Richard Cobden, le maître anglais de Bastiat

Présentation du maître oublié de Frédéric Bastiat : Richard Cobden, leader de la ligue anglaise pour le libre-échange.

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Richard Cobden (Image libre de droits)

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Richard Cobden, le maître anglais de Bastiat

Publié le 20 juin 2014
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Par Benoît Malbranque.
Un article de l’Institut Coppet.

richard-cobden-236x300Quand nous observons des grands penseurs comme Bastiat, nous sommes souvent incités à penser que les génies naissent d’eux-mêmes. Nous pensons que si notre grand libéral a bien eu des disciples, il avait assez de talents en lui-même pour se dispenser du besoin d’un maître. Du moins, si un maître doit être trouvé, aucun débat ne semble devoir avoir lieu, car c’est vers Jean-Baptiste Say que les regards se tournent. Ainsi en est-il de cette histoire : Jean-Baptiste Say est le maître de Bastiat, et Bastiat est le maître de tous les économistes libéraux qui lui ont succédé.

La simplicité de ce récit nous le rend vraisemblable. Notre fierté de Français, aussi, nous le fait croire. Et pourtant, l’étude biographique de Frédéric Bastiat rend obligatoire la reconnaissance d’un maître non français, et ce maître est l’anglais Richard Cobden.

La vie et les combats de Richard Cobden

Originaire du sud de l’Angleterre, Richard Cobden commença dans les affaires, qui lui apportèrent une fortune rapide. Ayant acquis beaucoup de temps libre suite à ce succès rapide et considérable à la fois, il se consacra progressivement à la discussion des questions économiques, écrivant d’abord des lettres dans le Manchester Times, puis préparant la publication de brochures plus étendues.

En 1836, huit ans avant que Bastiat ne publie son premier écrit, Cobden fit paraître un court pamphlet défendant une politique étrangère très nouvelle : la paix, le libre-échange, et la non-intervention. Cette publication lui offrit tout le soutien des libéraux de Manchester et de sa région, dont il devint peu à peu comme le porte-parole.

En 1837, poussé par ses nouveaux adeptes, Cobden se présenta aux élections des députés mais fut battu. Ce ne serait que partie remise. L’année suivante, Cobden trouva une manière plus efficace d’employer son temps. Avec ses amis de Manchester, comme George Wilson et John Bright, il fondit l’Anti-Corn Law League, cette Ligue anglaise à laquelle Bastiat consacrera un livre complet – Cobden et la Ligue (1845). Cette ligue était opposée aux Corn Laws, des lois restreignant l’importation de céréales en Angleterre, dans le but de protéger les producteurs nationaux, mais qui en fait avaient un effet désastreux sur le niveau de vie des masses, en faisant hausser les prix.

Richard Cobden n’était peut-être pas le plus talentueux ni certainement le plus savant du mouvement, mais il fut le travailleur le plus acharné, le propagandiste le plus infatigable. Et son effort est payant : la Ligue devient de plus en plus populaire et réussit à lever des sommes considérables (75 000 livres), et Cobden lui-même est élu député.

L’admiration de Frédéric Bastiat pour Cobden

C’est en 1844 que Frédéric Bastiat, homme de 43 ans né à Bayonne, découvre la lutte de la Ligue anglaise de Richard Cobden. Sa première réaction est de s’indigner de la profonde indifférence dans laquelle on garde ce combat qu’il considère comme historique. Très admiratif de la Ligue anglaise, il commence à écrire des articles en faveur du libre-échange, dans le style de ceux publiés de l’autre côté de la Manche. Ses premiers articles sont publiés en 1844 dans le Journal des Economistes. Cette même année, il prend l’initiative d’envoyer une lettre très élogieuse à Cobden, qui est datée du 24 novembre 1844. Le premier contact est pris. Il aboutira en 1845 à la rencontre entre les deux hommes et à l’écriture par Bastiat de son premier livre, Cobden et la Ligue, après des mois de correspondance suivie.

Dès l’introduction de ce livre, Bastiat ne cache pas l’admiration qu’il voue à Richard Cobden :

« Cobden est à Smith ce que la propagation est à l’invention ; aidé de ses nombreux compagnons de travaux, il a vulgarisé la science sociale ; en dissipant dans l’esprit de ses compatriotes les préjugés qui servent de base au monopole, cette spoliation au dedans, et à la conquête, cette spoliation au dehors ; en ruinant ainsi cet aveugle antagonisme qui pousse les classes contre les classes et les peuples contre les peuples, il a préparé aux hommes un avenir de paix et de fraternité fondé, non sur un chimérique renoncement à soi-même, mais sur l’indestructible amour de la conservation et du progrès individuels, sentiment qu’on a essayé de flétrir sous le nom d’intérêt bien entendu, mais auquel, il est impossible de ne pas le reconnaître, il a plu à Dieu de confier la conservation et le progrès de l’espèce. »

En 1846, le combat de Richard Cobden s’acheva avec le succès attendu : les corn laws furent abolies. Ce fut un grand succès pour le libéralisme. Quelqu’un qu’on peut difficilement soupçonner d’avoir une trop grande sympathie pour le libéralisme anglais, Karl Marx lui-même, affirmera en 1848 que « L’abolition des corn laws en Angleterre est le plus grand triomphe que le libre-échange ait remporté au XIX° siècle. » (Discours sur le libre-échange). Bastiat fut d’accord avec cette caractérisation.

L’influence de Richard Cobden sur Frédéric Bastiat

Frédéric Bastiat tâchera de se conformer à Richard Cobden, son modèle anglais. Il fondera en France une Association pour la Liberté des Echanges, calquée sur la Ligue anglaise.

La France était le pays le plus apte à recevoir l’influence de la ligue de Cobden en faveur du libre-échange. Ces idées n’étaient peut-être pas plus majoritaires que dans d’autres pays européens, mais en France s’était constituée une élite organisée pour défendre ces principes, du moins dans le domaine de la théorie. En décembre 1841 avait été créée la Société des Economistes, autour de Charles Dunoyer, Horace Say, Pellegrino Rossi, et Michel Chevalier. L’année suivante paraissait leur journal, le Journal des Economistes. Dans le domaine de la théorie économique, c’était une avancée bien supérieure à tout ce qui était fait en Europe.

Cependant, pour diverses raisons, ces économistes étaient très actifs sur l’économie pure, mais montraient peu d’intérêt pour les questions de politique pure. Ils furent peu nombreux à se présenter à des élections, et leurs domaines de recherche mêmes ne dépassaient pas la théorie économique abstraite.

Comme nous l’avons indiqué, Bastiat écrivit ses premiers articles pour défendre en France les idées de la Ligue anglaise de Cobden. Son premier article fut intitulé « L’influence des tarifs Anglais et Français sur l’avenir des deux peuples ». Avec celui-ci, Bastiat se positionnait directement sur le terrain de la politique, ce qui était une chose nouvelle et rare pour un économiste français.

Bastiat tâcha de convaincre ses nouveaux amis économistes de le suivre dans cette voie. Ils furent assez réservés sur ce sujet, bien qu’ils consentirent sans difficulté à témoigner leur admiration de Cobden dans une lettre qui fut envoyée de la part de la Société des Economistes, en février 1846.

En août 1846, Bastiat et la Société des Economistes organisa même un grand banquet en l’honneur de Cobden et de la ligue anglaise. Cobden y donna un discours en français et fut très applaudi.

Pendant toute sa vie, qui ne devait plus durait que quelques années, Bastiat conserva la mémoire de ce modèle que fut pour lui, au début de sa carrière d’économiste, Richard Cobden. En 1846, il forma une Association du Libre-Echange, à Bordeaux, pour suivre le modèle de son maître.

Alors qu’il avait d’abord pensé écrire des ouvrages théoriques, notamment pour prouver que la recherche de l’intérêt personnel provoquait des « Harmonies économiques », et non des contradictions (Proudhon) ou des conflits sociaux (Marx), Bastiat mit de côté ces recherches abstraites pour se consacrer entièrement à la lutte pour le libre-échange et contre le protectionnisme. C’est ce combat, issu de Cobden, qui inspira ses plus beaux écrits, dont la célèbre Pétition des marchands de chandelles.

Ce n’est pas un hasard si nous trouvons de nombreux textes d’inspiration très cobdenniennes dans les Œuvres de Bastiat, et si, à l’inverse, les Harmonies économiques ne furent jamais achevées. Beaucoup du temps de Bastiat fut occupé à gérer son Association du Libre-échange, son journal, Libre Echange, fondé en novembre 1846, et bien sûr à écrire ses pamphlets, dont beaucoup tournent autour du protectionnisme et du libre-échange.

Louis Mallet écrira que « Sans Cobden, Bastiat aurait manqué de la stimulation énergique de l’exemple pratique » Et effectivement, grâce à Cobden, Bastiat eut cet exemple. Malheureusement, ses actions en France ne furent pas aussi couronnées de succès que celles de Cobden en Angleterre. Ce n’était certainement pas à cause d’un moins grand talent, alors pour quelles raisons ? Selon Cobden, cela était dû à un problème de méthode. Selon lui, le libre-échange pouvait être introduit en Angleterre en procédant « de bas en haut », c’est-à-dire en convaincant d’abord les masses, et en laissant les élites doucement s’accorder au peuple. En France, selon lui, il fallait procéder à l’inverse : « de haut en bas ». Ainsi insistait-il auprès de Bastiat, qui ne se conforma pas à ses réclamations de se rapprocher des hommes politiques en place, pour tâcher de les convaincre.

Cette différence de stratégie est encore source de débat de nos jours parmi les promoteurs de la liberté individuelle en France. Qui sait si c’est à l’avis de Cobden, le maître, ou à l’avis de Bastiat, l’élève, que nous devons nous ranger ?


Sur le web.

Chaque jour de match de cette coupe du monde 2014, retrouvez sur le site de l’Institut Coppet un article consacré à des aspects intellectuels d’un pays en lice. À suivre dans les jours prochains : « L’influence de Turgot aux Pays-Bas », « La diffusion de l’œuvre de Ludwig von Mises en Corée du Sud », ou « Quand Diderot envoyait un économiste libéral à la cour de Catherine II de Russie ».

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  • Si Cobden à réussi à faire abolir les corns law il a aussi connu ses propres échecs, en particulier dans sa lutte contre le colonialisme.

  • « Cependant, pour diverses raisons, ces économistes étaient très actifs sur l’économie pure, mais montraient peu d’intérêt pour les questions de politique pure.  »

    Quand on a compris comme Bastiat que les intérêts légitimes sont harmoniques, pourquoi voudrait-on le pouvoir ? Non seulement les adeptes de la liberté n’ont pas d’usage pour le pouvoir, mais il est pour nous un objet de dégoût.

    Les libéraux tels que Bastiat et Cobden qui cherchent à le conquérir le font pour le soustraire aux socialistes (ligue anti ceci ou cela), ceux qui croient que le progrès résulte de l’emploi de la contrainte par ceux qu’ils pensent être: Des hommes si exceptionnellement supérieurs moralement et intellectuellement qu’ils ont pour mission de soumettre les autres pour leur bien.

    Une personne de tempérament socialiste s’enorgueillira de travailler pour l’État, d’être payée par le contribuable, de spolier, de contraindre et d’interdire; elle trouverait inconvenant d’avoir à vendre ses services, c’est-à-dire que l’échange soit volontaire; elle trouve bien plus honorable qu’il soit imposé.

    Inversement, une personne de tempérament libéral se mépriserait de gagner sa vie par quelque forme de contrainte, et s’enorgueillira de vendre ses services honnêtement, pour la seule raison que ses clients ou employeurs s’estiment gagnants à cet échange.

    Voilà comment il se fait que toujours et partout, les instances de pouvoir soient infestées de personnes au tempérament socialiste, alors fort heureusement que cette infirmité morale est loin de dominer dans la société. Et ce, d’autant plus que le pouvoir est grand, donc centralisé.

    Voilà pourquoi la démocratie directe à la suisse est indispensable, surtout aux niveaux les plus centraux (états, état fédéral).

  • Le protectionnisme constitue d’abord une erreur pour les consommateurs, qui ne peuvent se procurer certaines marchandises ou qualités, ou alors à des prix trop élevés. Le libre-échange, au contraire, favorise le consommateur. Mais le protectionnisme n’est pas non plus une bonne chose pour les producteurs nationaux; il leur ôte des débouchés (car les pays étrangers prennent des mesures de rétorsion) et surtout il laisse les producteurs nationaux, non soumis à la rigueur de la concurrence étrangère, « s’endormir » au lieu de s’adapter. Le protectionnisme, supprimant l’aiguillon de la concurrence étrangère, n’est pas un facteur de progrès, mais de stagnation économique et de faible productivité. Même pour des pays peu développés, l’existence d’une concurrence étrangère est un bon stimulant, et l’on sait qu’ils compensent leur éventuel retard technique par des coûts salariaux plus faibles par exemple. Ce sont d’ailleurs les pays en voie de développement les plus ouverts aux échanges internationaux qui ont connu le décollage le plus rapide, comme le montre l’exemple des NPI (Nouveaux pays industrialisés), en particulier ceux du Sud-Est asiatique, tandis que ceux qui refusaient l’ouverture internationale s’enfonçaient dans la misère. pour les usa. lisez ceci: http://www.libreafrique.org/Helge_USA_protectionnisme_160812

    • bcp de protectionnistes utilisent l’argument que les usa ont été les USA protectionnistes à la fin du 19ème et au début du 20ème siècle.
      le protectionnisme nuit automatiquement à toutes les entreprises autres que celles qu’il privilégie en amputant le pouvoir d’achat général, et plus directement à celles qui dépendent d’approvisionnements étrangers pour maintenir leur compétitivité, ainsi qu’aux exportateurs qui ont besoin que l’étranger vende dans le pays pour avoir les moyens d’acheter des produits du pays.

  • L’argument central en faveur du protectionnisme qu’avancent ses partisans est le plus souvent la préservation des emplois nationaux : un pays à haut niveau de vie et salaires élevés ne pourrait soutenir la concurrence de pays où les salaires sont beaucoup plus bas, et par conséquent où les produits et services sont moins chers. Des droits de douane (droits d’entrée pour les marchandises importées) ou des quotas d’importation seraient donc nécessaires pour rétablir l’équilibre vis à vis de cette concurrence « déloyale ».
    En réalité, le protectionnisme accélère le déclin. Il permet certes de sauver temporairement quelques emplois et industries, mais en réduisant le niveau de vie et le revenu des consommateurs de produits étrangers (car ce sont eux qui payent les droits de douane !), en augmentant les coûts de production interne (les producteurs employant des produits du secteur protégé, plus chers), en rendant par conséquent moins compétitifs les producteurs au niveau international. Finalement, il diminue l’attractivité du pays pour les étrangers qui, ne pouvant y vendre leurs produits, ne disposent pas en retour de fonds dans la monnaie du pays protectionniste.
    Le résultat est que, pour sauver quelques emplois inefficaces, un bien plus grand nombre d’emplois efficaces sont détruits ou non créés. Au lieu de profiter de la loi des avantages comparatifs en se spécialisant dans des secteurs à forte valeur ajoutée, le pays préfère prolonger la survie de secteurs non rentables.
    Les politiciens protectionnistes ne mettront évidemment en exergue que les côtés positifs, visibles (« on a sauvé des emplois ») sans insister sur les côtés négatifs (voir aussi la parabole de la vitre cassée). Quand le coût des emplois « sauvés » devient excessif et ne peut plus être assumé, on assiste à des reconversions douloureuses : le protectionnisme n’a servi qu’à repousser le problème à un peu plus tard, au bénéfice des politiciens du moment.
    Si la logique protectionniste était poussée jusqu’au bout par les politiciens, on aboutirait à des pays qui vivraient en autarcie totale et emploieraient des techniques complètement dépassées : n’aurait-il pas fallu protéger l’emploi des charrons, sabotiers, forgerons, conducteurs de diligence, vendeurs de bougies, porteurs d’eau, allumeurs de réverbères, etc. Le rêve secret du protectionniste, c’est d’aboutir à un monde figé pour toujours, en contradiction avec toute réalité[2]. Le protectionniste est un réactionnaire !
    Il est d’ailleurs étonnant de voir resurgir, de la part de certains intellectuels (par exemple Emmanuel Todd, et avant lui Maurice Allais), la préconisation d’instaurer un « protectionnisme continental », cela plus de deux cents ans après le Blocus Continental napoléonien qui avait réussi à appauvrir davantage le continent…
    Si le but affiché du protectionnisme est d’entraver les importations étrangères et de favoriser l’exportation des produits nationaux (mercantilisme), on peut dire que le protectionnisme est contradictoire puisqu’il va à l’encontre même de ce but, les étrangers ne disposant pas de suffisamment de monnaie nationale pour acheter les produits nationaux (du fait de la barrière protectionniste qui les empêche de vendre leurs produits). Le protectionniste, méconnaissant la nature de l’échange économique, croit qu’exportations et importations sont déconnectées, et qu’on peut agir sur les unes sans impact en retour sur les autres.

    • Oui , ds ma s/ préfecture il y avait 3 libraires il y a 30 ans , il en reste 0
      Amazon peut dire merci monsieur Lang

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