Le papier-monnaie, de la fausse monnaie ?

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Le papier-monnaie, de la fausse monnaie ?

Publié le 4 août 2014
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Un article de l’Institut Coppet.

Passy Papier monnaieL’Institut Coppet fait paraître un nouveau livre sur le papier monnaie, par Frédéric Passy, économiste libéral français, collaborateur du Journal des Économistes, et Prix Nobel de la Paix en 1901 (première attribution).

« Le papier qui a la prétention d’être pris pour quelque chose et qui n’est rien, ce papier-là n’est pas seulement un vol de plus ou de moins, c’est un vol de tout ; ce n’est pas seulement une monnaie altérée et exagérée, c’est une monnaie nulle, radicalement nulle et volontairement nulle. »
— Frédéric Passy

Frédéric Passy est un économiste français du XIXe siècle resté célèbre pour sa défense de la liberté et de la paix, qui lui valut de recevoir le tout premier prix Nobel de la paix de l’histoire, en 1901. Issu d’une famille orléaniste déjà auréolée d’une grande gloire dans la science de l’économie politique, grâce notamment à son oncle Hippolyte, Frédéric Passy donna des cours et conférences d’économie politique dans plusieurs universités françaises, comme Bordeaux ou Montpellier. Contributeur fidèle du Journal des Économistes, il fut l’un des piliers de l’école libérale en économie, de ses premières contributions en 1857, jusqu’à sa mort en 1912 à l’âge de 90 ans. En 1909, aux dernières heures de sa vie si prolifique, Frédéric Passy prit le soin d’exposer une dernière fois sa position sur cette question importante, dans un court ouvrage au titre énigmatique d’Histoire d’une pièce de cinq francs et d’une feuille de papier, dont nous fournissons ici la première réédition jamais parue. Passy y fournit l’analyse critique du papier monnaie, considéré comme une monnaie sans valeur, reposant sur la seule confiance des peuples envers des gouvernements qui en ont si souvent abusé.

Précédé d’une introduction « La pensée monétaire de Frédéric Passy », par Me Nguyen et Benoît Malbranque.

Frédéric Passy, Le papier monnaie est de la fausse monnaie (1909), Institut Coppet, 2014, 132 pages.

À acheter sur Amazon – 7.40€ ou à télécharger gratuitement en format .pdf.

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  • Apocryphe Polisson
    4 août 2014 at 11 h 37 min

    .
    Un peu fumeux ! (Rien à voir avec le tabac-monnaie).

    L’unification des systèmes des poids et mesures est une raison et une condition de la monnaie abstraite.

    Quand au passage de la pièce (ronde) au papier (quadratique) c’est une des manifestations du tropisme de dématérialisation qui touche tout.

    Au début la monnaie était objet de nature-spontanée, puis a pris des formes patatoïdes vaguement rondes, puis exactement ronde, puis le passage au papier quadratique plus léger, moins matérielle, puis aujourd’hui abstraite, simple information.

    Faut avoir de l’oseille pour faire du blé de l’avoine, beaucoup de blé pour faire cent patates, plus encore pour faire faire son beurre; les radins ont des radis, ils ne manquent pas de trèfle.

  • Je suis un peu surpris que cette question, franchement revienne. S’être affranchi d’un étalon de métal précieux fut une révolution économique, avec ses inconvénients certes, mais quel outil de croissance..De toutes les façons, le monde bancaire s’en était déjà plus ou moins affranchi, avec la lettre de change et ses dérivés…(et ses faillites retentissantes alors…). Aujourd’hui le Bitcoin repose la question , sera t il la révolution économique de demain? Et permettra t il l’avènement d’un système monétaire mondial hors d’atteinte des manipulations des grands états?

  • Un billet de banque est un bon pour une part de ce qui se trouve à l’actif de l’émetteur du billet. Prétendre que tous les « bons pour… » – tous les engagement pris par humains – sont à jeter à la poubelle, cela revient à prétendre que les humains étant par nature non dignes de confiance, et que leurs promesses ne valant rien, il convient de ne pas accepter de se faire payer avec des promesses (tout papier-monnaie représantant une promesse de l’émetteur)… càd exactement l’inverse du postulat sur lequel repose une société libérale, à savoir que la confiance mutuelle entre individus libres peut exister, pour autant que des garanties suffisantes soient apportées.

    Si je suis producteur de pommes, et si je vis dans un hypothétiques pays libre, où n’existe pas ce communisme monétaire pur et dur imposé par l’Etat, je peux émettre moi-même des billets de « 1 bon pour un kilo de pommes », ainsi que des billets pour 5, 10 ou 50 kilos de pommes. Ces billets sont des promesses formelles, faites par moi, de pouvoir être échangés à tout moment contre les pommes que je produis. Et à la condition expresse que mes fournisseurs acceptent (librement, évidemment) ces billets en guise de moyen de paiement, je peux les payer ainsi. Je bénéficie ainsi d’un crédit gratuit, crédit qui circule comme monnaie, tant que les billets que j’ai fait circuler ne sont pas rentrés dans ma caisse. Bien sûr, pour que mes billets soient acceptés, pour que les gens me fassent confiance, pas question que je puisse surémettre : pas question d’émettre des bons pour des pommes qui n’existent pas et n’existeront jamais. Pas question non plus d’émettre des « bons pour des bons pour 1 kilo de pommes » (ce que sont les reconnaissances de dettes des Etats dans les bilans des banques centrales) et de financer les déficits de mon entreprise en les photocopiant par milliards. Pas question non plus d’opacifier mes comptes en cachant mes opérations dans du hors-bilan : tout écart serait automatiquement sanctionné par la perte de confiance des détenteurs de mes billets, d’un bank run sur mes pommes, et de la perte de mon crédit gratuit. Dans un système financier libre, non régulé par l’Etat, la sanction de toute imprudence est immédiate. Marx lui-même l’avait souligné, dans son « Gründrisse », lorsqu’il faisait remarquer que le système écossais de banques libres (18ème et 19ème siècle), dépourvu de toute régulation étatique, n’avait pas subi la moindre crise en plus d’un siècle d’existence, démentant ainsi lui-même la fable étatiste selon laquelle les crises financières sont inhérentes au capitalisme.

    Le fait qu’une monnaie imposée par la loi de l’Etat (comme l’euro) finisse toujours par ne plus représenter que des « bons (photocopiés à l’infini) pour une part (infime, à force de photocopier) des reconnaissances de dette émises par des fonctionnaires grecs » n’implique pas que tous les engagements humains (qu’ils soient ou non signés sur un papier) doivent être considérés comme sans valeur. Lorsque la confiance dans la parole donnée par chacun est issue d’une décision libre des individus et non d’une quelconque coercition exercée par un gang de fonctionnaires, seules subsistent les promesses dignes de cette confiance.

    • Explication brillante, merci beaucoup !

      Je vais dévorer ce livre, merci aussi à l’Institut Coppet pour cette… Première réedition ? Fantastique.

  • Sur ce sujet, il faut avoir lu ceci:
    http://bastiat.org/fr/maudit_argent.html

    Je suis très curieux de lire l’ouvrage de F Passy.

    Pour ma part je ne crois pas que le papier-monnaie soit du vol en soi.
    Je crois qu’il le devient toujours, à cause de l’avidité du pouvoir.
    Je crois que l’argent est une technologie de l’information, et que l’or est une monnaie naturelle.
    En principe rien n’interdirait qu’une monnaie soit artificielle, sinon l’hubris de politiciens.

    Qui plus est je crois que la question de la monnaie, naturelle ou fiat, est accessoire.
    C’est l’ampleur de la dépense publique qui compte.
    Si l’État consomme 5% des ressources, qu’importe que la monnaie soit artificielle.
    L’État peut même se financer exclusivement par création monétaire.

    Cessons donc de nous focaliser sur la monnaie fiat: Une technologie ne peut pas résoudre un problème politique.
    Notamment, le choix politique consistant à imposer l’étalon-or ne peut pas résister à l’hubris de politiciens.

    Oublions donc ces débats et militons pour la seule solution politique à la mégalomanie des politiciens: La démocratie directe.

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