Le travail au noir c’est noir, il n’y a plus d’emploi

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Le travail au noir c’est noir, il n’y a plus d’emploi

Publié le 27 juin 2014
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Pour ceux qui ne l’auraient pas remarqué, les finances de l’État sont un peu tendues actuellement, et les mesures se multiplient pour permettre à tous nos services publics de joindre les deux bouts, depuis le relèvement de la taxe de séjour hôtelier de 1,5 € à 8 € (tiens, prends ça dans les dents, vache à lait de touriste !) jusqu’aux économies (toujours aussi fines et calibrées) sur un budget étudié à la loupe pour ne surtout pas le réduire (tiens, prends ça dans les dents, vache à lait de contribuable !). On ne sera donc pas surpris qu’un récent avis émis par le Conseil Economique, Social et Environnemental remette le couvert au sujet du méchant travail au noir.

Pour le CESE, pas de doute, le travail au noir est une plaie qui représente une part de plus en plus importante de l’économie. Et lorsque l’État cherche de la fraîche, il est très difficile de ne pas lorgner, la bave aux lèvres, sur ce morceau qui échappe ainsi à la ponction.

oooh filocheParce que, mes petits amis, si le travail au noir enquiquine tant le CESE, ce n’est pas d’abord parce que les personnes qui le pratiquent seraient d’une moralité douteuse. Ce n’est pas non plus parce qu’elles pourraient s’exposer à des déconvenues pénibles, au-delà même des amendes douloureuses qu’une administration efficace voudra leur infliger. Après tout, qui dit travail au noir dit personnes mal couvertes et en cas de souci, par maladie ou accident, elles se retrouvent dans une position délicate, et bien sûr, le CESE conserve cet aspect à l’esprit. Il note même qu’un travail effectué au noir ne garantit pas le résultat sur facture au consommateur (et pour cause, hein, il n’y a pas de facture), pas plus qu’il ne garantit de protection au travailleur. Certes, certes. Mais ce qui le chagrine vraiment, dans cette forme de travail discrète, c’est que, je cite :

… l’importance de l’économie non déclarée jette une lumière peu avenante sur le consensus social : quête du profit à tout prix, refus de participer au redressement des comptes publics, refus de prendre sa part dans le financement de droits acquis à tous.

wtf filocheAutrement dit, ce qui défrise l’État, les administrations publiques et les gens du CESE, c’est que le travail au noir est l’antichambre de l’enfer asocial, la rupture du vivrensemble, l’attaque en règle contre le consensus social, et la perversion finale et rédhibitoire de la société par une recherche de profits en oubliant les droits zacquis et tout le tralala collectiviste.

Le travail au noir, c’est vraiment la pire des engeances puisque c’est l’exemplification parfaite de ces comportements ultralibéraux, turbocapitalistes qui n’hésitent pas à danser avec de grosses chaussures ferrées sur le cadavres de chatons mignons. C’est tignoble (la version un cran au dessus de l’ignoble), c’est tonteux (la version deux crans au-dessus du honteux), c’est tabominable (la version trois crans au dessus d’abominable). Et c’est bien sûr tinterdit parce que cela fait, d’après leurs petits calculs précis sur cette masse inconnue, plus de 20 milliards d’euros de manque à gagner pour les comptes sociaux, selon l’évidence maintes fois martelée que si l’État pouvait mettre la main dessus, le travail serait tout de même effectué et la taxe serait bien perçue.

Implied Facepalm

Devant ce constat, que propose donc le CESE ? Essentiellement, une fois l’étape « prévention » (et « simplification des démarches administratives) rapidement évoquée, sans doute parce que tout le monde sait exactement ce que « simplification » veut dire dans ce pays, quelques habituelles interdictions fleurissent rapidement suivies d’un bon gros flicage des familles avec un renforcement des contrôles, papiésiouplait, et, probablement, un recours accru à la délation, pour ne rien changer. Enfin, le volet sanctions lourdes et vexatoires n’est bien sûr pas en reste avec la proposition de définir la notion de fraude sociale, permettant à l’URSSAF de confondre les patrimoines des personnes morales et physiques, parce qu’après tout, nous sommes en France et la propriété privée, la séparation des personnes physiques des morales et la protection du citoyen, tout ça, c’est terriblement has been.

Difficile, ici, de garder son calme devant ce qu’on pourrait croire écrit par un Gérard Filoche en pleine forme. À l’évidence, le CESE, les URSSAF et toute la flicaille du Travail Bien Dans Les Clous ne supportent pas du tout l’idée même que certains pourraient vouloir travailler indépendamment de leurs bons offices. D’autant que, de contrôles en contrôles, les chiffres indiquent une tendance alarmante à l’augmentation des cas litigieux, ce qui incite bien évidemment à sévir plus sévèrement, et à contrôler plus fermement encore l’année suivante.

redressements travail au noir ACOSS URSSAF

Autrement dit, plus les contrôles se font tâtillons, plus les sanctions s’élèvent en intensité, plus les cas de travail au noir se font nombreux. C’est vraiment étrange. Et à bien y réfléchir, cette histoire de manque à gagner pour les organismes sociaux ne laisse pas de surprendre, finalement.

Rappelons que l’argument principal pour déclarer un salarié est qu’ainsi, celui-ci est couvert socialement (pour sa retraite, son chômage, et sa maladie). Les autres arguments sont, en toute théorie, périphériques (normalement, on ne cotise pas pour équilibrer des caisses, mais pour s’assurer, de même qu’on ne prend pas une assurance incendie pour faire plaisir à la compagnie mais pour obtenir quelque chose en cas de sinistre, vous me suivez ?) Or, si l’on omet les cas où toute l’idée du montage salarial est d’obtenir des prestations frauduleusement alors que personne n’a payé les cotisations, on se retrouve avec le cas largement le plus fréquent, celui où la personne travaille simplement sans avoir été déclarée aux administrations aussi pléthoriques qu’obtuses que notre beau pays nourrit très généreusement.

cerfa travail dissimuléCe qui revient donc à un contrat, tacite ou écrit, entre deux adultes, un qui paye pour une prestation et l’autre qui l’effectue, sans aucun autre intermédiaire. Et chacun prend, dans ce cas, ses pertes, ses gains, et ses responsabilités. De loin, on dirait en fait cette forme subtile de relation qu’ont entretenu les Hommes entre eux depuis que le monde est monde. Des fortunes se sont ainsi faites. Des chefs-d’œuvre furent ainsi constitués (Michel-Ange n’avait pas de couverture sociale, les tailleurs de pierre de cathédrales n’ont jamais goûté à la visite inopinée de l’Inspection du Travail tout comme les gâte-sauces de Vatel). Des générations de travailleurs, de tous horizons, de tous temps, ont ainsi pu exercer leur art. Et bizarrement, cela n’a pas trop mal marché, ici comme ailleurs.

Pendant que le CESE fulmine sur les méchants employeurs au noir, certains se rappelleront qu’il y a moins de 40 ans, la France ne croulait ni sous les Cerfas, ni sous l’imposante paperasserie débile qu’on demande maintenant pour déclarer quelqu’un. Et pourtant, pourtant, cette France fonctionnait malgré tout. Les gens ne mouraient pas dans la rue dans des râles poignants, l’anarchie n’était pas aux portes de Paris. Mieux : le pays comptait moins de chômeurs, et l’écart entre le salaire net et le salaire brut n’était pas gigantesque.

fiche de paie, décembre 1973

À en croire le CESE de 2014, la France de 1973, bien à l’aise dans ses petits bouts de papiers et ses déclarations fort sommaires, barbotait dans la quête du profit à tout prix. À voir les taux rikikis pratiqués, les uns et les autres, en parfaits salauds, refusaient de participer au redressement des comptes publics. Si l’on se rappelle qu’à l’époque le travail au noir était estimé à 4 % du PIB (il a triplé depuis), on a bien du mal à trouver dans les solutions préconisées par le CESE une réelle opportunité d’amélioration.

oh filocheLa réalité, masquée par les couinements stridents de goret égorgé que les confrères de Filoche poussent à chaque entorse du droit du travail (pavé indigeste dont Sapin entend réduire la taille en l’écrivant plus petit), c’est que l’administration française a lentement mais sûrement asphyxié toute envie de déclarer un travail. Pire encore : ce travail au noir est, très souvent, constitué de ces milliers de bricolages plus ou moins importants consentis entre voisins, cette myriade de chantiers petits ou modestes qui entretiennent, réellement, ce lien social dont nos collectivistes se barbouillent les babines à longueur de temps. Et c’est précisément ce lien là qu’ils font disparaître avec leurs contrôles de Gestapistes en herbe, leurs formulaires illisibles, leur paperasserie incongrue et leurs sanctions vexatoires.

La France croule sous ces parasitages, dans le bruit assommant de ces mouches du coche insupportables, au milieu des injonctions consternantes de ces inspecteurs inutiles des travaux finis. Chaque nouvelle règlementation, chaque nouveau cerfa finement ciselé dans un code du travail toujours plus épais crée son lot de travailleurs au noir. Et devant cette vague, que font nos membres du CESE ? Ils ajoutent une louchée de règlementation et de cerfas.

Forcément, ça va marcher.

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  • Le cash, les comptes offshore, l’Etat va gueuler comme un putois. Ce n’est pas près de s’arranger, les mesures prises sont vraiment contre productives. Y a t il une seule personne ayant du bon sens dans ce gouvernement de loosers ?

    Sic transit republica socialista

    • Exact, je n’y avais jamais pensé ! La fin de la courbe est-elle réellement asymptotique ? Aucun gouvernement n’avait jamais été assez stupide pour que l’on puisse le constater, mais nous allons bientôt le savoir !

      • Je suis expert-comptable, et je constate de très près que le facteurJMRMCAQPJMFE augmente en léger décalage avec la hausse des prélèvements (entre 1 et 3 ans), mais surtout baisse très peu avec les petites réductions de pied de facture qu’ils nous font parfois (le CICE étant le dernier en date).
        Par exemple, la baisse des prélèvements sur les salariés à domicile n’a permis de récupérer qu’une faible partie de l’activité déclarée. Pas folle la guêpe.

        • Bonjour
          A priori la partie gauche de la courbe tend vers zéro, sans l’atteindre. Faut bien manger.
          Ceci étant dit être partie prenante d’une expérimentation (comme nos ‘amis’ de la RDA) n’est pas pour me faire plaisir, connaissant les résultats.

    • LE TROP PLEIN DE FONCTIONNAIRES CRÉE À DOUBLE-PROPORTION UN CHÔMAGE INÉLUCTABLE

    • Non car apparemment le gouvernement aurait pour projet d’inverser la courbe de Laffer avant la fin de l’année.

      • Comme le gouvernement dit blanc et fait noir, votre commentaire signifie que c’est l’inverse qui va se passer, je présume et anticipe sans trop d’erreur.

    • Bizarrement selon Natixis il n’y aurait pas de courbe de Laffer en France : http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=73852

      • Hehe.
        Ils veulent simplement dire que comparativement à d’autres pays une courbe de Laffer ne se manifeste pas en France malgré un tel niveau de taxation.
        Surement lié à l’ingénierie fiscale française, pays qui pro dans ce domaine (c’est la France qui a inventé la TVA par exemple).

        • Je pense que ca tient surtout grâce à la propagande servie par les journalistes et médias, grassement financés par nos impôts. Miam la réduction d’impôt spéciale journalisme. Chomp le régime des intermittents. Et paf si tu dis le contraire.

      • En gros ça veut dire que pour diverses raisons les Français se laissent plus facilement tondre que d’autres peuples.

        • Sauf quand ils s’emparent de la tondeuse et vous font un ras-du-cou…

        • Je confirme le commentaire de Thibs. Le Français est laxiste jusqu’à 98% quand il se fait tondre ou humilier, mais passe à la bombe atomique dès que la cocotte/chaudière arrive dans les deux dernières unités. La forte résistance de la cocotte minute lui permettant de résister longtemps mais après elle saute à la figure de celui qui a voulu faire joujou trop longtemps avec le feu. Si Normal Ier veut se préparer à son destin, il devrait aller à la quincaillerie du Faubourg Saint-O et faire chauffer toute une nuit une cocotte minute à blanc même après qu’elle n’ait plus d’eau et il comprendra alors mieux le scénario dans lequel il s’est mis acteur principal.

          Je pense qu’après, il s’accommodera vite d’une fin « à la Varennes ». Vite trouvons nous une Cour Européenne avec une Princesse en âge de se marier ! Monaco, non ! Elles sont toutes casées et les plus jeunes sont … vraiment jeunes, bien que la p’tite comédienne soit pas vraiment vieille…

    • En plus, quitte à employer des gens au black, autant utiliser des outils modernes comme une crypto-monnaie alternative du genre Bitcoin. Plus besoin de cash ou de comptes offshore.

  • Avec8% de prélevements et une feuille que chaque entrepreneur de banlieue sans certif, pouvait remplir sans comptable, les français étaient-ils mal soignés en 1974?

  • Quand Poutine a simplifié une bonne part des paperasses et crée la flat tax à 13%, les recettes de l’état ont doublé. C’est marrant comme dans l’ancienne patrie des collectivistes forcenés théoriques, comme en Grande Bretagne ( qui revient de loin c.f. Les années 70!) les guichets uniques et la simplicité règnent( a peu près… Mais en venant de France c’est un sentiment de liberté jamais vu).

  • « une lumière peu avenante sur le consensus social » : ah, enfin ! Le CESE s’avise que cette crise est la crise de la social-démocratie. Mais ils n’ont pas encore compris que c’est la fin, que cette crise est leur crise terminale. Ce sera pour le prochain neurone mobilisé.

    « quête du profit à tout prix » : remarque sans surprise de la part de parasites grassement nourris sur la bête, n’ayant jamais eu besoin de travailler pour vivre. Sans profit, sans salaire, comment fait-on pour manger ? La cantine du CESE serait-elle gratuite pour tous ?

    Sinon, quand le jour sera venu où il faudra faire vraiment des économies, le CESE est en pôle position. Ce serait bien le diable qu’on ne trouve pas quelques dizaines de millions d’économies avec ce machin superfétatoire.

  • Deux mythes socialistes :
    – l’interdiction du travail au noir crée du travail au blanc (le pluriel donne la version national-socialiste 🙂 )
    – la réduction de la police apporte joie et bonheur.

  • L’augmentation de la taxe de séjour représente 533% d’augmentation. Non, je n’ai pas oublié une virgule il s’agit bien de cinq cent trentrois pourcents. Les hotels qui vous coutaient 100EUR vous en couteront 13 eur de plus qu’avant! Pourquoi? Ben pour payer les achats de votes de Fanfoué! Vas y sale contribuable! Paye et tais toi! T’as encore de la chance qu’on te laisse repartir en vie alors ferme la! Ou bas-toi comme un homme!

    • C’est sur le tourisme en location que cela va douiller sec.
      Pour une semaine à 500, cela fait 18%2 de hausse potentielle.
      Et comme rien n’est jamais trop beau, ni les petits profits intéressés trop grand, il est à parier que la hausse maximale sera appliquée, entraînant à son tour de la location au noir puis à nouveau plus de répression en retour ❗

    • Je me trompe peut-être mais je crois que la taxe de séjour représente un forfait journalier à payer quoi qu’il arrive. Donc les 533% d’augmentation représentent juste 6,50€ par nuitée où qu’on la passe.

      L’impact sera donc beaucoup plus important dans un camping que dans un hôtel à 100€ la nuit.
      – l’hôtel passera de 100€ à 106,50€. (+6,5%)
      – le camping 2 étoiles de base de 15€ à 21,50€ (+43%)

      Et dire que je reviens dans ce pays de fous pour les vacances…

  • Ils n’ont pas compris non plus que bosser au noir est souvent une question de survie. Ce n’est pas faire du profit (à la manière des méchanpatronducacgnagnagna) que de gagner quelques picaillons supplémentaires pour payer ses charges, sa sécu, etc. C’est, le plus souvent, de la survie. Et quand le travail au noir augmente, c’est plutôt un signe de la mauvaise santé de l’économie d’un pays. Bref, le travail au noir est souvent la dernière marche digne avant le plongeon dans la mare des tronçonnages de fils de cuivre en bordure d’autoroute ou des vols de portefeuilles en milieu touristique hostile.

  • LA PLÉTHORE DE FONCTIONNAIRES VOLE L’EMPLOI DU SECTEUR MANUFACTURIER

  • Il y a aussi le fait que le travail en noir démontre que la création d’emplois est très prolifique dès lors que l’État n’est plus là pour empêcher les gens de travailler en rond…
    Le gouvernement se faisant élire des emplois voit dans le travail en noir une concurrence qui les fait passer pour des inutiles et pire, souligne qu’ils sont nuisible.

  • Le travail au noir étant l’activité la plus dégagée des contraintes, taxes et lois de l’Etat, l’économie souterraine est la plus libre de toutes.
    Merci qui ?
    Le socialisme est la voie la plus directe vers le libéralisme.

  • Je me souviens d’un de mes oncles « soyeux » lyonnais qui payait son personnel en liquide tous les 15 jours, c’était à l’époque des 30 glorieuses, à la fin des années 50 … Il partait avec une mallette attachée à son poignet avec une chaine.
    Comme les temps ont changé !

  • C’est amusant – comprenez-moi – de voir combien les principes élémentaires de la systémique sont complètement ignorés par les socialistes. Si on observe un phénomène du type « the more you push, the more the system pushes back », c’est qu’il y a une rétroaction négative. Mince de mince.

  • Rivage de Bohème
    27 juin 2014 at 14 h 53 min

    Lorsque ne faisais mes études de droit dans les années 60, on enseignait presque uniquement le CDI. Le CDD était une rare exception. Tout simplement parce que le CDI comportait ce que l’on appelait alors une faculté des résiliation unilatérale. Le salarié pouvait librement démissionner et l’employeur pouvait librement licencier. Sous l’impulsion de l’État, le licenciement a été sur-réglementé. Le CDI n’est plus aujourd’hui un contrat mais un quasi-statut.
    Le chômage, le travail au noir en résultent. D’autant que la folie réglementaire ne s’est pas limitée au contrat de travail. Toute action humaine nécessite aujourd’hui une expertise administrative et fiscale. Le meilleur exemple est celui de la garde des jeunes enfants. Impossible d’avoir recours à la voisine que l’on paye en espèces. Travail au noir ! Il faut faire appel à une assistante maternelle agréée, c’est-à-dire approuvée, déclarée, enregistrée, fichée. Cela n’a-t-il pas un léger relent Allemagne de l’Est, STASI ? Nous ne sommes plus vraiment en démocratie à beaucoup d’égards.

  • C’est extra cette feuile de salaire de 73. Il suffit de remplacer francs par euro et on a un smicard en 2014 (meme le cout du pain, en imaginant que c’est un pain de 500 g)

    il y a 40 ans un franc est égal à un euro.

    Par contre il n’y a pas les cotisations patronales. Ca devait etre une autre déclaration.

  • « Ils ajoutent une louchée de réglementation »… et touchent un joliment rondelet salaire de bons parasites: la bureaucratie dans toute sa splendeur virginale.

  • Vous citez « … l’importance de l’économie non déclarée jette une lumière peu avenante sur le consensus social : quête du profit à tout prix, refus de participer au redressement des comptes publics, refus de prendre sa part dans le financement de droits acquis à tous. »

    je dirais que pour le coup, ils n’ont pas complètement tort. Bon d’accord, ils enrobent le truc de moraline mais il faut reconnaître qu’il y a une part de résistance dans le travail au noir. Enfin, c’est comme ça que je le vois. Il y a quelque chose de jouissif à l’idée de leur couper les vivres.

  • « … l’importance de l’économie non déclarée jette une lumière peu avenante sur le consensus social : quête du profit à tout prix, refus de participer au redressement des comptes publics, refus de prendre sa part dans le financement de droits acquis à tous. »
    Description qui dans mon quartier s’applique aux fraudeurs aux assurances sociales et employeurs de travailleurs au noir: professeurs, socialistes encartés (avec piscine), communistes….

  • Le choix est simple pour un français aujourd’hui :
    – être fonctionnaire (planque provisoire, l’État est en faillite)
    – être salarié du CAC 40 (grosses charrettes pour augmenter la productivité)
    – être salarié d’une PME (faillite ou délocalisation probable sous un cycle de 6 ans)
    – être employé unique d’un petit patron (s’il vous donne un salaire minimum, c’est que lui fait pas de grosses affaires et que son CA annuel est déficitaire alors qu’il se paye à peine comme il vous paye)
    – être à son compte (et faire partie des CSP indépendants qui sont la vache à lait de l’État ou se payer à peine d’un demi SMIC/mois)
    – être au RSA, la retraite ou à Pôle Emploi (cela revient au même, ces caisses seront bientôt en cessation de paiement)

    En fait, en fin de cycle socialiste, nous arrivons à un vrai système de solidarité transversal et vertical. Il n’y a plus d’argent pour personne et tout le monde finit par travailler au noir, à s’entraider. Il y a bien sûr toujours des aigrefins qui font du business sur le dos des autres mais ils finissent toujours mal, au bout d’une balle ou d’une vengeance, malgré leurs tueurs à gage. Car même en période de crise, l’honnêteté est la seule des valeurs, sinon, on se retrouve avec le crâne rasé et/ou 6 pieds sous-terre.

    La seule société viable et vivante devenant le travail au noir – le contrat basique entre un demandeur et un offreur de services – le seul risque à prendre désormais est d’éteindre la société officielle dite CERFA, de remettre tout à plat et de recommencer tout à zéro en brûlant toutes les conneries estampillées ENA pondues par les crânes d’œuf depuis 1945.

    De toutes façons, coe on doit faire des omellettes avec tous ces crânes d’œufs à terme, la première chose àç faire est de les tuer par l’argent, en ne cotisant plus, en ne déclarant plus, en oubliant cet Etat qui a cessé d’être utile car il apporte plus d’inconvénients que rend de services.

    Après, qu’il veuille s’en prendre à la légitimité et à la souveraineté du peuple, il verra de quel bois il se chauffe. La mitraille tuera peut-être les premières lignes, mais les 2è voire les 3èmes vagues d’assaut seront capables de passer outre toutes les barricades et d’ailler chercher les responsables dans leurs tours d’ivoires et leurs bunkers, même si ceux-ci sont bétonnés, pour les pendre haut et cout.

    Je ne fais que décrire une Révolution en marche. Si c’était la première en France, cela se saurait, je serais traité d’agitateur public. Les agitateurs publics qu’ils faut arrêter aujourd’hui, on sait tous où ils sont. Ils sont dans les palais de la République. Eux sont illégitimes, l’ont prouvé, doivent partir sans délai.

  • Mon experte comptable m’a informé du risque d’un contrôle URSSAF,
    – Je n’ai rien a craindre, je n’ai pas confié ma protection sociale ni celle d’aucun salarié a cette entreprise inquisitrice.
    – Pardon ? me fit elle.
    – Je n’ai signé aucun contrat avec cette mutuelle, a quel titre viendraient ils chez moi? L’URSSAF est une entreprise avec un numéro de siret, pas une force de police, et même si c’était une force de police, il leur faudrait l’autorisation d’un juge pour rentrer chez moi. Il est hors de question que je me soumette a une entreprise avec laquelle je n’ai aucune contrat. Qu’ils viennent prendre un cour de droit quand ils veulent.

  • Amha, on néglige trop souvent dans l’analyse des causes du travail au noir sa simplicité.
    Car au delà de la fraude aux prélèvements divers et variés, il est aussi l’expression d’un contrat simple de gré à gré, dont l’objet n’est plus soumis aux réglementations. En d’autres termes, le mur construit ou le cours de maths ne sont plus encadrés par les bâtiments de France et s’affranchissent des codes en vogue à la direction des programmes de l’Ed Nat.
    C’est pour beaucoup la plus directe expression de la simplification administrative dont on nous rabat les oreilles sans jamais la connaître.

    • Le travail au noir est double: il est à toute petite échelle individuelle, occasionnel, mais si l’ on met bout à bout les petites sommes de tva non perçue cela représente effectivement beaucoup d’ argent. Et il est aussi parfaitement institutionnalisé chez certains esprits, à la vue et aux yeux de tous, de ceux qui ne bossent qu’ au black et qui parfois double la mise avec le RSA.
      C’ est en tout cas une soupape pour beaucoup de gens au petit revenu, et surtout évite le merdier administratif pour des petits contrats et des petites factures. Pour un professionnel, ce sont aussi des frais bancaires en moins!
      Bref, en ces temps interminables de crise, le gouvernement serait bien inspiré de tolérer les petits écarts comme il se dédouane lui-même de ses grands écarts.

  • Le bulletin de salaire dans les années 70 🙂
    Il y avait combien, allez 10% de taxes…
    Maintenant il y en a combien , 50% ?

    On vit mieux? Non.
    On se fout vraiment de notre gueule.

  • http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19640049/201312010000/822.11.pdf

    Comparez !!

    74 articles dans un cas (la Suisse).
    11 000 dans l’autre cas (la France).

    Qui peut dire, honnêtement, que la Suisse est un pays d’esclaves sous le joug de patrons tyrans ?

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