France : une croissance nulle, nulle, archi-nulle !

Croissance Sapin (Crédits : René Le Honzec/Contrepoints.org, licence Creative Commons)

Sur les trois dernières décennies, le PIB français n’a augmenté que de 75% contre 143% aux États-Unis.

Par Jean-Pierre Chevallier.

La croissance du PIB réel de la France a été quasiment nulle au deuxième trimestre par rapport au premier mais en fait elle a été en baisse de 100 millions d’euros soit -0,06% en taux annualisé !

Alors que celle des États-Unis avec 3,9% a été légèrement supérieure à sa tendance lourde :

Chevallier2.1

La croissance américaine a été handicapée par un premier trimestre exceptionnellement très froid qui a paralysé les producteurs et les consommateurs alors qu’inversement la croissance allemande a été exceptionnellement très forte grâce à un hiver particulièrement doux, ce qui perturbe ce type de statistiques car elles sont corrigées des variations saisonnières habituelles.

D’une année sur l’autre, la croissance française est là encore quasiment nulle à +0,1% tandis que celle des États-Unis a été de 2,4%, c’est-à-dire proche de son potentiel optimal sans inflation et celle de l’Allemagne de 0,8% :

chevallier2.2

Sur la longue période, la croissance française tend clairement vers zéro…

chevallier2.3

… tel est le résultat de 30 ans de socialisme larvé en France contre le retournement impulsé par les Reaganomics au début des années 80 aux États-Unis.

Chevallier2.4

Depuis le 1er trimestre 1983, le PIB français n’a augmenté que de 75% contre 143% aux États-Unis !

Les dépenses de consommation des ménages (271,5 milliards d’euros au 2e trimestre) ont été inférieures à ce qu’elles étaient au dernier trimestre 2010. Au moins trois ans et demi de serrage de ceinture !

Pire encore : les investissements des ménages (23,7 milliards) ont été inférieurs à ce qu’ils étaient au dernier trimestre de… 1999 ! Au moins 15 ans de serrage de ceinture !

Les Français peuvent être satisfaits de ces chiffres car les dépenses des administrations publiques (147,1 milliards au 2e trimestre) augmentent de 1,5 à 2% par an, ce qui prouve une fois de plus la supériorité du modèle social français vanté par la nomenklatura de droite et de gauche qui en profite !

Ça va : tout le monde est en vacances, ça baigne.


Sur le web.