Transavia : la défaite lamentable du pdg d’Air France

baudruche dégonflée credits coyau (licence creative commons)

Monsieur de Jugnac s’est dégonflé et a cédé au terrorisme d’une poignée de nantis.

Par Thibault Doidy de Kerguelen.

baudruche dégonflée credits coyau (licence creative commons)Le PDG d’Air France a finalement déclaré forfait. Malgré le soutien de l’ensemble du personnel, malgré le soutien des autres compagnies, malgré le soutien du gouvernement (l’État est toujours actionnaire d’Air France), Monsieur de Jugnac s’est dégonflé et a cédé au terrorisme d’une poignée de nantis sans autre préoccupation que la défense de leurs avantages corporatistes.

C’est beaucoup plus grave que le simple problème de rapport de force, d’ego ou de gouvernance. Les pilotes, en se trompant de combat, ont porté un coup terrible dans les perspectives de développement d’Air France. Ils ont porté un coup terrible, comme l’exprime très bien une syndicaliste de la compagnie, dans les perspective des petits salariés de la compagnie de voir leurs salaire augmenter ou revenir la possibilité de primes, il ont à terme porté un coup terrible à leur propre rémunération. En effet, si Transavia ne peut plus employer de pilotes sous contrat étranger, devant nécessairement, dans l’espoir de survivre, être compétitive et le coût global de l’emploi étant en France le plus élevé du monde, c’est sur le revenu net des personnels que la compagnie sera obligée de jouer.

En plus d’être parfaitement irresponsables, les pilotes grévistes d’Air France ont allumé une mèche qui risque de leur péter à la figure et qui risque, au regard l’Alitalia, de Sabena, de Swissair, d’inscrire le nom d’Air France sur le monument aux morts des idiots inadaptés…

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