcte, qu’il disait la même chose que Rothbard.

          • @ Franz

            Oui, tout est question d’interprétation.

            Il nous faut d’ailleurs arrêter d’interpréter les choses et nous contenter de les voir telles qu’elles sont, les monstrer comme dit le vieux français.

            Dans son dernier livre à paraître le 16 courant : L’ordre des choses, Penser la postmodernité, Michel Maffesoli (j’en publie les bonnes feuilles sur mon blog) dit ceci qui est à méditer :

            « Dans la période caractérisant l’entre-deux cycles, celui qui s’achève et celui qui (re)naît, il y a, toujours, ce que Gilbert Durand avait nommé un “retard épistémologique” (Sciences de l’homme et tradition, éd. Sirac, 1979, p.233). On continue, par pesanteur sociologique, à penser avec des idées révolues, ce qui empêche de voir ce qu’il en est de la vie effective. Décalage entre le savoir abstrait et le “ça-voir” empirique. Décalage recoupant le pouvoir vertical, venant de Dieu ou de ses légitimes successeurs (“Omnis potesta a Deo”) et la puissance horizontale sécrétée par la sagesse populaire (“Omnis potentia a populo”), cause et effet de l’irrépressible vouloir-vivre propre à l’espèce humaine. »

            Arrêons donc notre scolastique oiseuse et regardons le monde tel qu’il est et non tel qu’on voudrait qu’il soit : ce monde a besoin d’amour pour retrouver la paix.

            N’est-ce pas l’amour qui est au coeur de la tradition la plus forte en Occident, la tradition chrétienne ?

            • N’est-ce pas l’amour qui est au coeur de la tradition la plus forte en Occident, la tradition chrétienne ?

              Les jeunes qui partent pour la Syrie le font par amour. Ils ne s’interrogent nullement, ils foncent (dans le tas) !

        • @ Christian

          Cher Monsieur,

          On ne peut extraire des citations d’un corpus où comptent les circonstances de la révélation et ses visées pour en faire des lois jugeant l’ensemble; ce serait comme si vous réduisiez la bible au livre de Josué.

          Alors que la cruauté était la marque de l’époque (on pourrait citer des extraits dans la Bible correspondant à ce que vous citez du Coran), l’islam est venu apporter une touche énorme d’humanité; elle était certes insuffisante au vu de nos valeurs actuelles, mais elle a contribué indubitablement à faire évoluer les choses pour arriver à ce que nous avons aujourd’hui.

          L’oeuvre des valeurs est celle de toute l’humanité et elle reste insuffisante; alors, ne la rendons pas plus insuffisante encore par une quelconque suffisance en nous jetant nos turpitudes à la face. Soyons objectifs en rendant à chaque culture ce qui lui revient. Or, en matière d’humanisme, l’islam avant qu’il ne soit défiguré a offert un visage rayonnant dont le soufisme rend toujours compte.

          Voici un extrait du livre que j’ai consacré à l’apostasie en islam (paru à Casablanca chez Afrique Orient en février 2014); je vous y réfère pour plus de détails, en vous signalant que je distingue en islam entre l’apostasie, telle qu’on la connaît aujourd’hui, et la variation, telle que l’ont connue et définie les jurisconsultes musulmans.

          « Ainsi donc, il n’est nulle interdiction de répudier la foi islamique tant que l’apostasie relève de l’ordre de la liberté privée de croire ainsi que la garantit la religion. Il s’agit bien ici de l’apostasie en tant que variation intellectuelle ou pacifique que le Coran a consacrée.(1)

          Ce qui est légalement prohibé en islam c’est uniquement quand pareille apostasie, en tant que variation en religion, en arrive au niveau de la trahison de la patrie, la déclaration de la désobéissance civile ou l’engagement de la guerre dans le pays.

          Car l’apostasie, si elle relève de la liberté d’opinion, elle est aussi une manifestation d’une libre expression; et la loi religieuse ne l’interdit que lorsqu’elle mue en cette variation qui emporte modification, métamorphose et altération de la foi en tant que fondement constitutif de l’ordre politique et social influant sur la paix civile et l’ordre public.

          Aussi doit-on distinguer entre les deux sens. Dans le premier cas, nous avons affaire à un abandon de l’islam qui n’implique aucun trouble de l’ordre public; aucune prohibition ni limitation n’y sont prévues en notre religion. En effet, on ne trouve dans le Coran que de sévères reproches dans le but de réveiller la conscience ainsi égarée; et le maximum qu’on y trouve est la promesse de grâce ou la menace de châtiment, la première pour le repentir, la seconde pour son absence. Dans le deuxième cas, il y a une insurrection contre l’islam, avec tout ce que cela comporte de violence politique et renversement de l’autorité légitime; c’est ce que la Sunna et les docteurs de la loi ont mis à l’index.

          Pour synthétiser, la première situation est l’apostasie ainsi que prévue par le coran et comme on la comprend de nos jours; elle n’est rien d’autre que de la liberté personnelle. Quant à la seconde situation, c’est la variation telle que la Tradition prophétique l’a résumée et ainsi que l’a compris la jurisprudence islamique; elle relève de l’attentat contre la liberté publique. »

          (1) – L’apostasie est donc le passage d’un état à un autre sur le plan de la pensée, abandonnant la foi de l’islam pour une fidélité à une autre religion ou pour aucune autre, incluant l’athéisme. Ainsi définie, l’apostasie est admise selon la lettre et l’esprit de l’islam; et il n’est pas possible que son statut soit différent en une religion protégeant la liberté de croyance comme l’islam. Rappelons qu’il a protégé les gens du Livre à une époque qui ne donnait nul droit à la vie pour l’étranger relevant d’une religion autre que celle de sa communauté d’appartenance.
          (Pour le renouvellement du Lien indéfectible – 1- L’apostasie en islam, pp. 79-80)

          • Cher Monsieur,

            Il est évident que si la majorité des musulmans lisaient les textes avec un esprit d’ouverture comme le vôtre. Il y aurait fort peu de problèmes. Toutes les religions véhiculent des lois sorties d’un passée lointain et dépassé.

            Le vrai problème aujourd’hui réside dans le fait que de plus en plus de musulmans lisent ( ou se font lire ) les textes à la lettre sans aucun esprit critique. Ou pire avec des interprétations insensées et une instrumentalisation totale des textes.

            Ce que vous dites semble très juste mais ne correspond malheureusement pas à la réalité de beaucoup de société islamique :

            – En Arabie saoudite, l’apostasie est passible de la peine de mort par décapitation au sabre
            – En Iran peine de mort je ne sais pas comment mais surement pas joyeux …
            – …

            D’ailleurs il n’y a pas des masses de musulmans dans nos sociétés qui oseraient s’éloigner de leur religion. Je pense qu’être enfermé dans une doctrine spirituelle est un gros problème en soit.

            Enfin je pense que dieu devait avoir tellement envie de voir ses sujets éviter l’ennui qu’il a créé la religion … Un grand message d’amour depuis tant de générations qui aident tous les peuples a s’entre aimer avec des armes. A part une boucherie géante je ne vois pas ce qu’elles ont amenées de positifs.

        • Coran : » Quiconque le veut, qu’il croit, et quiconque le veut qu’il mécroie »
          Raisonner avec les textes d’un livre sacré ne nous amènera à rien

  • La pauvreté est la principale source de terrorisme.
    Il n’existe pas de foyer de terrorisme dans des pays où les gens ont confiance dans l’avenir car ils sont baignés dans la prospérité présente.

    Pour qu’il y ait prospérité, il faut un Etat de droit, restreint et protégeant la liberté d’entreprendre et la propriété privée.
    Voilà pourquoi la France est un foyer futur de terrorisme.

    • Bon ben je veux bien être pauvre comme l’était Ben Laden ou les principaux leaders et « financiers » de l’EI.

      De même, juste comme ça, la délinquance est très faible dans les département les plus pauvres de France, (Creuse, Lozère… ). Et depuis de début de la crise aux US, la pauvreté absolue a augmenté, ainsi que le chômage et la délinquance…. s’est effondrée.

      Bref, prospérité et terrorisme ou délinquance ou violence… ce n’est pas lié, du moins pas dans le sens que l’intuition commune, façonnée par le marxisme, suppose.

  • Je ne comprends pas cet article. Vous demandez aux musulmans de France de manifester contre les lois saoudiennes ? Manifestez vous en tant que chrétien, juif ou bouddhiste modéré quand des coreligionnaires tuent des musulmans en tant que tels dans un pays lointain ? ( réponses dans l’ordre : Centrafrique, Palestine, Birmanie). Bien sûr vous le désapprouvez, mais ça reste in petto, ou au maximum en discussion privée. Vous n’allez pas monter une manifestation pour ça !

    il faut appliquer sévèrement la loi contre la minorité violente, et laisser les autres tranquilles. Si nous les stigmatisons, nous tomberont le piège des violents qui ne rêvent que de les recruter !

    Yves Montenay, rédacteur de la lettre : échos du monde musulman

    • il y a une différence majeure. les juifs en israel, les chrétiens en centrafrique,…ne tuent pas au nom de la religion contrairement aux mecs de l’état islamique. en isral et en centrafrique, ce sont d’ailleurs les musulmans qui ont commencés. ce sont les arabes qui ont attaqué israel voulant massacrer les juifs et efusant tout accord de paix. le peuple palestinien a été inventé après la guerre des 6 jours par les communistes et la ligue arabe. en asie de l’eest, les bouddhistes ont tués des musulmans car ceux ci avaient violés des jeunes filles. ce sont les musulmans qui ont pris le pouvoir en centrafrique et ont commencé à massacrer les chrétiens. ue vous le voulez ou non, la majeur des conflits dans le monde sont du aux terroristes islamistes.

      • @ matthieu

        Suivant votre logique, on dira alors que les deux guerres mondiales ont été le fait des judéo-chrétiens ! Un esprit lucide ne se laissera pas aller à ce genre de raisonnement.

        Tout comme hier, les aventuriers et brigands d’aujourd’hui usent de ce qui leur semble le plus efficace; or, la religion — quelle qu’elle soit — est fort utile, étant capable de désenchanter le monde comme de l’enchanter. Elle est le meilleur opium aux mains des malfaiteurs.

        S’agissant du peuple palestinien, s’l y a supercherie en la matière, c’est celle du peuple juif. Je vous réfère au livre définitif en la matière de cet esprit libre qu’est Shlomo Sand : Comment le peuple juif fut inventé.

        Le seul vrai peuple palestinien, historiquement avéré, est le peuple de Palestine aujourd’hui essentiellement composé de chrétiens et de musulmans dans leurs diverses composantes .

        D’ailleurs, les premiers sionistes le savaient qui voulaient intégrer les Palestiniens musulmans, les considérant à juste titre comme des descendants des anciens israélites autochtones.

        Arrêtons de nous mentir et regardons les choses en face avec honnêteté. Plus que jamais, le monde a besoin de solidarité, de cet ordo maoris dont parlait Max Scheller et qui n’est rien d’autre que l’amour chanté par les spiritualistes du monde entier et à leur tête les soufis de l’islam.

        C’est bien plus que de la fraternité, cet affrèrement du Moyen âge bien connu en France profonde.

  • Bonjour,

    @ Yves Montenay

    Cher Monsieur,

    Je ne demande à tout musulman que d’oser contester les lois qui sont prises au nom de l’islam et qui n’ont rien d’islamique.

    Ma thèse est que la législation musulmane se base sur une tradition supposée musulmane alors qu’elle viole l’esprit et la lettre de l’islam, étant marquée par la tradition judéo-chrétienne, répudiée désormais par les démocraties occidentales.

    Ce n’est qu’en faisant sauter ce verrou qui dure depuis l’enclosure dogmatique au lendemain du déclin de la culture arabe islamique — et que les dictatures arabes et musulmanes entretiennent — qu’on finira par agir sur la mentalité des musulmans. Or, le terrorisme se niche d’abord dans les mentalités. C’est l’imaginaire qu’il nous faut travailler en premier.

    Il ne s’agit pas de manifester contre des lois nationales, car l’islam n’a pas de nation; il s’agit de manifester contre l’usurpation de l’islam par des lois dictatoriales, ne servant que des équipes au pouvoir, soutenues souvent par l’Occident.

    C’est d’islam et de son interprétation qu’il s’agit, et non de souveraineté nationale qui n’a rien à faire ici. Comme on se mobilise contre Daech, il et impératif de se mobiliser contre toutes les lois supposées musulmanes et qu’on accepte justement pour ce faux argument alors qu’elles vicient les consciences et alimentent les rangs des terroristes .

    Aujourd’hui, on ne peut plus accepter la confusion des valeurs; on en voit le résultat !

    @ Kim éric

    Cher Monsieur,

    J’ai démontré, preuve à l’appui, dans des articles et dans des livres, en arabe et en français, que la législation présentée comme musulmane n’a rien d’islamique, telles ces lois interdisant l’apostasie ou l’homosexualité ou encore la boisson alcoolisée.

    Si on croit, comme vous le dites, qu’un « pays musulman peut difficilement sortir de sa législation » c’est qu’on croit avec erreur que c’est « écrit noir sur blanc dans le Coran » et dans les habits. Et il est bien temps de tordre le cou à ce mythe.

    La vérité est que tous les textes répressifs dans les pays musulmans en matière des libertés privatives ne sont pas islamiques et ne représentent que les intérêts des équipes au pouvoir. Ils ne sont qu’un moyen pour dominer la société, l’asservir, faisant de la religion l’opium du peuple.

    Vous voyez bien que dans les pays musulmans, encore asservis à l’étranger d’ailleurs, on ne fait rien de nouveau !

    • Vous avez donc une version bien étrange du Coran et des principaux Hadith, monsieur Othman…
      Les quelques traductions que j’ai lu contenaient bien des punitions de mort pour ci ou ça, parlaient bien dans des versets non abrogés de tuer partout les juifs et les chrétiens, etc.
      Alors oui, le foulard est une interprétation possible parmi d’autres, le fait ne pas boire de vin pourrait se contester dans un concours d’exégèse… mais limite, ça. Mais beaucoup des éléments liberticides y sont. Désolé.

  • L’ancien député belge (excusez du peu) Laurent Louis exeplique ce qu’est vraiment l’EI:

    http://franckblod.canalblog.com/archives/2014/09/30/30678223.html

    En fait rien à voir avec l’islam, c’est une main d’Israel.

  • @ Franz

    Cher Monsieur,

    J’ai une lecture juste du Coran, non seulement selon son texte, mais aussi selon ses visées qui sont aussi importantes que les circonstances de la révélation, une base incontournable d’interprétation.

    Vous savez, on peut faire dire ce qu’on veut à un texte sacré, quel qu’il soit, si on ne respecte pas son génie. Le génie de l’islam est dans ses visées.

    Par ailleurs, il ne vous échappe pas le sérieux risque d’anachronisme qui nous guette quand il s’agit d’émettre un jugement sur des textes anciens. Il faut contextualiser ce qu’on lit en se focalisant sur l’apport ou le retrait du texte, non pas eu égard à nos valeurs actuelles, mais à celles de son temps.

    En la matière que vous citez, celle de la guerre, l’islam fut novateur pour son temps, initiant les premières règles du futur droit humanitaire.

    Et n’oubliez pas, il a été une modernité avant la lettre (j’use du néologisme de rétromodernité) en un temps où l’Occident était dans la barbarie. C’est cette culture qui a restitué à l’Europe, en le bonifiant, son héritage grec.

    • « l’Occident était dans la barbarie »… vous parlez sans doute de ce Moyen-Age où les « barbares » construisirent universités, cathédrales, chef-d’œuvre encore admirés aujourd’hui… Vous dénoncez un anachronisme, mais ne vous privez pas d’en utiliser…

      • @ Philip

        Cher Monsieur,

        Pour être compris, dit la sagesse populaire, il faut user de la langue avec laquelle on s’adresse à vous, n’est-ce pas !

        Je n’use pas de dogmatisme, qu’il soit religieux ou laïque; ce n’est que la banalité du mal, du terrorisme mental, à la source de tous les autres !

        Loin de moi l’idée de diminuer l’apport du savoir incorporé populaire ou l’oeuvre que vous saluez à juste titre. Il n’empêche que vous ergotez en déplaçant le sujet portant sur les valeurs humanitaires.

        Les chefs-d’oeuvre dont vous parlez n’ont en rien illuminé les obscurités du Moyen Âge, même si elles ont aidé, à leur manière, à l’avènement des Lumières.

        Et ce fut aussi et surtout grâce aux barbares ! Car on est toujours le barbare de l’autre, si on ne communie pas dans l’émotionnel qui est la marque de l’humanité bien avant le rationnel.

        Arrêtons donc de chicaner en nous focalisant sur notre nombril, l’humain vient de l’humus, ne l’oubliez pas; il porte en lui tout aussi le bien que le mal. C’est en faisant l’effort de cultiver le meilleur en nous qu’on échappera au pire qui nous aveugle si facilement.

        Je me permets de vous rappeler, pour finir, ce que disait Hölderlin : De la seule intelligence, il n’est jamais rien sorti d’intelligent, de la seule raison, il n’est jamais rien sorti de raisonnable !

    • Mouais, l’Occident était dans la barbarie.
      Et les Turcs à Gozo qui se sont vengés sur la population locale, n’ayant pu envahir Malte, ce n’était pas des musulmans ?

      Personne ne devrait donner de leçons.

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