Payez, les intermittents ne vous le rendront pas. Au centuple.

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Philippe Torreton

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Payez, les intermittents ne vous le rendront pas. Au centuple.

Publié le 9 juin 2014
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L’été approche et avec lui, c’est le retour des barbecues, des longues soirées ensoleillées et les bonnes occasions de profiter de ce temps clément et de ces nombreuses heures lumineuses pour aller goûter à des non-spectacles de plein-air annulés par des groupes d’intermittents improbables venus, comme chaque année ou à peu près, pleurnicher leurs malheurs et la dureté de leur condition.

Et comme à chaque fois où les intermittents se sont mobilisés, des signes avant-coureurs se sont multipliés ces dernières semaines. On se souvient de l’apparition pas assez fugace de nos joyeux drilles au milieu du festival de Cannes qui avaient perturbé les retransmissions de la soirée sur Canal+ et I-Télé, leur permettant ainsi de faire acquérir à leur mouvement une notoriété instantanée, qui, comme la soupe de même calibre, ne nécessite qu’un peu d’eau chaude et quelques petits moulinets de bras pour dégager immédiatement une odeur salée de bouillon bon marché.

Bien évidemment, comme d’habitude, nos intermittents, bien qu’arborant une gueule d’enterrement, n’ont pas le cri sans thème. S’ils viennent ainsi bousculer des festivals, c’est parce que la situation est grave !, qu’il en va de leur avenir !, qu’encore une fois, le patronaââat entend attaquer la Culture et fouler au pied l’Exception Culturelle Fraônçaise, et que ça ne se passera pas comme ça, non, mesdames et messieurs les puissants ! Ils se battront !

roger intermittent prise de vueEt concrètement, ils s’opposent aussi fermement que possible à la convention entre trois syndicats (CFDT, FO, CFTC) et le Medef validée le 22 mars dernier à laquelle ils reprochent de durcir leurs conditions d’indemnisation, avec l’introduction d’un délai avant de palper l’indemnisation, délai qui concernerait désormais 48% d’entre eux (contre 9% auparavant). En outre, ils dénoncent une négociation déloyale qui n’a tenu aucun compte des propositions du Comité de suivi, formé de représentants de la profession et de parlementaires. C’t’un scandale. Et il y a urgence, mes petits amis, parce que le 18 juin, le Conseil national de l’emploi examinera cette convention et si rien n’est fait, outre la mort du petit cheval dans des souffrances homériques, le ministère du Travail risque bien de signer tout ce bazar. ArRgh.

Car voyez-vous, les intermittents se battent ici pour conserver leurs zacquis sociaux, ceux qui leur permettent d’être plus égaux que d’autres. Parce que la culture, c’est différent, et même si tout le reste du monde a réussi a trouver un moyen de la monétiser, en France, No pasaran !, ce n’est pas un bien marchand, et donc tout le monde doit payer. Même et surtout les pauvres qui n’en veulent pas et ne bénéficient pas de ce statut.

Moyennant quoi, le mouvement s’intensifie comme en témoigne un article du Monde particulièrement croquignolet qui nous apprend, entre deux gros sanglots à peine réprimés, la longue liste des festivals et autres représentations théâtrales que les uns et les autres vont, la mort dans l’âme, annuler.

Ainsi, on apprend en quelques lignes que Luc Sabot, remonté comme un coucou suisse contre l’infâme convention, ne pourra jouer dans Marx Matériau, ou que Rodrigo Garcia annule les représentations de Golgota Picnic. Rassurez-vous, Le Capital, mis en scène par Sylvain Creuzevault, reste attendu. Ouf !

Pour information (pas anodine), Marx Matériau est une tentative de théâtre à partir des écrits de Karl Marx, « Golgota Picnic » est une pièce présentant un Jésus fou pendant qu’un type joue du Haydn au piano, intégralement nu, et « Le Capital » est une mise en scène des écrits de (devinez…) Karl Marx, bien sûr. Entre Marx et une forme plus ou moins subtile d’antichristianisme, l’annulation de ces spectacles privera donc les spectateurs d’un petit tsunami de propagande communiste. J’imagine déjà la déception qui va secouer les dizaines de milliers de spectateurs potentiels de ces œuvres impérissables. Une cellule de soutien psychologique aurait bien été montée, mais elle était animée par des intermittents qui ont aussi posé un préavis.

Voilà qui est plus que regrettable, c’est borderline lacrymal, mais l’idée générale est qu’il va bien falloir, pour se faire entendre, ne pas effectuer le travail qui a été commandé en faisant grève. Pour rappel, le régime des intermittents est extrêmement généreux pour compenser un nombre par nature peu élevé de jours de travail à l’année, l’activité des spectacles étant difficile, cyclique et très concentrée dans le temps. Cette année, ces quelques jours-là seront vraisemblablement occupés par la grève. Le régime est délicieusement souple.

Ce qu’il y a d’intéressant est ici le miroir grossissant des médias qui attachent logiquement une importance toute particulière à ce régime puisqu’en réalité, ils en bénéficient de façon importante, la télévision et la radio en premier lieu. Mais il ne faut pas perdre de vue que ce régime ne concerne en réalité qu’une frange assez modeste, pour ne pas dire rikiki, de la population.

Ce qui rend les déficits générés par ce régime spécifique d’autant plus insupportables, puisque, comme le montrait un rapport de la Cour des Comptes de 2012, confirmé par un autre en 2013, un tiers du déficit de l’assurance chômage est directement dû à la branche en charge des intermittents du spectacle qui ne représentent qu’un petit 3% de l’ensemble des chômeurs.

À ces déficits déjà joufflus s’ajoute le comportement légal mais clairement abusif des assurés sociaux de ce régime ultra-favorable puisque les Sages de la rue Cambon ont constaté que, je cite :

les intermittents quittent pour la plupart d’entre eux leur situation de travail quelques jours après avoir effectué le nombre de jours nécessaire pour être titulaires de droits et qu’ils retrouvent souvent une activité au moment où ils ont épuisé leurs droits.

aurélie filippetti les intermittents ne sont pas des privilégiés

C’est vraiment commode ! Mais en définitive, ce qu’on observe et ce qui est très justement pointé par Eric Verhaeghe, qui a été président de l’APEC entre 2004 et 2009, dans une tribune parue récemment sur Le Figaro, c’est qu’avec ce système, les smicards de tout le pays cotisent pour le festival d’Avignon ou les spectacles intermittents de Montpellier.

intermittents du spectacle - un combat populaireMais nous sommes en France et les avantages de ce régime ne seront jamais remis en question, même lorsque des abus scandaleux sont connus de tous, précisément parce que les bénéficiaires de ce régime ont un pouvoir de nuisance élevé et très visible. Et il est d’abord nuisible pour le pouvoir politique en ce qu’il fait facilement la démonstration de sa grogne, qui risquerait, par ricochet, de cristalliser d’autres grognes, sans mal plus légitimes, que, par leur nombre et leur importance, les politiciens ne sauraient traiter par l’habituel cataplasme de promesses débiles et d’argent des autres dépensés généreusement. Moyennant quoi, nourris de cette lâcheté qui les caractérise depuis 40 ans, les politiciens acceptent tout de ces enfants capricieux, et font passer la France d’un régime de subvention de la culture à la culture de la subvention sans jeûne ni régime.

La réalité est que ce régime n’a aucune assise populaire, et n’a aucune raison d’exister. La fameuse (et surtout fumeuse) exception culturelle française ne justifie en rien cette inégalité criante. Dans un pays exsangue où les classes moyennes et basses sont ponctionnées comme jamais, il est plus que temps que certains se rendent enfin compte que l’égalité dont ils barbouillent leurs grasses babines, dont ils se gargarisent du matin au soir, cette égalité devrait effectivement être appliquée et placer tout le monde sous le régime général d’indemnisation du chômage.

Si la culture n’est pas une marchandise, messieurs les intermittents, ne la bradez pas minablement pour vos petits acquis, et ayez la noblesse ou la décence minimale d’appliquer enfin l’égalité en droit : supprimez le régime spécial, rejoignez le rang des honnêtes gens et le régime général. Ça va piquer un peu au début, mais au moins, la prochaine fois que vous pleurnicherez, on vous prendra peut-être au sérieux.

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  • Yes. H16 vs. les intermittents, c’est un match que je rate pour rien au monde. Je réserve une loge à l’année.

    • Scoop : il y a même des intermittents qui ne le sont pas, d’autres qui hallucinent, d’autres qui haranguent en faveur du coupage de têtes, certains qui copulent homosexuellement et néanmoins légalement, il y en a même qui servent de contre-manifestants et la nuit collent des affiches, enfin il y en a qui sont présents à tous les festivals des copains et qui sont payés à ne rien faire pour continuer à toucher les allocations chômage …

  • Je crois avoir lu que le régime des intermittents du spectacle s’autofinançait à 16%. Pour le reste, ce sont les autres qui trinquent.
    Merci h16 pour ce billet.

  • notre gouvernement de lâches commence à baisser le falzard , d’ici quelques jours il sera aux cheville et la paix sociale sera revenue ..(sic)

    une belle bande de mafieux ..

  • Je connais assez bien le milieu des intermittents du spectacle , en ayant fait partie moi-même durant une vingtaine d’années.Je l’ai quitté depuis et j’ai l’impression qu’il s’est radicalisé.
    Autrefois il était déjà très politisé avec en son sein deux tendances qui se vouaient une haine réciproque
    – les proches du Parti communiste français
    – les maoistes.
    Les autres, les modérés on étaient considérés comme quantité négligeable.
    Ces gens sont très dangereux pour la democratie parce qu’ils entretiennent des liens quasi incestueux avec le pouvoir.
    Et ce n’est pas le regretté J L Foulquier dont ils ont torpillé le festival de la chanson francophone de La Rochelle qui dirait le contraire.

  • il n’y a qu’à supprimer toute subvention pour les spectacles : on verra bien ce qui restera !

  • Billet de h16, on pourrait dire « comme de coutume », drôle, enlevé et scrupuleusement exact sur le fond. Bravo !

    Faits avérés et constatés de visu :

    – La télévision publique a abusé de ce régime pour enrégimenter 25% de ses troupes sous le statut des intermittents alors qu’elle les faisait travailler à plein temps l’année. Ce afin de faire payer le budget conséquent de ces vrais emplis par l’assurance chômage. LE procédé était connu, je l’ai refusé. Une société de production dont le client principal était FT m’a proposé le subterfuge alors que j’étais en plein temps chez eux, de me payer 5 jours par moi s et de me faire une fausse déclaration pour être indemnisé 15.

    – de même plus anciennement au début des années 1990 quand j’étais responsable d’un studio d’enregistrement intégré à une grosse agence de communication, je voyais les comédiens de doublage et de commentaire défiler (les mêmes que sur les planches mais en recherche de compléments financiers) et nous demander de faire de fausse déclarations pour qu’ils puissent mettre toutes leurs séances d’enregistrement pendant ces 5 jours par mois. Pour les mêmes raisons que ci-dessus…

    – j’ai jamais vu autant de faux artistes dans ces mouvements de grève que chez les intermittents du spectacle. Souvent les grévistes en question ne travaillent pas plus de 2 à 3 jours par mois.

    – travaillant entre 2500 et 3000 heures par an dans une activité de création musicale, il aurait été pour moi impossible, en tant qu’artiste, de me reconnaître dans ce dévoiement d’une éthique artistique qu’est le régime des intermittents du spectacle. Comme par ailleurs, c’est un régime qui est une branche revendicatrice du PS, du Front de Gauche, de la LCR, des CGT, FO et CFDT dont on connaît les pratiques et techniques trotskistes particulièrement entristes. Le mouvement est juste une courroie de transmission supplémentaire de ces entités afin d’agiter un peu plus la soupe idéologique de gauche. En aucun cas le reflet d’une situation professionnelle réelle. Des « chômeurs » déguisés en artistes sont utilisés pour communiquer une idéologie ayant déjà dépassé le stade de l’asphyxie.

    Je ne suis pas un traître et un un vendu au MEDEF. Je suis juste un vrai artiste trouvant que la ficelle est devenue un peu grosse et voyant le système libéral des USA et en UK beaucoup plus favorable pour la création, les œuvres en témoignent.

    Le régime doit être, comme le conseille très justement h16, éteint et réassocié au régime général, afin de nettoyer les « écuries d’Augias ». En finir aussi de l’exception culturelle française serait une bonne chose comme le rappelait le Prix Nobel Vargas Losa dans un des ses aphorismes les plus connus sur la culture et cette situation en particulier. Comme si la France était le centre, le naissain, le berceau, la source de la culture… Exception culturelle française sonne vraiment de plus en plus comme un camp retranché derrière des barbelés et un mur érigé pour soutenir un régime socialiste à bout de souffle. Ici comme ailleurs précédemment, un mur va tomber prochainement et ces régimes spéciaux feront partie des décombres. Je peux confirmer par ma carrière que le talent français, quand il est réel, n’a rien à craindre d’être exposé de par le monde. Bien au contraire, quand il est réel, il est reconnu et adoubé partout ailleurs. Il bénéficie de l’ouverture des frontières.

    • Je pense que l’article sur Wikipédia est suffisamment explicite :
      fr.wikipedia.org/wiki/Exception_culturelle_française

  • Est-ce que les libéraux maintiennent envers les intermittents du spectacle une position économique pragmatique ?
    A savoir :si vous avez des difficultés à vivre de ce métier, c’est que pour vous il n’est pas économiquement viable, donc reconvertissez vous.
    Pensez-vous que n’importe quel politique doit tenir ce discours face à eux, et ne plus « baisser son pantalon » comme depuis plus de 30 ans ?

    • Oui.

      De plus, je rappelle que les intermittents ont toujours été averti qu’être artiste est une vie précaire.
      Pire encore, les intermittents s’en vantent pour justifier leur statut et cela en disant qu’il pourraient être le prochain Van Gogh, qu’en participant à la construction de la culture du pays, ils attireraient les investisseurs dans le pays, ce qui ferait du bien à l’économie, etc… La conviction d’être élu des dieux…

      Accepter une carrière précaire et puis exiger que celle-ci soit compensée par des subsides, c’est pas assumer. Surtout que les grands artistes qu’ils prennent comme modèle n’ont pas touché de subsides, Django Reinhardt a bien vécu dans sa roulotte.

      Quand on est artiste, soit on en vit, soit on fait autre chose, cependant, faire autre chose n’empêche pas de pratiquer son art. Beaucoup d’artistes de haut niveau font déjà des choses en plus, comme être professeur d’académie, de conservatoire,…

      Ce qu’il se passe actuellement est normal. Avec le statut d’intermittents, ça a été open-bar pour les pseudo-artistes, l’offre a explosé par rapport à la demande, ce qui a abouti à une baisse des cachets.
      Tous les musiciens que je connais se plaignent du fait qu’ils sont moins bien payés qu’auparavant. (sous les allocations journalière de chômage)

      C’est une bulle sectorielle qui doit éclater, l’éclatement aboutira à une sélection naturelle forte et injuste pour pas mal d’artistes, mais inévitable.

      • Excellente analyse, pragmatique, peu humaniste, mais réaliste.

      • « je rappelle que les intermittents ont toujours été averti qu’être artiste est une vie précaire »

        Et que la vie même, et l’Univers entiers, sont précaires.

        • « Rien ne se perd, rien ne se créée tout se transforme ». Rien, non ! Sous le régime socialiste et l’ère de l’homme nouveau, l’Univers n’avait qu’à bien se tenir. Il serait rentré dans les clous…

    • On peut imaginer qu’un neuneu de l’UMP ou autre franchisse un de ces quatre le Rubicon du turbolibéralisme sauvage et se déclare anti-régime-spécial. En effet, ce serait plutôt populaire auprès de certains travailleurs, pour faire des économie, effort national, justice, blablabla. Néanmoins, la logique voudrait qu’on ne s’arrête pas à ça et qu’on continue à défendre les libertés individuelles, à combattre les idées socialistes et la coercition.
      C’est comme si un violeur déclarait que les hommes ne doivent pas utiliser la violence pour accéder au sexe. Des types dont les ressources proviennent de l’exploitation d’autrui n’ont pas intérêt à dénoncer et à combattre d’autres parasites en faisant trop de bruit, sinon l’hôte risque de se rendre compte de quelque chose…
      Vous n’entendrez donc jamais un politicien déclarer qu’on doit toujours laisser le marché « fixer » les prix des biens et des services et ne jamais intervenir pour soutenir telle ou telle profession.
      Les politiciens ne peuvent être honnête vis-à-vis des principes moraux et sont conscients qu’on ne récolte pas de voix en suppliant les gens d’être responsables et de penser au long terme.

      • Beau discours mais erreur historique : « blood and blades »… Les meilleurs hommes politiques, les grands hommes en résumé, ceux qui sont restés dans l’histoire sont ceux qui ont osé demander des efforts historiques à leurs peuples et qui ont réussi à modifier l’histoire en marche. Les autres sont les pleutres intermédiaires, je vous le concède, l’immense majorité.

  • « Marx Matériau » est une tentative de théâtre à partir des écrits de Karl Marx, « Golgota Picnic » est une pièce présentant un Jésus fou pendant qu’un type joue du Haydn au piano, intégralement nu, et « Le Capital » est une mise en scène des écrits de (devinez…) Karl Marx, bien sûr. »

    On se croirait vraiment dans une BD de Lauzier.
    Lauzier décrit parfaitement le monde des profiteurs gauchistes qui vivent tjs révoltés et au dépend des autres.

  • J’ai ri pendant au moins 10 minutes devant la merdasse que doit être golgota picnic:
    http://www.theatre-video.net/video/Bande-annonce-de-Golgota-picnic

    Vos impôts vont là-dedans!! Pour qu’une poignée de « connaisseurs » puissent assister à ces bouses théâtrales.

    • Je vous demande tout de même de ne pas vous montrer trop médisant envers les bouses.

      En effet, voilà bien un élément essentiel à la culture potagère ; la bouse fait partie d’un écosystème qui permet d’élaborer un terreau naturel et de qualité nécessaire à une alimentation bio ; Elle pue peut-être mais, en fin de compte, le fromage aussi et ceci n’empêche pas certains (pas moi) de l’apprécier goulûment.

      Ne mélangeons donc pas les torchons et les serviettes, ce que vous montrez n’est pas de la bouse. Gloire à la bouse !

      N.B. :

      1. Je ne connaissais pas ce « Golgota Picnic » – j’ai dû regarder plusieurs fois pour me faire une opinion (j’ai un esprit très libéral et donc pas du tout conservateur) et je qualifierais ce théâtre, non de communiste mais de fasciste et, quoiqu’il en soit, de populiste. Cela me fait penser au film « Salo ou les 120 journées de Sodom » de l’excellent Pasolini, assez scato par moment – je reste donc bien dans le sujet.

      2. L’amusant c’est qu’aujourd’hui à Bruxelles se tient, semble-t-il, un grand picnic « conviavial » en face de … la méchante Bourse de Bruxelles. Qu’on s’le dise, il y a du bio sur le pavé de Bruxelles aujourd’hui, oyé oyé.

  • Marx materiau, gros mais alors énorme éclat de rire!
    http://c-nocturne.fr/marx-materiau-celui-qui-parle surtout le passage du AMA’ !

  • Et si nous, aussi nous prenions u peu de plaisir en allant ficher le bordel durant le festival (sic) des intermittents à Montpellier!!!! Chiche!

  • « passer d’un régime de subvention de la culture à la culture de la subvention ».
    C’est malheureusement grandement vrai.
    C’est l’EXCEPTION culturelle française qu’il faut maintenir et la simple existence de la subvention suffit donc. Même si ça ne produit « rien ». On s’épargnera l’énumération des navets cinématographiques que les contribuables ont financés.
    Par contre on rappellera la grande incompétence de la ministre de la culture qui justifiait les subventions culturelles par le poids de la culture dans le PIB : 3.4% «c’est plus que l’industrie de l’auto !!!». Avec ce genre de non-raisonnement, la finance qui fait plus de 4% du PIB devrait alors être subventionnée aussi !!

    Ca fait plus de 30ans que nos dirigents dilapident l’argent publique pour satisfaire des minorités, par complaisance, ou par simple peur des syndicats.

    • « le poids de la culture dans le PIB »

      Comme il est impossible de prouver qu’un touriste étranger ne vient pas pour voir des monuments historiques, on peut inclure le tourisme dans « le poids de la culture dans le PIB ».

      Comme la gastronomie fait incontestablement parti de la culture, moi, j’aurais inclus le secteur de la restauration aussi dans le « le poids de la culture dans le PIB ».

      Comme Internet permet d’accéder à la culture, j’aurais inclus les revenus des FAI. Et les ventes de PC évidemment.

      Comme un téléviseur permet de regarder des ballets classiques (à 1 heure du mat sur France 3), j’aurais inclus les ventes de télés.

      Comme le gaz naturel permet de faire cuire la nourriture, j’aurais inclus la consommation de gaz naturel dans « le poids de la culture dans le PIB ».

      Et comme EDF permet aux modems ADSL, aux PC, et aux télés de fonctionner, j’aurais inclus les revenus d’EDF dans « le poids de la culture dans le PIB ».

      Et les transport publics, qui permettent d’aller au théâtre. Et l’industrie auto. Et les raffineries.

      Ceux qui ont calculé « le poids de la culture dans le PIB » sont petits joueurs; on devrait facilement arriver à 99,999 %.

  • « Cri sans theme »pas ordinaire comme jeu de mot!personne pour feliciter doublement car il est deux fois de circonstance vu la date actuelle?Alors je l’fais!

  • Les commentaires des abonnés du journal (*) de référence des zozos, bobos, alter-comprenants (qui devraient être ceux qui vont ou prétendent aller au théâtre, ceux qui soutiennent le plus les théâtreux) :

    (*) « Pour réagir, devenez abonné au Monde.fr à partir de 1 € »

    Ce mouvement, c’est retarder l’inéluctable. Encore une année, monsieur le bourreau ! Mais ce statut exorbitant, qui repose sur les cotisations des salariés (300 millions de cotisation des intermittents pour 1,2 milliards distribués en allocations par l’UNEDIC) est inique, injustifiable et disparaîtra, car il est insupportable en période de chômage de masse. Alors, un peu de courage, et finissons en tout de suite, la France a d’autres problèmes plus importants que le confort des intermittents.

    En quoi ces techniciens et ces bateleurs (très rarement de vrais artistes), méritent ils plus d’être protégés que par exemple une caissière de supérette, avec un nombre d’heures limités et sans CDI, et tout cela aux frais de ceux qui travaillent en étant ponctionnés plein pot. La gôôôche et les bobos ont des indignations sélectives.

    Finalement, la CGT est bien plus mortifère pour la culture que le FN…. (…)

    Les faits : 1/4 du déficit de l’Assurance-chômage (Unedic) provient des Intermittents du spectacle qui ne représentent que 4% des cotisants ! Les conséquences : la grande réforme des dépenses publiques n’aura pas lieu, car ne dominent que les corporatismes, les lobbies et les intérêts égoïstes de tous ! Après eux, le Déluge…

    Les staliniens de CGT Spectacle sont les mêmes qu’à la SCF ou au Syndicat du Livre, bien connus pour exercer leurs violences contre « Le Monde » (entre autres). Ou quand la « culture » dissimule le tiroir-caisse, et que profiter devient une culture.

    A-t-on le droit de tout faire pour faire prévaloir son point de vue et défendre ses intérêts corporatifs ? Avoir recours à la violence pour bâillonner l’expression culturelle a des relents fascisants qui desservent les intermittents ! Par ailleurs la question peut se poser de savoir qui doit payer l’expression culturelle : les spectateurs, l’Etat, les entrepreneurs de spectacle et d’autres sources qui pourraient être imaginées !

    Il faut avoir l’habitude de lire les commentaires du lectorat passablement gauchiste de lemonde.fr pour réaliser à quel point les intermittents devraient commencer à s’inquiéter du manque de popularité de leur action.

    • il n’y a pas d’intermittents-fonctionnaires? et pourtant ils sont payés au double (triple, quadruple) de leur temps de travail… et puis toujours plus de chômeurs (chiffres actuels 3.350.000 !) on peut difficilement faire pire… mais si ! Le crétinisme socialiste dépasse l’entendement: on continue à embaucher et régulariser des fonctionnaires qui comme chacun sait sont d’une productivité stupéfiante et inégalable (et des consommateurs invétérés de TV made in China)
      C’est tailler dans les effectifs (1 à 2 millions en trop, sauf régaliens) qu’il faut et pas geler leurs salaires

      Dans le même ordre d’idées, pour faire place nette ainsi que des économies gigantesques
      « POUR L’ABOLITION DU STATUT DE FONCTIONNAIRE » exemple la Suisse :

      En 1999 la dette Suisse était passée de 50 à 100 milliards en 10 années, les salaires du privés commençaient à s’effondrer, L’opinion, dans ces conditions, n’acceptait plus ce qu’elle percevait comme des privilèges exorbitants donnés en apanage à la fonction publique et en Suisse il n’est pas facile d’augmenter les impôts comme en France parce que le peuple dit non la plupart du temps.

      Le conseil fédéral emmené par le PDC Joseph Leu a commencé à plancher sur une nouvelle loi sur « le personnel de la Confédération » (les fonctionnaires), le but était de revenir à une gestion saine des finances en supprimant le status et les avantages des fonctionnaires qui seraient soumis au mêmes régime que le privé.

      EN 2000 LES SYNDICATS OBTIENNENT UN RÉFÉRENDUM (100’000 signatures) pour refuser cette nouvelle loi, en 2002 la votation a lieu, LE RÉFÉRENDUM DES SYNDICATS EST REJETÉ À 67% (quelle punition!) par la population.

      Depuis 10 ans, le budget de la confédération est de nouveau positif, la dette Suisse a décrut de 50% à 36%.
      CQFD
      et si on faisait ça en France, ces messieurs de gauche ??? non ?

  • Quand on est con on est con et vous l’etes à 100 %
    Quand on n’y connait rien sur les intermittents on ferme sa grande gueule , certains survivent avec moins de 700 euros par mois , mais par ailleurs les intermittents ramène une richesse au pays que vous ne soupçonnez meme pas

    CE n’est pas grave VOUS etes independant continuez à faire la « manche » comme vous faites pour survivre !!

    • Quelle richesse?

      • Quelle richesse? Tu veux savoir la thune générée par Universal en produisant en France des fims a 543 113 985 $ de recette?

    • Vous n’êtes peut être pas « con », mais sans argument votre injure s’applique à vous !

    • Bonsoir DEROY
      C’est pas très malin pour defendre sa cause d’insulter à tout va.

    • « on ferme sa grande gueule »

      C’est pas trop le genre de la maison.

      « certains survivent avec moins de 700 euros par mois »

      Pourquoi ne changent-ils pas de métier ? C’est génétique, l’art ?

    • Je suis artiste comme vous et je ne soutiens pas le régime de l’intermittence.

    • Richesse artificielle uniquement gonflée par les subventions (et en pondant des rapports qui intégrent le fabriquant de charentaise au calcul de la part au PIB de la culture). Enlevons les subventions, et nous verrons bien comment encaissera la bulle culturelle.

  • Contrepoints tu censures …j’aimerai bien expliquer à tes lecteurs à quel point ils mélangent tout , à quel point tu mélange tout . A quels points vos forums sentent le réchauffé …clichés sur clichés , pathétique de médiocrité . Je me sens capitaliste , vive la liberté d’entreprendre , mais pas celle que vous défendez , une resucée du néolibéralisme , le pouvoir aux quelques multinationales qui se seront partagées le gâteau , les miettes aux peuples …et surtout pas de pensée collective pas d’organisation du peuple pour le peuple pour que chacun puisse avoir un minimum , ( minimum immédiatement dépensé donc réinjecté dans le système …c’est les pauvres et les travailleurs pauvres , précaires et moyens qui consomment messieurs , et qui font tourner le système ) Supprimons demain les marchés financier , reprenons les commandes financières des états ( accaparées par les mêmes que vous défendez : ex le figaro qui critique l’interventionnisme d’Etat mais qui est le plus subventionné de tout les journaux…étrange contradiction que l’on retrouve partout , les banques qui se goinfrent d’argent publique , les hommes politiques de droite donc les libéraux , dont vous faites partis….
    Il y a un problème avec le statut des intermittents certes , parce qu’il est vampirisé par les techniciens de l’audiovisuel …les artistes dans leurs immenses majorité ne touchent que les miettes de ce vaste système d’indemnisation …qu’ils s’empressent de dépenser , pour bouffer , se loger , payer ses factures , vivre …
    MERCI CONTREPOINTS DE NE PAS ME CENSURER !

    • On vous entend.

      Dommage, vous n’avez rien à dire.

    • Quel charabia. On dirait un gamin de 18 mois avec sa purée. Il y en a partout.

      • C’es bien de se cacher derrière son petit écran , sentir le peu de puissance de ses petits bras se gonflés sous le tissu contrefait de son pyjama en coton rêche que maman aura pris soin de repasser avant de le plier et de te le donner H 16 …J’ai suffisamment étudié l’économie pour te donner des leçons et t’en tartiner un peu partout effectivement , sur ton beau pyjama comme dans ta petite tête embourgeoisée

        • Argumentez alors, parce que là franchement vos deux interventions sont navrantes et pas très bien (pour rester gentil) étaillées.
          Vous aussi vous vous cacher derrière votre ordinateur….

        • Bonsoir bakounine (quel drôle de pseudo)
          Des insultes des insultes des insultes
          Comme Deroy à défaut d’arguments…

        • bakounine, si c’est tout ce que vous avez à dire, on ferait mieux vous censurer. Enfin, de vous couper le sifflet, parce que vous ne faites que polluer cette zone de discussion.

          • Bof, même pas. Ça lui ferait trop plaisir. C’est que ça vous pose un artiste d’être censuré ouvertement.
            Cela dit, exclure quelqu’un d’un espace privé, tel qu’un site internet, peut-il être assimilé à de la censure? Après tout, ne pas être publié par Contrepoints n’interdit nullement de se produire sur Libération ou sur Agoravox.

            • « censurer », c’est une façon de parler. C’est une façon de parler qui parle à bakounine, puisque c’est ainsi qu’il parle.

              C’est donc ainsi que je lui parle, peut être à tort.

        • Il n’y a pas de Système, Bakounine. En aucun cas. Jamais il n’y en a eu, et il n’y en aura très probablement jamais. Car aucune volonté au monde, aucun pouvoir, aucune conspiration, ne seront jamais capables de manipuler toute une nation – sans même parler de l’humanité entière.

          En revanche, il existe bel et bien une croyance en l’existence du Système, et elle rend fous ceux qui y adhèrent. Psychiatriquement fous, et étrangement contagieux. En langage clinique, on appelle cela « délire partagé ». Généralement, c’est structuré autour du couple infernal paranoïa/mégalomanie. Bonne chance.

        • Quand on voit le contenu, qui consiste à dire que nous défendrions le Figaro et ses subventions, que nous serions des libéraux comme la droite classique française (il faut être sacrément ignorant pour prétendre que ce sont des libéraux), que nous serions favorables à ce que les banques se goinfrent sur le dos des autres (les bail out?), que nous serions exclusivement pour les multinationales, j’en passe et des meilleures, on comprend que, d’une part en matière de poncifs éculés, le champion c’est toi, et d’autre part tu n’as pas idée de ce que disent les libéraux.

          Un truc que tu n’as pas bien capté, la stratégie qui consiste à essayer d’associer à l’autre des caractéristiques négatives pour tenter de lui faire peur afin d’emporter le débat sur la forme, ici cela n’a aucune valeur. D’ordinaire quand tu traites ton adversaire de néo-libéral, il fait probablement marche arrière, parce qu’il se soucie de ce genre de connotations. Nous, il ne suffit pas de nous traiter d’ultra-hyper-néo-[ajoutez le préfixe de votre choix]-libéraux sauvages, cruels et mangeurs d’enfants pour nous faire peur.

          En réalité, on a bien compris, que les gens comme toi ça les fait simplement enrager que des médias indépendants comme Contrepoints soient apparus et qu’on puisse y lire et y dire autre chose que la propagande usuelle à laquelle tu voudrais qu’on soit gentiment soumis.

          Il va falloir t’y faire coco. ici personne n’est aux ordres.

          La seule chose qui compte, c’est la force des arguments. Nous il va falloir nous convaincre. Et là, pour quelqu’un qui prétend venir nous tartiner ses connaissances sur nos pyjamas, j’ai peur qu’avec ce que tu as démontré jusque là, tu sois un peu court coco. Pour l’instant, la seule chose dont tes connaissances en économie dont tu te targues t’ont rendu capable, c’est une logorrhée sans queue ni tête qui ne contient que des insultes.

          Donc, vas-y donne nous des leçons en économie, l’économiste que je suis est impatient de voir.

        • C’est étonnant comme en économie comme ailleurs il y a ceux qui ont vraiment des connaissances, et qui sont très généralement humbles (pensez Hayek, Mises… ) et ceux qui n’en n’ont pas, ne savent pas trop de quoi ils parlent, mais eux donnent des leçons (ça, c’est une espèce particulièrement facile à trouver en France où des autoproclamés « économistes » expliquent ce qu’est le libéralisme mais n’ont jamais entendu parler de Menger ou de Sowel et n’ont jamais rien lu de Hayek -mais ils « savent » que c’est un « extrémiste ultra-néo-turbolibéral »).
          Un peu comme tous ces marxistes qui ne connaissent pas Marx (d’ailleurs lui même se disait « tout sauf marxiste, particulièrement au sens où l’emploient les français »).

    • > ex le figaro qui critique l’interventionnisme d’Etat
      Première nouvelle.

      > les banques qui se goinfrent d’argent publique
      C’est sur que les libéraux adorent les banques. T’as déjà lu Contrepoints ?

      > les hommes politiques de droite donc les libéraux
      OK, t’as jamais lu Contrepoints.

  • les spectacles, je n’ai pas les moyens d’y aller , aucun ! Et la plupart( je lis les critiques) semblent être hors de portée de mon cerveau, la culture socialo moderniste fatigue le citoyen moyen, les opéras se font en haillons ou en jean. Moi j’aime le rêve et les voix, et voir des SDF outrés et crades ne me va pas, même à la télé. Le langage abscon, des théâtreux modernes, ne me va pas, il n’y a que la musique qui ne peut être influencée par le boboïsme ambiant . En plus l’intermittence, profite surtout aux producteurs de télé, qui sont déjà assez riches pour ce qu’ils nous offrent, et qui trichent pour gagner  » Toujours Plus « 

    • Expatriez-vous vous aurez l’impression de renaitre. Et quand vous regarderez la télé vous ne verrez pas la même info aux même heures sur des chaines différentes.

  • J’ai proposé ce matin à l’auteur de débattre avec lui de la situation ou de le mettre en relation avec des membres de la coordination (selon la ville où il habite). Pas de réponse!

    Au lieu de cela, son papier publié sur son blog (http://h16free.com/) se répand sur contrepoint, où le tir au pigeon (pardon, à l’intermittent) semble un jeu largement partagé.

    Il y a des lieux sur Internet où le débat démocratique doit céder sa place à la haine et à la désinformation gratuite. Ce sera ma leçon de ce jour!

    Maintenant, si plutôt que de vous défouler bêtement sur de sales gauchistes vous voulez savoir ce qui se passe, je suis à votre disposition.

    Cordialement

    Thierry Decocq

    • Il est évident qu’à tout prendre je préfèrerais qu’il y ait 1 à 2 millions de fonctionnaires (et simili) en moins, en France! Les sommes en jeu sont effectivement disproportionnées (dans les 2 cas majorité de gens de gauche, bizarre?)

    • « la désinformation gratuite »

      alors informez-nous!!!

    • Préparez une réponse sérieuse et envoyez la à la rédaction si vous avez réellement des arguments à présenter.

    • Bonsoir T Decocq
      Et bien justement il se passe quoi?

      • histoire polonaise de l’époque

        Le questionnaire de Lénine:

        Camarade, si tu avais deux maisons, tu en donnerais une à la révolution ?
        – Oui ! Répond le camarade.

        Et si tu avais deux voitures de luxe, tu en donnerais une à la révolution ?
        – Oui ! Répond de nouveau le camarade.

        Et si tu avais deux millions sur ton compte en banque, tu en donnerais un à la révolution?
        – Bien sûr que je le donnerais ! Répond le fier camarade.

        Et si tu avais deux poules, tu en donnerais une à la révolution?
        – Non ! Répond le camarade.

        Mais … pourquoi tu donnerais une maison si tu en avais deux, une voiture si tu en avais deux, un million si tu avais deux million … et que tu ne donnerais pas une poule si tu en avais deux ?
        – Mais, camarade Lénine, parce que les poules, elles, je les ai !!!!

        Moralité :
        « Il est toujours très facile d’être socialiste avec la propriété, le travail et l’argent des autres ! »
        C’est pour ça qu’on est socialiste ou qu’on le devient.
        C’est comme ça que les recruteurs appâtent les envieux, les fainéants, les gens à la moralité douteuse.

    • @ Thierry Decocq

      Ne donnez pas à ce H16, l’importance qu’il n’a pas.
      Lui proposer un débat public c’est lui faire trop d’honneur.
      De plus ce genre d’individu se terre dans un anonymat coupable.
      Il est temps que les blogs anonymes soient interdits.
      Tout bloggeur devra être identifié,.
      Tout droit de réponse devra être exigible pour les gens diffamés
      Toute poursuite pour diffamation devra être possible contre les bloggeurs.

      • Au moins, vos propositions sont claires. Bien entendu, je suppose que c’est de l’humour, puisque vous signez anonymement.

        • + 1000 … ce pourrait être une nouvelle bande dessinée : « h16 chez les Soviets »

        • Non, il est sérieux. Ce genre de mec existe. A toujours existé.
          On peut se demander , parfois  » mais comment cela a t-il été possible ?  »
          Ben voilà, la réponse, ordinaire, terriblement banal.

          • Je rappellerai à notre kagébiste de service que nous sommes tous connus les uns des autres sur ce forum. Nous ne nous cachons pas. Premier point. Nous ignons souvent nos commentaires par nos sites internet et les bloggers sont enregistrés à la CNIL si ça t’intéresse.

            Deuxième point : Notre intervenant CFDT rêve la nuit tout haut de la Place Djerzinski, de ses cachots où il n’y a pas si longtemps on exécutait le traître après un procès bâclé en 24 heures d’une balle dans la nuque.

            Troisième point pour les novices : le profil. La barbe et le cheveu en broussaille. La lunette tombante quasi EducNat. La chasuble orangée rouge dans la boîte à gants. Le brassard orangé pour faire service d’ordre en cas de dérapage sur la voie publique. Ah, oui ! Le syndicaliste de gauche incarne l’état, se prend pour l’état, est l’état. Pas de débordement, ici ou ailleurs ! On lui dit « l’état, c’est nous », y comprends pas. Les gens de droite n’ont pas droit à l’état, ce sont des sous-hommes (il est envisagé de retirer la nationalité française aux gens qui votent à droite, dans son projet de société idéale). Le vrai Français est de gauche, évidemment ! Voyons, l’état c’est lui, le socialiste, car un état est forcément socialiste. Y a pas d’état dans les pays libres ou libéraux. Pour lui, on est tous des chiens de garde du MEDEF ! Y connaît pas d’autres situations complexes. Ou t’es état-socialiste-communiste-CGT-CFDT, où t’es MEDEF libéral ! Dis Syndikalist CGGTTT-CFDDTT (la bière après le turbin), t’as t’y pris un jour l’avion pour aller à Niou Iorque ? Asse-que tu connais le nom de la gare d’arrivée du Shutttllle direct London ? Ah, tu connais qu’la gare de départ ! Pas grave, ça viendra, panique pas, tu vas t’adapter ! Un jour t’enlèv’ra tes oeillères rouge-orangées ! Pourquoi ? Juste pour survivre dans le monde de demain. Le monde où tes avantages insultants n’existeront plus et que ça servira plus à rien d’user tes s’melles sur le pavé de République à Bastille pour les récupérer, car y’aura plus un centime dans les caisses pour les payer, vu que vous avez déjà tout dépensé pour mener la grande vie de château à la CGT depuis 1981 (voir articles du Point).

            La fête est finie mon gars. Te rends pas malade !

            • mais c’est exactement ça ! le socialo-fascisme « état-socialiste-communiste-CGT-CFDT » :
              « TOUT DANS L’ÉTAT, RIEN HORS DE L’ÉTAT ET RIEN CONTRE L’ÉTAT »
              phrase du grand « Benito » (qqn peut me rappeler son nom ?, non ! ne vous fatiguez pas, syndicaliste-CFDT le sait sûrement)

      • « Il est temps que les blogs anonymes soient interdits. »

        Sinon quoi?
        Les gestapistes débarqueront?

      • ça ira, ça ira, ça ira, les syndicalistes à la lanterne, ça ira, ça ira, ça ira, les socialo-fascistes sont là,

      • Quelle diffamation? Vous accusez, vous promettez des poursuites. Soyez précis au moins.
        Si vous vous sentez insulté, dites en quoi.

      • « syndicaliste-CFDT »

        Ahahahahahah ! À quoi tu t’identifies, toi ! J’adore.

      • @syndic : Staline sooors de ce coooorps !

      • @la CFDT2MES2

        Un aller simple pour la corée du nord; ça te tenterais pas ?

        A quand l’interdiction du syndicalisme, a quand la poursuite des syndicats pour insultes publiques ou diffamations (les classiques « Tartempion escroc  » ou « Tartempion en*ulé » des manifs); a quant vous allez enfin fermer votre mouille et vous réaliserez que VOUS N’AVEZ PLUS AUCUNE REPRÉSENTATIVITÉ ? (7% d’encartés dans la FP et 4% dans le privé…. tu parles d’un poids. Même les roupettes de Flamby pèsent plus lourd)

    • « la coordination »

      Pourquoi avez-vous besoin de coordination, au fait ?

  • Il faudrait aussi rappeler que les intermittents ne sont pas que des « artistes » ou participants à des évènements culturels.

    Un très grand nombre bosse pour la télé. Ce régime est une subvention déguisée aux médias, qu’ils soient publics ou privés.

  • « Entre Marx et une forme plus ou moins subtile d’antichristianisme, l’annulation de ces spectacles privera donc les spectateurs d’un petit tsunami de propagande communiste.  »

    L’erreur fondamentale est de prendre François Hollande pour une « fraise des bois » ou un « capitaine de pédalo ». Alors qu’il est le chef d’une bande d’hystériques anti-catholiques.

    Relire Jean Sévilla (« Quand les catholiques étaient hors la loi ») pour comprendre le mode de pensée de quasiment tous ses Ministres au Grand-Orient.

  • L’argument choc d’H16, pas très original tant il a été rabâché, qui consiste à dire que les intermittents pèsent pour un quart dans le déficit de l’assurance chômage, est très trompeur et joue avec l’ignorance ambiante des maths et de la comptabilité.
    Pour une réinformation plus complète :
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2014/02/28/le-regime-des-intermittents-n-est-pas-un-privilege_4375620_3232.html

    • « on ne peut parler de déficit du régime des intermittents que de manière métaphorique »

      que c’est beau!

      « l’économie réalisée ne serait pas de 1 milliard mais seulement de 320 millions, dans la mesure où une partie des intermittents basculerait au régime général et continuerait de percevoir des allocations. »

      Vous voyez ça dans la boule de cristal?

      Bon, j’arrête là, c’est trop cruel…

      • Plus que cruel, c’est surtout hors sujet. Si je me souviens bien de ce que j’ai lu hier, l’article montre qu’en calculant comme H16, c’est à dire n’importe comment, on constate que certains régimes sont « reSponsables » de plus de 300% de ce déficit. Alors 25% on s’en contrebranle un peu si vous voulez…
        Et 320 millions d’euros rapportés aux 60 millions de Français, ça fait quoi ? Un peu plus de 5 euros par an ? C’est ça votre scandale scandaleux ? Vous êtes radins à ce point ?

  • ado,je regardais amusé des copains hurler à tue-tete »antisocial,tu perds ton sang froid »,maintenant je vois les socialos perdre leur sang-froid….parce que toutes ces subventions ne marchent pas,lol!

  • J’ai assisté à une représentation du Capital mis en scène par Sylvain Creuzevault, pour voir de quoi il retourne. Je l’ai chroniqué ici : http://www.culture-tops.fr/critique-evenement/theatre-spectacles/le-capital-de-karl-marx#.U5ay1ihkzId

  • Premièrement, le statut  » d’intermittent » n’est pas voulu pour la plupart.traduisez par : emploi precaire.pas de spectacle, pas de tournage de film, pas de pièces de theatre = pas de boulot.il faut savoir se deplacer pour bosser, et si vous n’avez plus un rons a cause de delais de carrence injustifié, impossible de retrouver un job.attaquont nous plutôt aux aventages salariaux somptueux de la République , avant d’enfoncer des gens qui ne veulent que bosser, un peu plus dans la misère. Sans eux : plus de son, plus d’images.

  • Encore un « journaliste » qui a l’air d’être encore une fois très renseigné ou plutôt aigris sur le sujet…

    Les intermittents sont 3.5% des cotisant qui reçoivent 3.4% des cotisations rien d’exceptionnel le déficit de 1milliard et en fait un déficit de 320 millions a ce que j’ai pu comprendre. Je passe le couplet du la culture c’est 64 milliard au PIB du pays soit plus que l’industrie automobile…

    Après il faut aussi bien comprendre que les propositions du MEDEF ne s’attaquent pas juste au intermittents mais a tout le monde les cadres aussi en prennent pour leur grade, même si ce sont les intermittent et surtout les intérimaires qui sont le plus durement touchés. Ce que dénoncent en premier les intermittent ce sont les conditions dans lesquels cette reforme a été créer… Dans les locaux du MEDEF…

    Ensuite les intermittents ont bien conscience des abus qui sont fais dans leur secteur et ont depuis prés de 10 ans maintenant des propositions élaborer avec des cabinet d’économiste pour reformer correctement leur régime afin de faire des économie au bon endroit.

    Au lieu de balancer votre colère contre des gens qui se battent pour leur droit renseigner vous un peu, car au passage ils se battent aussi pour les vôtres…

    • Surtout ne vous battez pas pour nous, il est hors de question que nous vous servions de boucliers humains comme à votre lâche habitude…
      Le droit de produire n’importe quels spectacles ? et quels spectacles ! autoproclamés « art » (sans queue ni tête) par des gauchistes de tous poils, pour certains même atteignant les franges* de la scatologie
      * j’ai failli oublier le « r »

      • Pourquoi discuter avec vous? Vous prenez un exemple ridicule pour justifier vos propos. Je concède volontiers que tout les spectacles ne sont pas forcément du meilleurs goûts, mais dans ce cas je peux vous parler des festival de musiques (solidays, les vieilles charrues,etc…), des concerts, de la télévision car tous ces secteurs emplois des intermittents… Et je ne vous parle pas des stars qui ne sont pas au régime intermittents contrairement a ce que dis la légende urbaine… Après si vous étiez un peu honnête ou au moins que vous vous étiez un peu renseignez sur le sujet, vous arriveriez a la conclusion que tout les partie directement concernés font. Qui est non il ne faut pas supprimer ce régime, et oui il faut le réformer, mais le réformer correctement, et surtout prendre en comptes des propositions qui sont étudiés depuis plus de dix ans par des gens qualifié et objectif…
        Bonne journée.

        • « Vous prenez un exemple ridicule pour justifier vos propos. »

          Et la FIAC, c’est 99,9 % d’exemples ridicules.

          Vive « l’art » « moderne » subventionné.

        • ce qui est de qualité n’a pas besoin de subvention…

        • Arrêtez un peu de nous sortir « mais il y a aussi la télé …. » vous savez, nous savons et idem pour la CDC que c’est justement l’audiovisuel qui fraude le plus en attribuant ce statut a n’importe qui, y compris aux chauffeur-livreur.

          Si vous voulez défendre votre statut et vous attirer un peu plus de sympathie des français (cf le sondage du Parisien et les + de 80% qui ne vous soutiennent PAS ), commencez par faire le ménage dans la bauge qu’est votre secteur pro. Déjà, en arrêtant d’accepter des contrat blackos et arrangement fraude a l’UNEDIC.

    • Si l’art que vous produisez a de la valeurs pour les gens, ils payeront et vous n’aurez pas besoin de subventions.
      Si l’art que vous produisez à de la valeur pour vous, alors vous le produirez avec ou sans subventions. Mieux vous le produirez ET vous produirez des choses pour lesquelles des gens payent donc vous créerez de la valeur en plus d’art.
      Si par contre l’art que vous produisez ne vaut rien pour vous, évidemment il faut qu’on vous donne de l’argent pour que vous acceptiez de perdre votre temps à ces trucs nazes.

      Et si la « culture » contribue au PIB c’est normalement qu’elle à fait de la « création de richesse » (c’est la définition du PIB). Elle n’a donc pas du tout besoin d’être subventionnée, et n’a pas du tout besoin d’un régime spécialement favorable pour le chômage. Ce serait même le contraire. Si la culture est si créatrice de richesse, elle devrait être solidaire. En tout cas c’est ce que les cultureux crient souvent. Donc création d’un régime spécial nettement moins favorable que le régime général, par solidarité.

      Bref, vous êtes avides, incohérents, incapable de créer quoi que ce soit qui intéresse qui que ce soit. Pourquoi donc quelqu’un vous aiderait ? Autrement que d’un bon coup de botte à l’arrière train pour que ailliez enfin trouver un « vrai travail » ?

    • Seb pas mal la réthorique :

      « Les intermittents sont 3.5% des cotisant qui reçoivent 3.4% des cotisations »

      Intermittents : nombre de cotisants en 2010 : 273,000 (Rapport Cour des Comptes 2012 page 372)

      Salariés secteur public et privé affiliés en 2010 : 16 383 157 + 675 786 = 17 058 943 (page 26 du précis de l’UNEDIC)

      Donc les intermittents représentent 273 000 / 17 058 943 = 1.6% des cotisants
      ===============================================================

      Les versements des allocations maintenant :

      Versement aux intermittents en 2010 : 1 263 millions d’euros (Rapport Cour des Comptes 2012 page 373)

      Total des versements UNEDIC « Allocation Retour à l’Emploi » : 25 047.6 millions d’euros (Rapport financier UNEDIC 2010 page 7 compte Charge)

      Le versement aux intermittents représentent donc 1 263 / 25 047 = 5.04 % des allocations totales versées.
      ======================================================================================

      Soit plus de 3 fois. Tu peux prendre le problème par tous les bouts, c’est pareil. Il y a un problème que vous devez régler mais surtout pas raconter des conneries, vous y perdez votre crédibilité.

      En 2010 vous avez cotisé pour 232 ME et touché 1 263 ME d’allocations soit plus de 5 fois. (Rapport CdC page 373)

      Tous les ans vous touchez 1Md de plus que ce que vous cotisez. (1 000 000 000 E)

      La CdC n’a eu aucun mal à avoir ces chiffres car vos cotisations en rapport avec les Annexes 8 et 10 sont encaissées par un centre national spécial situé à Annecy.

      Inutile non plus de vouloir rattacher virtuellement à votre régime tous ceux qui de près ou de loin ne sont pas intermittents mais nécessaires à la réalisation d’une émission de télé, d’un spectacle, d’un film sinon on va pas tarder à inclure les transports et les fabricants de trombonnes.

      Le problème ici est le statut de cette catégorie de personnel.

      Compte UNEDIC 2010 : http://www.unedic.org/sites/default/files/unedic_rapport_financier_2010_0.pdf
      Précis UNEDIC : http://www.unedic.org/sites/default/files/precis_2013.pdf
      Rapport CdC : http://www.ccomptes.fr/content/download/1858/18636/version/2/file/Regime_intermittents_spectacle.pdf

      • C’est juste il ya plus de 200 000 personnes qui essaye d’avoir ce statut sauf qu’il n’ya que 42 ou 48% des intermittent qui sont indemnisés soit environs 100 000 personnes.

        Je ne dis pas qu’il n’y as pas de souci juste que pour faire une reforme sur un régime particulier, peut être serait il judicieux d’analyser les propositions des principaux concernés, surtout qu’il ne demandent qu’as être écouter.

        Ensuite vu que tu as envie de te renseigner je te met 4 liens vers des debats avec des gens qui maitrise beaucoup mieux que moi le sujet.

        http://www.bfmtv.com/video/chronique/bfmbusiness/doze-nettoyeur/nicolas-doze-greve-intermittents-dou-vient-probleme-09-06-202947/

        http://www.franceculture.fr/emission-le-monde-selon-edwy-plenel-la-question-des-intermittents-pourquoi-ces-saltimbanques-ne-sont

        https://www.youtube.com/watch?v=XEfc7g5w7zE#t=131

        http://www.bfmtv.com/video/bfmbusiness/decodeurs-leco/un-printemps-social-un-ete-chaud-decodeurs-leco-10-06-4-5-203371/

        • Tu dis « C’est juste il ya plus de 200 000 personnes qui essaye d’avoir ce statut sauf qu’il n’ya que 42 ou 48% des intermittents qui sont indemnisés soit environs 100 000 personnes. »

          >> Déjà il faudrait utiliser le langage ad hoc : 273,000 ont le statut d’intermittents donc cotisants. Ils n’essayent pas, ils l’ont.

          >> Oui il y a 40% des intermittents qui tous les ans (données 2010) touchent des indemnités (106 619 / 273 000), et ce n’est pas que pour quelques jours dans l’année. La CdC note que leur taux de chomage est de 31% chaque fin de mois. Les salariés c’est 11% environ.

          « En moyenne, les indemnités annuelles versées aux intermittents s’établissaient à 11 844 € en 2010. Une forte dispersion est cependant constatée : les 10 % des intermittents ayant les allocations les plus élevées perçoivent annuellement 39 867 € contre 4 812 € pour les 10 % percevant les indemnités les plus faibles. « 

          Imagine que sur les 17 millions de personnes cotisants au chomage il y en ait 6.8 millions (soit 40%) qui touchent une indemnité. Heureusement il n’y en a environ 2 millions (le chiffre brut de 2.9 millions donné par l’ANPE inclut l’ASS, le RSA, les pré-retraites etc).
          Il y a bien un problème qui vous conduit à faire plus souvent appel à l’assurance, on va y venir.

          >> Ton lien de Doze sur BFM, il dit que les intermittents se sont fait enfilés par Rebsamen et Hollande qui avaient dit que…. mais qui font le contraire. Les promesses n’engagent que ceux qui les écoute, ce n’est pas nouveau. Facile de se faire élire en racontant des craques, vaseline non fournie. Moi mes impôts ont augmenté de 40%, c’était pas prévu.

          >> Doze toujours : Il dit aussi que la Cour des Comptes (CdC) indique que si les intermittents étaient sous le même régime que les salariés alors au lieu de nous coûter 1.2Mds il nous couterait quand même 900 millions donc « que » 300 millions d’économie. C’est déjà ça mais c’est faux pour 3 raisons :

          > 1ère raison : la CdC a effectué cette simulation en considérant que les intermittents seraient indemnisés suivant l’Annexe 4 qui est celle des intérimaires et non celles des salariés du régime général, annexe qui nous coûte autant que les votres mais pour un nombre d’indemnisés (les intérimaires) beaucoup plus important.

          > 2ème raison : ce calcul avait été fait en 2001 par la CdC et les résultats ont été extrapolés par les intermittents en faisant une règle de 3 (si, si!)

          > 3ème raison : la CdC indique « Ces résultats [ de la simulation] doivent être considérés avec prudence, s’agissant d’une simulation dont nombre de paramètres dépendent des hypothèses retenues. Ils n’en constituent pas moins une première approche du coût spécifique du régime des intermittents du spectacle pour l’Unedic. Il a ainsi été considéré à titre de simplification que le changement de réglementation n’entraînerait aucun changement de comportement. »

          Alors que l’on sait pertinemment qu’un changement des règles d’indemnisation implique un changement de comportement.

          >> Ton lien de Mediapart : Moi un gars qui dit que « la lutte de ces travailleurs est au coeur de 3 enjeux de la civilisation : le travail, la culture et la démocratié », excuse, je ne peux pas aller plus loin.

          Mais juste avant, il enfume, il dit : »3.5% des bénéficiaires de l’allocation chomage dont on parle représente 3.4% des dépenses de l’UNEDIC »
          L’enfumage c’est qu’il compare des choux fleurs et des carottes !
          > Si on prend des bénéficiaires, on compare avec des cotisants (et non des dépenses!)
          >Si on prend des dépenses, on compare avec des recettes (et non avec des bénéficiaires)

          Et en plus on ne trafique pas les chiffres : Il a pris la totalité des gens inscrits à Pole Emploi alors qu’un quart n’est pas indemnisé, mais passons… Et pour les DEPENSES d’indemnisation de l’Unedic il a carrément pris le global des recettes, y inclus ce qui va servir à payer les frais de fonctionnement, les intérêts d’emprunt etc… alors que je te rappelle qu’on compare des indemnisations de part et d’autre !

          Donc les bénéficiaires pour lui c’est donc 3.5% (alors qu’en réalité c’est 5%) et donc les cotisants c’est 1.6% (calcul dans mon post précédent)… coefficient entre 2 et 3 !

          Donc les dépenses pour lui c’est 3.4% (alors que c’est 5.04%) mais les recettes c’est 232 millions sur 32 milliards soit 0.7% soit un coefficient entre 5 et 7.

          Conclusion:
          Ca serait pas plus simple de dire que votre cotisation d’assurance est de 232ME et que vous touchez 1 263ME soit plus de 5 fois plus, ce que d’ailleurs tous les coefficients ci-dessus montrent.

          Plenel est un enfumeur comme tous les syndicalistes qui « représentent » les intermittents.

          Ce débat est usant, vous êtes pénibles. Soit vous n’êtes pas intelligent, soit vous le faites exprès.

    • Faut pas hésiter alors si 1E en rapporte 4, faut mettre le paquet : 2000Mds… et on quadruple le PIB et on peut rembourser la dette.
      Et l’année d’après idem.
      On peut fermer la bourse.
      La je sens le Prix Nobel !

      • C’est là qu’on vois que fillipetti n’a même pas lu ce fichu rapport…. en plus c’est dans les premières pages 😀

  • Alors si je comprends bien, comme salarié du privé je suis racketté deux fois : 1 – mes cotisations chômage sont augmentées pour couvrir le régime de chômage des IS qui ne eux cotisent pas assez. Et pourquoi ça ?
    Et 2 – je paye des impôts locaux majorés pour financer des spectacles « municipaux » que je n’irais jamais voir ne serait-ce parce qu’ils sont chiants. Je suppose que les spectateurs de ces spectacles sont principalement des intermittents du spectacle, qui ont beaucoup de temps de loisir avec leurs 507 h maxi à faire sur l’année.
    Des spectacles faits par des Intermittents du spectacle pour les Intermittents du Spectacle. C’est digne du Sapeur Camenber. Il n’y a qu’en France qu’on peut inventer des trucs pareils.

  • Ah! Que c’est agréable d’écrire un billet d’humeur. On sent bien le côté jubilatoire. si. vraiment. Mais, ce qui est dommage, c’est qu’en définitif rien n’est juste. Rien. Un joli texte qui reunit à lui seul toute la connerie, l’ânerie de notre époque et les approximations colportées soutenues par une solide mauvaise foi. Un joli copier-coller. Rien de plus. Au moins l’art d’avoir toujours raison de Schopenhauer a bien eté assimilé. C’est quand meme moins brillant et définitivement moins drôle. Jean

    • Sans arrière pensée, quelles sont les inexactitudes de l’article ?

      • Je confirme vu de l’intérieur du « milieu », c’est du lourd, c’est du vrai, c’est du vécu, c’est du h16 !

        • fraserve, t’es ironique ou tu confirmes bien la gabegie ?

          Si oui ça explique qu’aucune personne vienne argumenter et qu’on ait eu la visite d’un membre du KGB…

          • Pour avoir quelques proches travaillant dans le domaine de la « culture » et de « l’audiovisuel public » ainsi que de la musique, h16 est même en dessous de la réalité.
            Mais motus, on pourrait réaliser à quel point les classes moyennes et pauvres sont exploitées pour financer les distractions « gratuites » de l’élite auto-proclamée supposément intellectuelle et officiellement de gauche.

          • D’après ce qu’il a dit plus haut, c’est une confirmation.

            • Un petit référendum pour virer 50% des intermittents, pardon pour en conserver 50% (ça fait un verre à moitié plein, c’est plus optimiste 🙂 )

          • Aucune ironie. Voir mon commentaire ci-dessus. Je suis professionnel de la musique.

            • fr.wikipedia.org/wiki/Exception_culturelle_française

            • Merci Fraserve, j’en conclus que tu es un complice de ce capitalisme et de cet ultraliberalisme qui nous mène a notre perte, quelqu’un d’honnête (un intermittent non vendu bien évidement) peut il nous faire un témoignage de la vrai réalité et nous indiquer comment on été truqués tous ces chiffre car cette propagande anti sociale contre la solidarité est absolument inacceptable. Merci d’avance pour vos témoignages (attention : messages a caractère pas vraiment sérieux)

              • A partir de Beaumarchais et Mozart (naissance du droit d’auteur) les artistes n’ont eu de cesse que d’avoir du succès grand public, donc d’être du côté du capitalisme et du libéralisme. Nous ne sommes plus à l’époque où l’artiste vivait sous la tutelle d’un seigneur ou d’un roi. Connaissez-vous des artistes qui refusent le succès et les entrés payantes ? Moi pas. Je connais même des gens d’extrême-gauche dans la musique qui s’y entendent pour tenir le tiroir caisse et manier la rentabilité concert avec point mort à la clé comme des morts de faim… Allez du côté de tous ces gauchistes qui font des tournées à l’année en criant sur le capitalisme et allez les voir s’occuper de la recette de leurs concerts. Il y a ce qu’ils disent sur scène et dans les médias et ce qu’ils font en réalité. Ils sont encore plus exploiteurs, pingres et escrocs que les gens et le système (libéral, capitaliste) qu’ils dénoncent ! Ils sont « de gauche » en France, pour faire peuple et vendre de la galette et ils vivent voire passent leurs vacances dans les hauts lieux du capitalisme.

                • rigolo, ils arrivent même pas a se trouver des raisons de se réconforter et de se rassurer sur la légitimité de leur combat http://www.intermittent-spectacle.fr/forum/index.php?topic=5615 au passage je me marre à l’avance de la boucle que va faire ce lien une fois qu’un kamarade cliquera la bas 🙂

                  • Merci, nous allons y arriver avec ce discours imbécile,
                    – payer le prix fort si on n’a pas la carte du parti
                    – assister obligatoirement à tous les spectacles aussi nuls soient-ils y compris de propaganda marxiste-léniniste
                    – applaudir au signal du commissaire du peuple aussi longtemps qu’il ne donne pas le signal d’arrêter
                    – répéter à la sortie de la représentation que c’était la meilleurs à laquelle on a assisté depuis un bon moment et crier au génie de toute la troupe y compris des inter-miteux
                    -répandre autour de soi la bonne parole pour attirer les foules (tâche obligatoire sous peine de dénonciation anonyme à qui de droit)
                    – le plus grand nombre de représentations possible même avec une salle vide (quitte à la remplir de force avec les piétons ayant commis l’erreur de passer par là)

  • Article putassier ne proposant que deénigrement et mépris en guise d’information. Journalisme d’opinion soit, mais sortez vous la tete du cul, vous perdrez en confort ce que vous gagnerez en pertinence.

    • A défaut d’être artiste et de s’en rendre enfin compte parce qu’on est soutenu par un régime d’exception socialiste, on rentre dans l’aigreur, la frustration, l’insulte. Faites quelque-chose de votre vie, essayez, vous vous sentirez un peu mieux que de profiter d’un système qui est sur le chemin du cimetière. Sinon, vous finirez avec lui.

      • Je ne sais pas qui vous etes, ni pour qui vous me prenez, en revanche je vois pour qui vous vous prenez.

        • Il ne s’agit pas de dénigrement mais plutôt d’un constat ne vous en déplaise et amer de surcroît

        • Un cochon de payant ? C’est ça… Un serf comme les autres au service de cette élite d’oints du seigneur qui n’ont pas à plaire ni à satisfaire les autres pour vivre ?

    • Green, avez vous des argument a opposer plutôt à la place de vos messages stupides ? Ca fait deux jours que j’en attends et toujours rien.

  • L’argument de masse : « Si vous etes un artiste de qualité, les gens payeront »
    En fait Non et l’histoire le prouve : Manet ou Van gogh avec leurs tentatives de suicide ou suicide parce qu’ils ne vendaient pas et aujourd’hui vous vous entredechirez pour les acheter, Bethoven ou Leonard de Vinci Emprisonné, je peux en citer encore beaucoup comme ça…… Pour que la population comprennent l’art il faut eduqué l’oeil et la pensée et cela se fait en demultipliant les experiences artistiques… Si on ne faisait que ce que les français sont pres à payer, on vivrait encore dans des grottes… D’ailleurs ce qu’est devenu la Fiac est le resultat du desinteressement des citoyens…. Le medef lui en a fait son salon de la deficalisation…. c’est pourquoi la veritable oeuvre d’art y est le prix…

    Vous achetez de l’art IKEA ou pire Casto, M6 ou TF1 et surtout en fermant les yeux sur les conditions réelles de ses creations à la chaine. Il suffit de regarder ce qu’est devenu la télé : un supositoire Medef. Et quand 87% des français pretendent regarder Arte mais que les patrons du Medef continue d’investir leur publicité dans TF1 et M6, Pourquoi alors faire confiance a des patrons qui investissent la mauvaise chaine ????!!!!….
    Perso la culture française populaire qui n’est pas capable de s’élever au dessus de la bouteille de ricard et qui preferent tirer les autres vers le bas sous pretexte que eux n’ont pas les memes avantages…. on va vite s’embeter…; on dessinera des casseroles de moules, on aura un film de pub de 2h entrecoupé de scenes theatrale du Loft et d’une serie genre les experts qui rejoue le meme episode depuis 15 ans maintenant pour nous vendre Apple et samsung….. ai je l’obligation d’etre décérébré parce que la majorité l’est ?

    Posez vous la bonne question : Si il a une culture subventionnée c’est que peut etre les français n’achetent pas autant de culture qu’ils le pretendent… Vous savez ce qui marche le mieux dans un festival ? la buvette où on peut se raconter des rumeurs de bonnes femmes sur les artistes et les intermittents pour y voir les boucs emissaires de notre ignorance !!!

    • Si Van Gogh, Manet ou De Vinci (au n’a pas mal vécu son mécenat) avaient demandé des subventions ils ne les auraient pas obtenu.

    • « Et quand 87% des français pretendent regarder Arte mais que les patrons du Medef continue d’investir leur publicité dans TF1 et M6, Pourquoi alors faire confiance a des patrons qui investissent la mauvaise chaine ????!!!!…. »

      La réponse c’est peut être qu’il y a 80% de menteurs ; )

      • Mais non voyons, ils préfèrent payer plus cher pour que leurs pubs passent sur les chaînes moins regardées rien que pour embêter les intermittents. Comme quoi la « soif du profit » n’est pas si systématique que ça.

    • « Perso la culture française populaire qui n’est pas capable de s’élever au dessus de la bouteille de ricard et qui preferent tirer les autres vers le bas sous pretexte que eux n’ont pas les memes avantages…. on va vite s’embeter… »

      Que tu subventionne ou pas la culture, le beauf de base de toute façon ne se deplacera pas. Et cela pour plusieurs raisons : les trucs ne sont pas a sa portée, les trucs sont naze, les trucs qui l’interessent sont trop cher (faut pas croire, mais le cul terreux de base est bien plus interessé pour voir un opéra ou un concert classique que pour voir les dernière pitreries les spectacle eco citoyen de bulles de savon biodégradable ). Et dernière raison : on le prend pour un gland avec des livret et des cartels infantilisant. Une personne peut avoir une culture restreinte, c’est pas pour autant qu’il a 5 ans d’age mental.

      « ai je l’obligation d’etre décérébré parce que la majorité l’est ? »

      Rien ne vous y oblige mais dans ce cas, vous payez cela avec vos sous ; ) ou vous venez vivre dans mon quartier : galerie ou boutique de designer tout les 300 m. On critique suffisamment les club de foot subventionné a mort; même tarif pour la culture.

      « Pour que la population comprennent l’art il faut eduqué l’oeil et la pensée et cela se fait en demultipliant les experiences artistiques… »

      *tousse* fachiste*tousse a nouveau* Plus sérieusement, je suis extrêmement méfiant sur ces histoires d’éducation culturelle qui sont toute sauf libérales. Comprendre par là que les cours d’art contemporain sont des nids a idéologie marxo-femenisto-eco-festif-libertaire. Quand je vois comment des amis qui paignaient du figuratif se sont fait conchier en etudes d’art par des gens pretendant savoir le « bien penser », je trouve ça assez flippant… ça nous rappelle l’art d’etat, les zheuresombre et tout le tremblement.

      « Vous achetez de l’art IKEA  »
      Pépé Mortifer va devoir se reveiller Xd IKEA comme HABITAT font appel a des designers, voir sur certaines saisons sont prescripteurs de tendances. Donc je suppose que vous n’avez pas acquis l’etagère crée par Keiji Ashizawi…. ni que vous vous soyez interessée a la derniere release du futur-lab de 3M (les mecs qui font le scotch) sur la casemate eco 3D print pour les neo-nomades.

      Mais quel plouc ce Mortifer… XD vous devriez aller vous consoler en sirotant un petit jaune avec la plèbe que vous méprisez tant.

      • Je ne connais qu’une seule forme d’éducation et de culture : la vraie éducation socialiste d’Ivan Petrovitch Pavlov (le conditionnement), la méthode d’Émile Coué de La Châtaigneraie étant en option

    • Ah voilà on y vient: il faut « éduquer » les Français, qui sont trop bêtes pour comprendre la supériorité intellectuelle et culturelle des zartistes… Évidemment il faut les éduquer à avoir les « bonnes » idées. C’est d’ailleurs pour ça qu’avant la création du ministère de la culture, des statuts d’intermittent etc., il n’y avait pas de culture en France. Et qu’il n’y a pas non plus de culture dans les pays qui n’ont pas de statut hyper avantageux sur le dos des autres, il n’y a pas non plus de culture…

      Heureusement que vous êtes là pour élever le niveau des Français!

      Non mais franchement ce discours en mode « on vous prend votre pognon de force pour vous « éduquer », mais c’est pour votre bien car vous êtes trop bêtes pour comprendre ce qui est beau (et un peu aussi pour qu’on n’ait à bosser qu’un quart de l’année, faut bien ça pour un être un vrai artiste) », ce discours disais-je, me débecte au plus haut point!

      Que diriez vous si la corporation des fabricants de rideaux, considérant que les Français n’ont pas de bons goûts en rideaux, faisaient pression pour être payés par votre pognon (pris de force) pendant les 3/4 de l’année? (Et pis sans rideaux la Fraônce serait moins belle, y’aurait moins de touristes, et en fait les rideaux participent en réalité à 25% du PIB). Si moi, dans mon boulot je faisais la même chose en disant que le Français sont trop bêtes pour apprécier mon talent à sa juste valeur?

      Bordel, un artiste, un vrai, soit être libre, et ne pas dépendre des subventions directes ou indirectes (ah, les spectacles pourris financés à 90% par nos impôts…). Soyez LIBRE, ne dépendez plus de l’état.

      • Et j’oubliais: si vous sortez un peu de chez vous, que vous allez dans des pays étrangers, vous verrez des chaînes culturelles ET privées, tout à fait rentables. Et en plus d’un tout autre niveau que les daubes qui passent sur Arte.

      • Eduquer l’oeil… pour ne pas dire le cerveau.
        Sûr que si l’on vit dans une fosse à merde depuis la naissance on doit trouver l’odeur naturelle.
        C’est l’éducation du nez.

    • D’ailleurs ce qu’est devenu la Fiac est le resultat du desinteressement des citoyens….

      Plait-il?

    • Posez vous la bonne question : Si il a une culture subventionnée c’est que peut etre les français n’achetent pas autant de culture qu’ils le pretendent… Vous savez ce qui marche le mieux dans un festival ? la buvette où on peut se raconter des rumeurs de bonnes femmes sur les artistes et les intermittents pour y voir les boucs emissaires de notre ignorance !!!

      Aïe ! Autant de fautes d’orthographe en si peu de ligne, venant d’un apôtre de la culture d’élite, ça fait mal !

      Cela dit, c’est une bonne question. Si seuls les « artistes » auto-déclarés s’intéressent à leur « art » cela vaut-il la peine de le subventionner ? Qui peut décrèter quelle forme d’art est bonne et quelle forme est « inférieure » ? Blazac c’était vu comme du « pas terrible », les « pompiers » comme de grands artistes à l’époque. Et toute forme d’art subventionnée devient de facto un art « officiel ». Vous savez comme dans les heures les plus sombres, toussa…

  • Les techniciens spectacle de chez Bygmalion n’ont pas du s’enrichir beaucoup lors des meeting UMP , surtout s’il étaient intermittents, c’est pas eux qui on du couter cher avec leur cachets journaliers..

  • Cet article est une purée de fast-thinking recouvert d’une épaisse sauce de démagogie.
    Au moins, ce n’est pas l’excès de nuance que l’on reprochera à votre article. Bien que je sois plutôt amateur de votre style grinçant, je voudrais ajouter quelques précisions quant au contenu.

    Comme vous le savez peut-être, ou que vous vous gardez bien de signaler, le régime de l’intermittence couvre aussi bien les artistes que les techniciens du spectacle, dans des domaines aussi divers que l’audiovisuel public et privé, ou le spectacle vivant. J’invite d’ailleurs les gens qui se sentent mal informés à consulter les annexes 8 et 10 du régime général de l’assurance-chômage.

    Pour simplifier, votre article met exactement au même niveau un perchman employé par la société de production des Anges de la Téléréalité, avec un violoncelliste classique qui cherche à tourner avec son quatuor à cordes.

    Il y a dans le jargon de l’intermittence ceux que l’on appelle les permittents : contraction de permanents et intermittents, ce sont principalement des techniciens, employés de façon régulière par des sociétés de prod audiovisuelles. Celles-ci s’appuient sur l’assurance-chômage pour employer du personnel de façon continue sans passer par le régime général. En gros, le deal c’est ça : « Viens bosser chez nous à plein temps, on te déclarera 507 heures, ça te fera ton statut, tu toucheras ton chômage et nous on économise un plein salaire ».
    Ce sont effectivement dans des cas comme celui-ci que la légitimité du régime est en question.

    Maintenant, prenons l’exemple d’un musicien classique. Généralement, à la différence du technicien qui une fois rentré chez lui est en repos, l’artiste PREPARE SES SPECTACLES, et ce temps de préparation (faire ses gammes, ses vocalises, répéter un trait difficile jusqu’à ce qu’il passe) n’est peu ou pas pris en compte dans sa rémunération directe. Ensuite, ce violoncelliste joue sur un instrument qui lui coûte souvent très cher à l’achat, sans compter le prix de l’archet, de la housse de protection. Tous les 2 mois il doit faire « réviser » son instrument chez un luthier, changer ses cordes, remplacer la mèche de son archet… j’espère que vous n’avez pas la naïveté de penser que tout ça se fait à l’oeil.

    En somme, si le technicien a souvent des chances d’avoir une continuité dans son emploi, l’artiste est à la merci du one-shot. Il est très rare qu’un artiste ait un seul employeur, et puisse se garantir d’avoir ses heures au début de la saison. C’est pour contrer cette fragilité que l’assurance-chômage est utile.

    Vous êtes bloqué dans ce mythe du clown qui vient sur scène, amuse la galerie et rentre chez lui pour s’installer sur son canapé et fumer son pétard financé par l’argent public… les artistes, surtout les bons, sont avant tout d’énormes travailleurs, avec un niveau de compétences qu’un salaire vient rarement récompenser.

    Peut-être devriez-vous sortir plus souvent au spectacle. Vous citez Golgotha Picnic comme symboliquement responsable de ce déficit, sans vous douter un instant que les grandes émissions comme The Voice ou Le Grand Journal sont les principales profiteuses de ce système.

    • Si l’instrument coûte cher, ou encore si la prestation de l’artiste demande énormément de travail en amont, alors c’est à l’artiste de répercuter cela sur le prix de sa prestation. Si trop peu de monde est prêt à mettre ce prix, c’est que la prestation de l’artiste ne le vaut pas, et ce n’est certainement pas aux autres (ce qui ne sont pas intéressés par la prestation de l’artiste) de payer la différence entre ce que les gens sont prêts à dépenser pour la prestation et ce que l’artiste voudrait en retirer.

      C’est comme si moi demain, je disais: « ce que je fais dans mon boulot prend énormément de temps, d’investissement, de travail. Personne n’est prêt à mettre plus de 10€ pour mon boulot, or moi pour en vivre il faudrait que j’en obtienne 30€, j’exige donc que l’assurance chômage (ou la collectivité, ou l’Etat, ou ce que vous voulez) me verse la différence de 20€ ».

      Comment réagiriez-vous?

      • Avant tout, mon commentaire voulait souligner la malhonnêteté intellectuelle de l’auteur, qui mélange tous les corps de métiers des intermittents en tapant principalement sur les artistes. Sachant que ce sont dans des domaines bien particuliers, comme l’emploi de techniciens dans l’audiovisuel privé et public, que l’on repère des fraudes massives à l’emploi, je persiste à penser que ce débat n’en serait pas un si ces fraudes n’existaient pas. Arrêtons de désigner les comédiens, les musiciens, comme responsables du déficit et ouvrons les yeux sur les vraies irrégularités.

        Ensuite, on considère normal (ou en tout cas tolérable) que l’assurance-chômage se substitue à l’employeur dans le cas d’un chômage de régime général, et non dans le cas de l’intermittence. Pourquoi ? Il y a bien entendu la question de la subjectivité de chacun face à l’art, et l’on considère que seul cet artiste unanimement reconnu a le droit d’exercer. Sachez que vous ne connaîtriez ni Schubert ni Tolstoï si l’artiste devait être aussi fédérateur.

        D’autre part, pardonnez-moi mais vous rentrez sur un terrain glissant en parlant de la subvention du travail : que faites-vous des accompagnements à la création d’entreprise ? Du financement de la recherche technologique ? L’issue de ces secteurs est imprévisible et subjective, elle aussi.

        Le régime de l’intermittence pour les artistes est un modèle économiquement viable, il a été plombé par des irrégularités.
        Le spectacle est un secteur PAR NATURE déficitaire. Les retombées directes correspondent très rarement au coût réel, et le public n’aurait plus qu’à rester devant sa télé si son billet n’était pas subventionné. En revanche, il est prouvé depuis longtemps qu’en terme d’image, de tourisme, et d’économie de services, l’investissement culturel est rentable, comme l’assurance-chômage pour les artistes.

        • Alors, non personnellement, je ne trouve rien de normal au système d’assurance chômage, enfin plus précisément à son caractère monopolistique et obligatoire.
          Et même si je trouvais cela normal, on parle ici de travailler 90 jours pour « avoir le droit à » quelque chose comme 100 ou 120 jours. Je n’ai absolument aucun problème avec ça, du moment que ceux qui bénéficient de ce système le paient EUX-MÊMES.

          D’autre part, ne venez pas me faire croire que le système d’assurance chômage des intermittents, ou tout autre système plus ou moins équivalent, à un quelconque rapport avec la renommée d’un Tolstoï ou d’un Schubert.

          Vous me parlez également des différentes aides aux entreprises, c’est clairement changer de sujet, détourner la conversation. Mais je vais vous répondre: comme tout libéral, je suis absolument contre toute forme de subvention aux entreprises. Je ne peux pas être plus clair. Et votre argument tombe à l’eau.

          Vous me dites aussi que le régime des intermittents est viable. Il n’y a donc aucun problème à ce qu’il soit séparé du régime général et que les intermittents le finance EUX-MÊMES. Et vous pourriez ainsi plus facilement faire la chasse aux « irrégularités ».

          « Le spectacle est un secteur PAR NATURE déficitaire. Les retombées directes correspondent très rarement au coût réel, et le public n’aurait plus qu’à rester devant sa télé si son billet n’était pas subventionné. En revanche, il est prouvé depuis longtemps qu’en terme d’image, de tourisme, et d’économie de services, l’investissement culturel est rentable, comme l’assurance-chômage pour les artistes. »

          Alors ça, ça ne marche pas avec moi. Quand on me dit « il est prouvé que », je demande la preuve. Et même si c’est exact, c’est à ceux qui profitent de ces retombées de payer, pas aux autres.
          Personnellement, je ne vois pas très bien en quoi financer l’exposition d’un artiste spécialiste des cacas thermo-moulés à Brest aurait des retombées économiques positives pour ma ville et moi…

          Enfin, vous n’avez pas répondu à ma question:
          C’est comme si moi demain, je disais: « ce que je fais dans mon boulot prend énormément de temps, d’investissement, de travail. Personne n’est prêt à mettre plus de 10€ pour mon boulot, or moi pour en vivre il faudrait que j’en obtienne 30€, j’exige donc que l’assurance chômage (ou la collectivité, ou l’Etat, ou ce que vous voulez) me verse la différence de 20€ ».

          Comment réagiriez-vous?

          Je note aussi qu’il n’y a dans votre commentaire pas vraiment de contre-arguments au mien.

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Par Philippe Bilger

Le rapport entre les politiques et les media ne sera plus incestueux. Transparent et fusionnel, il va devenir légitime.

Il n'y a pas de quoi s'indigner ou s'étonner de voir ce mercato "politique" qui, selon des modalités diverses, va conduire un certain nombre de personnalités à un emploi ou à des interventions régulières dans l'espace médiatique (Le Monde).

Pour elles, à vrai dire, ce sera la continuation de la politique et de l'affirmation partisane mais par d'autres moyens.

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Mars 2014, un géant arrive en France et vient faire trembler les productions locales. Comme le titre avec un courage le sur-subventionné Figaro à l'époque, Netflix débarque et ça va dépoter sévère, z'allez voir ce que vous allez voir ! Un peu plus de deux ans après, on peut déjà faire un bilan : Netflix s'en va.

On assiste donc à une nouvelle réussite industrielle flamboyante du terroir français : pour des raisons grassement fiscales et deux ans après s'être installée en France, Netflix, la plate-forme de vidéo à la demande sur... Poursuivre la lecture

Par Éric Verhaeghe.

[caption id="attachment_249576" align="aligncenter" width="560"] Spectacle By: San Francisco Foghorn - CC BY 2.0[/caption]

 

Tiens ! c’est le retour des intermittents du spectacle, ces grands défenseurs de la solidarité dont on entend parler lorsque leurs intérêts sont mis en cause. Et la période est propice à l’agitation, puisque les professionnels du secteur doivent boucler leur négociation sur la réforme de leur système de chômage.

Le chômage, marronnier des intermittents

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