Face à l’escroquerie éolienne : la géothermie

Parc éolien Belgique Liège CC flickr NguyenDai

La géothermie peut-elle offrir une alternative réellement écologique à l’éolien ? Un point de vue original sur la question.

Par Claude Brasseur.

Parc éolien Belgique Liège CC flickr NguyenDai

De plus en plus de gens se demandent si les éoliennes sont une solution aux problèmes de pollution par les énergies fossiles et ils ont raison d’être sceptiques : les éoliennes permettent aux gouvernements de garder les faveurs des « verts » et aux promoteurs de s’enrichir…

L’énergie la moins chère et la moins polluante étant celle qu’on ne consomme pas, une première mesure réelle et réellement verte serait d’imposer un coefficient moyen d’isolation de 1w/m² °C aux immeubles. Grâce à la technique choisie par « POP-HOUSE » de Marseille par exemple. Cette technique permet de construire des maisons passives quatre fois moins chères que les maisons « traditionnelles »1 Il est vrai que changer de techniques, de matériaux de construction, ne serait pas accepté facilement par les entreprises mais architectes et entrepreneurs peuvent évoluer… surtout si le propriétaire de l’immeuble voit augmenter son confort de vie pour un investissement pouvant être quatre fois moindre. Pour l’État, c’est 25 % d’énergie fossile en moins à importer à terme.

Un million de maisons passives alimentées par géothermie très basse température, cela signifie une production de 10 000 000 000 Kwh d’eau chaude et de chauffage… autant que les Kwh accordés aux 5 000 éoliennes actuellement installées en France ! Pour un prix infiniment moindre et un avenir durablement économe en énergie… l’État fixe le cadre légal et le prix du Kwh n’explose pas comme avec l’éolien.

chères éoliennesDans cette première application de la géothermie à grande échelle, tous les forages, tous les équipements sont produits en France – la technique est bien connue et sûre – en offrant les emplois nécessaires. L’isolant, s’il s’agit par exemple de panneaux de fibre de bois, est fabriqué en France. Rappelons que la pincée d’énergie éolienne ruine le pays car tout est importé à un coût exorbitant pour un rendement excessivement faible et aléatoire.

Il n’y a pas que la géothermie très basse température pour produire beaucoup plus d’énergie que les éoliennes !

  • La France peut aussi produire son électricité par la géothermie haute température. VITO s’y essaie en Belgique et déjà 8 gigawatts électriques sont produits dans le monde. La multiplication des forages a permis à cette technique de baisser rapidement de prix et d’extraire de manière rentable des calories à des profondeurs croissantes.
  • À 3 km de profondeur, on peut obtenir de l’eau à plus de 80°C. On sait aujourd’hui en extraire 15% d’électricité ! C’est la géothermie moyenne température, spécialité d’ ORMAT…
  • En-dessous de 80°C, on s’oriente vers le chauffage direct des immeubles comme à Paris. C’est la géothermie basse température.

En bref, grâce au progrès technique, la géothermie qui se limitait aux sites les plus favorables, devient chaque jour moins chère et, bientôt, les forages très basses températures avec pompe à chaleur, rentables depuis 30 ans pour les maisons passives2, seront rejoints par les autres types d’exploitation géothermique3. On pourra pratiquement partout aller jusqu’à assurer la production d’électricité et de chaleur car la France a un sous-sol exceptionnellement favorable. Il est temps de s’y mettre !

 

  1. Une piscine a été construite par moi en 1994 selon ce principe, à peu de frais et à très peu de coûts annuels, elle offre depuis 20 ans une eau agréable tout l’hiver en région froide.
  2. Seule la maison passive qui se satisfait de 5Kw thermiques assurés par un forage à 5 000€, complété par une installation de pompe à chaleur du même prix est rationnelle. Ce système est insensé avec les maisons traditionnelles et leurs 25 à 50 Kw…
  3. Ici, seule la recherche doit être financée et non le secteur industriel lui-même comme c’est le cas avec l’éolien dont chaque kwh est subventionné… sans espoir de progrès.