Patrons, émigrez !

casse toi riche con

Selon Arnaud Montebourg, les patrons doivent cesser leurs « jérémiades ».

Par h16

François Hollande l’a expliqué, Valls l’a confirmé : la rentrée sera délicate. La tension monte dans le pays, et on sent que le pouvoir se crispe, sentant venir la tempête. Tout le monde est à cran, et ça finit par se voir.

Tenez, prenez Montebourg, le ministre du moulinet économique. Il a bien capté que les gens grognaient. Il a parfaitement compris que les chefs d’entreprise tiraient la langue. Il a tout à fait enregistré que les patrons rouspétaient des avalanches de lois, décrets, taxes et impôts qu’on leur fait subir. Mais il y a un moment où trop, c’est trop. Et il le dit.

montebourg - les jeremiades ça suffit

Voilà : les jérémiades, hein, ça suffit. C’est Arnaud qui commande alors maintenant, taisez-vous. N’oubliez pas que l’État est déjà fort gentil de vous laisser exercer vos douteuses activités, alors si c’est, en plus, pour vous plaindre, ça ne va pas durer longtemps. D’autant que vous ne ferez croire à personne que payer une petite taxe ou deux soit un calvaire.

Et puis de toute façon, le gouvernement a une réponse toute trouvée à ceux qui continueraient à couiner malgré le sage conseil montebourgeois de fermer son clapet : l’expatriation (l’expulsion, c’est l’étape d’après, ne vous brusquez pas, chaque chose en son temps).

delaunay tweete

Apparemment, l’ancienne ministre des personnes âgées avancées en âge s’est senti le besoin de proposer une solution originale à un internaute qui l’interpellait pour se plaindre (le fat, l’ingrat, le mécréant !), en allant s’expatrier ailleurs svp. Notez que c’est un tantinet plus classieux que le « Casse toi, pauvre con » d’un précédent politicien, ou le « Casse toi, riche con », variante navrante d’un naufrage journalistique rigolo. Mais, en substance, la teneur est exactement la même.

Malheureusement, tout ceci n’est pas un hasard. Nos dirigeants sentent bien que la situation leur échappe, qui les accule, après les mensonges, les solutions bidons et les discours creux que plus personne ne gobe, aux invectives.

Que les commis de l’État se comportent ainsi avec ceux qui les payent, voilà une belle démonstration de leur perte de repères. Tout ceci est très rassurant.